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Açisé remonte naturellement au participe assis, assise

î. Ce pauvre verbe am are n'a pas eu de chance. Il n'existe pas en créole; c'est presque un mot savant dans les langues néolatines. En italien l'expression populaire est voler bene.

Baissac, Étude sur le pâlots créole mauricien 6 1 ç

en mfttant» pour aitisi dtre, à toutes sauces le peu de denrées dont il disposait, il a su préparer un français de cuisine qui suifit à tous ses besoins.

Phonétique. — Nous aurions désiré plus de développements sur la phonétique du créole, sur la prononciation courante s'entend, « lelle que l'ont faite, avec le temps, comme dit l'auteur (p. 104!, nos anciens noirs affranchis, au fur et à mesure que disparaissaient entre eux les différences originelles les plus saillantes. * Car la prononciation usuelle ne ressemble guère au parler de ce Mozambique mis en scène pp. lojioS^ où pleuvent tes djé et les cki inconnus au créole; c'est de l'auvergnat créole.

Nous avons déjà dit que le créole ne contient aucun son nouveau ; il a seulement perdu quelques sons du français trop difficiles i prononcer pour lui. Ainsi f, fu, «, ui n'existent pas; ils sont remplacés en général par i,^, 1, om : chemise, fimiie; ('heure, Urt ; écume, kime; huile, titouiU. Les consonnes (A, g doux, /, n'existent pas non plus; elles sont toujours f et r : chambre, (<iftbf; Georges, Zoze ; |gojou, zouzou. Vr est fort maltraitée. Elle disparaît entre une voyelle et une consonne : Georges, Zozc^ morceau; moço; chercher, ça^ii ; dans les combinaisons bn^ cre^ pre^ trt^ i la fin des mots : chambre, (ambc ; encre, lanke; propre, prope; quatre, kate; elle entraîne même dans sa chute la consonne précédente dans les combinaisons comme piastre, ;;id(£. Elle subsiste au commencement des mots, isolée ou appuyée sur une autre consonne : rire, rU ; prendre, pitndè.

Il en est de même de /, excepté qu'elle persiste entre une voyelle et une consonne ; galoper, ^alpi. On peut dire en général que tout ce qui demandait un certain effort, ce qui n'existait pas dans la langue malgache, a été laissé de côté. Certaines combinaisons de consonnes sont-elles difficiles pour l'organe du nègre ou de l'indien, il interposera la voyelle suivante :trou, clou, crabe, plume deviendront ioaroa, koulou, karabt^ piUme^. D'autres combinaisons lui seront encore plus difficiles, comme esprit, excuse, obscur, îl ne fera aucune difficulté pour les changer en çipn, çikize^ iikoar. L'auteur est trop porté à croire qu'il y a là impuissance de l'organe de la parole : celle impuissance est soumise à des lois. Ainsi le mot minier ou midamc qui vient de maître d'armes et qui signifie passé maître, habile, est régulièrement formé; dans maître, le son final n tombe toujours, il reste mite, mais la combinaison td de métdarme^ difficile pour nous, est impossible pour le noir, il reste mêdarme; r entre une voyelle et une consonne tombe, arme donne ame en créole icomp. zoze, moço)^ maître d'armes devient donc régulièrement mldâmt; dans midar la combinaison finale rmc est traitée comme les finales smt : gargarisme, gagançt' cataplasme, katapbte.

L'ouvrage de M. Baissac se termine par le conte du chat botté, qui nous montre le parler créole dans sa naïve simplicité, et par une riche collection de proverbes et dictons fort curieux pour la plupart. Nous en citerons quelquesuns, en renvoyant les amateurs au livre si complet de M. Baissac.

Zako napa guiU w lakii, li guéte pour so kamcradt; le singe ne regarde pas

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