‹ Romania (volume 2)Chapitre 112 sur 282 · IV · texte numérisé non relu

IV

LA KEUCE LAIT, SI PRANT L'ESTRAIN Chansonnier de Berne, n" 589, DXIV.

Nos nen avons poent de demam,

A certes le poons savoir :

Teil cuidc avoir Ion cuer moull sain

K'airis lou quart jor tout son avoir

Ne prixe poent ne son savoir,

Quant voit la mort ton lient a fratn,

Si k'i) ne puet ne pié ne main

A li saichicr ne removoir :

La k/ucc lait^ si prant l'estrain ;

Maix trop vient tairl a {«»al) persevoir.

Telle est la leçon de Brakelmann [Die ahfr, Liederhandschrift Nro. ^89 dtr Sladtbibliothck zu Bern, Archiv^^ Herrig» r. XLHI, p, 586) de cette chanson assez mal publiée par Bartsch, Chresî. p. 2} [-252. L'avantdernier vers de cette strophe a singulièrement embarrassé le premier éditeur, ainsi qu'il nous l'apprend en note. Vainement il s'était adressé à Ê. du Méril et à M. G. Paris. Le même passage n'a nullement erabarratlé Bartsch : il traduit keuse^ qui n'existe que dans son texte, par • couseau, Weiunstroh ; » mais si ce mot signifiait « paille m, il n'y aurait ni perte ni gain au change : ce serait burro por burro. On aura la bonne leçon en lisant keute^ « couette ». Cf. Auc. et Nie. 2?/$ 5 : i( Une lasse mère a vote, si n'avott plus vaillant que une keutisele, si !i a m ucie de desoule dos» si gist a pur l'esirain ». >v

J. Cornu.

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