‹ Romania (volume 2)Chapitre 31 sur 282 · Voy. Mali, Comput, p. u ; Stock, Rom. Stud. îll 4^4, etc · texte numérisé non relu

Voy. Mali, Comput, p. u ; Stock, Rom. Stud. îll 4^4, etc

2. il est vrai que le son unge n'a point passé en fr. moderne ; rungt^ dans l'expression fréquente au rungt (cela me vunt au range, 1 me revient toujours à la pensée » ; au propre J' herbe que les bœufs remâchent leur vient au range) n'a guère d'autres rimes <\Vi*acomunge, escomange ,• dans El. de Fougères (c. 241) ces deux mots et runge riment avec plunge, fr. mod. plonge^ ce qui favoriserait ridentification de rungier et ronger.

j. • Le bœuf, dit M. Lritré, ronge ce qu'il rumine. » 11 me semble que ces deux opérations présentent un aspect si dilTérent qu'on n'aurait pas eu l'idée de les assimiler sans la proche parenté de son de rougicr et rungier.

4. Oiez et Littré ont vu la difficulté de la consonne, mais ils ne l'ont pas jugée insurmontable; ils ne parlent pas de celle de la voyelle. M. Brachet écarte l'une et l'autre par des analogies qui ne sont qu'apparentes; M. Schelcr ne les indique pas.

^. Diez établit avec raison (Gramtn.^ trad. fr., I, i$3) la brièveté de Vu dans Utre; voy. l'ex. décisif de Marlianus Capella dans le Thésaurus de Quicherat.

6. L'usage des outres était répandu en Franc* au XII* siècle; mais une outre s'appelait l>ouc (voy. p. ex. Og. v« 4262, écrit bolc et en variante bout; Ps. M. XaXII, 7 ememcnt cum en but (I. bue), lat. sic Ut in utre (Ps. C. cum en bou:)^ etc.) De li bouul, qui a le même sens ivoy. p. ex. Ps. M. LXXVII, 16 bacel = utre), qu'on a souvent écrit boutel et traduit à tort par ■ bouteille •, comme on a confondu bouc avec bout =^ butte.

4° Devant les labiales : c u p p a coupe ' , p u p p a (pour p u p p e) poupe, stuppa étoupe^\ rupta Toute, rupto roui anc. fr. ), supplo (pour supplice, connue simple duplotriplo pour simplice duplice etc.) souple; corruptîat courrouce*, dubitat douiei^ subtus sota^ sous ; subila soude Ql soute anc. fr.^;cubilo coûte et coudei; sufflal souffle^, Suffert devenu sôffrit donne en anc. fr. sucfre (joefm dans le ms. 0 de Roi,) : on comprend que/r n'ait pas formé d'entrave ; mais on devrait avoir pour 1**5 en fr. eu et non ue, qui représente un d. On peut admettre que/r a» comme vt (voy. ci-dessus p. î2 ^ n. 6)» amené l'éclaircissement de V6 précédent, ou que les verbes couvrir et soufrir^ qui avaient ou aux formes faibles, ont pris, comme courir^ ue aux formes fortes, au lieu dVu, par l'influence de mourir, fouir^ etc., qui, ayant également ou aux formes faibles, avaient ue Iprovenant d'à) aux formes fortes''. — Sur juvene voyez ci-dessus'°.

$0 Devant L L'/ suivie d'une autre consonne s'étant nasalisée en u, cet u s'est perdu dans le son a [— ou] de Vé fermé, et Vi a disparu sans

1. Cuppa n'a rien à faire avec cupa, qui a un û, un seul p et un tout autre sens. Peut-être iaudrail-il tire cuppa dans quelques passages classiques où on lit cupa.

2. Il faut indiquer ici loule une série de mots, d'origine fort incertaine, en -oup, -oupi^ dont plusieurs remontent peut-être au lalin, bien qu'on ne les y retrouve plus : coup (anc. fr.^ « cocu »), croupe (on trouve aussi crupe)^ loup (anc. fr. d'où toupet), troupe (on trouve trope au XVh s.^ mais non au m. â., ce qui sépare ce mot de trop, d'origine sans doute germanique, voy. Rom. l^ 490), liouppe (ne vient pas de Qpupa qui a donné re^ulièremenl huppe], kupty soupe (signifie originairement, quoi qu'en disant Diez, Littré, Scheler, etc., «I tranche de pain » et non «ce dans quoi on la trempe » ; de là souper^ à l'origine ( laire collation v et non f manger la soupe » au sens moderne).

3. Rout signifie rompu, mais particulièrement « atteint d'une hernie >, d'une roulure.

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