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Dans la cour à ma tante, vive la rose, un oranger n'y a,
Vive la rose et le lilas.
El n'y a tant d'oranges qu'on croît qu'il en rompra. Vivent Ja, vivent la, vivent la rose et le lilas.
Marguerite demande quand on les cueillera.
t On les cueillera, ma fille, quand votre amant sera là. »
Les oranges sont mûres, l'amant ne revient pas. Marguerite prend l'échelle et le panier à son bras.
Elle cueilla les plus mûres, les vertes elle les laissa. Et elle s'en fut les vendre au marché de Terouar '.
Le premier qu'elle rencontre » c'est le fils d'un avocat. « Que portez-vous, la belle, pendu à votre bras? »
« Monsieur, c'est des oranges, ne vous en plalt-il pas ? 1 En prit une demi-douzaine^ et ne les paya pas.
c Montez dedans ma chambre, ma mère vous les paiera. » Quand elle fut dans la chambre, la mère n'y était pas.
Il la prend et l'embrasse ; sur son lit la ieta ;
Les perches étaient si faibles qu'elles faisaient cric et cra,
t Ah ! que dira ma mère, quand elle saura cela P > ff Vous lui direzj la belle, que c'est d'un avocat.
Et si c'est une fille, couturière elle sera ;
Et si c'est un garçon, avocat il sera,
Et il plaidera sa cause quand le besoin en sera. >
(M™" C. Legrand.)
Un jour m'en allant au moulin ibis) Je perdis ma jarretière en chemin {bii), Frétillant {bis] sur l'herbelle ; Je n'avais pas encore quinze ans Qnaad |'ai perdu ma houlette.
Je perdis ma jarretière en chemin, Un gros lourdaud me l'a ramassée.
11(1 gros lourdaud me l'a ramassée, Il crc^yait être mon ami.
Il croyait être mon ami :
J'en ai un plus joli que lui.
J'en ai un plus joli que lui.
Il a l'épée au côté mis.