V. SMITH
— Oh oui, mon gentilhomme, asseyez-vous. •
4 N'appelle sa servanle : o Petite Jeanneton ! Va-l-cn dedens la cave, tirer du vin :
Le fils d'un gentilhomme payera bien. »
5 Quand vient sur les huit heures, l'heure du coucher : •• Ahl madame l'hôtesse^ coucherons-nous ?
— Oh oui ! mon gcutilhomme. déchaussez- vous. »
6 N'appelle sa servante : * Petite Jeanneton ! Amène-moi cet homme, là où tu sais,
Dans la plus haute chambre, là oh tu sais. »
7 Tout montant dans fa chambre, la belle fait que pleurer : « Quoi pleurez-vous, la belle, que tant pleurez?
Tout montant dans la chambre, vous souspîrez.
8 — Héîas! ce que je pleure, y a bien de quoi pleurer : Dans ta plus haute chambre, oii vous allez,
Oh ! y a trois cadavres, en vérité !
9 — Comment ferai, h belle, pour passer cette nuit?
— Prenez un de ces cadavres, dessous le tit, Mette/ l'a votre place, pour cette nuit. >
10 Quand vient vers les onze heures, onze heures, minuit, L'hote avec l'hôtesse se sont levés.
N'ont pris marteaux et pierres, l'ont massacré,
1 1 Quand vient vers les cinq heures^ le soldat s'est levé. L'bôlc avccque l'hôtesse^ bien étonnés,
De voir venir cet homme, l'avoir tué.
1 2 N'appdle la servanle : i Petite Jeanneton ! Tiens voilà cent pis tôles, * tant de louis : Tu m'as sauvé la vie, pour cette nuit.
ij Si tu* veux venir, la belle, oui, je t'emmènerai, Dans mon pays en Flandre, t'épouserai, Dans mon pays en Flandre, t'épouserai". •
i. Pour autant.