VOYELLES TONIQUES
III) La troisième personne du singulier au prétérit se présente, dans tout le domaine roumain et dans les plus anciens monuments de cette langue, avec un a tonique à la place du latin a vit, ainsi : 1 a u d a V i t lâudi
aravit arâ
porta vit parti
sonavit suni
saltavit sâlti
cantavit cîntâ
etc. etc.
Et même, par la force de l'analogie, les deux autres personnes du singulier présentent aussi cet J, surtout dans le dialeae moldave : laudavi làudâi laudavisti làudàsï
aravi arài aravisti arâ§ï
portavi purtài portavisti purtâ§J
etc. etc.
Mais en Valachie et dans l'ancien roumain (même dans celui de la Moldavie), on a :
lâuddi làudaiJ
purtâi purta§i
etc. etc.
avec un a pur, ce qui prouve que ce phénomène d'analogie n'est pas très vieux. Il ne reste donc d'organique que Va tonique de la y pers., dont nous allons rechercher la provenance.