I. Une variante de Marlhes, après ce couplet, ajoute
Ses beaux habits de noce.
Faites les lui porter ; 2. Beauver fut pas d'ainlain l'ainguoj Les pourceaux fiit garder.
Les a cardés sept années, Sans rire ni chanter.
Au bout de la septième, Elle chante une chanson.
Aussi ses belles bagues.
Mettez-les lui aux doigts.
Beauver, qui est d'ainlain Vainguo^ Entend cette chanson, c Arrête-toi, mon page, Car j'entends une voix, La voix de ma miouno.
Qui chante dans le bois. • (Variante de Monistrol-sur-Loire.) Dans la Pourcheireto des chants provençaux publiés par D. Arbaud, c'est aussi d'au-delà de l'eau que Beauvoir entend la voix de sa femme : De tant que cantavOj Qu'as de delà la mar :
Fai resclantir la mar. — Semblarie qu'es ma fremo.
Et Guilhem de Beauvoire Que s' es mess' à cantar ?
) . C'est la seule version où j'aie vu la qualification de beau roi. Dans l'une, qui débute ainsi :
Dison que se maride Le viscountc dou rei.
k cette question :
Dis donc, la porcheronne, Où est-ce qu'irons-nous loger?
il est répondu :
— Chez Monsieur de Grenoble, Il y a de quoi manger. Des autres versions recueillies, deux parlent du Viscountc dou rei, sans le nommer ; une parle du counvi dou rei et le nomme : Monsieur de Baume ; cinq autres lui donnent le nom de Beauver ou Beauvoir ^ qu'il porte déjà dans le chant provençal de D. Arbaud.