V. SMITH
^^^^H — VeneZj la porcheronne^
Prenez la porcheronne.
^^^^^1 Oh ! venez-moi peigner*.
Monsieur, si la voulez.
^^^^H — Non^ non, mon gentilhomme,
— La porcheronne est bonne,
^^^^^1 N'ai pas accoutumé,
Ma qur viuilld vegni.
^^^^H Toutes les gens qui passent,
— Non, non, mon gentilhomme,
^^^^^1 Qui se fassent peigner.
N'ai pas accoutumé
^^^^^H — Dis-moi, la porcheronne.
JO
Toutes les gens qui passent,
^^^^H Oh ! veux-tu aller ?
De souper avec lui.
^^^^H — Non, non, mon gentilhomme^
— Dis-moi, la porcheronne,
^^^^H Mes cochons s'écarteraient.
Qu'as-tu z-accouluraé }
^^^^H — Dis-moi, ta porcheronne,
— De souper sous la table,
Si^^l
^^^^H Où esKe que loger ?
Moda de chiens livrers.
^^^^H — Chez madame de Grenoble
— Bonsoir, dame Thôiesse,
^^^^H De monsieur le beau
Pour la seconde fois,
^^^^^P Dieu lui donne
El une de vos dlles
^^^^H Et sa mère â la mort
Pour coucher avec moi ?
^^^^H — Dis-moi, la percheronne,
— Mes filles sont trop grandes,
^^^^^1 Y aura de quoi manger?
Y perdraient son honneur.
^^^^^H — Y aura des poules grasses
Prenez la porcheronne,
^^^^^1 De lard entrelardées,
Monsieur, si la voulez.
^^^^H Et une belle chambre, ^^^^H Monsieur, pour vous coucher.
— La porcheronne est bonne, Md qut nuiUa vegni.
^^^^V — Bonsoir,, dame l'hôtesse,
— Non, non, mon gentilhomme
^^^^H Ne lûgeriez-vûus pas
N'ai pas accoutumé
^^^^H Un jeune capitaine,
Toutes les gens qui passent
^^^^ft Qui apporte son congé ?
De coucher avec lui.
^^^^H — Si fait, mon gentilhomme,
— Dis-moi, la porcheronne,
^^^^^H Y aura boire et manger,
Qu'as-tu z-'accoulumé ?
^^^^H Y aura des poules grasses
— De coucher sur ta paille,
^^^^H De lard entrebrdé's,
Comme et mes cochons. »
^^^^^H Et une belle chambre,
^^^^^H Monsieur, pour vous coucher.
La prend par sa main blanche,
Dans sa chambre Ventre * :
^^^^^F — Bonsoir^ dame Thôtesse,
• Venez, la porcheronne,
^^^^H Pour la première fois,
Venez vous reposer. »
^^^^H[ Et une de vos filles,
La belle porcheronne,
^^^^^L Pour souper avec moi P
1 s'est mise à pleurer,
^^^^H — Mes filles sont trop grandes,
Mit son cœur en fenêtre,
^^^^^1 Sont prêtes à marier.
Se veuillani dérocher.
^^^^H 1 . Peut-être faut-il voir ici Tir
idice d'un usage. On trouve quelque chose de ^H
^^^^^H semblable dans Tun des passages de
ce manuel du savoir-parler et aussi du ^H
^^^^^H savoir-vivre au XI Vo siècle, qu^a
publié M. Paul Meyer {Mamhcdt langage
^^^^^1 enseigne à pjrltr et ù écrire U Jriwçjis. Paris, 1 87;). M. Meyer a déjà fait remar^ ^B
^^^^H quer la concordance de certain
trait
de la Porcheronne avec les mœurs
dont ^H
^^^^V témoigne l'opuscule précité.
^^^^K 2. Pour
« Madame de Grenoble, 65
Montez bien vilement :
Si venez pas tout à l'heure, 66
Je vais perdre mon honneur ^
— Criez pas tant, la belle, 67
Je suis votre épouseur.
Où sont les belles robes 68
'Vant^ mon département*?
La belle coulognette 69
Et tous vos beaux diamants ? »
La mère monta bien vite, 70