ÉTYMOLOGIES ESPAGNOLES
FALAGAR HALAGAR.
(Romania^ 1880, p. i^j.)
J'ai vu postérieurement avec satisfaction dans Brinkmann, Metaphern, p. 244, qu'il explique le prov. lagot, flatteur, et l'esp. lagotear, flatter, par la même succession d'idées que moi. Peut-être que mon critique de la Zeitschrift fiir rom. Philologie (1880, p. 474), après avoir lu ce passage, trouvera plus de son goût mon étymologie, contre laquelle il ne produit aucun argument qui vaille ' .
MIENNA.
Diez (Gramm. Il), p. 95) attribue à Berceo un adjectif possessif miena qui serait le portugais minha. Ce n'est autre chose que le mienna dont
I . [Comme rapprochement à l'appui, je dirai que le fr. flatter a suivi le même développement; il signifie proprement c lécher avec le plat de la langue, laper,» ou c caresser avec le plat de la main ». L'ourse gaffait son ourson ; le palefrenier flatte encore son cheval. On trouve aussi en anc. fr. flater du latt^ pour c le laper, n l'absorber à coup de plat de langue. — G. P.]
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nous avons donné Tétymologie dans ce recueil même, 1880, p. 1 54. Le passage doil être en conséquence biffé.
Ane. esp. REGUNZAR.
Dans les Miracles de la vierge de Berceo» on rencontre plusieurs fois un verbe regmzar :
Maguer tornô encabo en todo so sentido^ V. lySd Regunzô al convento por que avie troçido. V. 264 b Regunzôli al papa quanto que avie visto.
Estonz dixo Ubert : prior, fe que debedes, V. 294 b De vos comme esîades vos me lo regunçedes,
Tu ères mifianza, esso misme te digo.
V. 659 lo que e rcgunzado M que îienes contigo, U y a aussi un substantif regunçerio v. 709 d :
Contar las sus bondades série grant regunçerio. Le sens de renuntiare dans ces passages est évident; mais comment a-l-il pu donneT regunzar ? It y a eu chute de Va par dissimilation et ^ est venu empêcher l'hiatus. Cf. agora et cadaguno^ Poeroa de José 44 d 1 17c 166c 181 c 254b 252 a.
j. Cornu,