‹ Romania (volume 2)Chapitre 153 sur 282 · Var. : Quand c'est venu le matin jour · texte numérisé non relu

Var. : Quand c'est venu le matin jour

La belle pense à ses amours.

3. Cf. Puymaigre, Chants pop. messins^ p. 60. Notons que cette chanson, qui se chante dans toute la France, est visiblement moderne et, avec sa plate morale à l'usage des c enfants obstinés >, sort du caractère vraiment populaire. On peut en dire autant de l'air sur lequel elle se chante. — Une forme populaire, dont celle-ci est sans doute une parodie, se trouve dans Bujeaud, I, i ^4.

IIP.

c Ma pauvre fille, j'avons bien du malheur ; Voilà ton prince qui vient pour te chercher (bis). »

• Ma bonne mère, présentez-lui ma sœur, Elle me ressemble de la bouche et des yeux ; Encore bien mieux, elle parle gracieux Encore bien mieux.

Aussitôt qu'il la vit venir :

< Ce n'est pas là celle (bis) que vous m'aviez promis (bis). »

« Ma pauvre fille, j'avons bien du malheur (bis) ; Voilà ton prince qu'a refusé ta sœur {bis). »

« Prenez, ma mère, la clef de mon armoire {bis) ; Atteignez-y le doublier le plus fin Pour me bander le côté et le sein. »

Aussitôt qu'il la vit venir :

« Voilà venir celle que vous m'aviez promis (bis). »

( Dites-moi, la belle, qui est le père de votre fils ? > c Hélas ! mon prince, quand je devrais mourir ! Il vint de nuit, de nuit s'en retournit, Par ses laquais les bras il me bandit, De son mouchoir les bras il me liit. »

« C'est moi, la belle, qui suis le père de votre fils.

Regardez, belle, au ciel de votre lit,

Regardez-y, mon nom y est écrit.

Je vins de nuit, de nuit je m'en rAournis,

Par mes laquais les yeux je vous bandis.

De mon mouchoir les bras je vous liis. >

(M"»» C. Legrand.)

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