‹ Romania (volume 2)Chapitre 269 sur 282 · V. SMITH · texte numérisé non relu

V. SMITH

^^^^H — VeneZj la porcheronne^

Prenez la porcheronne.

^^^^^1 Oh ! venez-moi peigner*.

Monsieur, si la voulez.

^^^^H — Non^ non, mon gentilhomme,

— La porcheronne est bonne,

^^^^^1 N'ai pas accoutumé,

Ma qur viuilld vegni.

^^^^H Toutes les gens qui passent,

— Non, non, mon gentilhomme,

^^^^^1 Qui se fassent peigner.

N'ai pas accoutumé

^^^^^H — Dis-moi, la porcheronne.

JO

Toutes les gens qui passent,

^^^^H Oh ! veux-tu aller ?

De souper avec lui.

^^^^H — Non, non, mon gentilhomme^

— Dis-moi, la porcheronne,

^^^^H Mes cochons s'écarteraient.

Qu'as-tu z-accouluraé }

^^^^H — Dis-moi, ta porcheronne,

— De souper sous la table,

Si^^l

^^^^H Où esKe que loger ?

Moda de chiens livrers.

^^^^H — Chez madame de Grenoble

— Bonsoir, dame Thôiesse,

^^^^H De monsieur le beau

Pour la seconde fois,

^^^^^P Dieu lui donne

El une de vos dlles

^^^^H Et sa mère â la mort

Pour coucher avec moi ?

^^^^H — Dis-moi, la percheronne,

— Mes filles sont trop grandes,

^^^^^1 Y aura de quoi manger?

Y perdraient son honneur.

^^^^^H — Y aura des poules grasses

Prenez la porcheronne,

^^^^^1 De lard entrelardées,

Monsieur, si la voulez.

^^^^H Et une belle chambre, ^^^^H Monsieur, pour vous coucher.

— La porcheronne est bonne, Md qut nuiUa vegni.

^^^^V — Bonsoir,, dame l'hôtesse,

— Non, non, mon gentilhomme

^^^^H Ne lûgeriez-vûus pas

N'ai pas accoutumé

^^^^H Un jeune capitaine,

Toutes les gens qui passent

^^^^ft Qui apporte son congé ?

De coucher avec lui.

^^^^H — Si fait, mon gentilhomme,

— Dis-moi, la porcheronne,

^^^^^H Y aura boire et manger,

Qu'as-tu z-'accoulumé ?

^^^^H Y aura des poules grasses

— De coucher sur ta paille,

^^^^H De lard entrebrdé's,

Comme et mes cochons. »

^^^^^H Et une belle chambre,

^^^^^H Monsieur, pour vous coucher.

La prend par sa main blanche,

Dans sa chambre Ventre * :

^^^^^F — Bonsoir^ dame Thôtesse,

• Venez, la porcheronne,

^^^^H Pour la première fois,

Venez vous reposer. »

^^^^H[ Et une de vos filles,

La belle porcheronne,

^^^^^L Pour souper avec moi P

1 s'est mise à pleurer,

^^^^H — Mes filles sont trop grandes,

Mit son cœur en fenêtre,

^^^^^1 Sont prêtes à marier.

Se veuillani dérocher.

^^^^H 1 . Peut-être faut-il voir ici Tir

idice d'un usage. On trouve quelque chose de ^H

^^^^^H semblable dans Tun des passages de

ce manuel du savoir-parler et aussi du ^H

^^^^^H savoir-vivre au XI Vo siècle, qu^a

publié M. Paul Meyer {Mamhcdt langage

^^^^^1 enseigne à pjrltr et ù écrire U Jriwçjis. Paris, 1 87;). M. Meyer a déjà fait remar^ ^B

^^^^H quer la concordance de certain

trait

de la Porcheronne avec les mœurs

dont ^H

^^^^V témoigne l'opuscule précité.

^^^^K 2. Pour

« Madame de Grenoble, 65

Montez bien vilement :

Si venez pas tout à l'heure, 66

Je vais perdre mon honneur ^

— Criez pas tant, la belle, 67

Je suis votre épouseur.

Où sont les belles robes 68

'Vant^ mon département*?

La belle coulognette 69

Et tous vos beaux diamants ? »

La mère monta bien vite, 70

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