‹ RomanciersChapitre 58 sur 69 · HENRY CARTON DE WIART · texte numérisé non relu

HENRY CARTON DE WIART

tenue littéraire, nouveau alors en Belgique. Cette œuvre

était plus qu’une promesse; elle honore la jeunesse d'un

écrivain qui, on le sent un peu, s’applique à écrire avec

art et s’y est préparé par les lecture de Barbey d’Aure-

villy. Le nom de l’auteur du Chevalier des Touches devient fatalement à l’esprit en lisant cette Vieille, très vieille Histoire, si bien dans la manière de l’évocateur de l’ancienne noblesse française. Mais si l’auteur des Contes Hétéroclites supporte d’être rapproché d’un artiste de la plume tel que Barbey, c’est que lui-même a su mettre, dans ses peintures et ses analyses, cette sûreté d’observation et cette finesse d’esprit qui font le charme de ces contes.

La Cité ardente (1905) est une œuvre d’une bien autre envergure. Roman historique, elle évoque la ville de

Liége à la fin du quinzième siècle sous le prince-évêque Louis de Bourbon, quand la principauté dépendait de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Les révoltes de cette « cité ardente », toujours prête à prendre les armes pour défendre sa liberté, le sac de Dinant, la bafaille de Brusthem, le marché franc de la Saint-Jean, si vivant et si pittoresque, et, pour finir, l'exploit des Six cents Franchimontois, sont les scènes principales de cette admirable reconstitution historique.

À ces événements se mêle une intrigue d'amour qui apporte la douceur de son idylle au milieu du fracas des batailles. Le sentiment qui unit Josse de Straihle et Johanne de Metz se verra combattu par les rivalités de la Cité, qui ont mis entre eux la haine de leurs familles.

Ces jeunes gens sont deux belles figures de chevalerie

* sur le décor d’une époque tourmentée.

Roman patriotique et chevaleresque, qui montre en

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