‹ Romania (volume 2)Chapitre 174 sur 282 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

Dans la cour à ma tante, vive la rose, un oranger n'y a,

Vive la rose et le lilas.

El n'y a tant d'oranges qu'on croît qu'il en rompra. Vivent Ja, vivent la, vivent la rose et le lilas.

Marguerite demande quand on les cueillera.

t On les cueillera, ma fille, quand votre amant sera là. »

Les oranges sont mûres, l'amant ne revient pas. Marguerite prend l'échelle et le panier à son bras.

Elle cueilla les plus mûres, les vertes elle les laissa. Et elle s'en fut les vendre au marché de Terouar '.

Le premier qu'elle rencontre » c'est le fils d'un avocat. « Que portez-vous, la belle, pendu à votre bras? »

« Monsieur, c'est des oranges, ne vous en plalt-il pas ? 1 En prit une demi-douzaine^ et ne les paya pas.

c Montez dedans ma chambre, ma mère vous les paiera. » Quand elle fut dans la chambre, la mère n'y était pas.

Il la prend et l'embrasse ; sur son lit la ieta ;

Les perches étaient si faibles qu'elles faisaient cric et cra,

t Ah ! que dira ma mère, quand elle saura cela P > ff Vous lui direzj la belle, que c'est d'un avocat.

Et si c'est une fille, couturière elle sera ;

Et si c'est un garçon, avocat il sera,

Et il plaidera sa cause quand le besoin en sera. >

(M™" C. Legrand.)

Un jour m'en allant au moulin ibis) Je perdis ma jarretière en chemin {bii), Frétillant {bis] sur l'herbelle ; Je n'avais pas encore quinze ans Qnaad |'ai perdu ma houlette.

Je perdis ma jarretière en chemin, Un gros lourdaud me l'a ramassée.

11(1 gros lourdaud me l'a ramassée, Il crc^yait être mon ami.

Il croyait être mon ami :

J'en ai un plus joli que lui.

J'en ai un plus joli que lui.

Il a l'épée au côté mis.

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