Où sont tes joli's coiffes Que je t'avais acheté's
— Ta sœur la plus jeune Les a toujours porté s.
— Oh I Monsieur de Beauvoire, Où êtes-vous ce soir?
(Variante de Chamalières.) Criant : — Monsieur de Baume, Venez à mon secours !
(Variante de Retournaguet-sur-Loire.)
— Ta sœur la plus grande Les a toujours porté s.
— Où sont tes belles robes Que je t'avais acheté's?
— Ta sœur la cadette Les a toujours porté's.
(Variante de Retournaguet.) 4. Écrit à Vorey, en août 1869, sous la dictée de Thérèse Goy, femme Jousserand.
— Où sont tes beaux rangs d'or Que je t'avais acheté's?
Norm. TORP ET TROP =* nor. THORP.
M, J. Storm a montré [Rom.^ I, 490) que l'adverbe trop venait du got. ihaurpy nor. thorp, b. lat. troppus ; les noms de lieu normands offrent une curieuse confirmation de cette ingénieuse explication. Le nor. thorp est devenu torp en danois; or on trouve dans le pays de Caux une localité qui s'appelle Le Torp^ c'est-à-dire « le village », comme il y a dans le pays d'Auge et dans le Cotentin Le Ham^ c'est-à-dire « la demeure, l'habitation ». Il y a aussi dans le Lieuvin un village du même nom que celui du pays de Caux, nom que l'orthographe moderne a changé en Le Torpt; il n'est pas besoin de dire que le t ne se trouve pas dans les anciennes chartes, mais on rencontre dans l'une d'elles > la forme Le Trop^ avec la métathèse de l'r qui a persisté dans le mot français. Charles Joret.
J ESPAGNOL = y PORTUGAIS.
Diez, Gramm. I, p. 371-372 (trad. fr., p. 346), et Joret, Du C dans les langues romanes, p. 214 et suivantes, ont réuni un certain nombre de témoignages de l'ancienne valeur de la lettre ;. Voir aussi L. Havet, Romania, 187$, p. 461. Les rimes suivantes dans Gil Vicente (1470- 1536) et dans Camoens Ci 524-1 580) nous en fournissent d'autres :
Sahirâ a bailar VaUjo^
O galinheiro que em Thomar
Chamava ao coelho — conejo^ I, p. 130 de rédition de Hambourg.