I. Voir RùinêHia^ t. VII, p. 481 et tuiv
j. nn ne trouve pas de ces finales en or dans le ms. de Poblet de la Chronique de Jicmc I". qui c$t daté de l'an rj^j.
|, Cette forme est connue aussi du v. castillan et du dialecte aragonaU. Voir ktvuc cHtii^Uf du 8 avril 1876, p|. 24$, ei Borao, Diccionario de wces ara^ontsas, s. v.
4, DU iMalanischt m<trische Version der Sieben wusen Mtistei. Vienne, 187a, p. 8}.
AcviuS, RecuU àe ampUs i aàrâcks 279
^*3 cwuîéère cobbk lae iiute ifécritaïc on d*iBpresSM» U iarmeiMr(BSâmtM M ôcf^MOMort, aasossman^ laquelle pourUot n'est rieo Bionis que rare. Oatrc les css dâh de Mire texte, 00 trouve encore ènÊrfosênem éam b Cêkçam des Arcfanres d'An^oa, t. XIÎI, p. 124, et CMrj»MM«t, ibid., p. 117, 129 et 157, et U XL» p. 17). NéaBDoms ]t crob qoe ie unsA nmaaistt est dus le rrit. A Taide du snKxe os^ tesCatabu oot formé sar le proveaçaliMCr m^ in toutes ces formes assez btzarres à première vue : le ri de întri«Mmnf a'est pas an oèstade, car ce groope se substitue souvent i s dans ks adjectifs en at =r «nu <voir pins basK Sans doute i) est singulier que la forme îocorrede prèdomiK i et point en catalan ; mais votcî prédiénenl on BOnveia teile qui iboraît an noras dcnx exemples assurés de fiâfosâmem : c'est on argument sérieux en hwar de roptnîon de M. Mossafia*. — P. 139. < Un frare era temputta son meajar I e heure, pero era cast e gnardava lo seo cor de mab peuaaents, » etc. An heu de tonpM, tire ttw^ar. — P. 1 ja. « Pare, be a mesqni ! » Lire «il. — P. I ^4. « Et lo diable li respos ... que quant Ij persona stava en peocat nortal
• tots >os membres ténia ligats e tentost qoes comfcssat esta al^re. •
Lire comfesui. — P. 149 : « e axi £x foll en tôt >. Lire est. — P. ts(. < Mas ■ verament \o faria bisbe un bom que fo« Jts^angéî e sens orella ». Le mol dwutngat ne s'entend pas. Lire dtsuarigM. — P. 16 (. • Digues me fuJla es > aquella nula custuma ? • Qmla me semble bien suspect : je nliésilerab pas à corriger quai. — P. 20^. « Una sgleya appellada Sanla Creu, «cAnexa de Santa < Maria de Caritat *. Lire adnaa. — P. 2j6. ■ Un bisbe slant al puât de b f mort fon li vxares quel diable lo citava e qne ei diable quel acasava... E
• ei bisbe, > etc. Les exemples de Tarticle el en catalan sont trop rares et trop peu issurés pour autoriser ces cas. tout i fait exceptionnels, dans notre texte'. Je corrigerais sans scrupule « quel diable » et • £i bisbe ». — P. 505 iga»' fuficia. Lire ign<Kmcm. — P, ^xj. « Ciutal de coi ». Lire Tw, pour Tori : fl s'agit d'une translation du corps de saint Martin. — P. j)6 amtelL Lire oom^ Ull. Pourtant la forme du texte n'est pas absolument impossible.
Je crois utile maintenant de dresser la liste des mots de notre texte qut ne se trouvent pas parmi les kos anuquaitxs du dictionnaire de Laberma '. Comme nous ne possédons pas encore de dictionnaire de l'ancien catalan en rapport avec les exigences de U philologie romane, il importe de dépouiller les textes anciens nouvellement mis au jour, pour préparer le terrain aux futurs lexicographes *
I, Il y a encore une peuit ^ij^icuie. c'est la forme jues donnée par Esteve. M. Uv*nfia ne croit pas i son eiistence. Ad contraire, M. Mtla semble oonsidirer /m/ oofuan (ce qui revient su mémej comme !i forme rraiment vivante ; voir Foàes CMt.alaMS, IKnipeilier. 187e, p. 42.
i. Parmi les rares exemples de l'article d, il en est qui sont dos ï une infinence aragooaiie. Ainsi dans la Chromqoe de Jacroe 1**, on lit (p. atv) : « £ dit bW inslida t. Or, le justiciû est une institution de la coQronoe d'Aragon : le terme éfnnger a emiataè l'emploi de t'anide étranger. D'ailleurs on trouve i la même page J6 /nitidc, et i la p. ail et aie ta Jastkia.
). Aatant qne l'ai pu le vériâer jusqu'ici, la pank ancienne du Dictiomiaifg de Laber> h dmt avoir été amqoement copiée dans le Dictionnaire d'Esttve.
4. On peut opérer avec confiance sur les textes de la BAUoUc* o/t^loM, qà «ac ffaé>
ement Men lus et correctement unpTunés. Que ne pent<on en dire askiM d'antres reoieib, noummeat du fameoi tome XI II de œrume coifection, où Ndiliiju et fimpr»scmblent avoir mausé de négligence et d'ignorance !
28o COMPTES-RENDUS
AouLAR 207, 280, « hurler »• ; adalamtni^ « hurlemenl ». Correspondant exact du castillan caïîar.
AiH)LLAR2ii. De ad{î\gMlart. En v. catalan go pour gaa est constant : goTxt^ gordar, garnir, etc. Labernia ne connaît que la forme agoiejar.
Amrvr.L 12$, « caprice », Cf. cast. antojo. Le cat. mod. ^/îfoâasans doute été calqué sur antojo.
AvËAHSB 169, 183, « s'accoutumer ». Pour avtçane^ avisant.
Ayuua a MANS 289. On dit maintenant ayguamans^ comme en castillan aguamanos.
Bestia J7. Le mol se trouve dans l'exemple connu de Pierre Alphonse, Du vrai ami : « Amich, sapiats que jo per mala ventura mia oucis un hom e aport « (o aci en lina bestia. » Donc • un sac ». Ce bestia est-il pour bastiû et doit-on le rattacher au roman basto ?
CodEi: 283. ir Un abat de) arde de Cistell era molt escas e cobeu ». De cttpidus.
Dbbancnar «74, « saigner », au sens actif. Même forme en provençal. A la même page on trouve aussi sagnar, forme où le g est dur : sagnar := san{c)nar et non sanyar,
Endkyn 8, « colère ». — « E après que labal fon, rfinal, eil crida A. frare « ab molt gran endeyn ». Du lat. indignant.
Entregue 286, • entier ». De inlcgram. Dans ta Cokcaon des archives d'Aragon, t. XIII, p. 25 : cntreg.
ExoBESSE iSj. « E exorcnsc a dormir lots très ». Je ne comprends le sens de ce mol.
HujAT loî, « fatigué 1». Le mot est dans Labernia et o'est pas rare. Je 1c cite ici parce qu'il en a été question récemment (voir une remarque de M. Baist dans la Zeitsckrift jûr rom. Philologie, t. IV, p. 470J, cl que je l'ai moi-même méconnu (voir Remania^ t. V, p. 460, L 196, où j'ai Ju vyai au lieu de uyat ♦), L'étymologie de hujar est odiart. Le composé tnujar a dans les anciens textes le sens de « vexer, faire du mal » (voir Chronique de Jacme I*, p. 14661 150); plus tard il a pris à peu près la valeur du fir. ennuyer.
iNFim'A jj6, « feinte ».
JusT 2J4, 328^ substantif verbal de justar. Proprement » réunion, acquisition ».
Lanta 124. < Ténia denant una lanta en la quai cremava lum ». Dans le Genesi de scriptura aussi lantt • lampe ». Le cat, mod. a llantia, sorte de lampe.
Malsjesci.ar 171, « mettre la brouille entre deux personnes ». Usité en provençal.
Penavayre » { I , pour penna vaire,
Pebhdliab 161, 266, t donner l'extrême onction », Labernia donne seulement les formes pernoiiar^ pernuliar.
P1ADOR8 60, et rMPiADOBS 284. Ce sont les cas de rjr s= j cités plus haut à propos de iversosament.
I. Cf. la remarque du regretté M. Alan dans la Revue des langues romanes, t. XI, p. ij6.
PtcoT CI NvROP, RecutU de Farca j8i
Put 220. € Pots $«Bbra ». Comme en provençil.
RssTAjTTAa ij. « Dara nolts graas crils e spar^rtUblcs, e lCiU■:^^^J r î t cara, t mordia se les mans ■. Le iBot n'a donc rieti i faire avec ïc cjst raUher, • étancher t.
Retoktallai j8j, « eoroder •.
RoBOSA. 2)7. « Ach en dia nna fiUa a la qaal mes Dom guineu o ;ofoja a. Cuuua est le non catalao dti renard ; rohosa^ dérivé de nèâr et donné ici comne synonyme, signifie t voleuse >. De même le cast. nposa, dont on a*a proposé josqn'à présent aucune étymologie satisfaisante, se rattache à rtpar « voïer •■
SuFCMAB 1S9, < parfumer > ; cf. le cast. sukamar. A la page i^i on a $«/»-
Sakzil ^\y • sorte de vêtement ou d'étoffe de laine • . Voir Do Cange au mot sarcitis.
Tbopia 284. I" pers. sing. do subjonctif présent de trot^ar, pour trop, qui est la forme habituelle. Cf. Jia de dar, eslia de tsutr^ et en castillan corui * et pesîa de curar et paar.
VjLTBxra 2)1^ 26), J14, t mépriser, outrager >■
ViK AVEHAT 4, J41, • vin baptisé •. On dit aussi vm ajguat.
Avant de finir je dois signaler une particularité de l'historiette sur la famine de Jérusalem pendant le siège de Vespasien (ici Titus Vupazm)^. Le récit se termine ainsi : c E segons que din Josephus, nonanta set vegades mill utdm • faeron vtndtdoij e .XI. veguades cent milia de juheus hi morizen per fam e « per armes •. Pourquoi ces quatre mots en castillan ? Je ne saurais en découvrir le motifs en admettant même (ce qui est peu probable) que le compilateur ait pris son texte dans une version castillane de la Prise dt Jirusahm ' ; car pourquoi reproduire ces mots-là plutôt que d'autres ?
Alfred Mubel-Fatjo.
Nonveaa pecueil de Farces fr&oçaises des XV ' et XVI" siècles,
publié d'après un volume unique appartenant à la bibliothèque royale de Copenhague, par Emile Pjcot et Christophe Nyrop. Pans, Morgand et Fatout^ 1880, in- 16, izxi-244 p. *.
M. Nyrop, jeune philologue danois déjà connu par de bons travaux sur les langues et les littératures romanes, a trouve dans la bibliothèque de Copenhague
1. Je ne m'explique pas pourquoi M. Baist n'Admet pas que caria se rattache à rtinir
{Zeitschrift f. rom. Philologia IV, 4J0). Que! serait donc l'infiniiif de ce nouveau verbe dont le lubjonctit fait curia f
2. Sur les versions de la Prise de Jérusalem, voir un travail de M. P. Meyer dans le Bulletin de la Société des anciens textes français. Année 187s, p. J2 et suiv.
î. On connaît au moins une version castillane de ladite histoire qui commence (comme les autres versions) . « a cabo de cuarenia y dos anos que Jesucristo ». Voir Ensayo de una i>it>l. esp., t. Il, col. sjo ; cf. ibid., t. l, col. 1127. Une version catalane en ver» est ooiuervée i la Cotombine; voir J.-M. Bover, Bibtioteca ie acritores baltara, %. l, p. 114.
4, c'est lé second volume de la Collection de Documents pour servir à fHistoirr dt l\xncien théâtre français^ que M. P. a entreprise chez les mêmes éditeurs, et que nous ne saurions trop recommander. Le premier volume est une intéressante Notut sur Jehan Chaponneau, metteur en scène du mystère des Aaes des Apàttes joué à Bourges en ij}6.
le seul exemplaire qui subsiste d'un recueil de farces imprimé à Lyon en 1609 et contenant neuf pièces, doni quatre jusqu'à présent inconnues et cinq connues par d'autres éditions. M. Nyrop s'est associé à M. Picot pour publier intégralement ce document précieux, et les deux savants nous t'offrent aujourd'hui dans un charmant petit volume, accompagné d'un travail bibliographique, philologique et littéraire excellent. Le recueil de Lyon, qui rappelle beaucoup le recueil, deux fois réimprimé, de Roussel [Paris, 1612), lui est, à vrai dire, encore inférieur. Les textes remontent au XVI», plusieurs même au XV» siècle; ils ont été à ia fois rajeunis et défigurés d'une façon lamentable par les éditeurs du XVI 1". Ces deux recueils sont d'ailleurs les derniers de leur genre : avec le règne de Louis XIIl l'ancienne farce en vers cesse réellement de vivre ; elle est remplacée, à ce qu'il semble, pour quelque temps, par la farce en prose improvisée sur un canevas donné. M. Picot, à qui nous croyons pouvoir attribuer dans l'édition actuelle la part la plus importante, a cherché à améliorer le texte soit par la conjecture, soit par le rapprochement des variantes, et il a accompagné chaque pièce d'un commentaire aussi sobre qu'mstruclif. Nous allons passer en revue les neuf farces que contient îe volume.
1. Le cuvUr, M. P. signale, d'après Oesleriey ^auquel avait toutefois échappé le rapprochement avec Slraparole). plusieurs versions du sujet de cette farce; la plus intéressante est celle qui se trouve dans les Aventures du gourou Paru" marta et qui atteste l'origine orientale du récit. M. P. pense que la source directe de la farce est un fableau perdu : ce serait là, si je ne me trompe, un cas à peu près unique. A l'époque des farces^ les fableaux étaient oubliés, elles poètes qui travaillaient pour le théâtre populaire n'allaient certainement pas les chercher dans les manuscrits, fis prenaient leurs sujets dans la tradition orale, d'où les fableaux étaient eux-mêmes sortis. — Il aurait été bien précieux d'avoir un second texte de cette excellente farce ; car le seul que nous possédions (Lyon, Chaussard, vers 154)) est étrangement défectueux. Malhe^ireusement, ta réiinpression de 16 19 a été faite sur ce même texte, qui y est corrigé et rajeuni parfois avec un certain bonheur, mais naturellement sans aucune autorité. M. P. paraît le reconnaître, en disant (p. xiv) qu* « un poète inconnu a voulu le corriger (le texte de i ^4^ et lui donner un aspect plus moderne > ; mais il semble l'oublier quand il ajoute qu' ^ il nous a conservé quelques bonnes leçons. 1 Les leçons de B qui difèrent de A ne sont que des conjectures, qui ne valent ni plus ni moins que celles de n'importe quel éditeur, et M. P. les a souvent accueillies dans son texte au détriment de celles qu'il aurait pu faire lui-même et qui eussent sans doute été meilleures. Ainsi, après le v. j, il admet, d'après B, qu'il manque dans A un vers rimant en ien, c'est-à-dire avec le v. 1 (ce qui donnerait l'ordre a b b a); mais toute la pièce esi écrite en vers plats : il manque bien plutôt en tète soit un vers, soit un prologue qui se terminait en un et fournissait une rime au v. 1, etc. Au reste les variantes de A et de B, communiquées de la façon la plus complète et la plus claire, permettent de iuger chacune des décisions de l'éditeur.
2. Le Franc Arcktr dt Bagmlti. Nous avons en réalité deux textes de ce petit chef-d'œuvre : l'un (A de la liste bibliographique de EVf. P.) annexé aux éditions de Villon depuis celles de Galliol du Pré (i^p)» l'autre (E) imprimé à part
PrcOT et Nyrop, Recueil de Farces 285
vers M $0 à Paris par Nicolas Chrestien. E paratt indépendant de A, bien qu'il remonte sans doute à la même source, et il doit par conséquent être employé concurremment pour la constitution du texte; mais l'original avait déjà dû subir des altérations dans l'exemplaire (perdu) dont procèdent l'un el Tautrc. Le texte de Copenhague (F) n'a encore ici aucune valeur pour la critique: il n'est qu'une reproduction parfois fautive de E. M. P. a fait son texte d'après A(BC) et E(F), et il en donne un fort supérieur à celui des éditions antérieures. On peut encore, avec les faibles ressources que nous avons» l'aroéliorcr çà el là. Voici quelques remarques pour une édition future. V. lo-ii, I. Ça! tosl rtcutilUni Mon gantckl : nia pour gaigt. — 1 3, la leçon de E parait meilleure. — 18, tous les textes donnent tuez^ qu'il ne faut sans doute pas changer en rue: ; c'est une plaisanterie un peu grosse, voilà tout; seulement il faut changer la ponctuation» I. au v, 17 Povres prisonniers dtsmin, et ensuite : Si tost que jt Us eu tuei, etc. — V, 6i-a, un point après mcshaigné^ une virgule après da\gnL — 1 ^2, on peut lire un dimencht avec E et ne pas suppléer a au vers suivant. — 156, la leçon d'E Son cheyaï est à préférer à celle d'A D'ung ch,\ de m. 162 la leçon est meilleure. — V. 177, je ne vois pas de sens à la leçon d'A; celle d'E est satisfaisante. — 188, la leçon d'E est bien préférable A celle d'A. — 191, la vit franche^ donné par tous les mss,, est bon ; nt ne compte que pour une syllabe; de m. 224 que j'ayt^ etc. — V. 204-s, // est fait de toy cesu foys, Pcrntt! c'en du party contraire! excellente iecon d'E gâtée dans A, qui lit : C'esl Pernd^ du part) contraire. — Estor {E) au v. 282 me paraît valoir mieux qu'wioc (A). — V. 287, pas de point d'interrogation. —V. 3io-n, I, Relevé: un peu votre cordCf Ferez ? que le trait ne me blesse. Cette locution fréquente équivaut à notre t voulez-vous? » '. — En dehors des soins donnés au texte, M. P. a accompagné le Franc Archer d'une notice et de notes de grande valeur. Il a réuni des renseignements en grande partie nouveaux sur le succès qu'obtint cette pièce et sur les imitations qui en furent faites; mais surtout il a établi, en déterminant les faits, les personnages et les lieux auxquels elle fait allusion, qu'elle a été composée i l'occasion de la guerre de Bretagne de 1468. C'est li une acquisition précieuse pour Thistoire littéraire. M. P. pense avec toute raison qu'il n'y a aucun motif d'allribtier le Franc Archer à Villon, dont on n'y retrouve nullement le style.
}, Dialogue de deux amoureux. Pour celte pièce charmante et bien connue de Marot, M. P. apporte aussi un enrichissement à l'histoire littéraire, Il montre qu'elle a dû être composée non pas dans la |eunessc du poète, comme on l'admettait jusqu'ici, mais vers 1^41, époque où elle fut publiée. Il donne en outre sur les éditions de Marot où se trouve la pièce de précieux renseignements bibliographiques, el imprime le texte complet de ta chanson dont le premier vers termine la pièce. Pour le texte, il relève avec soin les variantes des éditions anciennes, mais elles n'ont pas d'importance.
4. Fane nouvelle de deux /eunes femmes qui cotfjhtnl leurs maris par le conseil de maître Antitus. Cette pièce est la première qui ne se trouve que dans le
I. Mé P. y a vn l'imp d'un verbe ferer, « arrêter ta corde de l'arbalète, n
recueil de Copenhague ; le texte, qu'on oe peut corriger à Taîde de variâmes, n'est pas trop altéré, et les éditeurs l'ont amélioré où il était besoin. Voici quelques remarques. Les deux premiers vers sont tirés d'une chanson que chante le Coustur'ur^ et auraient dû être imprimés comme tels. V. n du grand maûn peut rester, de m. i$] de par^ 18^ J'iray ma queue Iraisner^ (88 ma qutue^ 272 Et veuiUnt. V. 57 il faut sans doute Ay'aus pas. Aux v. 24^6 queues rime avec jouent ; j'aimerais mieux corriger jeaint que coues. Après le v. 2 J5 il ne faut pas de point d'interrogation. — La farce des Femmes (jui coifflrent leurs maris est faible: ce n'est à vrai dire qu'yne scène assez peu spirituelle. Il ne faut pas d'ailleurs prendre le mot coiffer dans le sens métaphorique qu'il a souvent plus tard : les bourgeoises qui veulent être maîtresses mettent des cotffes de femme sur la tête de leurs maris ; c'est comme si elles leur prenaient leurs braies, comme dans tant de contes du moyen âge. EUes agissent sur le conseil d'Antitus, et M. P. a rassemblé dans la préface beaucoup de passages curieux sur ce type facétieux bien connu par Rabelais. Il a trouvé un personnage qui, i la fin du XV" siècle, portait réellement ce nom, était chapelain des ducs de Bourgogne, et traduisit V Histoire d'Euryale et Lucrèce. Mais â vrai dire il ne me semble pas que la célébrité de maistre Ant'ttus remonte à ce grave prébendier : elle doit bien plutôt provenir d'une farce dont le héros portait ce nom. Je ne vois pas non plus qu'Antilus figure nulle part comme an gourmand, ni que dans notre pièce il soit présenté comme un homme « trop galant ». Toutes les mentions de ce personnage qui ont quelque chose de caractéristique me paraissent plutôt confirmer la définition qu'en donne Oudtn (1648)., dont le livre en bien des points conserve vivantes de vieilles traditions : « Maistre Anlitus de Cressonières, un badin qui se raesle imperlinemraent de tout. »
j. Farce ù quatre penonnages, deux hommes et leur deux femmes. Cette farce se retrouve dans le célèbre recueil du British Muséum, et, bien que M. P, ait oublié de l'indiquer, dans la réimpression qu'en a donnée Viollet Le Duc (t, I, p. 14 j). Ici encore, le recueil de Copenhague n'a d'autre source que l'édition déjà connue (Lyon, Cbaussard, vers 1545), et ne peut servira améliorer le texte. V. 1 1, cryc est bon, de m. 85 Si tu la tues, 21 j et de loups ^ 236 m'amyt la btlUy 529 vrayement^ 4^5 je ne vous dis riens^ etc. — M. P. croit cette pièce, assez spirituelle, d'un basochien, à cause de certaines expressions latines. En tout cas il n'y faut pas comprendre reus^ qui n'a rien à faire avec le latin reus^ mais vient de l'ancien verbe reuser (voy. Rcv, crit.^ '877, t. I, p. 47). Anne n'est pas non plus le lat. annCf mais doit s'écrire anné ou tnnè ; cf. Villon, Gr, Test. huit. CXXXiX
6. Farce a deux personnages^ le pèlerin et la pèlerine. Cette pièce est unique. L'auteur s'est nommé, en acrostiche, Claude Mermct, et M. P. a reconnu en lui un notaire de Saint-Rambcrt, qui a imprimé divers ouvrages de 1 ^74 i 1601. Sa farce n'est ni amusante ni honnête, et en outre elle n'est, comme le fait voir le savant éditeur, que le remaniement d'une sottie jouée à Rouen en 106 et interdite, sans doute à cause de certains traits qui parurent irrévérencieux pour la religion et que Mermet a supprimés {Rom VU, jn-3i6).
7. La Présentation des Joyaux. Celte pièce était laite pour être récitée aux noces ; le messager présente à l'épousée les joyaux offerts par le mari, et le fou
Picot et Nyrop, Recueil de Farces 285
accompagne chaque phrase d'un commentaire facétieux, composé le plus souvent d'équivoques d'une remarquable grossièreté. Cette petite pièce, facilement rimée, est intéressante pour l'histoire des mœurs. Elle était inconnue.
8. Se/mon joytux a un personnage. Le titre ajoute • pour jouer a une nopce • ; mais on a peine à croire qu'il dise vrai. C'est une amèrc diatribe contre le mariage. L'énumération « des choses qui faillent en mesnagc », imitée, comme le montre M. P., de pièces plus anciennes, n'en occupe qu'une partie. Le reste est un tableau déplorable de la vie d'un homme marié : Mieux iuy vaadrott ettrt fu^. Ou au profond d*an puits fiché. Ou ars, ou tout vif escorchi, Ou ettre au plus profond d'enfer Logé avec^ue LMcifer. On ne se figure pas ces jolies choses récitées à un festin de noces ; rien d'ailleurs dans le tette n'indique cette destination. Le titre me paraît être une mystification ou une ironie.
9. Maistre Hambrtlin. Celte pièce, plusieurs lois imprimée au XVI* s., et insérée récemment dans le t. XIII du Reauilit MM. de Monlaiglon et de Rothschild, est un renouvellement de Watthi de tous mtsiurs^ et ce monologue du • valet i tout faire » est lui-même imité de pièces plus anciennes, comme le montre M, Picot. Parmi celles qui appartiennent au moyen âge, il aurait pu mentionner le discours du premier des deux Bordeors rtbau: V
Un glossaire-index fait avec beaucoup de soin termine ce joli volume. Plusieurs mots sont cités sans être accompagnés d'aucune explication ; on ne comprend pas toujours bien la raison de leur admission : p. ex. anguille^ faucille, patte, UUm, tonneau, etc. D'autres fois au contraire ce sont des mots dont le sens est difficile: l'auteur du glossaire connalt-il ou ignore-t-il ce sens f nous ne le savons pas. Tels sont les mots angmllé, banaux (barilsi, cisoires (ciseaux), mande (manne I, menées, mori (violet foncé), rum, etc. Quelques mots ont reçu une interprétation erronée: se deshitiitr ne veut pas dire 1 se divertir t, mais au contraire • s'attrister, se décourager » ; essanger ne signifie pas < changer », mais t nettoyer », de l'anc. fr. songe, sanges^ • ordure, saleté du linge •, Ratenaire est traduit par • barbier > ; sur qudle autorité ? Renfcrrtr esgutlUtti doit être pris au sens propre. Eschate, tspinceau. esUulte sont donnés i tort comne des formes picardes.
En somme, il y a bien peu à reprendre au livre de MM. Pic- r,^ «t
il y a bien plus â profiter que je n'ai pu le dire ; car je n'ai pan t rp
que les notes et le glossaire (notamment l'art. Rimet) contiainent dr ments utiles, nouveaux et précis ^.
1. t'épigramme citée p. lu et bien connue est de Saint 'Oiib (M. Blinrticwâa, U 177} ■, seulement m premier vers i] y à Un charlatan et ooo Mtiitft rwin.
2. L'impression du volume ut très soignée ; je n'ji rciD«n|aé ^gac (mk ffwr « Oubiieur, fabricant d'uublis », pour « d'oubliés », au gUntairt. Ci fcvaBChc Vvà ^ très souvent choqué par h substitution des s longues aux /
Faune populaire de la France, par Eugène Rollahu. 1. Les mammifères sauvages, noms vulgi^ires, dictons, proverbes, légendes, contes et superslilions, pp. xv, 179; 1877. H. Les oiseaux sauvages^ pp. xv, 421 ; 1879. III. Les reptiles, les poissons, les nioUusoues, les crustacés et les insectes, pp. xv, ]b\ ; j88i. 3 vol. in-8'. Paris, Maisonneuve*.
Les trois volumes que nous annonçons sont le début d'une série d^études sur l'histoire naturelle dans ses rapports avec la linguistique et la mythologie populaire. Chaque espèce animale est étudiée dans uo chapitre spécial, divisé en deux parties: la première contient les noms vulgaires, les termes de chasse, les dictons, les proverbes d'un caractère général ; la seconde contient les proverbes qui (ont allusion i des contes ou à des croyances spéciales, les contes, les préjugés, les superstitions, les pratiques, M. Rolland passe en revue dans ces trois volumes les mammifères sauvages de la France, les oiseaux sauvages, les reptiles, les poissons, les mollusques, les crustacés et les insectes ; les deux volumes suivants seront consacrés aux animaux domestiques et termineront la Faune populaire de la France.
Cette œuvre considérable n'est elle-même que la première partie d'une élude d'ensemble, faite sur le même pian, qui embrassera dans toute son étendue le domaine de la science populaire: après la Faune viendront la Flore populaire: — la Minéralogtc populaire ,• — les Forces de la nature ; — V Anthropologie ; — enfin les Dieux et la héros populaires de ta France ; bref, l'auteur nous donnera une encyclopédie complète du folk-lore français. Cette branche de la science a jusqu'ici été bien négligéeenFrance, ety est même presque inconnue ; la revue que MM. Rolland et Caidoz avaient fondée pour la constituer, Milusine, n'a point trouvé dans le public l'appui et l'encouragement qu'elle méritait el a dû s'arrêter, après avoir donné néanmoins une riche collection de documents qui ne sont pas perdus pour la science. Malgré des circonstances si défavorables, quand M. Rolland aura achevé son entreprise, nous aurons pour le folk-lore français une œuvre qui, je crois, n'a pas d'équivalent en Angleterre ni en Allemagne, qui, par la simplicité et l'élasticité du plan, est susceptible à la fois et de servir de modèle à des œuvres similaires pour tous les folk-hres de tous les pays et de fournir aux progrès ultérieurs de la science des cadres tout faits où tous les faits nouveaux trouveront place indéfiniment.
Je laisse aux philologues le soin de faire ressortir tout ce que la linguistique proprement dite trouve à recueillir dans les collections si riches, formées par l'auteur, des noms d'animaux et des termes de chasse; tous ces noms appartiennent essentiellement k la couche la plus populaire de la langue, mais â tine série peu étudiée jusqu'ici, et qui mériterait pourtant une attention toute particulière, parce que, dans cette partie de la langue, la métaphore joue un rôle plus
I. jJ'ai ajouté ch et là au remarquable article qu'on va lire ouetaues observations qu'on trouvera entre crochets. J'en vois d'autres à faire, mais elles demanderaient de longues recherches, et elles ne porteraieitt en somme que sur des points de détail. Le folk-lore est un sujet sur lequel on pcui toujours trouver à dire, l/essentiel en pareilles matières, c'est ta méthode, et M. Darmcsicicr appelle avec raison l'attention sur les difficultés qu'elle présente, — G. P.]
Rolland, Faune populaire de (a France iSy
grand peut*ètre que dans aucune autre et se prête le mieux à une étude de la psychologie populaire. J'essaierai seulement de marquer le service qu'un ouvrage de ce genre rend aux études de mythologie générale, et quelques-unes des questions nouvelles qu'il amène à poser.
M. Rolland s'est proposé avant tout d'amasser des matériaux pour le Jolklorc français ; néanmoins, i) ne s'est pas interdit les rapprochements qu'il pouvait rencontrer dans les domaines étrangers, et l'impression qui se dégage de la lecture du livre, c'est que tout ce qui est dans le folk-Ion français se rencontre aussi dans tous les autres, qu'il n'y a pas â proprement parler de folk-lore français, ou allemand, ou italien, mais un seul jolk-lorc européen, ou même universel, car telle croyance ou telle légende qui paraît dans un coin isolé d'une province de France est soudain rapportée par un voyageur dans des termes identiques oti analogues de chez quelque peuplade d'Afrique ou d'Australie. Ainsi se pose un problème en apparence insoluble, car toutes les solutions qui s'offrent d'abord k l'esprit \m répugnent également. Il est également impossible d'admettre une création partout indépendante et partout identique: les partisans les plus déterminés de Tidentité universelle de la nature humaine n'iraient pas jusque-là ; ou une tradition commune remontant i une parenté primitive, et se perdant nécessairement dans un passé ultra-préhistorique ; les défenseurs les plus convaincus de la tradition primitive de l'humanité hésiteraient â mettre sur le même plan dans cet héritage premier de l'homme la légende du déluge ou du paradis terrestre et tel proverbe ou telle recette de bonne femme; ou enfin l'hypothèse d'un emprunt et d'un échange universel : l'échange et l'emprunj se conçoivent pour des contes, des récits amusants, qui passent et se transmettent de bouche en bouche avec une facilité étonnante, mais non pour des croyances, souvent liées ï des pratiques, qui tiennent au fond même de la pensée populaire et dont h ténacité est souvent un signe d'originalité.
Je ne dirai pas que le problème soit soluble, et |C crois que longtemps encore la mythographie comparée offrira une difficulté insurmontable ; mais |e crois que le problème est en partie ma! posé, parce que le domaine du jolk-lort est encore imparfaitement défini, et que beaucoup de choses que l'on donne à présent comme populaires sont tradition savante, œuvre de ckrc. Le vrai folk-lorc est celui qui est recueilli, ou plutôt surpris des lèvres du peuple ; car si on l'interroge en règle, il donnera, non plus le produit spontané de sa penséeet son savoir naturel, mais ce qu'il aura pu entendre du savant de l'endroit, du maître d'école, du curé ou du coq de village. ÏVIalheureusement, l'observation personnelle ne fournira jamais qu'une part relativement restreinte dans la constitution du jolk-lorc; elle ne permet d'ailleurs que l'étude du présent, ofa les croyances populaires sont déjà si fortement entamées par les ravages de l'école; le passé lui échappe, et par suite, ce qui pourtant est l'objet réel de toute étude psychologique, elle est impuissante à s'élever au point de vue historique. De là donc la nécessité absolue de remplacer l'observation directe et personnelle parle témoignage, par le livre ; de là aussi une source infinie d'erreurs, sitôt que l'on prend au mot, sans plus ample Informé, comme tradition populaire, tout ce que le livre donne comme croyance, pratique ou légende. Quand l'on y regarde de plus près, on voit que maintes fois cette croyance ou cette légende n'est pas rapportée sur
vue directe, mais d'après une tradition antérieure ou sur ouï-dire, et de proche en proche on arrive soit à la preuve, soit â la convîctiofi, que le prétendu trait du folk'lon moderne est simplement une ligne de Pline, soit transmise de livre en livre par la tradition savante du moyen âge jusqu'à nos )Ours, soit ayant passé du livre dans le peuple, comme tel mot savant qui passe du langage des clercs dans le langage populaire.
Il y a donc à faire pour le folk-lore une critique des textes et des sources aussi sévère que pour les autres branches de l'histoire. Je donnerai quelques exemples, pris au cours de la lecture du livre de M. Rolland, cl qui nous lourniront des spécimens de la plupart des cas qui peuvent se rencontrer : soit similitude apparente des traditions ne reposant que sur l'illusion savante, l'ù/olum libri; soit similitude réelle des traditions, mais remontant â une source savante qui a pénétré dans le peuple; soit enfin similitude réelle de traditions vraiment populaires, d'origine comme de caractère. Je ne me bornerai pas aux rapprochements donnés par M. Rolland, et qui sont empruntés en général à l'Europe, mais je puiserai surtout, pour rendre les rapports plus frappants, aux sources orientales.
Volume 1, p. 7, â propos de la chauve-souris : « Autrtjo'n, en Alsace
lorsque les sauterelles dévastaient un canton, i] suflisaU de suspendre quelques chauves-souris aux arbres les plus élevés : les sauterelles, chassées par une force secrète, portaient leurs ravages ailleurs » (Gérard, lu Mammifères de l'Alsace^ p. 6; Colmar, 1871). — Or on trouve dans la Cosmographie de Kazwini (un Vincent de Beauvais arabe, contemporain du nâlre] : t Lorsqu'on suspend une chauve-souris à un des arbres d'un village, les sauterelles passent le territoire du village sans s'y arrêter (S. de Sacy, Chrestomâthie arabe^ i^' éd. 111, 401). » Je ne trouve rien d'analogue dans Pline, ni dans Viicent de Beauvais ni dans aucune des sources générales que j'ai consultées. Cependant les termes mêmes de l'auteur français prouvent qu'il ne s'agit point d'une tradition populaire vivante: ce n'est guère dans le climat de l'Alsace que pouvait naître cette pratique, mais dans un pays où tes sauterelles sont un fléau avec lequel le laboureur a à compter et où les chauves-souris passaient, comme les chouettes en Grèce, pour de grandes destructrices de sauterelles < (Aristophane, Oiseaux, \%Z\. S'il y a ici une croyance populaire ou une tradition savante, c'est au naturaliste à le décider.
P. loj. • C'était anciennement une coutume tirée du paganisme de se couvrir de peaux de cerf et de biche le premier jour de lanvier et de porter en cérémonie des bois de cerf sur les épaules. Cette coutume fut improuvée par un article du concile d'Auxerre, ainsi conçu : Non licel calendis jamarii vitula aut cenrulo Jacere, vel strenas diabolicas obscrvare (Méry, Proverbes^ 111, ji). » Bien que ceci ne soit pas du folk-lore moderne (le concile d'Auxerre est de $78}, le trait intéresse l'histoire de la mythologie de France, et la rattache à la mytho-
I . Mortes elles effraient les sauterelles comme elles le feraient vivantes. La vertu des objets survit à la vie : c'est une idée qui est au fond de bien des crovances et des aacj populaires : l'Indien qui mange le coeur de son ennemi, les Bohèmes taisant un umbour de la peau de Ziska. les Turcs se partageant comme taii^man les ossements de Skaadef-b«!g, etc.
RoiUKO, FoùAe pùfëiâin et là Fnmce 289
k|pe 'wàA^mnpèamt. Cette pratique, pnhakkmat. gnlobe, rappelle de près la prv)oessîoa du PéfiOD : cluqae année les jeunes gens des enTÎnm se itirfaieal m aactoaire de Zens sur le Pélios, couveru d'une pe»u de bélier fnldtt d bîe« ionûe (Dicèarqae, daos Fr^gm. ktst, Cr., éd. Môller, II. 262). L'objet de celte procaàn, qvî se faisait an monient de la cankale^ étah sans m1 dooie d'obte- ■tr h phie, et cette peau de bélier, appelée aussi At«c ««fitaw ou 9im auMwtélail leiyaibole de la nuée, cette pea de ckhn do cid oiavcit («^tk; les Védas appeHent le naage d»yd Uac, la peaa céleste^. La procession gauloise reproddl peut-être le mlitie symbolisme, mais avec une intention autre, se faisant en janvier : il s'agit de représenter le ciel td qu'il est, non td qu'on le désire- Dans œl eieople te folk-ion remonte i une tradition pricaitive tenant à la coaunu- •aoté d'origine, à an héritage de race *.
P. 117. Les détails sur les amours de la louve semblent de tradition savante : Qoe partie se retrouve dans Brunetto Latmo, qui oertajoemenl n'écrit pas soos b dictée du peuple : • plusor masle ensuient la louve^ mais a la fin elle regarde entre touz, et esleist le plus tait qui gise 0 li (1, (, 192). i
Ibid. La rencontre du loup rend muet. • U passe pour certain (dans le Berry), dit Laisael de la Salle, que si le loup qui survient pour enlever un nootOB voit la bergère avant d'être vu^ à l'instant même cdle-a devient ritacA; lenrtwée) an point de ne pouvoir cher. > De même Piine : • Creditur (luposl .» vocea bomini, quero priores contemplentur, adimere ad praesens ■ (Vlll, 34). De mène saint Ambroise dans l'Hexameron (VI, 4) : • Lupus si primo bominen vident, vocem ei eripit et eum tanquam victor vocis ablalae despicit'. » De même Isidore de Séviile : t lupus de quo raaiâ tLuni vocem hominem perdere^ si eum prier lupus viderit. Onde et subito tacenti didtnr : Lipus tst infabaU* {Etymol. XII ^ 2, 24; d. 1, 17, 28). » Virgile {EcL IX, ip, Théocrite (R XIV, 22^ et Platon (fie/. X) font i cette croyance des allusions très daires. Il paraît, par les termes de Laisnd de la Salle, comme par ceux de ces divers auteurs, qu'il s'agit bien aujourd'hu] et qu il s'agissait autrefois d'utie croyance existant parmi le peuple ; die se traduit même par certains préceptes pratiques pour détruire Teftet du maléficej et l'emploi de l'expression 1/ a m ie loup en parlant d'une
1. [Cette pratique est d'ordinaire rattachée I la mythologie gemasiqQe; elle était CKSve nsûée au xvi* >. en Alsace, «t elle se retrouve de nos jours, dans plnsîenrs règioBi de l'Allemagne, soos le nom de Berchidsprù^a, Dans le lene dn ooodle d'Auxcne, il
{tut d'aîTlcurs lire retala et non rituLx.-
2. Reproduit par Vincent de Beauvais [Speealam Naturâtt^ XIX. 8jJ, Vinceai apoote l'eapiication naturelle d'après le Physiohgiu : « Uipos, nC dkmm en, howinem ^oem pria vTderit conticescere facit, quia ridiot oculorum saonm ia eon mimt, et dcawcat spirilum e]us risibilem, qui dc:iccaTus desiccat aUos boniais ipiritB, et ilB tandem doiccanl arrerias. et *ic boaio rancus efficitur i ib. 84}. > Le raiioiiafistc Regiiukl Sc« apûqne de la même façon l'effet du mauvais otil et l'effet du regard du loap : Fai! malade envoie une infection qui se gagne : t The poyson and desease in the *^aore] eye ialecteth ibe^aâr neat BOto it, aod the same procccdeth funher, canring wiih il ihe taooor aud nfoclioa of the corruptfti blood, wttJi the contagion whereof the fret of the bAolden are moM m to be infécteJ. By tfib lame meaas ïî is thought that the cockatrice deprîveth ibe file, and a wolf uketn away the voice of such a> tbey suddeuly meet wiibal and bchoU {Tht Discorery of Witchcraft, XVI, 9; cd. de 166$) »• Aucun ne s'avise de dire que ce n'est pas le regard du loup qui rend muet, mais la peur.
J. [Notons qu'lâdore mêle ici mal i propos cette loottiOQ, êqmvaleme 1 notre QiUMà on parle du loup on ea voit la queue.]
Romania, X 19
personne qui a perdu la voix ne laisse point de doute raisonnable sur le caractère populaire de cette croyance ^ Voilà uti cas de folk-hn très ancien^ puisqu'il existe déjà du temps de Platon, et très étendu, car il se trouve qu'il donne le sens d'une formule de l'Avesta : t Puissions-nous voir le loup les premiers et qu'il ne nous voie pas le premier I • (Yasna, IX), qui ne prend sa valeur réelle et entière que quand Ton y supplée le sous-entendu que fournit le folk'iùn.
P. 123. I Garder la lune des loups * signifie-t-il en effet « faire une chose inutile • ? Ce ne sera en tout cas qu'un sens dérivé : c Dieu garde la lune des loups » n'aurait guère de sens dans cette interprétation. L'on dit en Forez, quand la lune est voilée par les nuages, que « les loups ont inangéla lune^ pour mieux pouvoir faire leurs déprédations » ; ceci nous prouve que nous sommes en présence d'une formule mythique. L'Edda offre le mythe complet : la lune est poursuivie par un loup, Managarm, « le loup de la lune », qui la dévore (sans doute aux éclipses; v. Grimm, Dmlscke Mythol.^ p. 224-^.1]. C'est le mythe indien de Rahu : la forme française et la forme germanique forment un groupe plus étroit (dans le mythe indien c'est un crocodile qui dévore la lune). Voilà encore un cas àe Jolk-hre remontant probablement à l'hérédité aryenne.
P. tj^. f Certains individus sont forcés au temps de la pleine lune (te choix du moment se fie-t-il à la croyance précédente?! de se transformer en haps garoax. Le mal les prend toujours la nuit ; lorsqu'ils en sentent les approches, ils s'agi» lent, sortent de leur !it, sautent par la fenêtre et vont se précipiter dans une fontaine ou dans un puits, d'où ils sortent quelques instants après, revêtus d*une peau blanche ou noire que le diable leur a donnée. Dans cet état ils marchent très bien à quatre pattes, passent la nuit à courir les champs et à hurler dans chaque village qu'ils traversent. A l'approche du jour, ils reviennent à la fontaine, y déposent leur enveloppe et rentrent chez eux^ où ils tombent souvent malades de fatigue (Gautier, Staùsùifue de la Channte-lnfineure^ iS|9i P- 234). • Cette croyance, qui court, semble-l-il, les campagnes de la Charente-Inférieure est venue là d'Arcadic par Tintermédiaire de Pline : • Evanihes inter auctores Graeciae non spretus tradit Arcadas scribcre, ex gente Anti cujusdam, sorte familiae lectum, ad stagnum quoddami regionis ejus duci, vestituque in quercu suspenso transnatare, atque abire in déserta, transfigurartque in lupum, et cum ceteris ejusdem generts congregari per annos novem. Quo inlemporesi horaine se abstinuerit, reverti ad idem stagnum; et quum transnataverit, effigiem recipere, ad pristinum habitum addito novem annorum senium. Id quoque Fabius, eaindem recipere vestem (VllI, 34). » Il n'est guère possible de douter devant l'identité des deux récits que le paysan de la Charente n'ait appris le sien de Pline, par une série d'intermédiaires qu'on ne peut aujourd'hui rétablir^ mais dont il est aisé d'imaginer la nature et la succession : traductions, abrégés, extraits, recueils de contes, récit oral. En dernière analyse, k folk-Ion charcntais se trouve être la version moderne d'une vieille légende née en Arcadic'.
1. [L'authenticité de cette locution dans ce sens est douteuse; d*âllkuri elle dit le contraire de ce qu'elle devrait dire ; on n'est pas enroué pour avoir vm le loup, mais pour avoir été vu par lui ]
2. [Cette croyance se retrouve chez tous les peuples indo-européens, avec des circonstances plus ou moins identiques, et je ne vois aucune raison de lui assigner une prove- Mocc savante. Voy. notamment le savant livre de W. Herz, Der WcrwotJ.]
Rolland, FawÊe pepiUskt de Li Fraace 191
Uf p. 63. M. RoUmd rapproche des récits aoroBiid ei berricboa sur PberW nigique du pivert le réat anaJogne de Pline (X, 20) : œ rédt^ que Ptiiae iCBble devoir lui-mèine i Trebius Niger, ne serait-tl pas bsfioriqjMall ta MBCe iDème de dos légendes ?
P. ) 17. Uhiroodellt n'a pas i craindre la cécité : elle couiait nœ pierre qui b gnérit. Cf. Elien, De not. amm. III, 2 s.
m, 40. A&x Gâtes do Nord avec an serpent sor soi on devine tontes les métanorphoses ; le boovier écossais acquiert la science nniverselle rien qo'en touchant à m bouilkm tait avec un certain serpent blanc. M. RoUand rapproche la croyance, attribuée aux anciens Arabes par Philostrate, qu'en sungeant le cœvr ou le foie d'un serpent on comprenait le ianpi^e des oiseaux. L'Eddaofre un témoignage plus authentique et plus direct de cette croyance : Signrd, ayam mangé le conir de Fafeir, comprend la langue des oiseaui. La croyance normande et écossaise est dérivée d'un conte ancien, transporté jusque là par des intermédiaires i déterminer*.
P. 4 1 . Les deuils sur les amours de la vipère sont d'origine savante (Pline, X, 82 ; Elicn, I, 24>>.
Les légendes sur le basilic sont d'origine savante; cf. Pline, VIII, ^} ; Branelto Latino, I, s» ■4' i le Phjùologas. Elles sont d'ailleurs répandues sur une aire très vaste : les livres théologiques des Parses leur défendent de tuer les poules qui chantent {Shéyast 14 ShJyasty Sadder); ce qui suppose Texistence de la coutume défendue, laquelle â son tour trouve son explication dans ces lignes relatives à une superstition du départemeiit de la Vienne : • On croit i l'accouplement du mâle de la couleuvre verte et jaune avec la poule d'où vient le cocatn ou oeuf de coq. Ces poules jaittes par un reptile se reconnaissent â ce que leur chant qui imite celui du coq est rauque. Ces poules doivent être tuées de suite. « L'origine exotique de cette superstition est prouvée par le nom même du reptile : le cocein est appelé ailleurs cocodnïh (dans le Loiret), ce qui^ rapproché de Brunetto Latino, I, 5, ija, prouve qu'il n'y a U en dernière analyse qu'une légende sur l'origine du cuteodiU ; ce n'est point certes en Fraoee qu'elle a pu naître'
Je me borne à ces exemples qui prouvent, je crois, suffisamment que, dans le savoir populaire, il faut, comme dans la langue populaire, faire une part très large ï l'élément savant. Comme tel mot grec et latin a passé des livres des clercs dans la bouche du peuple et s'y est absolument fondu avec sa langue i lui. ainsi en est-il advenu pour une bonne partie des traditions populaires. Elles ne doivent pas pour cela être bannies du Jolk-lorc, et M. Rolland a bien fait de les
I. fCe ooote M retrouve encore vivant chez presque tous les peuples de rEurepe. Voy. le Strpnt blane, dan* Crimm, et les rapprocliemenis donnés au L Itl, auxquels il serait facile i'cn ajoiiter me masse d'autres, l
i. [On les trouTC déîi dans ks Choiphoru d'Eadiyie ; cf. Tschischwitx, Cerm. Mythi in Shaktpean, p. 121.J
). [Le cùcatri a été confondu avec le aycodrilk^ mais il ne iai est pas onginairemem identique, bien au contraire, puisque cocalris, comme l'a montré M Tli. Sundby 'Bnuimo Latino, p. i^i-^j), est le lat. cakaîni, iradoisaat lui-mêroc le gr. 'yyrJtiwv Au r«te, l'ai pane ï croire que la superstition sur la pouie qui « chante le coq" • ait une origine Mvante. Le aom de cocatri donné à son produit ou an orétenda œuf ae coq a élé amené li par étymologie popu'aire et est tout i izn étranger a la croyance eUe-méaie.)
admettre sans distinguer: seulement quand tous les matériaux seront réunis, il faudra faire un départ ; et de même que dans le glossaire populaire on recueille indifféremment tous les mots réellement vivants, que leur origine dernière soit populaire ou savante, quitte plus tard, quand Ton essaie l'histoire de ce glossaire, â distinguer scrupuleusement ces deux origines et à marquer exactement pour chacun des mots savants le degré et la nuance de popularité qui lui revient dans la conscience du peuple; de même il importe à présent de recueillir fidèlement tout ce qui est donné comme savoir populaire, mais à condition de soumettre plus tard les faits accumulés à un examen rigoureux. Cet examen fera disparaître une bonne partie des faits qui, en réalité, mal rapportés ou mal interprétés par le témoin, n'expriment qu'une imagination propre à un seut individu et non une croyance d'un groupe. Une seconde couche comprendra des faits qui s'étendent en effet sur une aire considérable, mais sont entrés dans le peuple par une tradition savante. Viendra enfin une troisième et dernière couche, irréductible au moins à t'analyse présente, et qui comprendra le véritable folk^hre^ spontané et original *.
La première chose i faire pour arriver au départ de ces deux couches> c'est de faire pour les imaginations dont if s'agit un travail analogue à celui que Loiscleur Dcsiongchamps, Sacy, Bcnfey, ont fait pour la propagation des fables. La tâche est infiniment plus difËctIe parce que l'on n'a pas ici, comme otî l'a souvent pour Jes labiés, une source unique et connoe à suivre à la piste» L'on a cependant un point de départ assez ferme, c'est Pline. C'est là le Père Océan d'oii coule tout le jùik-lore savant du moyen âge et des temps modernes. Il faudra recueillir toutes les rêveries contenues dans son livre, les suivre à travers les traductions ou les compilations similaires du moyen âge, samt Ambroise, Vincent de Beau vais, Barthélemi de Gianville, Brunello Latine, le Spéculum mundiy le Lucuiaire^ le Une de Sidrac^ les Bestiaires, etc. Une édition de Pline, annotée avec les extraits de toutes ces œuvres, se trouverait englober la moitié du folk-hre d'Europe. Ccfa sans doute n'embrasserait pas encore tout ce que la tradition populaire moderne doit à la tradition savante, qui a pu s'infiltrer par bien des sources et bien des canaux différents, principalement par les rapports plus étroits établis avec l'Orient depuis les croisades et par l'tnter-
I. Il y aurait encore bien des résen'cs â faire sur U valeur de ces termes. On peut se demander si le folk'lore est iamaii de création populaire. Entre la ctoyance ou la littériturr ditr populaire et la croyance ou la littérature dite savante, il n'y a qu'une difFè- Ttnce Hr tcmpi et non d'origine; l'une et Tautrc sont de création savante : le peuple pfonrcmcni dit ne crée pas, il se contente de vivre ; mais de tout temps, et dans les milieux lei plus rudimeniaîres, il y a à côté de ]j masse passive des esprits qui réflècli'iJ''fin, «H» iréent, qui formattnt les idées et les sensations inconscientes de la masse, en un \ . ivmts ; c'est de cène classe que le peuple reçoit ses premières connaissances,
ir royancrs ; avec le progrès de la réflexion, la classe savante s'élève à des
XU-. , ai compliauées, et le peuple reste a l'étage inférieur, ne pouvant suivre le
mauvemenl trop rapide de ta pensée savante. Il n'y a pas une croyance créée par le iwuple, fl une aoyancc créée par le savant : il y a seulement une croyance acceptée par Ir y<uplc, et utie croyance qu'il n'accepte pas; mais l'une et l'autre viennent également M UUPM, l'une du savant d'autrefois, l'autre du sîvant d'aujourd'hui. L'abîme entre dt 4Ma ordre* iridées vient de ce que la création du savant primitif répond mieux ilMlNi^ll tiKor* k l'état intellectuel au peuple, encore primitif, et le folk-Ion du jour «W U •doKY dei prctuicrs iours.
Rolland, Faune populaire de la France 29 ?
médiaire des contes, d'où rimagioation populaire tire des formules larges, transformant le fait particulier conté en fait général et en loi ; mais le terrain serait déji largement déblayé*.
Il resterait alors un résidu plus foncièrement populaire et qui comprendrait, d'une part, le fotk-lort spécial, plus 00 moins différent, non pour chaque pajs^ mats pour chaque climal^ et né de l'observation directe du milieu ; d'autre part, les débris d'un folk-lore général, dérivé de la vieille mythologie indo-européenne et qui, consulté avec prudence, pourra fournir des indications utiles i l'histoire comparée des mythologies.
La principale difficulté de ce départ et qui fait que les solutions ne seront certaines et définitives que pour le petit nombre de cas où la croyance populaire retrouvée dans une source savante se rapporte à des objets étrangers au milieu où elle paraît, c'est que parfois le trait signalé dans PIme a pu appartenir également, et d'une façon indépendante, au fonds populaire celte, germanique. 11 faudra donc soumettre Pline i son tour à un départ de même ordre : quand Pline reproduit-il une tradition populaire et vraiment vivante de son temps ? quand reproduit-il une tradition écrite, le plus souvent d'origine grecque, empruntée elle-même la moitié du temps aux fables de l'Asie, à l'histoire naturelle telle que l'ont rapportée de l'Orient les voyageurs grecs depuis les guerres médiques jusqu'à la conquête d'Alexandre, depuis Cntias, de réputation douteuse, jusqu'à Onésicrite, l'amiral du mensonge ? Les chances de communauté primitive seront plus grandes dans le premier cas que dans le second, il faut dire que le premier cas est le plus rare : Pline n'est pas un observateur qui note ce qu'il entend autour de lui, c'est un compilateur qui lit et copie.
En attendant qu'il se rencontre un érudit pour résoudre cette double question : • d'où vient Pline? » et « qu'est devenu Pline? », le pressant est de faire ce que fait M. Rolland. Il n'a pas fait le départ et n'avait pas à le faire : il a rangé son trésor d'observations et de notes dans un ordre excellent, et l'a mis à la disposition du public. Il a organisé le cadre où viendront s'enregistrer ik leur place marquée toutes les observations que l'on pourra recueillir désormais. Il a par li rendu un service signalé à la science.
J'ajoute pour terminer quelques observations de détail prises au courant de la lecture. I, p. 16 : le messin jane d'eurson, employé comme terme d'injure, signi6c-t-il proprement < enfant de hir'ision ? » Le rapprochement de l'anglais archin, au sens de polisson^ gamin, suggère peut-être une autre explication : le sens de polisson est un sens tertiaire, dérivé d'un sens secondaire, /é, diable, dtabhiin ; Byron l'emploie encore dans ce sens, comme synonyme de Unie fiend, dwarfish dcmon (Childt Harold, 1, 24I. Vurchin est dans le moyen âge une des
I . [Je crois que notre collaborateur faii à l'élément savant une part beaucoup trop large dans le folk-lore rérlletn^nt vivant; cette part diminuerait bien si on éliminait ae nos recueils tout ce qui n'est pas réellement « surpris n. comme il le dit si bien plus haut, de la bouche du peuple En tout cas, pour rechercher la source antique des superstitions savantes du moyen ige, c'est à Solin qu'il faudrait s'adresser plutôt qu'à rline. rline a êié peu lu, tant à cause de t'étendue de son livre ci du grand nombre de choses sans iniérét pour le moyen ige qu'il contient qu'à cause de son style recherché et souvent difticile. Solin au contraire, renfermant une masse énorme de faits en un petit volume et les exposant dans un style accessible i tous et déji marqué du sceau de la décadence^ devint la base des encyclopédies.]
formes favorites du démon ou au moins de son esprit familier (cf. Mackth^ IV, 1^ 2); euTion ne serait-il pas pris ici dans ce sens?
P. 4^. « Les ours enlèvent les jeunes filles, dont ils ont des produits moitié hommes, moitié ours • 'Cordier, SK;>fr5fifto/u<i« Pj«/kéj). Comparer la légende du Bund(hesk, selon laquelle les ours sont nés de l'union de Yima avec un démon femelle. La forme persane est plus primitive : l'ours ressemble trop à l'homme pour ne pas l'avoir dans ses ascendants (la réciproque est vraie : à preuve les Ainos du hpon) ; deU l'idée secondaire de rapports continués : l'ours veut rentrer dans sa famille. Ceci est un cas de folk-tore naturel et où les analogies peuvent être k la fois très étendues et tout i fait indépendantes'.
P. 1 16. The wolj in onc's stomach se dit surtout â propos de l'appétit d'une femme enceinte : < You bave ibrivcd well undcr him. — Faith ! like a wolJ ma womans breast (Webster, TJie White Dml ; voir la note correspondante dans l'édition Al. Dyce) a.
P. 41. Le proverbe : ■ il est de la nature de l'ours, il ne maigrit pas pour pâtir », me semble d'origine savante. L'abstinence prolongée de l'ours en hiver a pour premier garant Pline l'Ancien (V!ll, 54) : 1 Ils dorment quatorze jours durant d'un sommeil si profond qu'on peut les blesser sans qu'ils !e sentent : ce temps écoulé ils vivent en suçant leurs pieds de devant (reproduit dans ECazwini, 1,1,396)-.
JH, p. 42. A la pierre précieuse dans la tête du serpent, comparer le diamant dans la tète du crapaud :
Sweet are ihc uses of adversity,
Who, likethe toad ugiy and vMenous,
Still wcars a predous jcwel in hls head {Ai you Ukt il, ll| 1).
P. 72. « L'eau qu'on va puiser après le coucher du soleil est malsaine. On l'appelle eau de grenouille». Cf. Shayasl U Shdyast : t In ihe oighl water is not to be drawn from a wcU • (XII, 17, tr. Wesl).
Au dicton du Berry :
Si l'orvet voyait
Si le sourd (= salamandre) entendait
Pas un homme ne vivrait.
comparer le proverbe de Suffolk :
If thc viper could hcar and the slowworm could see, Then England irom serpents wouid never be free.
James Oarmestetbr.
I. ICf. le conte de Jean dt Vours et les notes de M. Cosquin Rom, L VI, p. 8j ».] i. [Ne s'agtrait-il pas ici d'un cancer au mn?!
I. — Revue db8 lakovsb rova.kb», V série, t. III, n' j. — P. lo^-
146. Chabaneau, Sermons et préceptes religieux en langue d'oc du XII* siicle. Les sermons sont ceux que j'ai fait connaître en 1866 par une publication partidie insérée dans le t. VII du Jahrbuch f. romanische Uteratur. Dès t86o j'en avais préparé une édition complète, qui fut jugée trop étendue pour prendre place dans le Jahrbuch^ le seul recueil qui alors pût donner asile à une publication de ce genre. Il y a quelques années j'avais pensé à les faire imprimer dans la Roma' mû. Je renonçât à ce projet en faveur de M. Armilage, qui prépare un recueil de textes provençaux en prose, dont l'impression est depuis longtemps commencée. L'annonce de cette publication * paraît avoir déterminé M. Ch., qui avait aussi une copie de ces mêmes sermons, à prendre les devants, et il nous donne actuellement le texte des sermons et des poésies religieuses contenues dans le même ms. {Bibl. nat. lat. 5548 B), avec une préface, mais sans aucune note. La préface est judicieuse, mais ne contient guère autre chose que le développement des idées que j'ai émises en diverses occasions sur ces sermons». Les notes, qui contiendront un trav.^il philologique, et sans doute aussi un commentaire relatif à l'établissement du texte et l'indication des sources des citations latines, sont remises à plus tard. C'est seulement lorsque ce travail sera complet qu'il sera possible d'en rendre compte. Notons en passant que si les sermons sont incontestablement du XII* siècle, les uns de la première moitté de ce siècle, les autres de la fin, il ne faut pas considérer les poésies religieuses du même ms. comme aussi anciennes â beaucoup près. L'écriture de cette partie du ms. n'est guère que de la fin du Xfll* siècle. — P. i^i-i^^. Bibliographie. Sous cette rubrique, M. Boucherie rend compte de la publication faite par M. Castets, dans le numéro précédent de la ftevuc, d'un miracle de Noire-Dame tiré de la Vie des P'tres, et y relève une infinité d'erreurs de tout genre. Assurément, c'est sous la rubrique Errau que les observation de M. Boucherie auraient dA
1. M. Ch. reproduit dan.^ une note de la p. 1 14 une opinion que je lui ai communiquée autrefois et d'après laquelle le ms. Harl. 1928, qui contient la traduction partielle du ouatrième èvangilt, serait originaire de Charroux; mais il y a déjà plusieurs années qu'une étude plus approfondie du calet^dricr contenu dans ce ms. m'a fait changer d'avis. Selon toute fjrobabiliiè ce ms. a été fait à Limoges. Je reviendrai quelque jour sur ccne question que l'ai traitée au Collège de France daos mon cours de 1877-4.
paraître. C'est d'ailleurs avant la publication véritablement regrettable de M. Castets que la révision fructueuse à laquelle s'est livré M. B. aurait eu toute son utilité. M. B. n'a pas su, non plus que M. Castets, que le miracle donné comme inédit avait déjà été publié ivoy. Romania, IX, 621).
T. IV, n» 4. — P. 1^7. CKabaneau, Les sorls des apàtres^ tejtte provençal du Xtll' siècle. Au mois de juillet dernier, M. Rocquain fit à l'académie des inscriptions une lecture sttr un singulier document dont îl avait l'original entre les mains. C'est une fcuilîe de parchemin où sont écrites cinquante-sept sentences auprès de chacune desquelles est placée fixé dans la marge, un fil de soie. Ces sentences constituent les * sorts des apâlres 1. On suppose que celui qui voulait consulter les sorts prenait au hasard Tun des fils et se faisait lire la sentence correspondante. Lorsque M. Rocc^uain fil sa communication à l'académie, il croyait inédit le document qui lui avait été confié jet qui depuis a été acquis par la Bibliothèque nationale). Mais peu après, il apprit que la Revue archéologique du midi de la France en avait donné le texte accompagné d'un fac-similé. Il ne crut pas toutefois devoir renoncer à mettre au jour l'édition qu'il avait préparée, et qui a pris place dans le t. XLI de la bibliothèque de l'École des chartes, pp. 4^7-474. Cette édition, facilement supérieure à celle de la Revue précitée, est en somme un bon travail, surtout si on considère que M. Rocquain n'avait jamais eu jusque-là à fournir la preuve de ses connaissances en provençal*. M. Chabaneau, informé par un compte-rendu, de la lecture faite par M. Rocquain, s'est empressé de publier, d'après le fac-similé donné par la Rev. ûtchéol. du midi de la Fr., l'édition des Sorts des apôtres que nous apporte la Revue des langues romanes, et qui a paru quelques jours seulement après celle de M. Rocquain. Il élit mieux valu, de toute façon, ne pas tant se hâter. Si M. Ch. avait un peu plus attendu, il e&t pu profiter du travail de M. Rocquain^ qui, exécuté sur l'original même, donne un texte plus assuré, malgré quelques négligences de copie, et il n'eût pas été obligé d'insérer dans le n" 6 du t. IV de la fim/* trois pages d'additions et corrections (pp. 271-4). Cela dit, je m'empresse de constater que l'édition de M. Ch. a sa valeur propre, qui résulte du commentaire développé qui l'accompagne. J'ai coUationné sur le ms., à la Bibliothèque nationale, l'édition de M. Rocquain. Voici le résultat de cette collation : Prologue, l 4, lis. pozestaiz ; I. 5 patnarcas; I. 9 «7; 1. 22 causzas; I. 23 corces \ I. 37 ()o de la p. 466] ajoutez sa après tota; I. 38 sorti; § 3 pregua ; ^ 4 ajoutez tu après tjue; g (> no; §§ 8, 14, 18, 29 causza ; § 8 « cela ter {e cUla t'er ?} ; § J o jacil ; § 1 J guovcrnada ; S 1 7 prcgas ; § 20 cairau et adoms ... mieilhers ; § 24 jon ; § 26 ^uer [Vs est exponctuée} ; § 28 cauza ; § 48 pervenguo ; § 49 nias: § $2 mor ; § 57 ajoutez so après aiso. — P. 179. Us Pronnçalistes du XVÎ!h siècle (fin). — Bibliographie. P. 19J, Us chansons de J. Brettl p. p. G. Raynaud <A. B.) ; PUsies des XiV» et XV* silcles p. p. E. Rilter (A. B.| ; Karts d. Crosstn Rcise nach Jérusalem hgg. v. Koschwitz
I. Puisque M. Rocquain a bien voulu citer les noms de ceux qui lui ont donné leur avis SUT quelques passages, je suis intéressé à faire remarquer qu'au § j? (p. 471 de l'édition de la Bibliothèque) ii s'est produit, sous la plume de M. Rocquain, une confiision de noms. La leçon que j'ai proposée, et qui est la seule possible, est detivrar t'a.
(A. B.) ; Sonntts inédits d'Olivier Je Magny p. p. Tamizey de Larroque (C C.)- — Périodiques. P. 199. Archives des missions, rapport sur une mission en Espagne, par M. Fr. Michel (C. C). Nous parlerons de ce rapport.
T. IV, n" 5. P. 209-247. Boucherie, La langue et la liitèratare françaises au moyen âge. Réponse h M. Brunetiére. Je suis d'avis que les j8 pages de cette réponse, comme aussi toute ta polémique antérieure de MM. Brunetiére et Boucherie (voy. Romania IX, 477 et 619), constituent une perte pure et simple de temps et d'espace M, Brunetiére essaie de prouver au grand public qui lit la Revue des Deux-Mondes que la langue et la littérature du moyen âge français sont dépourvues de valeur esthétique. M. Boucherie essaie de prouver le contraire au public spécial de la Revue des langues romanes. C'est prêcher des convertis. Ceux qu'il faudrait prêcher et convertir, ce sont les lecteurs de la Revue des Deux-Mondes. D'ailleurs, si le gros du public éclairé doit être amené à une appréciation équitable de ootre ancienne littérature, ce n'est point d'une discussion dogmatique ni d'une démonstration en règle qu'il faut attendre sa conversion, mais d'une connaissance de plus eo plus étendue des œuvres de nos ancêtres. Je répète ce que j'ai déjà dit ici-même : le meilleur moyen de faire apprécier notre vieille littérature, c'est de travailler à la laire connaître. Et en ra'cxprimant ainsi, je n*ai pas seulement en vue, comme paraît le croire M. Boucherie (voy. p. 2J i), la publication des textes : |C veux dire que, quand on a parmi ses lecteurs — ce qui est le cas de la Revue des langues romanes — des hommes capables de s'intéresser à la littérature proprement dite, il ne faut négliger aucune occasion, soit par des dissertations, soit par des compies-rcndus conçus d'une certaine façon, de faire ressortir l'intérêt très varié que présentent nos anciens textes. II ne faut pas les considérer seulement comme un champ d'exercice propre aux philologues, comme une matière à corrections et à rectifications : il faut mettre en lumière, ce qu'oublient trop souvent les auteurs de « recensions critiques >, tout ce que ces textes apportent de données précieuses à l'histoire des institutions, des mœurs, des idées, du goiit. Il faut enfin y voir et y faire voir, non pas uniquement des documents de notre langue, mais aussi des documents de notre civilisation. — Bibliographie, P. 248» Godefroy, Dtctionnaire di V ancienne langue française (A. B., remarques de détail, pas d'observations générales sur la méthode, à mon avis très défectueuse, selon laquelle çs\ rédigé ce vaste répertoire de notre ancienne langue/. — P. 249. Constans, Essai sur l'histoire du sousdiaUcte du Rouergue (C. C, premier article ; grand nombre de critiques de détail qui paraissent en général très fondées). — P. 25^. Mémoires de Jean d'Antras p. p. J. de Carsaladc du Pont et Taroiiey de Larroque (C. C).
T. IV, n" 6. P. 261. Noulet, Un texte roman de ta légende religieuse l'Ange et l'Ermite. [Ce texte est tiré du Doctrinal de sapiensa, imprimé à Toulouse en 1 504, lequel est lui-même traduit du Doctrinal aus simples gens de Gui de Roie. La légende de l'Ange et Œrmiic y est rapportée d'après Jacques de Vitri ; voy. le tçxle latin dans Wright, Latin Stories, n' 7. — G. P.] — P. 254- Chabaneau, Les sorts des apôtres (fin). — P. 27 j. Actes de décls à Saint-Paul-Trois-Clidicaux (Drame) Quatre actes en patois de içjt, ijjj, 1559 et ij6o, publiés par M. Accarias. — P. 277. A. Mir, Glossaire des comparaisons populaires du Nar-
A-cf i^wse. aa-s qui paraît ^ ^, r . -.•«« e rrnnier article, ^ ..T*». Vcts de M. Bou-
..—5 .::: .•!:>/« / meignent .^5 . -«r î^ti: Fœrster) éUnt .s.-ïa< -■« ^i"»" 'teignent et d'y ,.; j ^^mir.e. dirait le poète, . -. • rœre pas de pluie, il . 4 ^ s.-.: ::cte noire ; plusieurs .. .-.f *t rrs ingénieuse ; l'idée, . -. .-. AWiîw, n'est pas inaccep- - -jrvw.'e iui-même le nom de .t-s»-.': .::ss: en allemand Teujels- ^ s.v.ifTîeTi l'inverse de celui où o s* : *J -ps es quelz ilz pissent, ^ ...s: -"'viKLqueinent, mingunl a dû .- ■ ^-i •: - J seule difficulté, mais elle ..j« .j» i-cune langue romane, et . ■■•■ •:>-■«■ ^' B. croit, il est vrai, ^■^ . '-.> . ie trompe sûrement dans . j <v^•^: -* roumain mtngi ou mangi -A -. :o'-." «^'"«l un mot slave, comme , i. . ; ris trouvé le mot dans Cihac à .... : j'.v sJ'J't P^r celle qu'il a suivie à
>».•. f.tu '"•'' se traduit assez bien par , . •. >* *.*»t i l^it le même sens : minga y .. ..■ nîM^.- cf. la forme mingo citée par
.. . ^v:: À' iMmmaire, les différents éditeurs ,... ... . ^y.:s i : M. B. propose ^ue diable s'i
\' ...Tv..in> i -■•—■'• " ''""^^ «^c.; mais il n'y a
c- V ftT. . C-- signifie à l'origine « nourrir pour
^ ^^ ; .• . f- s'explique, comme le dit M. B., mais
. w > JU!:t pas li <*'"" « acte naturel fait et
-i.x.-^rT«: » — P- 295' 3 07- Compte-rendu par
'^ ,. ^ ;f M. Constans; voy. ci-dessus l'article
.V ,.•> rwjrsues et corrections de M. B. sont
-iv:^;. : " •* - -"' f*^^""^* ^ ^^'"'^ • '""'''■^ (P- ' $6) ne .. - •: ^f^: \enir de jocum ; jorz et corz (p. 29})
^ r> ,"i: .' > -i-iî^" J« /'"'' ^°'^ P®"*" "la jort; duit ^ „ '., ♦.;jjî-i : ixochier, en parlant d'une flèche, est
.■ ,v c^; r.'etnpéche pas qu'au passage cité il ne
fC-- C^-^. • se courroucer », est un dérivé très
"'. .,, V^iessus. p. 284. - G. P.]. - P. 307-8.
.•^.^K*-^ Je la belle publication héliotypique de
H. — Zeitschript fub bouanische Philolooib, IV, i-j. — p. 19J.
Scholle, La critique de la chanson de Roland : l'auteur essaie de prouver que )e poème a été longtemps conservé par la tradition orale avant d'être écrit, et que les différentes rédactions que nous en avons présentent elles-mêmes beaucoup de variantes dues à l'intervention des jongleurs et non simplement aux copistes. — P. 223. Warnke, Sur l'èpogut de Marie de France. W y a de bonnes choses dans ce travail d'un élève de M. Suchier, mais toutes les conclusions n'en sont pas solides. L'auteur place Marie vers 1 1^0, parce que c'est le temps où vivait Denis Pyramus, qui parle d'elle : ii n'y a aucune vraisemblance à faire remonter si haut la Vie de saint Edmunt. L*auteur veut que Marie ait été Normande^ parce quelle a le double imparfait en -ouï et en -eit : il n'y a aucune raison pour ne pas attribuer ce double imparfait, au Xlh s., au langage de rile-de-France ; il est vrai que Carnier de Pont-Sainte-Maxence et Chrétien confondent les deux formes, mais la confusion devait commencer de leur temps, et Marie, leur contemporaine, établie depuis longtemps en Angleterre, a dû conserver les formes anciennes d'autant mieux que l'anglo-norraand les tenait séparées. Jamais une Normande vivant en Angleterre n'aurait dit : si sui de France; là le mol France désigne sans aucun doute le royaume de France. — P. 248. Foth, Les verbes auxiliaires dans la formation des temps français. C'est une critique de la théorie de M. Chafaaneau sur ce sujet. M. F. a pleinement raison sur quelques points ; sur d'autres je ne suis pas de son avis ; ainsi je ne crois pas que les participes déponents latins aient exercé aucune influence sur le français : ils étaient déjà tout à fait morts en latin vulgaire ; mais je ne puis aborder ici celle discussion compliquée. — P. 2^6. A. von Flugi, Poésies historiques (de la fin du XV* siècle) en tangue ladine. — P. 266. Breymann, Us Altspanische Romanien dt Diez : détails sur les remaniements apportée par Diez, en 1821^ aux traductions de romances espagnoles publiées par lut en 181S, accompagnés d'intéressants extraits d'articles peu connus du maître. — P. 278. Jacobslhal, le Chansonnier dt Montpellier (suite et fin). — P. J19. Baist, Version catalane de la Visio Tundali. [M. Baist a découvert dans un m$. de la bibliothèque de Munich (cod. hisp. 66) un texte catalan de la Vision de Tundalus différent de celui qui a été pubtié dans le tome Xill de la Colucion de doc. ined. del archiva général dt la corona de Aragon ; W en donne ici une copie diplomatique. Aux additions à la littérature du sujet fournies par M. Baist, on peut ajouter encore cet article du catalogue de la bibliothèque de Ferdinand Colomb : « ^2^7. Libro del Caballcro D. Comgano (sic) y de las cosas que en el Inlierno y Purgatorio y el Paraiso vido, trasiadado de lengua italiana en romance castellano. El prôlogo inc. Estt es el Itbro, Opus inc. Comcnzando la obra. Des. A la parte diestra llaman. Es en 4". Impr. en Scvilla por Jacobo Cromberger, ano 1 ^08. Costô en Sevilla 6 maravedis [Ensayo de ana bibl. esp. de libros raros y curiosos^ 1. 11, col. \]o), » Cette édition se trouve peut-être encore à la Colombine. M. Mussafia ne connaissant que le titre de l'édition de Tolède, I J26 (cf. EnsayOy t. 1, coL 1214). A propos d'une ancienne version castillane dont une copie se trouve dans un ms. de Tolède *, M. Baist relève
JOO PÉRIODIQUES
justement fa méprise de feu Amador de los Rios qui a pris le Pcro Gomez copiste ou traducteur de cette version pour l'auteur d'un poème moral en quatrains monosyllabiques intitulé Las palabras qut àixo Saîomon ; mais il fallait ajouter que l'erreur est plus ancienne : elle a été commise d'abord par Sanchcz {Colcccion de poisias casUUmas ankriores al sigio XV^ t, 1, p. 114) qui a transcrit une strophe dydit poème. Au reste le texte en question n'est pas entièrement inédit ; une version abrégée en a été publiée, d'après un ms. de l'académie de l'histoire j par les traducteurs espagnols de Ticknor (t. I, p. 506 de l'édition espagnole ; t. II, p. 674 de Téd. allemande). M. Baisl en annonce une nouvelle édition d'après le ms. de Tolède. J'avais moi-même l'intention d'imprimer ce petit poème d'après une copie prise sur le ms. de Tolède par le fameux calligraphe Palomares, mais puisque M. Baîst a pu transcrire Toriginal, je !ui abandonne volontiers la partie. — La copte diplomatique de la Visio Tundali paraît
particulière du roi d'Espagne qui n'a pas encore été indiqué. Dans son état aauell, il ne contient plus ta vision de Tundalus, mais il l'a contenue, et d'ailleurs i) n'est pas inutile de signaler tes autres textes qu'il renferme.
Ce ms. coié 2 — G — 7 (iadis VII — D — j) est un petit in-4" sur papier de îoz ff, paginés, plus un feuillet préliminaire; relié en basane, si je me souviens bien, il porte au dos le titre : Leyes de Palenàa. au fol. jor se trouve une table ainsi conçue : « En este libro son copilados onze tratîdos. El primero se llama libro dcl arra [sic] dcl anima, como se rrasona el cuerpo con cl anima e el anima con el cuerpo e aun es llamado diaiogo*. El segundo de la vida de Sant Macario e de Seirgo c Alchino como fueron ver (?) su santa vida a una cueva cerca el parayso terrenal. El terçero de la vida de Berlan e de! infante Josafa. El quaito traïado de las vidas de Eos sanios padres. El quinto es de frey Johan de Rocaçisa. El sesto de losep ab Arimatia e el quai libro es Uamado de] santû grial que es el escodilla en que comio nuestro scEor Jesu Christo el juëves de la çena con sus discipulos en la quai escodilla cogio Josep la sangre del nuestro Salvador Jesu Christo. El Vir tratado es llamado el libro de Merlin. Kl viil-cl libro de Tungano. El IX* de los articu'os e sanaa fe de los chrisîianos. El X* fabla de Lançaroteedel rrcy Attus e su mugier. w Suit une autre table (avec renvois à une ancienne pagination en chiffres romains] qui reproduit, en l'abrégeant, la première, et ajoute deux articles : a Sermo Domini, Vocatum est nomen eius Jésus, ccucxix. — Reglas de la yglesia de Léon para rezar. cclxxkvii n. Au bas du fol. la date : « E este libro se acabo anno Domini MCCCCL.XIX. Teirus Ortis ckricus. » Dansl'éiat acnjcl le ms. contient : 1 ) « Libro de las leyes.... Nos Don Alfonso... entendiendo que la noble cibdat de Palencia c de Sevilla no ovieron fuero, » etc.; en quatre livres (fol. 1-94 v). — a) t Aqui comiença el libro de la vida de Berlan e del rrcy Josapha de India, sicrvos c confesorcs de Dios, » etc. (fol. 9J-21}), — }) < Aqui comiença el libro de la mesquindai de la condicion humanal e fue compuesto por uno que era diacono e en este libro se contienen de los amonestamientos e de las vidas de los sanctos padres. Ay en e) veynte e très capitulos, aunque no estan aqui ». En effet il n'y en a que huit (fol. 21 j-ij? v). — 4) « En cl nombre de Dios aqui comença cl libro que conputo frey Juan de Rrocacisa^ frayre de la orden de Sant Francisco, de tas cosas maravillosas y espantos que han de venir y aconteccr en tos tiempos que han de acontescer, cl quai Ilamo buen amigo non te partas de mi en el ticmpo de la tribulacion » (fol. 257 v-js,tl. — () t Este tratado se llama el Hbro de Josep ab Arimatia e otrosi libro del sancto grial» que es el escodilta en que como Jesu Christo » (fol. 2{ 1-281). — 6) « Aqui comiença la estoria de Merlin e cuyo fijo fue e del rrey Artus e de como gano la Grand Bretaîia oue se dize inglaterra » [fol. 181-296). — 7) «« Titulo de la santa fc e crchencia de tos ncles christianos » (fol. 296- 198). — 8) t Lançarote. « Incomplet à la fin. U ne reste que les deux premiers chapitres et le commencement du troisième. Ce fragment se termine par « E la doniela luego se partio e levo su mandado e contolo todo al rrey, e ante que e! rrey respondiose f ?J Câlvan que cl rrcy estava para vengar la su vengança... 1 {fol. 298-^00 v). Au bas du fol. ^00 v : • Escriptuï fuyi anno Domini MCCCCLXX. Petrus Ortis. » — J'ai pris ces extraits très à la hâte il y a cmq ans. — A. M. -F.
* Cest b t'm0H de FiUbtrlo pubLéc par J. M. Ociavio de Toledo, daos ta Zeitschrifi f, rvm. PkUoloffit, t. II, p. îo.
faite avec grand soin. Le texie du ms. de Munich,» sans être malade, a pourtant reçu quelques blessures; mais il n'est pas très utile de chercKer maintenant à les panser, puisqu'une édition critique du texte latin estannoacée. Voici pourtant quelques remarques. P. ^19, I. 8 du bas, er, lire era. — P- J2i, I. 4, Uxat peut être conservé. — Ibid., I. 1 ^ du bas, e[n] mancra de stgi en panna c^rmâf signifie « comme de la graisse brûlée sur la couenne ». — P. p2, I. 21 du bas, palagtr doit être lu paiagrl ; la version des archives de Barcelone a patagri, — Ibid., l. 19 du bas. Je ne vois pas de raison pour changer perdurabie en perturbarda. — Ibid., I, 12 du bas, no comparables est bon; cf. la version de Barcelone, p. 89 : iwa bcstia moh horrible e desfigurade sens nula compta ratio. — P. J2J, l. 6 du bas, no sabc. Autant vaut corriger nos sabt que no saben. — P. 2^4, 1, 16, es. Corriger als. — Ibid., I. 15 du bas, traucalz, lire irancûtz. — P. 325, I. 8 du bas.» nmgam^ lire vmgam. — P. J26, I. 4, carnices est sûrement pour carfticers ; cette réduction de ers {= arius) â ts est fréquente en catalan. — Ibid., 1. 21 du bas, ensemamtnl doit être lu tnsemament ■=. ensanjamenl (de sania), — Ibid., L 20 du bas, en, Wreeren. — P. 327, I. 2 du bas, e en, lire eu to et non pas en el. — P. 528, L j, cumplien. lire umpUen. ^- P. 328, I, 10, traucauen^ lire trancûuen, — Ibid., I. 22 ou bas, estro^ lire entra. — Ibid., I. 1 du bas, monestircs, lire monestircs. C'est une faute d'impression comme la précédente. Lorsque les textes latins seront publiés, on pourra sans doute restituer d'autres passages. Il serait à désirer aussi qu*on collalioninât â nouveau le ms, de Barcelone, fort incorrect, mais, â ce qu'il semble, très mal lu. — A. M. -F.] — P. 330. Apfelstedt, Poésies religteuses des Vaudois : [reproduction diplomatique de la Barca et du Novet Set mon d'après le ms. de Genève. C'est la suite d'une publication dont il faut chercher le commencement dans VArckiv de Herrig, t. LXII. La courte et insignifiante introduction imprimée dans VArckiv ne justifie pas le système d'édition adopté par M. A., qui consiste i reproduire tant bien que mal, à Taide des ressources qu'ofre la typographie, les abréviations du ms. Il n'jr avait pas, dans le cas présent, de motif suffisant pour avoir recours à cet incommode système. Il fallait, ou bien faire une édition critique des poésies vaudoises d'après les mss. de Genève, Cambridge et Dublin, ou, si on reculait devant ce travail, se borner i donner la collation du ms, de Genève avec l'une des éditions qu'on en possède. Tout ce qu'il y a i prendre dans la copie diplomatique de M. Apfelstedt pouvait tenir en moins d'une page. — P. M.]
Mélanoks. t. Histoire littéraire. P. 347. C. M. de Vasconcellos, Sur la question </'Amadis ; curieuse petite découverte : une chanson de loâo de Lobeira, poète portugais du temps du roi Denis, conservée dans le chansonnier Colocci- Brancuti, se retrouve, altérée el remaniée, djins VAmadis^ dont la rédaction primitive est, on le sait, attribuée au portugais Vascode Lobeira. — II. Bibhographie, P. 31. Grœber, U ms. B. N. fr. 24489 et le ms. Sainte-Ceneviivc Jr. fol. H. 6 : ces deux manuscrits sont tes deux parties d'un même volume : la table de la seconde partie (ms. B. N.) se trouve sur le dernier feuillet de la première (ms. S. -G.). — III. Texles. 1. P. 353. Bartsch, le Chansonnier provençal,fin, — 2. P. 362. Suchier, Fragment d'une Madeleine en anglo-normand (cf. Rom. IX, 491). — 3. P. 364. Stengel, Un fragment rf'Aspremont : à Flo-
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rence, feuillet provenaîit d'un ms- italien du XIV» ou XV» siècle. —4. P. jéj, Stengel^ h Desputoison de i'ame et du cors : additions au précèdent article sur le même sujet {voy. Rom. IX, 479). — 5. P. j68. Stengcl, Fragment iun glossaire laîin-Jrança'fs du XIII* siècle ; un feuillet, appartenant à un particulier à Wiesbaden. — IV. Exigèst. P. 371. Liebrecht, Sur la Chanson de Rolland; conjectures étymologiques, surtout sur des noms propres, qui manquent de base et de valeur ; le savant auteur n'est pas là sur son terrain. — V. Recfurclus ilyrjiologi(jaes. i. P. ^73. Toblcr, Etymohgics. 1. It. Paragone : ne vient pas de l'esp- paragùn pour paru con (Diez), mais bien du grec icapaxovï), < pierre de louche 1, Ttapotxoviw^ 1 frotter contre la pierre de touche ». — 2. Fr. ponceau : n'est pas punïctUo^ car l'ancienne forme est pooncel ; c'est donc un dimin. soit de poon = pavone {i cause de Téclat du coquelicot), soit plutôt de pavo{t), qui lui-même vient de papavtr, par la chute de la terminaison cl non de la première syllabe (Diez). On pourrait encore regarder pooncel comme se rattachant à patonia^ d'où pivoine^ anc. piont^ peone. — 3. Fr. acariâtre : ne vient ni d'un imaginaire acarier, t affronter » (Diez), ni du bas-latin juridique ûtcarare^ mais a été fait au XIV* s. sur le grec <ix«pi;. affubté d'une terminaison française (cf. opinidne). Je ne crois pas à celte étymologie plus qu'aux autres. La folîe s'appe* lait jadis le mal saint Acairc, parce que saint Acaire, évêquc de Noyon, très vénéré dans tout le nord de la France, en guérissait ^voy. les joties scènes du Jeu de la Feuillit); de là, à mon avis, acanastre^ qui signifiait jadis * fou furieux » fvoy. Sainte-Palaye aux mots Acaire elacariastre). Sylvius,dès le commencement du XV* s., a rapproché les deux mots, mais il semble, d'après ce qu'en dit Sainle-Palaye, qu'il ait attribué à saint Acaire la renommée de guérir les acariastres à cause de la ressemblance de son nom au leur, tandis que le leur me paraît dérivé du sien ; la terminaison a sans doute été influencée par foliistre. — 4. Esp. ccchalote (qui est l'auteur du fr. cachalot) ; ce mot doit être un augmentatif de cachtielo, qui signifie un poisson, et se rattache avec d'autres mots de sens analogue à catulus. *- 2. Fœrster, Etymologies romanes (suite). 2\. h. piviaie : de pluviale^ et non de pkbeale (Diez). — 26. Fr. poature : de pukura (cf. Rom, IX, 579). — 27. It. vetto : de vetlas, et non de nllus (Diez). — 28. Fr. pluriel : fort bonne explication de cette forme (où l'auteur s'est rencontré avec M. Tobler) ; il faut noter que jusqu'à une époque toute récente ce mot, bien que s'écrivant pluriel, se prononçait /t/uri^ = /j/tfn«r ; on a d'abord modifié l'orthographe, puis elle a^ comme il arrive trop souvent, changé la prononcialion. — 29. Fr. messeam : l'auteur démontre rinterprètation que j'ai donnée comme seule admissible {Rom. VI!I, 289). — 30. Fr. verve. M. F. propose de le tirer non de verva^ mais dcverba: il hésite pourtant quelque peu ; pour moi je regarde depuis longtemps cette étymologie comme sûre (pour rb =^ rv cf. verveine de vcrbena) ; le mot se retrouve en ladin, sous la forme nrvûf comme pluriel de vurf =: nrbam. — 3. P. 383. Ulrich, it. assestare, esp. sesgar : dériveraient l'un et l'autre de sexus, participe de secare, parallèle à sectus fie latin sexus n'est en effet pas autre chose que ce participe). — 4. Suchier, crevette, chc\'relte : voy. ci-dessus, p. 238. — VI. Grammaire, P. 384. Schuchardt, note additionnelle sur un point de grammaire irlandaise traité dans le précédent cahier.
PÉRIODIQUES ^o;
Comptes-rendus. P. j86. Scbeler, Anhang lu Diez' Etymot, Warterbuch <Vollmœller : indication de quelques omissions). — P. 387. Bartoli, Storia titllû Utteralura itaUana Mil (Gaspary : bon livre, remarques intéressantes). — P. 393. Reinhardslœttner, Granmatik dar itaitentschcn Sprache (Mussalîa : sans Tâleur). — P. 394. Salomone-Marino, Leggindt popolari sialiam (Licbrecht). — P. 401, Koschwitz, Karl's Rtist ; Sichs Biarbàtmgai des Gtduhts von Kart' s Rthe (Suchier : long et important article , l'auteur n'est pas convaincu par mes raisons que le poème soit du XI« siècle). — P. 41 s. Fœrster, De Vtm$ la detSH d'ûmor (Suchier). — P. 420. Weber, Utbcr dcn Gtbraach von devoir, tU. im Attfranzasischen ^Slimming). ^ P. 422. Lachmund, Ueber den Gebrauch des reinen und des pTapos\tiomhn înfimùvs tm Attfranzasiscken (Foth ; dissertation qui mérite d'être lue). — P. 424. Lubarsch, Franzasische Versiekre ; Foth, Die franzastsche Mdnk (Lamprecht). — P. 429. Tourtouion et Bringuier, Etude sur ta limite giographi(}ue de la langue d'oc et de la langue d'oïl (Breymann). — P. 430. Clédat, Bertrand de Born (Stimming ; discussion de plusieurs points historiques). — P. 438. Levy, Cmlhern Figueira (Bartsch : cf. ci-dessus). — P. 443, Hartmann, Ucbcr das altspanischt Deeikantgsspiel. [L'art, de M. Baist^ très savant, et qui rectifie en divers points (e travail de M. Hartmann, me semble toutefois trop sévère. Ses concl usions sur la date à assigner à la pièce espagnole sont, à très peu de chose près, les mêmes que celles de l'auteur qu'il critique : M. B., qui croit le ms. des dernières années du XII" siècle, date la composition elle-même de la seconde moitié du même siècle ; il reconnaît également que c'est â cette époque que tes noms connus des Rois Mages apparaissent avec fréquence dans les textes liltératres, tout en contestant que cette vulgarisation soit due à la découverte de Milan et à la translation à Cologne. Comme nous, M. B. croit à l'origine française de ce théâtre liturgique espagnol. — A. M.-F.]. — P. 4^6. Morel-Fatîo, L'Espagne au XVI' et au XVII- sùde. [Je remercie vivement le critique, M. Baist, d'avoir bien voulu me lire avec tant d'attention. Ses remarques et corrections sur le texte dti Cancionero de Wolfcnbûttcl sont précieuses, et j'en tiendrai compte à l'occasion. — A. M.-F.J. — P, 4<;9, Robert, Inventaire sommaire des mss. des Bibliothlïjues de France (Bartsch : M. Grœber ajoute de précieuses notices sur divers manuscrits de l'Arsenal K — P. 463. Romanische Studien, XIV-XV (Grœber, Seeger, Gaster. M. Gr. doute de Pexplication de tl neutre donnée par M. Horning ; il admet son explication de bricon ; M. Seeger donne sur Philippe de Beaumanoir d'intéressantes remarques). — P. 468. Romania, 33-34 (Grccbcr, Baist, Aimeric, Bartsch, Flugi. Ces comptes-rendus, notamment ceux de MM. Grœber et Baist, contiennent beaucoup de bonnes observations, qu'il serait trop long de reproduire ici. M. Bartsch déclare que j'ai sur la rhythmique des idées si différentes des siennes qu'il doit renoncer à continuer une discussion avec mot (à propos des rapports de la versification celtique et de la versification romane). M. l'abbé Aymeric répond à P. Meyer».
I. (Je n'ai nullement rimentîon de répliquer à M, l'abbé Aymeric, qui ne comprend pu touiours les objections qu'on lui fait, et dont les erreurs sont principalement des erreuri de méthode. Je me borne i dire que j'aurais pu, sans excèf, «re beaucoup plos
^. ^ ■ ■ • i..i. — ?. $02. Bartsch,
' <-esa.'^ » 'V'aa religieuses des
. . -v ^ iw«-e — ?■ >42. Faulde, le
^ , i ^jT' a- 5jfM« à Fr. Neili :
... i ^ -.-=s — :. P. $74- Gaster,
^ ...^ ,j- -ts sa rcirouve dans le livre
-. ^.. . ^'r:x: z'zn ms. des Loherains :
^ i ,t iw:s î Metz. — 2. P. j82.
i;,7« M A. avait copié de son
^...~ --rtsment (voy. Romania IX,
^ ^ .,.,j .: riomatique et mon édition
-* « a^-r u.?:es ûeu ou j(«u, enemics ou
^.. A* s.-i. je n'ai guère le temps de
%.>iî »« •^* l'imagination de M. A., car
., . -ïo-^.xiuites de son mieux en signes
c u r; «it^on que celle que j'ai adoptée.
. ^ i:t ft ^Jit «le reproduire mécaniquement
^ .. ^,.-.r .-< ^ue veulent dire ces signes. —
V xs-^eî". la Première édition des Altspa-
^ t > -. — 11. Exèghe. Suchier. Josqu*as
. , ... r^ril josqu'as Seinz). M. S. rend très
>^. . fa.: entendre la ville de Xanten, appelée
^ ^ V V - V. Critique des textes. P. j8j, Varn-
,^'" \, .■ stm-t {Zeitschr. IV, 75, 56$). —VI.
• -, . .."ow*!-" ■ <* ""ot ^^ bien, comme le dit M. G.,
..-<<on;j-. »'" il est venu au français par la voie
;■- v.rartisme, et nullement comme Bougre. —
^ ^ » .,..,-; -ioron : à propos de l'art, de M. Cornu
--.tra-C-W «i'"" gr^^d intérêt.
. S4.,Y\>.. ^'-'rivw' Gedichte (C. M. de Vasconcellos). ,^u .-vn'WVj italiana (Gaspary : le critique recon-
.Hsv^.H .i!««^ ?^**" **"* explication quelques remarques de
■'*"*'!,, liÀv î « dialecte rouergat. Du même coup je répon-
" "^^^i ^4.-.t:.*w<. mais mal appliquée, qu'a faite M. Koerting
" ■ '^',,/,, jjV .-. I. >".-'j»fce und Literatur. Il avait été dit dans la
' *■ * \ ^»^v^< if la thèse présentée à l'université de Bonn par
-V." .'iN..\*r en Ailemagne que nos apprentis en philologie
' '" ^ ,' •J»*;'^>;i>J qu'en F*rance, où ce nouvel enseignement vient à
' ^ »* :. ( 1. !\. 1»^^- C'était là une assertion à la fois inexacte
vx!*'-.-r* «;">• depuis bien des années, enseignent à Paris la
'* /^ . .^: »w ;f;it assertion. On peut si bien, et depuis longtemps,
■,jNx '?*w.:ipjlfment l'ancien français et le provençal — à
- ■" "' ^' . . ;.,^ ft en nombre relativement considérable, viennent suivre
^*,,.'^"^{ujrt, de l'Ecole des chartes, du Collège de France. Je
^ * '^^^ V "•■■» îJiute Je s'être reporté au point de départ de mes obser-
"'^ ..' *V.j*-'«.*#if l'idée — qui est très lom de ma pensée — qu'on ne
■ "^ ^ ' .Jr ^| . w, romanes qu'en France. Il y aurait là une exagération
":^. .< *-> ÀC^t wml«é. - H. M.j
PÉRIODIQUES ÎO5
oatt rimportance capitale de ce livre). — P. 612. Castelli, CrtÂtnzt ed usi popolari iiciiiani (LiebrccKl). — P. 61 j. Finamore, Vocabolario dcW uso ûbra::ese (Liebrecht). — P. 61 j. Monaci, // mistcro provtnzalc dt S. Agiuie (Grœber : à propos de cette belle reproduclian photographique, remarques sur le texte). — P. 617. Gayangos, Catalogue of thc spanisk Mspls. in ihc Bntish Muséum (Vollmoeller, compte-rendu trèj indulgent). — P. 619. GiomaU di filologia romania (Gaspary). G. P.
01. — RoMANFSCHE Studien, XVII (t. V, fasc. i). — Ce gros cahier est entfèrement consacré â Glrart de Roasiiflon. Les pages 1-19} contiennent la reproduction diplomalique du m s. Canonici exécutée par M. Fœrster avec la collaboration d'un de ses élèves. M. F. avait obtenu ie prêt à Bonn du ms., condition particulièrement favorable qui n'a pas été celle où se sont trouvés ceux qui avant lui se sont occupés du même texte. Les pages r 93-201 contiennent la description matérielle du ms,, des observations fort contestables sur son origine, et des notes sur la lecture d'un certain nombre de passages. Les pages 205 à 280 nous offrent la reproduction plus diplomatique encore (j'expliquerai ce comparatif) du ms. Harléien par M. Stùrzinger. Enfin les dernières pages sont occupées par la collation du ms. de Paris avec Tédition de M. G. Hofmann, par M. Apfelstedt. Pour ce dernier ms., l'édition de M. Hofmann est certainement supérieure â celle de M. Fr. Michel; je l'ai constaté longuement il y a vingt ans^ ; elle est cependant fautive en maint endroit. De plus, comme le commentaire qui devait raccompagner n'a point paru, le lecteur n'est pas averti des corrections bonnes ou mauvaises introduites par l'éditeur dans le texte du ms. La copie du Canonici et celle de l'Harléien visent à l'exactitude la plus rigoureuse. Les abréviations des deux mss., les lettres suscritcs, les s longues, etc., sont reproduites à l'aide de caractères fondus ad hoc. Il semble que detix copies conçues dans ce système doivent atteindre au même degré d'exactitude. H n'en est pourtant pas tout à fait ainsi. La copie du ms. Harléien est plus matériellement fidèle que celle du Canonici, et si en ce genre de labeur — qui n'a avec la science qu'un rapport lointain — la palme doit être donnée à l'œuvre ta plus automatique, c'est à M. Stùrzinger plutôt qu'à M. Fœrster qu'elle doit être attribuée. L'un et l'autre seraient du reste battus aisément par n'importe quel photographe. Ajoutons en passant que l'emploi de ta photographie aurait eu, en ce qui concerne le Canonici, un avantage particulier. L'encre de ce ms. est très pâle ; les traits qui, par places, sont à peine distincts, ressortîraient, je crois, plus nettement dans une photographie que dans l'original. Une autre supériorité du travail de M. Stùrzinger est que les notes sont au bas des pages, tandis que M. Fœrster met les siennes à ta suite du texte. Comme dans l'un et l'autre cas ces notes sont relatives à des particularités (corrections, surcharges, etc.) que la typographie ne peut reproduire, il est commode de les avoir aussi près que possible des passages auxquels elles se rapportent. La copie de M. Stùrzinger est aussi fidèle qu'une copie peut l'être; j'en puis porter témoignage, possédant moi-même une collation minutieusement exacte du ms.
1 . Bibliothiqae de tÊeote du chants ^ (* série, II, ^0-68. Romania^ X
Harléifn, La reproduction du ms. Canonici n'est pas^ comme |e l'ai dit^ aussi parfaite en son genre. Bien des particularités que M. Stiirzinger n'eût pas rT]af](|ué de noter ont été passées sous silence, soit par mégarde, soit de propos délibéré, par M. Fœrster. Ainsi, pour ne citer qu'un fait, il y a au haut du fol. 86 v"unc indication importante relative au placement des tirades copiées sur les deux feuillets rapportés qui maintenant sont numérotés 87 et 88. M. P. ne s'en est pas aperçu, non plus que M, Stengel qui s'csî occupé jadis de ce passage. J'ai relevé ce détail dans ma traduction [sous pressej de Girarl de Roussillon, p. I i8, note 7. D'autre part M. F. ne semble pas avoir eu une idée bien dairc de ce qu'il voulait faire. En principe, il vise i une reproduction littérale du ms.; en fait, il nous donne souvent autre chose. Il ne petit s'empêcher (et je l'en excuse) de chercher à comprendre ce qu'il copie, et il lui arrive fréquemment de faire part de ses lumières au copiste consciencieux, mais peu intelligent, du Canonici. Prenons quelques vers de la page 80, l'une de celles que je me suis amusé, me trouvant à Oxford, à collationner avec le ras. Au v. 41 39 M. F. imprime en un mot mimai (mi mai) ce qui est conforme au ms., mais partout ailleurs dans la même page les mots sont divisés d'après le sens, quoi qu'il en soit du ms. ; ainsi le ms. porte: v. 4140 cosat. 4142 îaaij losigrat^ 414? fojerai, etc., et M. F. écrit co sai/i iia\, etc. Ce n'est plus une reproduction diplomatique. Au v. 4118 M. F. écrit Ci de bevt ckr; il faut choisir entre l'esprit et la lettre : la lettre veut gtdc bai clar, l'esprit gt de bcucUr. Dans la même page je note une faute (les fautes proprement dites sont rares^ je dois le dire) : per^ 4' '3, quand il y a très clairement par; v. 41 jo, il n'y a aucune raison pour mettre n entre parenthèses. — J'ai dit plus haut que les observations de M. F. sur l'origine du ms. étaient fort contestables. M est de toute certitude, quoi qu'il en dise, que le ms. a été exécuté par un copiste italien ; la forme de l'écriture ne me laisse aucun doute à cet égard. On a vu du reste dans noire précédent cahier {Romama^ IX, pa, n« 48) — cl c'est déjà une forte présomption — que le Canonici faisait partie, en 1407, de la bibliothèque des Gonzague. — Malgré ces menues critiques, M. Fœrster s'est acquis par cette publication un mérite dont on lui saura gré, moi plus que personne, celui d'avoir fait rentrer dans le néant les publications plus ou moins illisibles, dans tous les sens du mot, dont les mss. Canonici et Harley avaient été l'objet jusqu'ici de la part de MM. Mahn*, Schweppeî*, Fr. Michel et autres. — P. M.
— XVIII (V, 2]. P. 297. Schwitz, Lt Hrso du fragment d& Vakndennts : l'auteur donne en quatre planches (à la suite de la livraison! la restitution et le déchiffrement du texte, avec quelques remarques ; le tout sera utile. — P. joi . Rose, la Métrique de la Chronique de Fanlosmc : l'auteur combat la théorie de M. Suchier sur la versification anglo-normande, et cherche à prouver que Fantosme a écrit toute sa chronique en alexandrins, sauf un morceau^ 120 vers dècasyllabiques. Si le poète a changé ainsi de rythme une fois, il a bien pu le faire d'autres fois, ei on est autorisé â admettre d'autres groupes de vers non alexandrins. Sont>ce des vers de 14 ou de t6 syllabes? c'est une autre question. Je remarque pour ma part que le second hémistiche des vers de Jourdain Fantosme esta peu près
toujours régulier (en tenant compte des deux manuscrits), tandis que le premier hémistiche a tantôt six, tantôt huit, tantôt quatre syllabes. M. R., qui veut tout ramener à deux hémistiches de G syllabes, pratique des corrections en masse et admet des formes angle normandes qui ne sont pas toutes justifiées. Son travail, Iohr et minutieux, est d'ailleurs très difficile à suivre et à contrôler, même avec les deux éditions de Jourdain sous les yeux ; il aurait mieux fait d'imprimer les vers tels qu'il les restitue, en mettant en note les variantes des manuscrits. Au reste, il y a dans ce travail beaucoup d'application et de méthode. — P. }8j. Wehrmann, Contributions à lUiadi du pariicuUs àt coordination en français : il ne s'agit que des plus anciens textes; le dépouillement en est bien fait, et les résultats, s'ils ne sont pas très nouveaux, prennent de l'intérêt à cause de la base solide sur laquelle ils sont appuyés. J'ai remarqué çà et là quelques méprises, mais elles sont légères, et ne diminuent pas la valeur de ce morceau. — P. 445. Vogels, l'Emploi syntaxique dts temps et du modes chez Pierre de Larrivey : quoi qu'en dise l'auteur, il n*a pas été bien inspiré d'étudier la syntaxe du XVI* siècle dans Larivey, auteur d'origine italienne qui traduit de l'italien et qui présente plus d'une bizarrerie. Le travail de M. V. dépassant !e cadre de ta Romania, je n'ai pas è en rendre compte ; en le parcou* rant, il m'a paru renfermer un assez grand nombre d'inexactitudes. Une singulière méprise historique est de faire de Grosley fp. 44^) un « contemporain * de Larivey. M. V. reproche aux Français, sans exception, d'avoir grossi avec partialité la part de Larivey dans ses comédies. Je me permets de rappeler que j'ai écrit il y a quatorze ans : • Larivey a traduit très fidèlement des comédies italiennes, en changeant quelques noms et en supprimant çà et là un rôle ou une scène \Rcv. crit.j 1867, t. I, p. 47 n.) ». — P. 5^7. Maertens, la Légende de Lancelot. Cette étude très consciencieuse ne résout pas ou ne résout pas bien tous les problèmes ; mais elle en résout quelques-uns, et elle marque un pas important dans l'étude si difficile des romans en prose de la Table-Ronde. J'aurai prochainement l'occasion de traiter ce sujet en détait, et je me servirai plus d'une fois du travail de M. M ; je me borne ici à noter deux points capitaux sur lesquels je diffère de lui : il veut que le Lancelot du roman traduit par Ulrich de Zazikhoven ail déjà été connu comme l'amant de la reine, ce qui n'est pas soutenable ; il pense que le poème de Chrétien [la Çharcte) et l'épisode du Lancelot en prose qui porte le même titre remontent indépendamment à une source commune ; je crois être en état de prouver que k Chante en prose est faite sur le poème. — P. 707. Horning, L's à la première personne da singulier en français : l'ingénieux philologue propose de regarder 1'; de je viens ^ je rends, je VOIS, etc., comme provenant du ch picard (écrit souvent f) dans des formes comme je porch, je rench, et aussi je viench^ et ces formes elles-mêmes comme venant du subjonctif avec c ch. Cette proposition séduisante ne me paraît pas devoir être adoptée ; mais il faut en tenir compte, et les formes picardes en question, qui paraissent bien expliquées iraffinité du subj. prés, avec la i" pers. sing. de l'ind. pr. est notable en anc. fr.), doivent être examinées avec soin. Je signale à l'auteur l'inadvertance qui lui fait dire qu'une édition de Molière « reproduit fidèlement Us manuscrits. » Hélas I — P. 716. Bœhmer. Bibliographie. G. P.
IV. — LlTEHATUBBLATT FUR OEHM. UNO nOM. PHlLOLOOrE, 1880, II" I l .
Novembre. — Col 597. Reinscîi, Die P icudo-Evangclicn etc. ^M. Mussafia signale les innombrables fautes dans les textes français ; voy. Rom. VIU, 6j6). — Col. 417. Becq de Fouquières, Traiti de versificalion français< {M.Tobler, se plaçant surtout m point de vue tiistarique^ rélute les ingénieuses théories de rauteur). — Col. 420. Luzel, VniUa kctoma {Liebrecht). — Coi, 421. Guerrim, Croce (remarques précieuses de M. R. Kœhlerj. — Col 424. Alton, Die ladimschm idtomt (Gartner : ouvrage utile, où la méthode laisse à désirer),
12. Décembre. — Col. 460. Pitrè, Pronrbi sidham (Liebrecht ; rend pleine justice à cet important recueil). — Col. 461. Hartmann, Utbcr das altspanischt Dnikanigspiei (article très favorable de M. Lidforss, qui avait publié les Reies Magos avant M. H,).
1881. I. Janvier. —Col. 16. Picot et Nyrop, Recueil de faras (Ulbrich : bonnes remarques). — CoL 20. DemattiOj Grammalica provcnzûk (Ulrich : très médiocre). — Col. 22. Kocrting, Baccacao (Gaspary : long cl important article).
2. Février. — Col. 4^. Grtindlvig, Lasningsstemn (Liebrecht : recueil intéressant de diverses superstitions relatives aux pierres). — C. ]%. Mùllcr, Etjmo!. Wœrkfbuch der cngL Sprache^ 2« Auflage (Neumann). — C. ^. Jarnik.^ Index zu Diez' Et) m. WarUrbach {Baist). — C. ^9. Merkel, Dcr franzœsischi Wortton (Storm). — C. 60. Hofmann et Muncker, Joufrois (Mussafia : beaucoup de bonnes corrections). — C. 64, Zingerle, Ueber Raoul de Houdtnc (Suchicr : fait l'éloge de cette remarquable dissertation et en adopte les conclusions). — C. 66. Gautier, Les tpopèa françaises (Slengel). — C. 67. Prato^ Quattro novelline popoian liYornesi (Liebrecht). — C. 68. Grassi^ Saggio inîorno m sinonimi délia lingua ttûtiana (Vockeradt). — G. 69. B. Délia Lega, Bibtiografia dei vocabolari ne dialtiù ilaliani (Neumann). — C. 69. Gartner» Die Gredner Mundart (Alton.).
j. Mars. — Col. 9j. Kreyssig, GeschkfUe der franz. Uteratur^ s* Auflage (Vollmœller : ce qui concerne le moyen âge est sans valeur). — Faulde, Ueber Gemmation un Altftani^iischcn (Suchier : voy. ci-dessus, à la Zeitschrijt) . — Perschraann, Dit Sletlung von 0 in der Ueberiieferung des Rolandsltedes (Scholle ; voy. la réponse de M. Stengel, et la réplique de M. SchollCj col i js). — Col loj, Vayssier, Dictionnaire du patois de VAve^ron (Aymeric). — C. 104. Hortis, S/uJi iuUe opcrc latine del Boccaccio (Kœrting : ouvrage de premier ordre). — C. I (0. Vitali, Cantare di madonna Ekna (Liebrecht).
4. Avril — C. I j j . Ziekke, Sir Orfeo (Wissmann : ce curieux poème anglais provient d'un original français perdu). — C. 157. Riese, Recherches sur l'usagt iyntaxtque de Froissart (Slimming 1 laisse i désirer), — C. 159. Hormel, Dte Chronique ascendante (Kœiling ; admet les conclusions de l'auteur). — C. 141. D'Ancona, Sfudj (Gaspary). — C. 147. Andeer, Rhatorûmdnische Elementar' grammatik (Ulrich : ouvrage maladroitement fait).
V. — Bulletin de la Société obs ajïcik-Hs textes français, 1880, n» I. — P. J8-40, Ancienne traduction française en vers du Pater et du Credo. Cette traduction, publiée d'après une copie de feu L. Pannier, esl tirée du
ms> lat. 3799 qui provient de l'abbaye de Val-Secret, au diocèse de Soissons. Elle remonte par récriture au commencement du XIII* siècle. Le Pater est traduit en 24 vers octosyîlabiques, le Credo en 20 vers décasyllabiques rimant deux i deux. — N<» 2. P. 46-84, P. Meyer, Noiia du ms. Douce 210 de h Bibliothtque BodUunnt à Oxford. Ms. exécuté en Angleterre ou en Irlande, à la fin du XIIl" siècle, et contenant 16 ouvrages ou opuscules, presque tous en français, et en vers. Quatre d'entre eux étaient jusqu'à ce jourmconnus, à savoir : n* 1, poème allégorique sur les membres du corps humain, incomplet du commencement et de la fin; n» lll, sermon en vers sur la vie humaine; n* IV, traité en vers • du chevalier Dieu » ; n" V^ le Corut^ traité en vers sur les sacrements, dédié par l'auteur, le chapelain Robert, « â son très chier scignor Alain ». Il faut signaler aussi dans te même ms. un fragment, publié in exUmo, du Roman dts romans^ poème d'un style tout à fait remarquable.
VI. — Niiow ANTGLOtiu (janvier et mars 1881 » i* série, t. XXV, p. 201- 216, et XXVI, î-16). — G. Carducci., Un pocta d'amore de! secolo XI L Étude littéraire sur Bernard de Ventadour, faite avec tout le talent que l'on doit attendre de son éminent auteur. Au point de vue historique» M. C. s'appuie surtout sur les rèsuJtats obtenus par M. Hans BischofT (dans sa Biographie du Troub. B. von V., Berlin, 1875) et s'en sépare seulement pour reconnaître, avec Fâuriel, l'authenlkité de la chanson Beit Monruels. D'ailleurs M, C. s'est uniquement proposé de faire connaître au grand public italien les pius beaux morceaux de Bernard de Ventadour, qu'il a su admirablement traduire, « Sopraccaricare di coirsiderazioni storîche ed estctichc cotesii gracilî fiori, mi parve peccato... Cercai sollanto di rîmoverc d'tntorno da essi la neve ed il ghiaccio per farne un po' meglio spiccare i colori se non Todore. »
— 1 5 février. — Caix, Le origini deib lingua poetica italiana (art* de Fornaclari, qui donne une idée claire de l'importance et de rinîérêl de ce travail j.
VII. — Rasseûna SETTiMANiLE, 1 88o, 6 déc. — P. J74-J78. Sabatini, Abtïardo ed Elûisa, A propos de ce livre, dont nous avons rendu compte (IX, 617), et qu'il juge avec sévérité, M. dVAncona donne les renseignements les plus intéressants sur le docteur saternitain Petrus Barliarius et les légendes monastiques ou populaires dont il a été l'objet. Le savant auteur établît parfaitement qu'il n'y a rien de commun entre ces légendes cl !e souvenir d'Abailard, et que les noms de Bailardo, Bajolardo, etc., donnés au héros des récits italiens, reposent sur une confusion relativement récente. La légende de Barliario a pour point de départ une singularité locale, un crucifix peint dans une attitude peu ordinaire, précisément au-dessus du tombeau qui portait Tinscriptron : Hoc ist upakhfum m. Pétri Barliariij tombeau placé lui-même â côté des inscriptions funéraires (beaucoup plus anciennesl de trois autres personnes, une femme et deux enfants. Le crucifié semblait pencher la tète vers le tombeau : on en conclut qu'il l'avait inclinée miraculeusement en signe de pardon accordé i Barliario -, il fallait que ce Barliario fût, pour avoir obtenu un pareil prodige, un grand pécheur ou un grand saint : au moyen âge, grâce à la vertu attribuée au repentir, les deux allaient fort bien ensemble. Barliario étant sur son tombeau
JIO PÉRIODIQUES
qualifié de magisUr, son crime devait avoir été sa science, Tétudedes choses défendues. La femme enterrée près de lui était sams doute sa fille, Jcs enfants étaient ses pelits-fils : ils avaient été étranglés parle diabJe qu'ils avaient évo<|ué en maniant maladroilcmcnl les grimoires de leur grand-pcre. Ainsi formée (sans doute vers le XV» siècle), la légende passa dans le peuple, et tout nalurellemenl on fit précéder ce dénouement d'une histoire complète de la vie du grand magicien Barliario, histoire pour laquelle on fit de larges emprunts aux récits sur Virgile et autres enchanteurs non moins célèbres. Aujourd'hui l'église de Salerne a été changée en théâtre ; le crucifix merveilleux et la pierre tumulaire de Barliario ont disparu, mais il est encore célèbre dans toute l'Italie, grâce aux poèmes populaires qui le chantent, et sur lesquels M. d'A. nous donne des renseignements plus précis qu'on ne l'avait encore fait,
— 16 îanv. 1881. — Torraca, Una leggenda napoldana e ftpopta iarolingia. Après quelques détails sur la popularité dont jouissent dans le sud de l'Italie les Rcali di Francia et leurs dérivés, l'auteur rapporte, dans sa forme latine et dans son développement postérieur en langue vulgaire, un récit du XIV' s. qui raconte une invasion des Sarrazins à Naples repoussée par Didier et son fils Adelgis ; avec eux figurent Bernard et Aimon auquel les chroniqueurs postérieurs donnent quatre fils, l'identifiant sans doute à l'Aimon de l'épopée française.
VIII. — ZbITSCHBIFT Fiift OESTERREICHISCHE GyMNASIEN, 1880, VIII-IX, —
P. 642-646. Suchier, Reimprcdigt /Mussafia : remarques très inléressanles; on y voit que l'auteur n'a pas arrêté son opinion sur Tige du Rùiand^ mais qu'il n'est pas porté a le faire, avec M. S., contemporain d'Henri l""^ d'Angleterre; M. Mussafia n'est pas non plus fixé sur la question de savoir si \'s au nomin. du féminin de la 3* déclin, est antérieure ou postérieure au nominatif privé d'i).
IX. — Revista d'bthnologia e 01 r,LOTTOLOQTA. Estodos c notas por Ad. Coelho. Lisboa, j88o, — M. Coelhoa entrepris la publication d'une série de travaux relatifs à toutes les branches de l'ethnographie de la péninsuie hispanique : il était seul en état de concevoir comme de bien mener une si grande entreprise. Nous relevons dans le premier fascicule de sa revue, à laquelle nous souhaitons le meilleur succès, un article sur les usages de la fête de Noël en Portugal, avec un commentaire historique et comparatif fort savant. A vrai dire, les études de ce genre ne touchent presque que négativement l'ethnographie, car elles arrivent presque toujours à démontrer que \c Jolk-lon, sous toutes ses formes, ne $e distribue point par races ; mais cela même est un résultat ethnographique. Espérons que les cahiers de cette importante revue se succéderont rapidement.
X — Era Nova, revista do movimento contemporaneo, dirigida por Th. Braga e Teixeira Baslos, Lisboa, n" I, jiulho 1880. — Dans ce numéro, le seul que nous ayons reçu, se trouve le commencement d'un travail de M. Braga sur les Livres populaires portugais ^ contenant beaucoup de faits intéressants.
XL — SlTZCNOSBERlCRTE HEH KQE!SI[JL. B^YEa. AkaDEMIE DER WlSSKN-
8CH4FTEN. Philosophiscfi-Philologîsche Classe. 1880, livr. V. ~~ P. 556-^70. A. Mayer, Waldensia. M. A. Mayer s'est rendu à Dublin pour y étudier les mss. des Vaudois qui appartiennent à la bibliothèque de Trinity-College, et qui sont, dans leur ensemble, suffisamment connus par le livre du D' Todd, The Booki oj iht Vaudois (Londres, i86i). M. Mayer prépare, en collaboration avec M. C. Hofmann, une publication sur les écrits des Vaudois, et le court mémoire que nous annonçons semble destiné à prendre date pour ce futur travail. Il n'y a dans ces quelques psges rien de neuf^ sinon quelques rectifications peu importantes au livre du D«" Todd mentionné plus haut. M. Mayer est peu exercé aux travaux de la critique, soit historique, soit philologique. Il semble prendre au sérieux rasserlîon d'un Vaudois du XVI« siècle qui portait à 800,000 le nombre de ses coreligionnaires. Il croit utile de rapporter le texte grec du Physiologus^, comme terme de comparaison avec la version vaudotse de cet ouvrage, tandis qu'il est de toute évidence que cette version a été faite sur un texte latin. Il admet encore que la Nobla Leycon est du XII» siècle, ce qui ne peut être soutenu sérieusement alors même qu'on repousserait la leçon du ms. de Cambridge Ben ha mil e .tac. an: compli aitUramint. En somme, M. Mayer se montre, jusqu'ici, très peu qualifié pour traiter le sujet qu'il a abordé. — Dans ie même fascicule, p. 617-628, se trouve une bonne dissertation de M. W. Heyd, établissant (\\iefanda €i funduco n'ont pas deux origines distinctes, comme l'a admis Diez, mais représentent également te mot arabe fundak. P. M.
XII. — Revue Critique, janvier-avril 1881. —Art. 24. Monaci, // Mutera il Santa Agnae {U.). — 27. Bastin, /«Parficj/Je passé en français : Mercier ^ Histoire des participes françats (G. Bonnard). — 47, Loiseau, Histoire de la langue françam (P. M,; cf. i la p. 274), — 61. Cl a i ri n, Du génitif latin et de la prépO' sition de (P. Antoine).
XUI.— LiTEKARi8CHEsCENTH.iLBLATT,oct.-déc. 1880. — N' 44. Mende, i?(u</e sur la prononciation de l't muet; Dihm, Franzcesisches Vocabular. — 46. Baragiola, Itaiumscke Grammalik. — 48, Koerting, Boccaccio's Leben und Werkc. — 49. Suchier, Reimpredigt ; Wolter, der Judmknabe. — ^0. Fœrster, De Venus la déesse d^amor. — j i. Godefroy, Dictionnaire de ('ancien français^ I-Ill. — 51. Dematlio, Crammatica provenzaU; Hoflis, Studj sude opère latine det Boccaccio.
— Janv.-mars 1881. — N* 1. Schapiro, Révélations étymologiques. — j. Mouaci, // Misterio di Santa Agnese. — 7. Andresen, Roman de Rûu ; Meyer, Chanson de la croisade contre les Albigeois. — 9, Alton, Beitrage :ur Ethnologie von Ostladinien. — 12. Loiseau, Histoire de la langae française. — 13. Andecr, Rkatoromanische Ekmentargrammatik.
XIV. — Deutsche Liti;bvtcrzeituno, oct.-déc. 1880. — N* 2. De Cihac^ Dictionnaire d'itymologie daco-romanc, IL Eléments non latins (M. Jagif fait de ce volume un grand éloge, auquel sa compétence comme slaviste donne une valeur toute particulière) ; Caix, Le Origini délia lingua poetica italiana (M. Tobler signale le mérite de ce travail). — ? , Tobler, Der franiasische Versbaa; Lubarsch,
Franzasischc Verslchre (Stengel). — 6. Biagi, Le novelU antiche, — 1 1. Gialiani, la Commedia di Dante (Ten Brink). — 13. Hartmann, Das altspanische DreikanigsspUl (Baist).
— Janv.-mars 1881. — N» i. Petzholdt, Bibliographia DanUa abanno 186$.
— 2. Milchsack, Die Oster-und Passionsspiele, I; Vollroœller, Poema del Cid.
— 4. Muncker et Hofmann, Joufrois (cet article de M. Tobler est d'une grande sévérité ; un article sur le même poème parattra dans notre prochain numéro). — 5. Vollmœller, Ein spanisches Steinbuch. — 6. Miklosich, Die Wanderungen der Rumunen (A. Br.); Graevell, Die Charakteristik im Robndsliede (Stengel). — 8. Hammesfahr, Die Comparation im altfranzœsischen (Tobler); Picot et Nyrop, Recueil de Farces (VoWmœWer). — 11. Riese, L'usage syntaxique de Froissart. — 12. Monaci, // Mistero di Santa Agnese. G. P.
XV. — El AVER10DA.DOR Universal. Ce journal, publié à Madrid (San Juan, 46, 3<> izquierda), répond à ce qu'est chez nous V Intermédiaire des Chercheurs et Curieux; mais il admet, outre les Questions et réponses, des articles plus étendus. Dans les n»* 43, 45 et 48 delà 2« année (1880) M. Machado y Alvares (Demôfilo) y a inséré une étude intéressante sur les Devinettes de M. Rolland, dont il compare plusieurs aux énigmes populaires espagnoles, qu'il connaît mieux que personne.
M. Paulin Paris, né le 2^ mars 1800, est décédé à Paris le jj février 1881. Tous nos lecteurs savent ce qu'il a fait pendant cinquante ans pour !a littérature du moyen âge. Nous aurons occasion de revenir en détail sur sa personne et ses travaux ; pour le moment il nous serait impossible de traiter avec le calme d'esprit nécessaire un sujet qui nous touche aussi douloureusement. Nous avons reçu de toutes parts^ non seulement de nos amis, mais de personnes <jui ne connaissaient le défunt que comme savant, des témoignages de condoléance qui nous ont pro Fondé ment touché, parce qu'ih montraient l'estime et la sympathie qu'il s'était acquises et en France, et dans tous les pays où on s'intéresse aux études qui avaient si constamment et si fructueusement occupé sa vie. Il a travaillé jusqu'à la dernière heure: le t. XXVtli de VHisîoire littéraire de la France^ qui a été déposé sur le bureau de l'académie à la séance qui a suivi Je jour de sa nuort, contient de sa plume des articles importants, et if en laisse encore plus d'un pour les prochains volumes.
— Le 30 janvier dernier est décédé à Alger, à la suite d'une longue et douloureuse maladie^ Henry Nico!^ romaniste d'une grande distinction, dont nous avons eu plus d'une fois â apprécier les travaux. Il n'avait que trente-six ans. Quoique ayant fait de bonnes études classiques, il n'avait point passé par tes universités. Très jeune il était entré dans le commerce, el tant que sa santé lui permit de séjourner à Londres, c'est-à-dire jusqu'à l'année 1879, il occupa un emploi dans [a Cité. Ses occupations ne lui permettant guère de fréquenter les bibliothèques, tl dut se résigner à travailler avec peu de livres, et it concentra tous ses cforts sur l'étude de Ja phonétique française, ayant principalement en vue l'élément français dans la langue anglaise. Il préparait sur ce sujet un grand raémoirc, ou plutôt un livre, dont quelques parties, nous l'espérons, se trouveront suffisamment rédigées pour qu'il soit possible de les mettre au jour. Les travaux qu'il a publiés sont peu nombreux. Ce sont quelques mémoires imprimés dans les Transactions de la société philologique de Londres (voir Romania 11, 27J-4, et III, 428), quelques notes fournies à la Chauccr Society ^ un précis, riche en faits et en idées, de la grammaire de l'ancien français, écrit pour \'EncyclopadU Britannica (voy. Romania VIII, 474-^)} enlin, un assez grand nombre de comptes- rendus insérés dans l'Academy et ayant pour objet des publications relatives aux études romanes, principalement à l'ancien français. Le dernier de ces comptes>rendus, sur rédition du Voyage à Jérusalem due à M. Koschwitz^ a paru
^ 1 2 PfiRIODtQUES
Franzasische VersUhre (Stengel). — 6. Biagi, U navet U nt/iff la Commedia di Dante (Ten Brink). — 13. Hartmann, Ukanigsspicl (Baist).
— Janv.-mars 1881. — N» i. Petzholdt, BMûgraphw
— 2. Milchsack, DU Oster-uiid Passmsspicli, I; VcUtn^^
— 4. Muncker et Hofinann, Jot^dU (cet article d< grande sévérité ; un article sar le mèm« poème par< numéro). — j. Vollraœller, Ein spanisckcs Suinbuch, derungen der Rumiuun (A. Br.); Graevell, Dk Ch- (Stengel). — 8. Hammesfahr, Du Comparation im Picot et Nyrop, Recueil de Farces (WoWmœikr). — 1 1 dt FroissarL — 12. Monacî, // MisUro di Saata Agtu
XV. — El Avebiqdadob Urivbrs^al. Ce jour Juan, 46, 3« izquierda), répond i ce qu'est chez n< cheurs et Cur'uux; mais il admet, ontre les. Qucstlom étendus. Dans les n» 43, 45 et 48 de la 2" année ( i^* (Demôfilo) y a inséré une élude intéressante sur le>' dont il compare plusieurs aux éoigmes populaires t\f que personne.
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pour scia ouvrage, encore inidit, sur les Originu de f épopée
tJg Savant attendra avec impatience la publication d'un
àt i auteur et ie safirage de juges compétents attestent la
comptons donner dans notre prochain numéro l'intéressant
[ à rAcadémie sur le livre de M. Rajna.
'y sociétés savantes des départements qui a eu lieu à la
aine de Pâques, M. Joret a fait une communication qui a
■ auditeurs îur l'eïtension de certains traits phonétiques de
jttlobgtqae-hjstorique de Copenhague a imprimé le comptelits séances d'oct. 1878 à oct. 1880. Nous y remarquons iyrop sur Apoiioniai de Tyr et les ouvrages qui en dérivent : Néjâ signalés, il ajoute une ballade danoise remontant peut-
r et tjn cpnte grec de l'Asie-Mineure (Hahn, n* jo).
^tï, privat-daccnt â Strasbourg, qui avait renoncé à cette situade l'année dernîèj-e, est maintenant privat-docent à l'académie de
.kpary, pmât'dùçcnt à Berltn, connu par son intéressant ouvrage sur if jvoy. R(HJi, VU, 6j7), a été nommé professeur extraordinaire
1 Hamel, élève de TËcolc des hautes-études, va proposer, pour • ians h f Bibliothèque » de cette École, une édition critique du 1 » Rendus de Morliens. » Il a l'intention d'éditer ensuite le Roman Ju même auteur.
Coe!ho prépare la publication de deux versions portugaises anciennes ô Tundâli.
a!;ieurs journaux scientifiques annoncent que M. Baist, qui s'occupe ; 'usîeurs années de la chronique de Turpin, va publier cet ouvrage V le ms. originaK i Cette annonce pique vivement la curiosité, et nous s que l'auteur n^n fera pas trop longtemps attendre la réalisation.
n annonce un travail de M. A. Seibl sur « la langue des troubadours. >
- m; Fréd. Wulff annonce unç édition des Vers de la Morty d'Hélinand,
. r^s tous les manuscrits. Il rappelle à ce propos [La Chronique de Turpin^
'•i> l'existence d'un ^utre poème portant le même titre, et qui ne comprend
moins de 33e strophes [mss. B. N. fr. 375 et Mouchet 19). Nous souhai-
LHi ijue rédition du poème d'Hélinand, l'une des productions les plus remar-
jvtblesdu moyen âge, soit te plus tdt possible entre les mains des savants.
— M. Hugo de Feilitzen, jeune philologue suédois, prépare une édition de la ;hamon des Enfances Vivien. Il a copié ou collationné les manuscrits de Paris, ^\i! Boulogne, de Londres et de Mil^n. La chanson des Enfances Vivien est à
uc'oup d'égards une des plus intéressantes de la geste de Monglane.
— La librairie Maisonneuve a entrepris une collection d'ouvrages relatifs aux lârMVCf popttbires de toutes les nations : chaque volume, très bien imprimé,
3l6 CHRONIQUE
tiré à petit nombre et cartonné^ coule 7 fr. 50, Le premier volume sera un nouveau recueil de M, Sébillol. Parmi ceux qui sont annoncés ensuite, mentionnons : Bladé, LitUrature populaire de la Gascogne; Sébillot, Tradilîons et superstitions populaires de la Basse-Bretagne ; Vinson, Littérature orale du pays basque^ etc.
— M. le prof. Ed. Stengel a entrepris une collection d'éditions et dissertations {Ausgaben und Abhandlung<n) relatives à la philologie romane, dont nous reparlerons en détail dans noire prochain cahier,
— M. Vietor a fondé et publie depuis le mois d'octobre chez Werther, i Rostocic, un Journal d* orthographe tZeitschrift fur Orthographie. Unpartiiisches Centralorgan fur die orthographische tiewtgung im In- and Ausfand)^ qui mérite d'attirer l'attention de nos lecteurs. Il n'est pas de nation chez laquelle la question orthographique ne soit ou ne doive être bientôt à l'ordre du jour ; et sur ce sujet important et difficile il est bon de s'éclairer en mettant en commun les réflexions et les idées de chacun.
Livres adressés à la Romama :
Turpini Historia Karoli magni et Rotholandi, texte revu et complété d'après sept manuscrits, par Ferdinand Castets. Paris, Maisonneuve, in-8^, ïij-92 p. (public, de la Soaéti des langues romanes], — En attendant l'édition critique de Turpin promise par M Baist, celle de M. C. sera utile; le texte es est généralement bon, et il y a joint des notes intéressantes notamment sur la géographie de l'Espagne et la littérature carolingienne en Italie.
Una leggenda araldica e ïepopta carolingm nell* Umbria, docuraento anlico pubblicalo per le nozze Meyer-Bîackburne da A. d'Ancona ed E. Monaci. ïmola, tn-i 2, I { p. — Les armes d'une petite localité de i'Ombrie, Corciano, sont un • quartiere » (cf. Hist. poit. de Charl., p. 411), parce que Roland donna ses armes au sarrazin Cornaletto, qu'il avait vaincu et baptisé. Dans une note intéressante sont mentionnées diverses dénominations de lieux ou de monuments italiens oh figure le nom de Roland.
// mistero provenzale di S. Agnese^ fac-simik in eiwtipia deïï mico manoscriîXo Chigiano, con prefazione di Erneslo Monaoi. Roma , tipografia Martellj, 1880. Gr. in-4% 8 p. et 1 ^ planches. — Cette édition en fac-similé photographique, que nous avons annoncée Romcma, tX, J43, tient toutes les promesses du prospectus. L'exécution matérielle, qui est ici le point important, est très satisfaisante» et la notice préliminaire fait bien ressortir l'intérêt de la publication. Nous sommes parfaitement d'accord avec M. Monaci sur l'utilité qu'il y aurait à faire passer sous les yeux des étudiants romanistes à défaut des originaux, du moins des fac-similés exacts des textes les plus importants. C'est la méthode qu'on applique depuis bien des années au cours de philologie romane de TÊcole des chartes. Toutefois, on doit reconnaître qu'après les éditions de M. Bartsch et de M. Sardou, après surtout la collation publiée par M. Clédalet les notes complémentaires de M. Stengel (p. 64 de son édition du chansonnier Chigi) il ne restait plus beaucoup de leçons douteuses. 11 ne manque pas de manuscrits, à Rome même, dont la reproduction en lac-similé eût été plus désirable. Nous espérons que
M. Monaci et son généreux éditeur, M. Martellt^ ne s'en tiendront pas à ce premier essai si bien réussi^ et qu'ils nous donneront., selon le même procédé, au moins quelques pages des principaux mss. romans des bibliothèques romaines.
Hiitoire du théâtre français . Us Mysthes, par L- Petit de Juixevillk. Paris, Hachette, in-S», 2 vol. de 40 et 648 pages. — La Romank reviendra en détail sur celle importante publication^ que nous recommandons dès 1 présent â nos lecteurs
Der syntaktische Gebrauch dcr Tempora and Modi bti Purrt de Larîvty, von J. Vo- OELB. Bonn» Weber, in-8°, p, 44^-^ ^ (extrait des Romanische StudUnj.
Matinaux pour servir à i'histonqur du français^ par A. Delboulle, professeur au lycée du Havre, Paris, Champion, gr. in-8°, xi-314 p. — Enrichissement, par des citations qui vont du moyen âge au XVlHo siècle^ de Vhisiouqut d'un grand nombre des mots du dictionnaire de Littré.
Julian Klaczko. Causeries florentines. Paris, Pion, in- 12, 272 p. — Sous une (orme brillante, ces causeries contiennent sur Dante, sur l'inspiration de la Divine Comcàicj sur ta conception de i'amour en Italie au XJV« s., etc., des vues fort intéressantes, habituellement justes et souvent profondes.
Ruherches sur l'histoire et la iittiratuu de l'Espagne pendant le. moyen âge par R. DozY. Troisième édition, revue et augmentée. Leyde, Brili, in-ii, 2 vol. de xiv-îSS-lïxx et 480-cxvij p. — Nous reviendrons sur cet excellent ouvrage, dont la nouvelle édition contient plusieurs chapitres en moins que la première, mais en plus une importante dissertation sur le Pseudo-Turpin.
Ueber dit alteste /ranzasiichc Version àts dem Bischof Marbod zugischriebtnen Lapidarius, von Paul Neumann. Neisse, jn-8% 44 p. (diss. de docteur de Breslau). — M. N. annonce une édition du iapidatre ; celle que Pannier a laissée en manuscrit va paraître incessamment dans la Bibliothèque de l'Êcoic des hautes études. Elle est annoncée depuis de Eongues années, et nous nous étonnons qu'on ti'en ait pas averti le jeune auteur.
La Chronique de Turpin^ publiée d'après les mss. B. N. 1850 et 21 J7, par Fre* drik WuLFF. Luod, in-4*, vj-76 p. — M. WulfF imprime, d'après les deux mss., l'un comme l'autre unique, qui les contiennent, les versions françaises de Turpin désignées sous les n" 3 et 4 dans G. Paris, De Pseudo-Turpmo (les n»' I et 2 ont été imprimés par M. Auracher, ei un savant danois a entrepris une édition critique du n" 2, contenu dans de nombreux mss.). En marquant par des italiques, dans la seconde traduction, les passages où elle diffère de la première, M. W. a facilité la comparaison.
Sioria dt Stefano^ figliuolo d'un imperatore di Roma, versione in oltava rima del libro dei Setti Sjvi, pubblicata perla prima voiles da Pio Rajna. Boîogna, Romagnoli, in- 18, xxxij-256 p. — C'est le poème auquel M. Rajna a consacré dans la Romania trois articles |voy. ci-dessus, p. t ss.).
Essai de questionnaire pour servir à recueillir les traditions^ les toutumes et Us légendes populaires, par Paul Skdillot. Paris, Maisonneuve, in-8% 16 p. — A recommander à tous ceux qui s'occupent de ces recherches.
Proverbi siciliani, raccolti e confrontati con quelli degli altri dialetli d'italia da G, PiTBÈ. Palcrmo^ Pedonc-Laoriel, m-12, 4 irol (prix ; 20 fr.), — Cette
5l8 CHRONIQUE
admirable collection, due à vingt ans de recherches infatigables, ne com* prend pas moins de 13,000 numéros. Elle est indispensable, cela va sans dire, à tous ceux qui s'occupent de proverbes, non seulement par sa propre richesse, mais par les rapprochements et les commentaires de toute sorte qu'y a joints l'éditeur, au premier rang desquels nous signalons la remarquable introduction sur les proverbes en général, leur origine, kur diffusion et leur valeur pour l'histoire et l'élhologie. Ces quatre volumes forment le digne pendant des quatre volumes de contes et des deux volumes de chansons que la science doit à l'heureuse collaboration du peuple sicilien et de M. Pitre.
Petit atlas phonétique du pays roman (sud du Rhône), par Jules Giluèhon. Pans, Champion, in-8» oblong, 38 p. et 30 caries. — Nous reviendrons sur cette excellente publication, que nous voulons signaler dès aujourd'hui» pour en recommander l'étude et Timitation à tous ceux qui s^occupent de patois.
Le Livre du ckemin de hng estude par Christine de Pisan, public pour la première fois d'après les manuscrits de Paris, de Bruxelles et de Berlin, par Robert PùsnnKL. Berlin, Damkœhler; Paris, Le Soudier, in-8\ xxij-270-31 p. — Bonne édition, d'après les sept mss. connus qui sont classés et dont les variantes sont communiquées. Le glossaire pourrait être plus riche ; l'introduction philologique accuse une assez grande inexpérience. Ce qu'on regrette surtout, c'est l'absence de toute introduction littéraire et de toute recherche sur les sources d'un ouvrage dont la valeur poétique est médiocre et qui n'a d'intérêt que pour l'histoire des idées et de l'instruction au XV^ siècle. Il aurait fallu au moins relever tous les noms propres cités. Petit-êlre M. Pùschel a-t'il l'intention de combler cette lacune dans une publication particulière.
Aucassin md NicoUte. , . von H. Sucrier. Zweite Auflage. Paderbom, Schœningh, in-8», ix-i 17 p. — Cette nouvelle édition, pour laquelle l'auteur a revu te lïis. et a profité des observations faites sur la première, trouvera sans doute aussi bon accueil que celle-ci.
Utber Aucassin und Nicolete... von Hugo Brunner. Halle, in-40, 32 p. (dissertation de docteur), — Ce petit écrit, tout littéraire, est d'une lecture agréable; il contient quelques renseignements iniéressanls dans la partie relative aux imitations de la chantcjabie. L'auteur veut que le poète ait visité le midi et qu'il n'ait pas imité Btuve d'Hanstone : on peut en croire ce qu'on veut. Il trouve, comme M. Suchier, que ta seconde partie vaut la première: affaire dégoût. Il rapproche le nom d'Aucassin de l'arabe -4/ Kacim (cf. Rom. VIII, ^93). — Les poésies de Clotilde de Surville ont été fabriquées non par Vanderbourg, mais par le marquis Etienne de SurviJIe.
Contribuiçôes para una mythologia popular portugueza, por Z. Consioliehi Pedroso. IV-V. Superstiçôes populares (varia), 23 et 2j p. — VI. As superstiçôes populares num processo da Inquisicâo, 26 p. Porto, Impr. commercial, in-8*, — Suite de l'intéressante série déjà annoncée.
Œuvres de Henri d'Andeli ... publiées par A. Hèbon. Rouen, Jn-8*, cxxj-aio p. — Nous donnerons dans notre prochain cahier un compte-rendu de cet
ouvrage, que nous nous bornons à signaler aujourd'hui comme très intéressant cl très digne d'éloge.
Ue^r Raoul dt Houdenc und scim Wtrkt^ von Wolfram ZmnBBLE. Erlangen, in-8*>, 44 p. (dissert, de docteur). — Cette étude se dislingue entre toutes celles du même genre qui foisonnent en Allemagne par la finesse et la précision des recherches. La critique de l'auteur peut même sembler excessive. Il conclut de son étude linguistique que Raoul de Houdenc n'a composé que le Songe d'Enfer^ le Romandes Eles^ et Mtiaagts dt PortUigun; le Songe de Paradis serait une imitation du Soufii d'Enfer par un autre auteur; la V'engeanct Raguidel serait d'un autre Raoul. Ces conclusions pourront ne pas être acceptées définitivement ; mais la méthode circonspecte et intelligente avec laquelle l'auteur les obtient, les faits qu'il signale, les remarques qu'il fait donnent en tout cas une valeur sérieuse â son travail.
Btitragc zur Ethnologie von Ouladinun , von D' Johann Alton. Innsbruck^ . Wagner, in-S", 68 p. — M. Alton, avantageusement connu par un livre sur les Idiomes ladiniy essaie ici d'analyser étymologiquemenl un grand nombre de noms de lieux de la région qu'il appelle Osiladinitn ; ce travail intéressant et difficile est fait avec soin, bien que les principes phonétiques de l'auteur ne soient pas rigoureux; beaucoup de ses étymologies sont contestables, mais la maiorilé paraît assurée. Il résulte de cette liste que l'élément latin est tout â fait prépondérant, que Télémenl germanique est assez abondant, et que l'élément « rhétique > est presque impossible à discerner de l'élément < inconnu ».
Hlsioirc de saint Louis, par Joinville. Texte original ramené A l'orthographe des chartes, précédé de notions sur la langue et la grammaire de Joinville et suivi d'un glossaire, par M. de Wailly. Paris, Hachette, in* 1 8, xlij-jj6p. — On ne saurait trop recommander ce petit volume d'un prix extrêmement modique, et dans lequel le savant éditeur a encore amélioré le texte de sa dernière édition.
Raiyskamiia v oblasti russkich duchovnych stkhov. I. Gretcheskti Apokrif o sv. Tkeo- Âonc, 11. Sv. Gtorgâ v Ugendu^ pitsme, i okiaJit (Saint-Pétersbourg, extrait des Mim. de i' Académie des Sciences, in-8% 22 et 228 p.). —Nous signalons surtout la seconde de ces deux études de M. Vesselofsky, consacrée à « Saint Georges dans la légende, la chanson et la liturgie ». Le savant auteur, complétant les recherches faites sur te même sujet par M, Kirpilchnikov, apporte beaucoup de documents nouveaux sur cette légende si intéressante. En appendice il publie plusieurs textes inédits, en grec, slavon et français (vie de S, Georges d'après une Vie des Saints en prose conservée à Saint-Pétersbourg). Nous ferons remarquer à M. V. que la vie de S. Georges en vers français qu'il indique a été bien souvent signalée : l'abbé Lebeuf l'attribuait il Wace ; P. Meyer ayant reconnu dans les initiales des cinq premiers vers l'acrostiche du Simun, E. du Méril mit le fait sur te compte du hasard (voy. Études sur quelques points d'archioîogie, p. 226, n.); mais depuis, ayant lu le poème en question, je reconnus que les premiers vers donnaient en acrostiche Simand de Fresne me fist ; Simon de Fresne, poète anglo-normand et littérateur connu du xii« siècle, s'est nommé de même dans un autre ouvrage. M. Joseph Htti a depuis longtemps copié et compte publier cette vie de
S, Georges. Une autre, en vers aussi, se trouve dans un ras. deSaial-Brieuc,
Paul Sr^niLLOT, Contes popuiains de la Haute-Brtlagne^ 2* série : contes des paysans el des pêcheurs. Paris, Cbarpenlier, in- 12, Kvj-]44 p. — C'est la suite, non moins bien venue, de l'intéressant recueil annoncé ici Tan dernier (p. Î28).
Ui porta antiijues de Reimi tt la captivité d'Ogier le Danois^ par L. Demaison. Reims, in-8», 26 p. — Curieuses et solides recherches sur les portes de Reims mentionnées dans la chanson d'Oger et sur les traditions locales relatives à ces portes.
Étude sur te patois créole mauricien, par M. Bessac. Nancy, Bcrger-Levrault, in-12, Ivii-2j2 p- — Nous donnerons un compte-rendu détaillé de cet ouvrage intéressant.
Seize superstitions populaires de la Gascogne, recueillies par M, G. F. Bladé. Agen-, in-8*>, jo p. {non mis dans le commerce). — La plupart de ces supwslitions sont plutôt, â vrai dire, des Sagen.
Die Mundarî des Mànchener Brut... scripsit C. Jenrich. Halle, 1880, in-8», j6 p. — Ce Brut de Munich, les éditeurs n'osaient en localiser le langage, qu'ils qualifiaient seulement de u mixte » ; M. Grœber pensait qu'if n'avait pu être écrit qu>n Angleterre ; M. Suchier le disait composé par un Picard non loin de la frontière du wallon ; M. Schwan Ta attribué au Beauvaisis ; enfin M. Jenrich le regarde comme appartenant à Namur. Il est probable qu'on ne s'en tiendra pas là, el que d'autres dissertations le déplaceront encore, prouvant surtout combien nous connaissons encore mal la géographie de l'ancien français. Au reste, le travail de M. J. est bien fait : l'au* teur, élève de M. Suchier, applique avec rigueur ta méthode du maître^ et il ne laisse guère passer de faits iniéressanis sans les signaler.
Der Dialect von îîe-dc-Francc im Xlll und X!V, Jahrhundert,..^ von Emst Mei7;kb (diss. de Breslau), in-8**, j2 p. — Nous reparlerons de cette étude, dont la seconde partie a paru dans VArchiv de Herng.
Crammatica délia Imguû provenzak, con un discorso pre.liminare suîla storia délia lingua e delta poesia dei Trovatori., un saggiodicomponimenti linci provenzali ., per Fortunato Dkmattio. Innsbrucb, Wagner, 1880. — Ce travail, dû â un professeur ordinaire à l'université d'Innsbruck, est une mauvaise compilalion faite à l'aide de la grammaire de Diez et de la Chrestomathie provençale et du Grundriss de M. Bartsch. En dehors de ces ouvrages et de quelques livres italiens maintenant arriérés, l'auteur ne connaît rien de ce qui a été écrit sur la langue et sur la littérature provençale. Les textes sont empruntés à la Chrestomathie. Le glossaire n'est accompagné d'aucun renvoi au texte. On jugera de la valeur de cette soi-disant grammaire par ce fait que la phonétique est traitée en cinq pages. Le tout fourmille de fautes. En somme, c'est un ouvrage nul et non avenu.
Lt gérant: F. VIEWEG.
imprimerie Daupeley-Couvemeur, i Nogent-]e-Roirou.