‹ Romania (volume 2)Chapitre 255 sur 282 · XXIX. — La POUILLOTTE ET LE COUCHERILLOT Rom., VI, p · texte numérisé non relu

XXIX. — La POUILLOTTE ET LE COUCHERILLOT Rom., VI, p

Voir les additions de M. Kœhler {op. cd., p. jji). Y ajouter un conte français du département de l'Ardèche {Mcluiine^ col. 425), un conte italien de Bologne (Coronedi-Berti, n' 10), un conte portugais (Coelho., n*> 1 j).

Depuis la publication de notre conte lorrain, on nous a communiqué un conte provenant des environs de la Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne). Le coq a donné on coup de bec à la poule. Cetle-ci va trouver le cordonnier < pour qu'il lui

raccommode le petit trou que le coq lui a fait. * Le cordonnier n'a pas de soie. La poule va en demander au cochon. Le cochon veut avoir du son. Le meunicf, avant de donner le son, veut avoir des chats pour se débarrasser des souris. La chatte ne veut donner de ses petits ch.its (|ue si on lui apporte du lait, La vache demande de l'herbe. Le pré n'en veut pas donner sans avoir une herse (sic). La poule va chercher la herse, qui fauche vingt arpents d'un coup. Le conte finît là.

En Orient, nous avions trouvé chez les Ossètes du Caucase un ccnte de ce genre. Nous en possédons raainlcnanl un autre, plus ressemblant encore, qui a été recueilli dans l'Jnde et qui est, paraît-il, très populaire chez les Hindous et chez les Mahométans dans les districts de Firôzp&r, de Siâlk^t et de Lahore {Indian Anti^aary^ sept. 1880, p. 207) : Un moineau et une corneille conviennent un jour de faire cuire du khirjrl (préparation de riz et de pois) pour leur dîner. La corneille apporte les pois ; le moineau le riz, et le moineau fait la cuisine. Quand le khiqr! est prét^ la corneille arrive pour avoir sa part. ■ Non », dit le moineau ; « tu es malpropre; va laver ton bec dans l'étang là-bas, et ensuite tu viendras dîner. » La corneille s'en va près de l'élang. • Tu es monsieur l'étang; moi, je suis madame la corneille. Donne-moi de l'eau qoe je puisse laver mon iiec et manger mon kkirfrL —Je t'en donnerai, » dit l'étang, « si tu vas trouver le daim, que tu prennes une de ses cernes pour creuser un trou dans le sol auprès de moi, et alors je Jaisserai couler mon eau claire et fraîche. > La corneille va trouver !e daim : •« Tu es monsieur le daim ; moi, fc suis madame la corneille. Donne-moi une de tes cornes, que je puisse creuser un trou, etc. » Le daim lui dit : « Jeté donnerai une de mes cornes, si tu me donnes du lait de buffle ; car alors je deviendrai gras, et cela ne me fera pas de mal de me casser une corne. » La femelle du buffle demande à son tour de l'herbe ; l'herbe dit à la corneille d'aller d'abord chercher une bêche. Le forgeron, à qui la corneille s'adresse pour avoir la bêche, dit qu'il la donnera, si la corneille lui allume son feu et fait aller le soufflet. La corneille se met à allumer le feu et i faire aller le soufflet ; mais elle tombe au milieu du feu et elle y périt. € Ainsi le moineau mangea tout le kkirjri  lui seul. >

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