‹ RomanciersChapitre 7 sur 69 · livre est à la fois une maladresse et une habileté · texte numérisé non relu

livre est à la fois une maladresse et une habileté

J'ai récolté des coups de férule à droite et à gauche, et me voilà perdu dans l'esprit des gens de bien. Là est la maladresse. Mais aujourd’hui je suis connu, on me craint et on m'injurie; aujourd’hui je suis classé parmi les écrivains dont on lit les œuvres avec

effroi. Là est l’habileté (1).

L'ancien idéal est donc déjà oublié; le seul but est de réussir :

Si vous saviez, mon pauvre ami, combien le talent est dans la

réussite, vous laisseriez là plume et papier, et vous vous mettriez

à étudier la vie littéraire, les mille petites canaïlleries qui ouvrent les portes, l’art d’user le crédit des autres, la cruauté nécessaire pour passer sur le ventre des chers confrères. Venez, vous dis-je, je sais beaucoup, et je suis tout à votre disposition (2). É

Dans les lettres écrites durant la guerre de 1870, Zola est préoccupé de son seul avenir et nullement de celui de la France, auquel il ne fait pas même allusion. Il écrit de Bordeaux, le 9 décembre 1870, au moment où les Prussiens bombardent Paris:

L'on me promet une préfecture pour le prochain mouvement

préfectoral. Je verrai alors ce que j'aurai à faire. Pour l'instant, je suis dans une situation tout à fait bonne. Tout marche à souhait.

Ma campagne en province sera excellente (3).

C’est vers cette époque qu'il inaugure la série des vingt volumes des Rougon-Macquart: les premiers passèrent assez inaperçus, jusqu’au moment où parut l’Assommoir (1877), violemment critiqué par les uns,

(1) Correspondance, Ip 82, (2) bid., p. 30.

(3) Zbid., p. 80.

| exalté avec enthousiasme par les autres. À partir de ce

moment, les livres de Zola atteignirent un tirage énorme : ce fut, commercialement parlant, le plus gros succès du siècle. Zola était consacré le chef de l’école naturaliste. La célébrité ne fit qu’accroître le cynisme de ses des- criptions. Il atteignit le comble dans la Terre (1887). Plusieurs de ses disciples, que ses turpitudes révoltaient, se séparèrent bruyamment de lui par un manifeste public qui disait: « Non seulement l’observation est superficielle, les trucs démodés, la narration commune et dépourvue de caractéristique, mais la note ordurière est exacerbée encore, descendue à des saletés si basses que

| par instants on se croirait devant un recueil de scatologie.

Il a invectivé, avec des mots rageurs, les gens de plume

Le maître est descendu au fond de l’immondice (1). »

L'Académie française refusa toujours de le recevoir dans son sein ; il fut cependant candidat dix-neuf fois de suite: « Du moment qu’il y a une Académie française, disait-il, je dois en être (2) ».

Cette blessure faite à sa vanité ne ciminua aucunement son orgueil, qui devint bientôt de l’outrecuidance. Décidément, il n’y avait plus, dans la littérature française, que lui et ses imitateurs. Tout qui l’attaquait était accueilli par une bordée de grossières injures. « Au fond, Zola était l’orgueil même, et un orgueil qui voulait tout, qui cherchait à primer et à dominer sans cesse. II faisait étalage de sa personnalité, criait fort pour être bien entendu, se plaçait en avant à propos de rien, et n’avait de repos jusqu’à ce qu’on ait reconnu sa supériorité.

(1) Le Figaro, 18 août 1887. Manifeste de Paul Bonnetain, Lucien Descaves, Gustave Guiches, Paul Margueritte et J.-H. Rosny. + (2) Cité par M. François Carez, dans sa remarquable étude sur TZo'a (Revue Générale, mai 1908).

4 Lo perdre tout sens de la mesure, el il va ER on de diviser l’humanité en "deux ie ei celle Fe

)aS . ».

Un tel homme devait, naturellement, être tenté des S

fournit une occasion Ho lé journal l’Auror publia en 1898 son manifeste J’accuse, où il prenait fai et cause pour le capitaine condamné. La revision du. | à procès justifia, du moins, son intervention. î En 1902, Zola mourut à Paris, asphyxié dans sa ee bre par la fumée d’un poêle.

__ Doué d’une solide constitution, Zola réussit, avec de: facultés qui étaient loin d’être transcendantes, à bâtir un monument littéraire, très lourd sans doute, mais dont les

- HAS He ee CaREz, ibid. Le même Hate ‘fait ressortir égale ment la vulgarité de nature et la grossièreté de tempérament de Zola. Et il ajoute: « Même le sentiment des plus élémentaires conve- nances lui faisait défaut. Il n’eut pas la pudeur de cacher ses désordres, et publiquement, au su et vu de tout le monde, il eu à côté de son ménage régulier, un autre de contrebande, où il s rendait tous les deux jours à bicyclette, pour y passer une partie de 1 - l'après-midi. Et, sans vergogne, il afficha les enfants qui étaient 1e 4 triête fruit de son adultère. »

(1) Vers 1895, Zola disait: Je vais publier Robe et finir 1 3 eux autres villes et après Paris, « je veux jouer un grand rôle poli= tique ». Journal des Goncourt. Il avait cependant, autrefois, la poli É tique en horreur, lui qui écrivait en 1877: « Je suis très inquiet pour nos affaires littéraires, l’hiver prochain. Réellement, le tapage politique devient insupportable. On devrait bien se taire un peu, | . pour nous écouter, nous les hommes de paix ». Cp en eue à à er p. 150. ñ : -

et net -

vastes proportions ont quelque chose d’imposant. Ce fut l’œuvre d’une volonté énergiquement tendue vers le succès et d’une régularité de travail, qui se poursuit à D

travers toute sa vie avec une opiniâtreté digne d’un idéal plus élevé. é Les œuvres. — Ce monument qui, à première vue,

Si l’on tient compte de l’idée inspiratrice, paraît avoir

une unité admirable, c’est Les Rougon-Macquart ou Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire. Ecoutons l’auteur nous tracer lui-même son programme : |

Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d’êtres,

se comporte dans une société, en s’épanouissant pour donner naïis-

sance à dix, à vingt individus, qui paraissent, au premier coup d'œil, profondément dissemblables, mais que l’analyse montre intimement liés les uns aux autres. L’hérédité a ses lois, comme la pesanteur.

Je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la double ques-

tion des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathéma-

tiquement d’un homme à un autre homme, Et quand je tiendrai tous les fils, quand j’aurai entre les mains tout un groupe social, je ferai voir ce groupe à l’œuvre, comme acteur d’une époque historique, je le créerai agissant dans la complexité de ses efforts, j’analyserai à la fois la somme de volonté de chacun de ses membres et la poussée générale de l’ensemble (1).

Cette famille serait donc représentative d’une époque historique. C'est-à-dire que Zola recommence sur le second Empire le travail de Balzac sur la Restauration: mais sa Comédie humaine, malgré ses prétentions scien-

* tifiques, ne vaut pas, comme observation ni profondeur, celle de Balzac.

Elle est basée sur principe de l’atavisme. Personne ne contestera les suites physiologiques de l’hérédité, mais

‘ (1) Préface des Rougon-Macquart.

e Dir dans la end on de ces €

influence sur le caractère des descendants, aucun compte de la liberté humaine, c’est faire de la logique en cham-

bre, sans se soucier de la concordance entre la ie

etla spéculation.

Les Rougon-Macquart ont pour caractéristique le

débordement des appétits, parce que, physiologiquement, ils portent en eux la conséquence d’un vice ori- DRE ginel, le névrose d'Adélaide Fouque, qui a épousé | successivement un Rougon et un Macquart. Cette pre- mière lésion organique a déterminé les accidents ner- F veux et sanguins de chacun des individus de la race. De

Jà découlent, selon la variété des milieux, les sentiments, |

les désirs, les passions, toutes les manifestations humaines, naturelles et instinctives, dont les produits, selon l’expression matérialiste de Zola, one les noms convenus de vertus et de vices.

Mais la vertu ÿ a peu de place. On conçoit que, art : d’une tare originelle, Zola se soit appliqué surtout aux

dégénérescences physiques et morales.

= Chacun des vingt volumes des Rougon-Macquart nous introduit dans un organisme spécial de la société : la mine, dans Germinal; le monde des chemins de fer,

eu la prétention de hausser son sujet jusqu’à la descrip- | tion d’une classe sociale. Ce n’est pas seulement l’étude

type de telle condition déterminée.

Malheureusement, cette visée nuit à l’unité de chacun

dans la Bête humaine: les grands magasins dans Au Bonheur des dames : les halles, dans le Ventre de Paris; l’armée, dans la Débâcle, etc. Par le fait même, Zola 4

d’un milieu particulier ; chaque volume veut être le livre-

de ces tabieaux. Pour donner une idée complète de

| eus ont été ic introduits dans un pi

Là

artificiel.

Les premiers volumes des Rougon-Macquart — nous

ne nous arrêterons qu'aux plus connus — ne sont pas | les meilleurs. La Faute de l’Abbé Mouret (1875), par

exemple, est du très mauvais Zola, au double point de

| vue moral et littéraire. Hs L'abbé Mouret, curé du village des Artaud, d’une dé-

votion troublante et niaise, est un névrosé, qui porte la tare de ses origines. Son oncle, le docteur Pascal, pour

le guérir, le fait transporter dans une ancienne propriété Seigneuriale, un parc mystérieux et sauvage, abandonné

depuis cent ans. C’est le Paradou. Le prêtre y perd le

souvenir de son premier état et tombe dans les embûches

d'une espèce de fille des bois. Ils vivent un long temps comme Adam et Eve dans ce paradis terrestre, jusqu’à

ce que le curé, par une brèche du mur de clôture, aperçoive le village et se souvienne. Il revient cependant à la

tentation, mais il est trop tard. Son amour ingénu est

| mort et le charme est rompu. | | Traité par une imagination dévergondée, le sujet se “prête, on le conçoit, à des développements obscènes.

Ceux-ci n’ont pas même toujours l’excuse du réalisme, par exemple quand, dans la fantastique description du Paradou, Zola fait œuvre de pure imagination. La manière de peindre n’en paraît que plus volontairement

LR LL : les évocations de la nature aboutissent tou- . ours à des idées de fécondation universelle, où les com-

. paraisons retombent sans cesse à la chair. II y a là une tendance d’esprit d’une perversité si voulue qu’elle semble entiiciehe,

Ailleurs s'étale un naturalisme d’une crudité brutale a.

et dégoûtante. Zola salit tout ce qu'il touche; il mêle

la piété aux plus ignobles choses, la dévotion à la Sainte Vierge aux imaginations de luxure; il a de répugenantes antithèses, entrecoupant les cérémonies funèbres de l'Eglise d’infâmes grossièretés. es Au point de vue purement littéraire, deux grands défauts: 1° l’invraisemblance. Exagération partout: les caractères poussés à l’extrême, sans le moindre naturel. Pas l’ombre de psychologie. C’est tout le contraire du réalisme. Zola est ici un romantique, mais un romantique dégénéré; 2° les descriptions fastidieuses. Celle du Paradou, en particulier, interminable et toujours recommençante. L'auteur semble allonger à plaisir son roman par des exercices de style. Ces amplifications rappellent la longue description d’un jardin sauvage dans les Misérables de Victor Hugo, mais Zola surcharge encore. Ici aussi, c’est du romantisme. Zola assomme le lecteur d’énumérations intarissables ; il rédige avec un catalogue de fleuriste sous les yeux :

Mille plantes, de tailles plus hautes, bâtissaient des baies, mé- nageaient des sentiers étroits qu’ils se plaisaient à suivre. Les sentiers s’enfonçaient. avec de brusques détours, s’embrouillaient, : emmélaient des bouts de taillis inextricables ; des agératum à houpettes bleu céleste; des aspérules, d’une délicate odeur de musc; des mimulus, montrant des gorges cuivrées, ponctuées de cinabre ; des phlox écarlates, des phlox violets, superbes, dressant des quenouilles de fleurs que le vent filait; des lins rouges aux brins fins comme des cheveux; des chrysanthèmes pareils à des lunes pleines, des lunes d’or, dardant de courts rayons éteints, blanchâtres, violâtres, rosâtres.. A droite, montaient les fraxinelles légères, les centranthus retombant en neige immaculée, les cynoglosses grisâtres ayant une goutte de rosée dans chacune des coupes minuscules de leurs fleurs. A gauche, c'était une longue rue d’ancolies : toutes les variétés de l’ancolie, les blanches, les

roses pâles. les violettes sombres, ces dernières presque noires,

d’une tristesse de deuil, laissant pendre d’un bouquet de hautes

tiges leurs pétales plissés et gaufrés comme une crêpe. En bas,

des acanthes bâtissaient un socle, d’où s’élançaient des benoîtes

écarlates, des rhodantes dont les pétales secs avaient des cassures de papier peint, des clarkia aux grandes croix blanches, ouvragées, semblables aux croix d’un ordre barbare. Plus haut, s’épanouissaient les viscaria roses, les leptosiphon jaunes, les colinsia blancs, les lagurus plantant parmi les couleurs vives leurs pompons de cendre verte. Plus- haut encore, des digitales rouges, des lupins bleus. . (1).

Et nous voyons déjà le procédé de documentation habituel à Zola. Les détails techniques abondent au point de lasser le lecteur le plus patient, mais, rien qu’à la façon dont il les énumère, on se rend compte que la

Con

science de l’auteur n’est pas le résultat d’une sérieuse

observation ; elle date de la veille. Il a mis à contribution

quelque bon Manuel Roret, pas bien gros à parcourir, et il a vite fait de rassembler les données indispensables (2).

Certes, il lui arrive d’éviter les énumérations descrip-

tives de la Faute de l’abbé Mouret. L'Assommoir (1877)

est beaucoup mieux agencé sous ce rapport.

C’est l’histoire navrante de la décadence d’une famille

ouvrière de Paris, que la passion de l’alcool entraîne à la plus honteuse des dégradations. Après une prospérité relative, le zingueur Coupeau qui, à la suite d’une chute, est resté longtemps dans l’incapacité de travailler, s’est laissé aller à des habitudes de paresse et a appris le chemin de l’assommoir. À partir de ce moment, c’est la ruine fatale: il finit par mourir dans les horreurs du delirium tremens. Sa femme, Gervaise, d’abord vail-

(1) La Faute de l’Abbé Mouret, p. 184 (Charpentier). (2) Cfr. François Carez, Revue Générale, juin 1908, p. 873.

Jante et économe, a “beau lutter ne le destin qui.

s’acharne contre elle; désespérée, elle cherche à son

tour la consolation dans la boisson perfide. Leur fille Nana, élevée à la diable, précoce dans le vice, abrutie

+. par les détestables Sont de la famille, glisse bientôt

pans la vie aventureuse et dévergondée de Paris. - Le héros principal, muet et mystérieux, de l’Assom- moir, c’est le grand alambic de cuivre rouge que les

ie consommateurs voyaient fonctionner sous le vitrage

: d’une petite cour, l'énorme cornue d’où tombait un fitet

limpide d’alcool et qui faisait rêver Mes-Bottes, le client

- le plus assidu du mastroquet.

Il avait un rire de poule mal graissée, hochant la tête, les yeux attendris, fixés sur la machine à saoûler. Tonnerre de D...! elle était bien gentille ! I1 y avait dans ce gros bedon de cuivre, de quoi se tenir le gosier au frais pendant huit jours. Lui, aurait voulu qu’on lui soudât le bout du serpentin entre les dents, pour sentir

l Je vitriol encore chaud l’emplir, lui descendre jusqu'aux talons, -

toujours, toujours, comme un petit ruisseau. Dame ! il ne se serait plus dérangé, ça aurait joliment remplacé les dés à coudre de père Colombe! Et les camarades ricanaient, disaient que cet animal de Mes-Bottes avait un fichu grelot, tout de même. L’alambic, sourdement, sans une flamme, sans une gaieté dans les reflets éteints de ses cuivres, continuait, laissait couler sa sueur d’alcool, pareil

à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou

immense de Paris (1).

La morale du roman est claire: « Ne buvez pas d’alcool! » Mais est-il bien nécessaire, pour inculquer ce salutaire conseil, de dévoiler tant de turpitudes et

dans le ménage Coupeau et dans ses alentours ?

- « L'Assommoir est à coup sûr le plus chas'e de mes … livres », dit l’auteur dans sa préface. Est-ce ‘sconscience, ou se moque-t-il du public? Croit-il donc fortifier la

(1) L’Assommoir, p. 50 (Fasquelle).

sde)

èa

populaire de ces conversations entre ouvriers: « On s’est fâché contre les mots. Mon crime es{ d’avoir eu

là est le grande crime! » Avouons qu’il a parfaitement

réussi à reproduire la rude verdeur, les images crues, les mots drôles et les propos orduriers de l’argot pari- 5

santé de l’âme en la plongeant dans une imosphère saturée de relents vicieux ? Zola affecte de -roire que, si son livre a été critiqué, c’est à cause du tori nettement

tr

cor

la curiosité littéraire de ramasser et de couler dans un moule très travaillé la langue du peuple. Ah! la forme,

Ex

sien. Et ce langage finit par passer dans son propre … :

style : par souci d'unité et de juste symétrie sans doute,

le romancier parle comme ses personnages; de les avoir. fréquentés, il garde dans son vocabulaire une jolie col-

lection d'expressions salées et de termes équivoques ou … cyniques. Qu'on en juge par un spécimen, choisi encore

de façon à éviter les mots par trop licencieux. Il est question de la débâcle des Coupeau :

Oui, c'était la faute du ménage, s’il dégringolait de saison en saison. Mais ce sont de ces choses qu’on ne se dit jamais, surtout quand on est dans la crofte. Ils accusaient la malechance, ils prétendaient que Dieu leur en voulait. Un vrai bousin, leur chez eux, à cette heure. La journée entière, ils s’empoignaient (1).

.… Oui, Coupeau filait un mauvais coton. L’heure était passée où

le cric lui donnait des couleurs. Il ne pouvait plus se taper sur le

torse, et crâner, en disant que le sacré chien l’engraissait; car sa

vilaine graisse jaune Ges premières années avait fondu, et il tournait au sécot, il se plombait, avec des tons verts de macchabée pourrissant dans une mare. L’appétit, lui aussi, était rasé. Peu à peu, il n’avait plus eu de goût pour le pain, il en était même arrivé

à cracher sur le fricot. On aurait pu lui servir la ratatouille la

mieux accommodée, son estomac se barraïit, ses dents molles refusaient de mâcher. Pour se soutenir, il lui fallait sa chopine d’eaude-vie par jour ; c’était sa ration, son manger et son boire, la seule

(1) L’Assommoir, p. 417.

Page 1