‹ Romania (volume 2)Chapitre 29 sur 282 · Pour turture : cf. it, esp, lôrtorû tértola · texte numérisé non relu

Pour turture : cf. it, esp, lôrtorû tértola

5. On trouve aussi tuertre (p. ex. P. Alfons, p. 18t. etc.). Si on rapproche cette forme de tutrbhnty laernet^ indiqués par M. Fœrster (vov. ci-dessous, p. 57, n. t), et aussi de toertrc fréquent pour tortre ou tordn de tÔrquere, on sera porté i voir là une influence, sans doute dialectale, de r précédant une autre consonne. Si cette influence est admissible, il ne serait pas impossible que trueve fût pour tuervc el vînt de turba l; mais d'une part tuerne et fuerbte sont des formes très rares, tandis que tracve est la forme constante ■ d'autre part le prov. (Rom. VU 108) oppose à turbare une autre objeciion.

6. Ceux dont Vu est long, comme purgat (cf. pOrus), ont en français a et non ou : purge.

7. Voy. Schuchardlj II, 120J III, loj; d'Arbois de Jubainville, Rom. ï, 522. Cf. le breton ar:.

8. Plusieurs patois ont encore orne (voy» Littré) dans un sens spécial : d'autres disent ourne.

9. Voy. Schuchardt, II, laj. M. Bœhmer attribue le changement d'^ en 6 Â l'influence de IV.

10. Le fr. treuit vient de trèclo pour lèrclo el atteste aussi la qualité ouverte de Vo,

tuercc, tuerto^ mais torno, torta ; il faut donc admetlre, sans l'expliquer, que déjà en latin vulgaire Va de torno, tornat^ îorta au sens de 1 gâteau n (proprement pain en forme de torsade^ comme on en fait encore aujourd'hui), avaient changé leur à en 6 >. — Orbis et orbita avaient un â (Schuchardt» II, 120; III, 2oj), et orbita a dû exister en anc. fr. sous la forme ourde, d'où le dérivé picard ourdiere, a ornière »- — Ornât en anc. fr. rime avec subdiurnat sqoiirnc; il avait l'o long en latin (Schuchardt, II, 122); il ne fait èrn£ aujourd'hui que par l'influence de la prononciation moderne du latin. — lî en est de même de forme: Tanc. fr. prononçait et écrivait /ourm<, d'après le lat. forma (Schuchardt, II, Ï21 ; ni, 29) ». — Or(u)la a l'o long, comme venant de ôra; de là l'anc. fr. outU î, d'où noire oarUt*. — Quelle était la quantité de Vo dans djorso (= dass. deorsum) P je l'ignore (, mais il a été modelé d'après surso, devenu suso: de même djuso, it. giuso giù, esp. ^«50, yuSf pr. jus*>, roum. diu7. — Aliorso est écrit au m. â. aillors et ailleurs (norm. aillurs] ; il devrait être aujourd'hui aillôrs si Vo était ouvert, aillours s'il était fermé : aillears est dû sans doute à l'analogie des nombreux mots en -eurs.

2^ Devant s: russo roux, rus sa rousse; gusto^oui/*, guslat

1. M. Foerster {Rom. Stud. III, i8ji cite la forme tuerncnt dins Job (pi, 2 1); comme le même texte présente tuerblcl (jij. j), il faut voir \à une particularité dialectale (cf. ci-dessus, p. 56, n. 5). M. Fcerstet admet à ce propos que I w se diphthoiJgue souvent, mais non l'ô ; aussi tire-t-il tucrnent de turnanl, cort de cor te. Il n'y a aucune différence entre m et U, 00 ne saurait trop le répéter. Les exemples de û diphtongue (en ne) allégués par M. Fœrster sont (outre tucrntnt^ luerblet)^ jucfnt ou jucvrc, suefret, tmn sutn, auxauels il a ajouté plus tard {Zatschr. III ^99} cuan, sucmcs de su mu s. J'ai parlé de juevnc^ de tuen sucn, de suemes ; j'ai mentionné en outre cucrl^ cucvre et ruunre (add. culuevre)^ et, par anticipation, sucfre. Quant  akuen, chaicucn que M, F. joint à ce groupe, ils n'ont rien â faire jci : leur terminaison n'est sans doute que le produit d'une confusion avec uem = homo.

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