I. Hisi. /ilf., XIX, 469 et J74-$7V
omnino admmistrationem vet ofûcium curam habentia animarum nec eliam ad aliquam dignitatem vel prelaturam see personatum quoquo modo pos&iot assurai absque apostolice sedis spécial! et ex pressa licetitia per ipsius sedis patentes litteras concedenda, facientes pleriain, certam et determinatam de statutoet ordinatione hujusmodi menlionem, nobis humiliter suppltcastl ut dispensare tecum super lioc de bcnigniiale aposlolica curaremus. Nos ilaque luis supphcationibus incltnati, ut ad quelibct prelaturas seu eliam dignitates, personatus, administra* liones vet oiticia curam animarum habentia, tui dunlaxat ordinis, assumi libère valeas, constitutione huiusmodi predecessorisnequaquam obstanle, tecum auctoritate .ipustolica de speciali gralia dispensamus. Nulli ergo^ etc. nostre dispensationis, etc.
Datum Anagnie .V. idus julîi, anno primo.
(Reg. de BoniCace Vlll, année i, bulle n« 593.)
LUCHETTO GaTTILUSIO.
C'est depuis peu seulement qu'on s'est aperçu que te troubadour enregistré par M. Bansch sous !e nom de Luquet Caielus, et dont nous possédons un sirveniés politique de 1264, appartenait à une illustre famille génoise. L'honneur de cette remarque revient à M. T. Casinî, de Bologne, qui lui a consacré un petit article intitulé : Un trovatore ignoto ddsecûîo XIU, dans la Rassegna Settimanale de j88o ', Mais les moyens (J Information de M. Casini étaient insuffisants quand il a cru que les écrivains génois ne connaissaient pas ce personnage, au moins au point de vue historique. M. A, Neri a rappelé justement* que M. Com. Desimoni. l'érudit génois bien connu, avait parlé, dans le Giornate Ligustico de 1 878, de Luchetto Gattilusio <i ambassadeur auprès du pape et de Charles d'Anjou en 1266, de nouveau auprès du pape en 1295, à l'occasion des pourparlers vénéto-génois, podestà de Bologne, de Milan, de Crémone et de Lucque, et ancêtre des futurs seigneurs de Méielin dans l'Archipeb. »
La bulle de Boniface VI II que je publie ci-dessous se rapporte précisément au voyage fait par Luchetto en 1295 à la cour pontificale. Elle
i. Tome V, p. J9I. M. Casini l'appelle Gaitahsi, Je tie dis rien de l'i final : c*esl Tuvage des Italiens modernes, bon ou mauvais, qui leur fait également dire Brunelto Utiim, au lieu de Lûltno. Quant à Va qui précède 1*/, c'est une forme postérieure qu'il n'y a pas de raisons pour adopter ouand les documents contemporains aonnent un i ou tout: au plus un e. Je vois d'ailleurs que les écrivains génois actuels disetit GaUiluiio. (Voy. Giormlt Ugmtko, I, 36.)