M. Siengel pa {Zeitschr. V
. Êc. Ch., 6, m, JII.4)
3. Recherches sur t'épopie française^ p. 44-47 (Sri)/ ., .. ., ..., ^.. ,,.
paraît être arrivé de son côté i une opinion analogue ; ■ Nicolas, dit-il .<^v..,v..., ,, ,,s), peut très bien *tre le continuateur du radouan anonyme, et te nom de «lui-cj peut très bien avoir été Minocchio. Je regarde la Prise de Pampelune comme le remaniement d'une partie de l'œuvre de Nicolas. Ce n'est point ici le lieu de développer cette opinion. » On ne voit pas pourquoi le ms. V conUcndrait un remaniement de l'œuvre de Nicolas et non cette œuvre etlc-raéme.
volume qui est une vraie curiosité bibliographique, car les quinze feuilles qui le composent ont été imprimées dans quatre imprimeries et même dans quatre villes différentes. L'f'jijfdeM. Joret, déjà fort digne d'éloge, aurait été meilleur encore si l'auteur l'avait composé après rachèvemenl de son excellent dictionnaire. Il l'a bien senti lui-même : il indique dans la préface comment il ferait aujourd'hui. Souhaitons qu'il soit bientôt en état de revoir tout son travail et de lui donner (a lorme définitive. Tel qu'il est, il sera déjà très utile à ceux qui s'efforcent de recueillir les parlers provinciaux et à ceux qui veulent mettre ces matériaux en œuvre.
Ueber Gtmination im Aitjranzasischcn... von Oswald Failde, Halle, in-8', jj p. (diss. de docteur). — Ce travail a aussi paru dans la ZtUschrift fur rom. Philologie (voy. ci-dessus, p. Î04).
Rtchtrchfs sar l'usage syntaxique de Froissart, par G. flifiSB. Halle, Niemeyer, in-S», 67 p. — Travaii digne d'éloge.
Ueber die Sprache des Gmïîaume le Clerc de Normandie und ùber dtn Verfasser und die Quelle des Toiwi, von H. Seeobr. Halle, in-8% 45 p. (dissertation de docteur). — C'est à peu près le même sujet qu'a traité M. Schmidl dans les Rom. Studien (voy. Rom. IX, 626) ; M. S. le complète et le rectifie souvent.
La Grammaùca ed il lessico dcl duletto Teramano^ duc saggi di Giuseppe Savini, aggiuntevi poche notizie suglî usi, i costumi, le fiabe, le légende del medesimo popolo Teramano. Torino, Loescher, in-8", 207 p. — Le titre de cet ouvrage en indique suffisamment le contenu cl l'intérêt.
Untersucfiiingm ùber du Queilen der Image du Monde des Walther von Melz^ von Franz Fbitsche. Halle, 10-8% 59 pages. — Bonne dissertation d'un élève de M. Suchier.
Zur Comparution im Alîjraniocsischin^ von Alexander Hasuibsfahr. Strasbourg, TriJbner, in-8«, 40 p.
Catalogue des manuscrits espagnols de la Btbl'utthlque nationale^ par M. Alfred Mohel-Fatio. Première livraison, Paris, Impr. nal,, in-4">, 243 p. — Nous reparlerons de cet excellent travail quand la seconde et dernière livraison sera publiée, ce qui, nous lespérons, ne tardera pas. Bornons-nous â dire que les manuscrits catalans sont compris dans les espagnols ; les portugais forment une section à part.
Eint itaiicaischc Prosaversion der Sieben Weisen Metster, nach einer Londoner Handschrift zum ersten Maie herausgegeben von H. Varnhaoen. Berlin, Weidmann, in-S", xvj-39 p. — Ce texte, contenu dans un ms. récemment acquis par le British Muséum (le même que M. d'Ancona avait fait connaître d'après des notes de Mortara, et qui était alors à Oxford dans une collection privée), est une traduction abrégée d'une version française du groupe A, mais avec un dénouement emprunté à L (voy. G. Paris, préface de Deux rédactions en prose du roman des Sept Sages) ; il remplace seulement le conte Puieus par un autre [Mercator]^ inconnu à toutes les versions, et d'ailleurs sans intérêt {si ce n'est qu'il place la scène â Orbuvclo ^ Orvieto). Dans sa préface, M. V. réunit quelques notices intéressantes sur des mss. des versions anglaise?, allemandes et latines du célèbre récit.
Canundi Mûdonna Elcna impératrice. Livorno, in-i8, 57 p. (public, ptr nazie). — M. Odoardo Viuli publie, dans celte élégante plaquette, un petit poème intéressant, dont le sujet est une variante du thème si répandu qui est surtout connu par la VioUtu cl Cymbclme. Hélène (qualifiée à tort à' impératrice) est ici fille d'Arnaud de Gironde, fils d'Aimeri de Narbonne, ce qui indiquerait pour source une chanson de geste française, s'il n'était probable que ce nom a été emprunté au hasard aux Nàrboneù. M. V. a publié le CanUre J'EUna d'après deux mss., l'a accompagné d'une préface où il ne prétend pas épuiser la question des origines du réctt, et l'a fait suivre de remarques critiques.
Jeun Pûlsgrave uni seine Aussprachc des Franzasischen... von Franz Lùtqbnau. Bonn, in-8% 66 p. Idiss. de docteur).
Dcr Conjuncwv ki Chrestien, von D' Fritz Bischuff. Halte, tn-8', iv-iié p. — Travail très minutieux et qui paraît bien fait.
Lii plus anciem monuments de la langue française^ publiés pour les cours universitaires par Edouard Koscrwjtz. Seconde éditton. Hcllbronn, Henninger» io«i2, vij-48 p. — L'utilité de ce recueil, véritablement zwcckmassig^ est attestée par le fait qu'une seconde édition est si vite devenue nécessaire. « Elle ne diDère de la première ni par le contenu ni par la disposition de l'ouvrage. Les seuls changements introduits se réduisent d'une part à l'inlercalation du recto du Fragment de Valenacnnn, ajouté à la fois au lacsimilé et au texte de ce monument, et d'autre part à Tindicalion en tête de chaque pièce des manuscrits et des fac-similé dont |e me suis servi pour rétablissement des textes. En outce, j'ai augmenté celte édition de notes complémentaires, corrigé quelques leçons erronées et fait subir, par des raisons pratiques, certaines modifications au numérotage des Itgnes. »
Pcr le noizt Mutmclîi-Fischer. Verona, in-u, 7 p. — Quelques rispetti du Trentin, détachés par M. Zenatti d'une collection qu'il compte publier plus tard.
Lateinisches Ô in der normannisch&n Mundart... von Max Straugh. Halte, in-8*, 90 p. — Ce travail très consciencieux développe les idées émises par M. Suchier dans son article sur le Dialcclc du Saint Léger {Ztilschr. II) ; les résultats, à quelques nuances près, sont parfaitement assurés. La disposition des faits relevés soigneusement dans un grand nombre de mss. franco-normands et anglo-normands laisse i désirçr, surtout pour la commodité du lecteur ; la distinction entre les t syllabes ouvertes » et les « syllabes fermées • ne nous paraît ni juste ni pratique.
Vocabohrio deW uso abrtizzeu^ compilalo dal dott. cav, Germ. Finaucre. Lanciano, Carabba, in-8", vii-337 p, — Ce vocabulaire, tout entier recueilli de la bouche du peuple, d'un parler qui était jusqu'à présent presque inconnu, n'est, à ce que nous apprend l'auteur, que le spécimen d'un travail plus considérable : tel qu'il est, il a droit i tous les éloges et à tous les encouragements. Il est suivi : x" d'un choix d'étymologies, dont plusieurs sont fort contestables ; on remarquera quelques mots qui paraissent bien venir du français ; 2* de proverbes ; 3° de chants populaires.
Coleccion dt canles flamencos, recojidos y anotados por Demôfilo. Sevilla, impr.
CHRONIQLTE 4J9
de El Porvenir, in-i8, xviij-210 p. — Nous avons dit un mot l'an dernier (p. 633) des Enigmas publiées par « Demofilo » M. Machado y Alvares, qui a pris ce pseudonyme littéraire, nous donne maintenant une précieuse collection de chants t flamencos > {c'est-â-dire proprement bohémiens, le nom de Flamencos étant donné aux Gitanos), petites poèstes andalouses recueillies par lui et fidèlement transcrites.
Tkeoria Âa hisiona àa iutcralura portugaeza por Th. Braga. Terceira ediçio, totalmente rcfundida. Porto» Impr. portugueza, m-12, vij-206 p. — Cet ouvrage, sorte de philosophie de la littérature portugaise dont Pauleur a écrit l'histoire, parut d'abord en 1870. « Nous l'avons repensé et récrit », dit M. Braga, qui nous annonce qu'il soumet aussi i un travail complet de révision sa grande Histoire de (a litttraturt portugaise. Cette édition diffère en effet beaucoup de la première. Il y aurait sur les nouvelles idées de l'auteur autant de réserves à faire que sur les anciennes (cf. Rcv, crit. 1872, t. II, art. 226); mais ce qu'il écrit a toujours de l'intérêt, tant par le grand nombre de faits qu'il connaît et domine que par la vivacité de rexposilion et le mouvement de la pensée. En devenant positiviste, comme il nous apprend qu'il l'a fait, M. Braga n'a pas sacrifié son imagination.
Us ckeviilicrs iimouitns ù la première croisade (1096-1 102) par l'abbé Arbellot, In-8*, 72 p. — Nous n'avons pas à apprécier cette brochure au point de vue historique; nous ne voulons que dire un mol de deux points d'histoire littéraire auxquels touche M. i'abbé Arbeilot. Il est traité, aux pages 56'40, de la légende de Golfierde LasTours, sur laquelle l'auteur aurait pu trouver quelques témoignages, qu'il n'a pas connus, dans l'édition du poème de la Croisade albigeoise donnée par la Société de THistoire de France (II, 279, note) ; M. A, fait connaître que sur le tombeau de Golfier et de sa femme étaient figurés un lion et un serpent. Selon lui cette représentation mal comprise aurait donné lieu à la légende du lion apprivoisé de Golfier. Nous ne garantissons pas cette explication. M. A. a plus sûrement raison lorsqu'il montre, pages 44 et suiv., que le t Crtgorius cognomento Bechada » qui composa, au commencement du XII* siècle, une histoire en langue vulgaire de la première croisade, doit réellement être appelé GeraUus, le nom Gregorius s'étant introduit dans le texte du prieur du Vigeois par une erreur d'autant plus facile à comprendre que nous n'avons pas d'anciens mss. de cette chronique. M. A. ne fait du reste que reproduire l'opinion émise il y a une vingtaine d'années par leu Bosvieux, ancien archiviste de la Creuse, dans une publication restée pour ainsi dire inconnue, la W< (latine) du bienheU' reux Geoffroy du Chdlard {Mémoires dt la SocUté des sciences de la Creuse^ t. III). Ce Gcrald Bechada était frère de Golfier de Las Tours. — M. A. est moins heureux lorsqu'il essaie de corriger le texte, très satisfaisant à cet endroit, de l'édition du prieur du Vigeois. Dans cette phrase : « ... horum gesta preliorum materna, ut ita dixerim , Imgua, rytmo t vulgari, ut populus pleniter intelligeret, ingens volumen décerner compo-
• suit », Il veut qu'on lise, selon une copie évidemment fautive : c ... materna
• ut ita dicam, dixerim lingua ritîus vulgari, ut populus pleniter intellige-
• ret... • il croit que rinintelligible ntius est le comparatif de lUe et
ayanl ainsi supprimé tytmo, i! conclut que l'œuvre de Becbada devait être en prose. C'est se donner bien du mal pour aboutir à une conclusion singulièrement invraisemblable.
// Canionurc portoghcse Cohcci-Branculi^ pubblicato nellc parti che complelano il codice Vaticano 4805, da Enrico Molte.ni. Halle, Niemeyer, in-4*, X'187 p. — Ce beau volume^ qui fait suite au Canzonurc du Vatican publié par M. Monaci, est dû â un jeune savant qui est mort avant d'en avoir vu la mise au jour. M. Monaci, dans sa préface, annonce la publication subséquente de notes et remarques de M. Molteni et de lui-même. Nous espérons donner bientôt un travail d'ensemble sur les importantes publications de chansonniers portugais faites dans ces derniers temps,
El Fio de! re di Dammarca, faba popolare veneziana, pubbL ed iîluslr. da Fr. SADATiNf. Roma, in-8**, 1 5, p. — La fille d'un roi s'éprend du fils du roi de Danemark dont elle a entendu parler, qui de loin la dédaigne, mais plus tard, l'ayant vue sans savoir qui elle est, raime et l'épouse.
Il Fioïc, poème ildllen du XIII" siècle, en ccxxxi) sonnets, irailé du Roman de la Rosepzr Durante. Texte inédit publié avec fac-similé, introduction et notes, par Ferdinand Castets, professeur à la faculté des lettres de Montpellier. Paris, Maisonneuve, xxiv-184 p. [Publkatton spkiale de la Société pour l'étude des langues romanes.) — La traduction (partielle) du Roman de la Rose en sonnets italiens par un poète florentin de la fin du XIIl" siècle, conservée i la bibliothèque de la Faculté de médecine de Montpellier, devait depuis longtemps être publiée par MM. d'Ancona et Monaci, qui, apprenant que M. Castets avait de son c<^té préparé une édition de ce poème, ont renoncé à leur projet en sa faveur et ont bien voulu revoir les épreuves de sa publication. Cette publication, accompagnée de notes et d'une introduction judicieuse, offre un véritable intérêt littéraire à divers points de vue. Je me bornerai i signaler ici un passage particolièrcmenl remarquable, sur l'interprétation duquel je m'écarte de l'éditeur. Faux-Semblant rappelle qu'il a su réduire au silence les « grands clercs » qui ont essayé de le démasquer ; il cite, comme chez Jean de Meun, Guillaume de Saint-Amour, mais il mentionne une autre de ses vicîimes, dont ne parle pas l'auteur français (S. XCII) :
Mastro Sighier non andé guari lieto A ghiado il fè morire a gran dolore, Nella corte di Koma, ad Orbivieto.
M. C. a bien reconnu qu'il s'agissait ici de ce Slger de Brabant, immortalisé par Dante,
che, leggendo nel vico degli Strami,
Sillogizzô jnvidiosi veri.
Nous apprenons par le poème de Durante, contemporain et homonyme de l'AlighierJ, où et comment périt Siger de Brabant, que M. Potvin a récemment démêlé de la confusion avec Siger de Courtrai où l'avait laissé V. Le Clerc. M. C. a compris singulièrement les deux vers de Durante : pour lui Siger mourut « de misère • ; mais morne a ghiado signifie certainement c mourir par le glaive t,et n gran dolore indique une exécution judi-
Claire plutôt qu'un meurtre. Netla corte di Roma, pour M. C, veut dire • dans le territoire soumis à la juridiction du pape • , if faut bien plutôt prendre ces mots dans leur sens propre et entendre que Srger de Brabant (que le légat du pape avait cité comme hérétique en 1277) fut candamné el exécuté * à Orvieto, dans un des trois séjours qu'y fit la cour de Rome pendant le dernier quart du Xll!* siècle. M. C. remarque d'ailleurs avec raison que Siger étant mort à Orvieto, Dante n'a pas eu besoin d'aller à Paris pour le connaître (la rue du Fouarre était d'ailleurs célèbre dans toute l'Europe)^ et qu'ainsi tombe un des arguments principaux allégués en faveur du séjour du grand exilé à Paris*. — G. P.
L'Amore in Bernardo di Vtntadorn td in Guido Cavalcanti^ Saggio di Tullio Ronconi. Bologna, in-8°, 8^ p. (extrait du Propugnafore),
Littérature oraU de la Haute-Bretagne^ par Paul SÈBli.t.OT. Paris, Maisonneuve, in- 12, X11-400 p. (cart.). — Ce joli volume est le premier d'une collection intitulée « Les littératures populaires de toutes les nations n. Il contient des contes, des chansons, devinettes, formulelles, proverbes el dictons, le tout soigneusement recueilli et bien classé, suivant l'habitude de l'auteur.
!storia limhei romdne de B. P. Hasdeu. Partca I. Principie de linguisuca. Bucuresci, Typogr. nationalS, in-4*, xvjiôo p, — L'infatigable auteur donne ici l'introduction, consacrée surtout à des généralités, d'une Hislotrt de la langue roumame. L'ouvrage lui-même ne lardera sans doute pas à paraître ; nous en entretiendrons nos lecteurs.
Les troubadours Renaud tt Geoffroy de Pons^ par Camille Chabaneau. Paris, Maisonneuve, 1881. In-S", 27 pages (extrait du Courrier littéraire de l'Oueit^ publié à Pons, Char. -Int.). — Dans celte brochure, M. Chabaneau publie d'après trois mss. la tenson Senher Jaufre respondetz me sius platz, déjà publiée d'api es l'un des mss. de Milan dans VArchiv de Herrig. Cette pièce, qui n'est pas d'une grande valeur, se trouve dans neuf mss., dont deux à la vérité sont des doubles de ceux que M. Ch. a pu consulter. Le texte serait probablement plus assuré en quelques endroits, notamment au dernier vers, si l'éditeur avait eu à sa disposition tel ou tel des mss. qui lui ont fait défaut. Pour les vers 43-4, la variante de M rejetée en note nous paraît meilleure que b leçon adoptée. La traduction de cette tenson, en général fort claire, est bonne ; les vers 6, 3 1, 60, auraient pu être rendus avec plus de précision. La notice biographique, qui occtjpe la plus grande partie de la brochure, est très étudiée ; si M. Ch. n'est pas arrivé à une identification certaine de Renaud de Pons, la faute en est i rinsuffisance des documents.
1 . A ghiado montre qu'il ne fiit pas brdié, et par conséquent sans doute que le crime dont on le punît n'était pas l'hérésie. D'ailleurs s'il eût été brûlé comme hcréiique, Dante ne l'aurait pas mis dans le paradis avec les grands théologiens. Il csi bien plus probable, d'après le mot de Dante et ce que Pierre Du Bois rapporte de l'enseignement de Siger, qu'il avait attaque le pouvoir politique du pape, ce qui était fait pour plaire h l'auteur de la Commedia. D'autre part, comme sous le nom de Faux-Semblant l'auteur français et son traducteur attaquent visiblement les Dominicains, on peut croire que leur ordre fut pour quelque chose dans la mort de Siger,
2. J'ai fait sur ce sujet une communication plus détaillée à l'Académie des InKnptions, en lui présentant le livre de 14. Castets, le 6 mai.
Dans le n* de mai de la Revue des iangua romanes (p. 256), M. Ch. annonce que de nouvelles recherches lui permettront de donner une édition revue^ corrigée et augmentée de sa notice sur Renaut de Pons dans un traval! d'ensemble sur les troubadours de Saintonge. Lothringischer Psalter ... mit einer grammatischen Einleitung und elnem Glossar zum crsten Mal herausgegcben von Fr. Apfelstedt. Heilbronn, Henninger, in-13, lxiii-177 p. (t. m de ï Ahjranzœsischi Bibliothek dirigée par M. Fœrter). — M. Bonnardot avait annoncé depuis bien des années la publication de ce texte (voyez notamment les couvertures des premiers fascicules de la Bibliûtkïqtu de P£coU des hautes études et la notice d'un ms. d'Épina) dans le Bulletin de ta Société des anciens textes pour 1876! ; son édition, mise enfin sous presse il y a plus d'un an, va paraître prochainement. Elle aura sur celle de son concurrent t'avantage d'être faite d'après trois manuscrits, qui permettent notamment de combler les lacunes du nis. de la bibliothèque Mazarine, le seul qu'ait connu l'éditeur allemand. L'édition de M. Aplelstedt paraît faite avec soin, quoiqu'il y ait, surtout vers la fin, des traces de négligence; l'introduction grammaticale a une valeur supérieure à celle des travaux du même genre : c'est en réalité une grammaire élémentaire des principaux monuments anciens appartenant au dialecte lorrain, Guillaume de Lorris et le testament d'Alphonse de Poitiers^ par M. L. JaBKY. Orléans, Herluison, in-8", 52 p. — Dans son testament, écrit en 1270, Alphonse de Poitiers lègue dix livres de rente • aux hoirs feu Guillaume de Lorris. » M. Jarry trouve en outre un Guillaume de Lorris dans un acte de Philippe-Auguste de 1210, un « filius Guillelmi de Lorriaco t mentionné en 1239 comme • operarius ad batlistas » pour le compte du roi, et un Guillaume de Lorris dans les comptes d'Alphonse de 1244 et 1245. Ce Guillaume, mort entre 1245 ^^ '^70* serait, d'après M. J., l'auteur du Romande la Rose, le même que celui qui travaillait en 1239 aux batistes de saint Louis, et le fils du premier Guillaume de Lorris, sergent de Philippe-Auguste. Tout cela, comme on voit, est fort hypothétique cl en fait peu vraisemblable. Jean de Meun a composé sa continuation vers 1276, plus de quarante ans, nous dit-il. après la mort de Guillaume : celui-ci est donc mort (jeu ne| vers 1255 et ne peut être aucun des personnages mentionnés dans les actes de Philippe el d'Alphonse. Les homonymies sont très fréquentes au moyen âge, et c'est bien naturel, puisque la plupart des noms de personnes sont simplement composés du prénom et du lieu d'origine; il faut toujours s'en méfier. C'est ainsi que le Jean de Meun dont le testament (de 1 298) a été publié par M. Doinel (dans le l, \^ de Tédîtion du Romande la Rose par M, Croissandeau; n'a certainement rien à faire avec le célèbre continuateur de Guillaume.
Danie^ sa vie et ses œuvres, par Fr. Bebgmajon, 2* édition augmentée. Strassbourg, Schmidt, 1881. In-8% ]-j6 pages. — Sous ce titre, qui promet plus qu'il ne tient, l'ancien doyen de la Faculté des lettres de Strasbourg a réuni une suite d'articles ou de notes relatifs à Dante et publiés originairement en diverses revues de France ou d'Allemagne. Ces écrits, qui n'avaient pas grande valeur lors de leur publication première, n'en ont plus aucune
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actuellemcnl. Ici comme dans tant d'aulres ouvrages du même auteur, l'érudition est confuse, puisée à de mauvaises sources, el la critique est absente. Il est évident que M^ B. s'est peu tenu au courant des travaux des vingt ou trente dernières années, qui, soit en Italie, soit en Allemagne, ont apporté tant d'éclaircissement à l'histoire de Dante et de ses œuvres. Même parmi les travaux antérieurs, il a choisi fort mal ses sources. C'est ainsi qu'il émet i plusieurs reprises, et comme un fait avéré {pp. it, 14, 61), cette idée étonnante que Dante aurait composé en latin sept chants de ta Comédie, et qu'il en aurait conçu la pensée dès 1296. El d'autre part il suppose (p. 60) que certains chapitres au moins Je la Vita nuova (ch. 3^, j6) ont été composés vers 1506. De telles aberrations ne sont pas surprenantes de la part d'un homme qui croit que le Trhor de Brunetto Lalino est un poème, et que dans ce poème Brunetto « a déposé les trésors de la science encyclopédique de son temps revftut de la forme allégorique à la mode du moyen dge » (p. M).
Dcir esilio di Dante. Discorso coraraemorativo del 27 Gennaio i jo2, letto al circolo filologico di Firenze il 27 Gennaio 1881^ da isidoro DclLdnoo. Con éocumenii. Firenze, successori Le Monnier, 1881. In-I2, 210 pages. — Ce discours, prononcé i Toccasion du cinq cent soixanle-dix-neuvième anniversaire de l'exil de Dante, est tout autre chose qu'une simple harangue académique. C'est un exposé substantiel, et en un style élevé, des circonstances qui ont précétié la sentence du 27 janvier 1302 et de l'histoire de Dante pendant les premières années de son exil. L'auteur, se tenant strictement sur le tern^in de l'histoire, s'est soigneusement gardé de prêter à Dante des idées politiques autres que celles qu'il pouvait avoir : l'exactitude des faits va de pair avec la justesse des appréciations. Ce qui assure à ce travail une valeur durable, c'est un copieux appendice de documents (pp. 91-2081 tirés des archives florentines, el dont la plupart n'étaient connus que par les extraits publiés plus ou moins correctement par divers érudtts, notamment par Fraticelli {Slona del la vila di Dante), Nous signalerons sous le n* l la notice sur le Ubro del Chtodo, des archives de Florence^ sous les n<»* Ifl et IV le texte complet des sentences du 27 janvier et du 10 mars 1 }02, sous le n- VI celui de la sentence du 6 novembre iji 5. En somme, ce nouvel ouvrage du savant éditeur el commentateur de Dino Corapagni est à recommander à tous ceux qui s'intéressent à Dante.
A. Beuame, Qua c gallicis vérins tn angluam lini^tiam Jokannes Drjden introdaxerit (thèse latine de docteur es lettres). Paris, Hachette, in-8", 107 p. — Quoique ce travail dépasse l'époque où nous nous arrêtons, nous le signalons d'autant plus volontiers qu'on y trouve ta preuve de l'introduction récente en anglais de plusieurs mots français qu'on aurait pu croire et dont on a cru plusieurs anciens.
Lifons di syntaxe histurnjuc sur les modes et temps des verbes en français, par Léon Cledat. Paris, Delagrave, in-8", 29 p. — Nous n'avons là qu'un « chapitre détaché d'un livre en préparation. 1 Nous nous bornons â le signaler, avec le dessein de revenir sur le livre quand il aura paru. La méthode de l'auteur nous parait bonne
Sagnet om Odysseus og Polyphem^ af Kr. Nyrop. Copenhague, Madsen, in-8', 44 p. — Cette étude intéressante, qui ajoute beaucoup au mémoire connu de W. Grimm sur le même sujet, touche i plusieurs récits qui appartiennent au moyen âge ou i la littérature populaire des peuples romans.
Les Patois lorrains^ par Lucien Adam. Paris, Maisonneuve, in-8*, li-4$2 p. — Nous reviendrons sur ce travail considérable, entrepris sous les auspices de l'Académie de Stanislas.
J. Zemlik. DerNachlaut i in dcn Dialecten Nord- und Ost-Frankreichs Halle (dissert, de docteur), in-8*, 31p. — L'auteur dépouille un assez grand nombre de textes pour y relever les groupes ai^ ei^ oi, ui représentant les formes normales â, « , 0, a ; il résume et localise ensuite les résultats obtenus. Malgré quelques erreurs de détail et certaines idées contestables, ce travail, qui paraît fait consciencieusement, sera utile.
— M. Morel-Fatio nous communique Terratum suivant pour ses articles et comptes-rendus publiés dans le précédent fascicule de la Romania, et dont il n'a pu corriger les épreuves.
P. 23 j, col. 1,1. 10 du bas : lire que hu fos de feyt axi corn de dret. — Ibid., I. 8 du bas : conseil, lire concell. — P. 238, 1. 20 : devests, lire devets. — Ibid., I. 21 : au lieu de c ahails. Lire almih », il faut lire : c ûmils. Lire a mils, b
— P. 241, 1. 17 : argallozo^ lire argulloso. — Ibid., I. 24 : lire mamaburras.
— P. 243,1. 2 du bas : Turoy Vire Juro. » — P. 244, 1. 2 î Zaman^ lire Zeman.
— P. 280, I. 17 : san(c)nary lire sa{n)cnar. — P. 281, I. i : sembra^ lirtfembra.
— P. 301, 1. 18 : estro est bon : c'est une forme usitée en catalan.
Aux corrections proposées pour le prétendu fragment de Desclot, p. 237 et 238, il faut ajouter celle-ci. A la page jo, I. 6 du bas, on lit : < E lo Infiint fo en .j. loch qui es roquisal e es lofât de roca », etc. Les mots es lo fat ne donnent aucun sens. Lire enlosat; c'est-à-dire : c un lieu pierreux et pavé de rochers ». Cf. Desclot (éd. Buchon, p. 676, col. 2) : cva obrir e trencar les iloses de la cambra que era enllosada ».
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