‹ Romania (volume 2)Chapitre 254 sur 282 · XXVI. — Le Sifflet enchanté Rom,, Vî, p · texte numérisé non relu

XXVI. — Le Sifflet enchanté Rom,, Vî, p

Voir dans Mélusine (coi. 423) un conte français, recueilli dans le département de la Loire. —Additions de M. iCœhlcr (op. cit., II, p. 3J0). Ajouter un conte portugais (Coelho, n" 40).

XXVn. — RopiQUET Rom., VI, p. 568.

Voir les additions de M Kœhler (op. cit., II, p. 351), Ajouter un conte de la Haute-Bretagne (P. Sébillot, I, n* 48) avec s^ variante (/W); un conte de la Hague dans le département de la Manche {Rom., VIII, p. 613); un conte picard {Rom.., VIII, p. 222).

Au moment oîi nous éditions notre conte lorrain^ nous ne connaissions pas d'autre conte dans lequel l'élément tragique, — (f danger qui menace l'héroïne, — eût disparu. Le conte haguais, que nous venons d'indiquer et qui a été publié depuis, est sur ce point, comme sur presque tous les points d'ailleurs, identique au conte lorrain. Le diable propose à une bonne femme de lui tisser sa toile pour rien si elle devine son nom en trois fois ; sinon la toile sera pour lui. — Nous avons également découvert, au milieu d'histoires lithuaniennes de laumes (êtres malfaisants sous forme de femmes), un conte de ce type qui a le commencement de notre conte lorrain. Le voici (Schleicher, p. 96, 97) : Une paysanne a du fil de lin à tisser ; mais les travaux des champs l'empêchent de se mettre à cet ouvra^ge; awssi dit-elle souvent de dépit : « Mon Im, vous verrez que ce seront les laumes qui le tisseront ! » Un jour, â sa grande surprise, une laumc entre chez elle el lui dit : « Tu offres sans cesse ton lin aux laumes ; eh bien I me voici; je te le tisserai. Quand b toile sera finie, si tu devines mon nom et que tu me régales bien, la toile serai loi ; sinon, elle m'appartiendra. ».

Un alraanach lorrain, Lo pia amonek loûrain (Strasbourg, 1879, p. ji), présente ce thème d'une façon toute particulière. Le diable, sous la forme d'un beau monsieur, dit à un pauvre bûcheron que, si le lendemain celui-ci a deviné son âge, il lui donnera un sac d'écus ; sinon le bûcheron deviendra son valet el devra le suivre partout. Le lendemain, le bûcheron, arrivé à l'endroit du rendezvous, est pris de peur en voyant qu'il n'a pas deviné, et it se cache dans un arbre creux. Quand le beau monsieur arrive, le bûcheron se met Îl crier dans sa cachette : coucou, coucou. Le diable s'arrête court et dit tout haut : u Je suis pourtant bien vieux ; voilà que j'ai bien cent mille ans, et je n*ai jamais entendu chanter le coucou dans cette saison, j Le bûcheron qui a entendu., peut repondre à la question du diable, et le diable est obligé de iui donner le sac d'écus.

XXVllI. — Le Taureau d'or Rom., VI, p. $71,

Voir les additions de M. Kœhler {op. fi(., Il, p. jp). — Ajouter un conte italien de Bologne (Carolina Coronedi-Bcrti. iYo«//t jpo/jo/tfri^o/o^/jwr Bologna,

^yZ E. COSQUIN

1874, n* 3), qui a beaucoup de rapport avec le conte romain analysé dans nos remarques, — la jeune fille se met là aussi dans un gros chandelier, — mais qui est moins complet; un conle grec moderne (B. Schmidt, Grkchischc Mxr^ chen, 1877, n* 12), composé de divers éléments, et où la jeune fille s'enferme dans un coffre doré ; un conte breton (P. Sébillol, Contes popalairu de la Hattte- Brdagne, 2' série, 1881, n** 40), écourté pour ta fin, mais qui, pour le reste, offre de grands rapports avec notre conte lorrain : ainsi la princesse s*enferme dans un bauf d'or qu'elle s'est fait donner par son père.

Il paraît que notre conte forme le sujet d'un de ces petits livres populaires anglais connus sous le nom de chap-books. C'est ce qui ressort du titre de ce chap-book , que M. Kœhler emprunte à un livre anglais de M. Halliwell. Voici ce titre : t Le Taureau d'or, ou rAdroîte Princesse, en quatre parties. — 1. Comment un roî voulut épouser sa propre fille, h menaçant de la tuer si elle ne consentait pas à devenir sa femme. 2. Adresse de cette demoiselle qui se fait transporter au-delà de la mer dans un taureau d'or vers le prince qu'elle aimait, j. Comment son arrivée et son amour vinrent à la connaîssaûce du jeune prince. 4. Comment sa mort fui concertée par trois dames en l'absence de son amant; comment elle fut préservée, et, bientôt après, mariée au leune prince ; avec d'autres remarquables incidents. »

En Orient, un conte syriaque ressemble beaucoup à notre conle Jorrain, malgré diverses altérations (E. Prym et A, Socin, n" p) : La femme d'un riche juif, se sentant mourir, fait promettre à son mari de ne se remarier qu'avec la femme A qui iront ses souliers à elle. Le |uif a beau essayer les souliers à toute sorte de femmes : aucune ne peut les mettre. Un jour, sa fille les prend, et ils lui vont à ravir. Le juif déclare qu'il veut l'épouser. La jeune filte lui dit qu'elle veut d'abord qu'il lut rapporte de beaux habits de la ville. Pendant qu'il est parti, elle fait mettre une serrure à l'intérieur d'un coffre et s'y enferme avec des provisions. Le juif, étant de retour, cherche partout en vain sa fille, et, de colère, il porte le coffre au marché et te met en vente (il est probable que, dans la forme complète, sa fille lui avait demandé de lui donner un coffre de telle et telle façon : on comprend alors que la vue de ce coffre l'irrite). Un prince achète le coffre el le fait porter dans la chambre de son fils. Pendant l'absence de celui-ci, la (eune fille sort de sa cachette, fait cuire le riz cl met la chambre en ordre. Le lendemain, de grand matin, elle prépare le café» Le prince, fort surpris, fait semblant de sortir et se cache dans un coin de la chambre. Il surprend ainsi ta jeune fille^ qui lui raconte son histoire, et il l'épouse. — Le conte se poursuit en passant dans d'autres thèmes.

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