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(1) Le Mannequin d’Osier, p. 72.
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à l’épiscopat, est achevée dans l’Anneau d'Améste (1899). à Mais suivons M. Bergeret à Paris (1901), oùilest imé professeur. Son déménagement est, pour son . c en Riquet, une chose déconcertante :
e mobilier du professeur fut emballé sous la surveillance “ Mademoiselle Zoé (1), et porté au chemin de fer.
Pendant les jours de déménagement, Riquet errait tristement dans artement dévasté. I1 regardait avec défiance Pauline (2) et Zoé Ja venue avait précédé de peu de jours le bouleversement de … la demeure naguère si paisible. Les larmes de la vieille Angéue de: qui pleurait toute la journée dans la cuisine, SE
S et uen ee dans la cuisine fouler au pied son ie Fe et 2 Del d’eau fraîche. Les chaises lui étaient enlevées à
Disons, à son honneur, qu’il avait d’abord tenté de résiter. Lors ide: l’enlèvement de la fontaine, il avait aboyé furieusement à l’envemi., Mais à son appel personne n’était venu. l! ne se sentait point encouragé, et même, à n'en point douter, il était combattu. Made- moiselle Zoé lui avait dit sèchement : « Tais-toi donc ! » Et mademoiselle Pauline avait ajouté : « Riquet, tu es ridicule ! » (4).
a recherche d’un domicile à Paris donne au grand "Ni
mn Sœur de M. Bergeret.
(2) Fille de M. Bergeret.
(3) Bonne de M. Bergeret.
(4) M. Bergeret à Paris, p. 16 (Calmann-Lévy).
= C’ est la Heure arte du livre, celle où A. Éd est le plus lui-même. Le reste, c’est-à-dire la grosse part, est consacré à l'affaire Dreyfus et à une conspiration d royalistes, où ceux-ci sont crayonnés en pitoyable pos- ture. Malgré l'ironie persistante, cette incursion dans la
politique fait tort à l'intérêt, et le libre ne tient pas les promesses de son début.
D'un autre genre est cette Histoire comique (1903 ge n’est comique que pare qu Aie se passe. Et
__ — pour autant du moins que 4e sourire narquois conteur s’accorde avec les situations tragiques.
nerveuse, impressionnable, bavarde, intelligente, men- teuse, voluptueuse, superstitieuse, en un mot, une poupée sans bon sens et sans morale. Elle a été la maîtresse de l’acteur Chevalier, mais elle l’abandonne pour suivre l’élégant Robert de Ligny, au grand désespoir de l’évincé qui, de dépit, se brûle la cervelle devant la maison où les __ deux amants viennent de s'installer. L’impression de ce drame détermine chez Félicie des hallucinations chaque 4 fois qu’elle se rencontre avec Robert; elle croit voir nor le mort pour lui reprocher tacitement sa trahi- son, et cela l’oblige à rompre avec son nouvel amant. Es Ce livre est l’un de ceux d’Anatole France qui poussent le plus loin l’impudeur. Les situations immorales
sont décrites avec une affectation de naturel propre à cet
re
donnée comme une heureuse bêtise :
| puisse jouir en ce monde. À Saint-Bartholomé, je vais à la messe tous les dimanches et fêtes, et je n’ai pas entendu une seule fois le curé faire son prône, sans me dire : « Je donnerais tout ce que j'ai, ma maison, mes champs, mes bois, pour être aussi bête que cet .animal-là (1) ».
Un autre personnage développe longuement ses principes de philosophie déterministe. Aucun ne perd une occasion de se moquer de tout ce qui est respectable. __ Le monde des cabotins est décrit avec une remarquable
justesse d’observation. Il y a, entre autres, la scène de l'enterrement de ce malheureux Chevalier ; cela est pris sur le vif. Les conversations que tiennent à l’église ces
acteurs et ces actrices, où le souvenir du défunt n’inter-
vient que pour donner le vol aux potins scandaleux qui
courent sur sa liaison avec Félicie, sont bien du genre des
- colloques qui, trop souvent, se mêlent aux accents de la liturgie des morts (2). We
= — Je n’ai pas la foi, dit l’un des personnages, mais je voudrais … l'avoir. Je la considère comme le bien le plus précieux dont on
tairiennes sans paraître tenir à la toucher! La foiest
Nulle part la désinvolture d’Anatole France et son
mépris de la vérité n’ont éclaté au grand jour comme
dans sa Vie de Jeanne d’Arc (1908). Jusqu’ici Anatole
France avait fait œuvre de romancier et, quand il lui
arrivait de toucher à des événements historiques, il pouvait à la rigueur se croire en droit d’y ajouter les inventions de sa propre imagination. Mais voici que, officielle-
(1) Histoire comique, p. 108.
(2) Sur la Pierre blanche (1905) devrait trouver sa place ici. . Mais ce roman à tendance antichrétienne ressemble assez aux autres
du même auteur pour me permettre de le laisser dans l’ombre. J'en
ai analysé ailleurs le sujet et l'esprit. Cfr. Religion et Littéra-
ture, p. 19.
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