XVII. — L'Oiseau de Vérité Rom., VI, p
Voir l'appendice de notre septième partie {Rom., IX, 420-425) et les additions de M. Kœhler (!oc. cit.).
M. Luzel a publié, dans Mèhtsinc (col. 206 seq.), un conte breton du même type où se trouve, comme dans le nôtre, 1' « Oiseau de vérité », qui figure aussi dans un conte analogue faisant partie d'un livre intitulé le Gage touché (Paris, 1732) et signalé par M. E. Rolland (Mélustne, col. 214). Consulter les remarques de M. Kœhler sur le conte breton (ibid.) et sur un coule slave {Archiv fur sLivisfht Phtloivgu^ II, p. 626-627).
La collection de contes syriaques publiée par E. Prym et A. Socm, et déji plusieurs fois citée par nous, contient un conte du même genre, mais incomplet En voici le résumé (n* 8?) : Un roi a trois femmes et point d'enfants. Enfin la
plus jeune de ses femmes met au monde un garçon et une fille. Les deux autras femmes leur substituent deux petits chats. Le roi, trompé par le rapport qu'elles lui envoient faire, ordonne de noyer les chats et d'enfermer la mère dans une peau de buffle qu'on placera sous ta porte de la ville pour que les passants lui donnent des coups de bâton. Les deux enfants sont mis dans une boîte et |etés dans )a mer. Un pècKeur ramène la boîte dans ses filets et remporte chez lui. Sa femme élève les enfants, qui font la fortune de leurs parents adoptifs : quand on les lave, en effet, l'eau dont on s'est servie se trouve remplie d'or et d'argent. Un jour que le petit garçon, devenu jeune homme, s'occupe à lancer avec une fronde des pierres aux oiseaux, il atteint involontairement une femme. Cette dernière, furieuse, lui dit : « On ne sait seulement qui est ton père, et tu veux chasser aux oiseaux ! 1 Le jeune homme va trouver ses parents adoptifs et finit par apprendre qu'il a été trouvé sur fa mer, lui et sa sœur. Les deux jeunes gens se mettent alors en route pour aller chercher leurs parents. Ils arrivent dans le pays des renards, où one vieille renarde leur raconte tout ce qui concerne leur naissance. Us se rendent aîors dans le royaume de leur père, et font bâtir en face de son château un château beaucoup plus beau. Le roi invite le jeune homme à venir chez lui, mais celui-ci n'accepte qu'à condition que l'on délivre la femme qui est attachée sous la porte de la ville. Quand le roi vient à son tour chez les jeunes gens, on lui fait connaître toute Thistoire; il ordonne de couper la tête à ses deux méchantes femmes, et la mère des jeunes gens redevient reine.
Nous avons oublié, dans nos remarques, d'indiquer un conte populaire indien du Dekkan fraiss M. Frère, OU Dacùti Dap, n' 4» qui, pour rinlroduclion, présetite du rapport avec les contes de ce type. Un radjah, qui a douze femmes cl point d'enfants, épouse encore Gyzra-Bai^ la fille d'un jardinier, au sujet de laquelle il lui a été prédit qu'elle lui donnerait cent fils et une fille. Pendant qu'il est en voyage, Guzra-Bai met au monde, en effet, cent petits garçons et une petite fille. Les douze « reines >, qui la détestent, disent â une vieille servante de tes débarrasser des enfants ; celle-ci les porte hors du palais sur uu tas de poussière, pensant que les rats et les oiseaux de proie les dévoreront. Puis, de concert avec les reines, elle met une pierre dans chaque petit berceau. Quand le radjah est de retour, les reines accusent Guzra-Bai d'être une sorcière, et la servante affirme que les enfants se sont transformés en pierres. Le radjah condamne Guzra-Bai â être emprisonnée pour le reste de sa vie. Les enfants échappent au sort qui leur était réservé et, après nombre d'aventures, la vérité triomphe.
XVIll. — Peuil et Punce Rom., VI, p. 244.
Comparer notre n" 74, ta Petite Souris (Rom., X, p. 187) et les remarques. Voir les additions de M. Kœhîer (loc. cit,),