‹ Romania (volume 2)Chapitre 32 sur 282 · De U le subst. verbal courroux ; cf. Rom. y l^ J · texte numérisé non relu

De U le subst. verbal courroux ; cf. Rom. y l^ J

j. La forme fréquente tluit pour dubito ne m'est pas claire.

6. Dans Tadverbe composé soudemtnt et aussi soutcment (voy. Tobler, Gloss. d'Auben).

7. Coude et coûte ^ comme soude et soute ^ malade et maiale, etc. On trouve aussi keutt ; c'est que l'entrave, dans les mots de ce genre, n'est pas ancienne : l'i de côbito était en train de disparaître quand Vu libre était en train de se changer en diphthongue : de là hésitation.

8. Ajoutons ici le mot ioujjt, sans doute d'origine allemande.

9. Feui'L'lrc est-ce de même qu'il faut expliquer caevu de côprit ; mais on ne pourrait guke comprendre recuevre dans cette analogie, parce que dans la i" conjugaison l'alternance entre ou et eu n'est pas rare iphum, etc.), tandis qu'elle n'existe pas dans la j", sauf pour les verbes en question, qui l'ont modifiée. Cependant, dans la i"^ coniugaison même, un seul verbe ressemblait tout à fait à recouvrer., c'est ouvrer., dont les formes fortes ont pu t'influencer. Cf. encore trouver trueve, prouver prueve^ etc. A l'inverse demutret, dcvuerct ont pu devenir devcurc, demeure sous l'influence de pleure, oneure^ etc. Voy. toutefois ci-dessus, p. ^2» n. 6.

10. Ce n'est pas ici le lieu d'examiner le rapport de nàcu i nuptias : j'en ai fait le sujet d'une note qui paraîtra dans nos MUangts.

PHONETIQUE FRANÇAISE ! 0 FERMR 01

laisser de traces, au moins en français moderne, où toute (t 6 1 1 a] , moute (m ô lit a) et écoute (ascôltai) forment des rimes très exactes'. Nous trouvons les groupes suivants : // : oïl a (de urnula?) ouïe v^nc, fr., pullo^rou/ anc. fr., pulla ;70u/e, buUa bouie^hnllil ^ou/, bullicat bouge^ satullo saoul sùùl^^ betuUa f>[e)ou/f, ampulla ampoule, cuculla c'o)oule, pulletra (forme du lat, vulg.) /jou/re, medulla meouk anc. fr. mooule d'où mouelle^ moelle^. — Le : fulica/ou|/)^ucJ, côicat (tat. vulg. pour côUocat^) couche^ dulce doux, fulgura foudre f m 61 gère (lat. vulg. pour mulgére) moudre ^ï\c. fr. «traire «7, fl^mor^u^r ne vient pas du lat. re mule are, mais, au 16* s., soit de l'csp. r*mo/c<2r (Rabelais dit remolquer]^ soit de Tit. rimorchiare. Sepulcro n'a donné sépulcre fane. fr. sepucre\ que comme mot savant. — Lt : abultero (forme du lat. vulg. pour adultero) avoutre anc. fr. *, multo moût anc, fr., ultra ou/«, cultro coufrg, vulto »'0«/9, aCu'iscultat écoute. — L + labiale: culpa coupe, p ulvera'*» /Jouira, su I fur

t. Il n'en était pas de même en anc. fr., où sàus = solidos et p<m ^ puiso ne rimaient pas ensemble, non plus que màutc et tscôutc. D'ailleurs dans certains dialectes ou se changeait en au {saus, mautt)^ ce que ne faisait pas ôa (voy. Rom. VI, 616).

2. La forme saàU est assez souvent attestée par les rimes tant pour le prés, de t'ind. du verbe que pour ie fém. de l'adj. (voy. Zàtschr, III 249) ; je ne trouve pas de forme sadi pour le masculin.

j. Voy, Tobler, ZtUsihnjt tûr vergL Sprachforschun^ (cité Rom. Vf, ij<3). J'aurai l'occasion de reparler ae ce phénomène en étudiant la combinaison de 6 avec /.

4. Nu Ho ayant un u long (ullo = unuto) donne nul et non nouL

5. L7 àt foulque est un reste de la mauvaise habitude qui a régné pendant des siècles d écrire, dans des mots 06 t'/ s'est vocalisée, celle / à côté de Vu qui la représente déjà. Il est resté quelques vestiges de cette cacographie dans notre orthographe officielle.

6. Cukbc se trouve dans le KoLj et eu Icare déjà dans des textes mérovin-

giens. Les autres langues romanes ont gardé l'ô. L'explication de l'ô français onnée par M. Fœrster {Zcitschr. III, ^oj) n'a de sens que si on accepte sa théorie sur 1' c élévation • de la voyelle par la force d'un / suivant, et est d'ailleurs bien peu vraisemblable: côllocal serait devenu côllicat d'où côllicat, N'y a-l il pas eu étymologie populaire, rapprochement avecculcita?

7. Je laisse de coté ici des mots comme eu Ici ta cù le c^ changé en /, a modifié l'ô d'une façon particulière, réservée à une élude subséquente.

8. Je suppose qu'dvoufr^ vient d'abultero parce que les mots analogues.comme aoire, aombrer, aourer^ n'intercalent pas de v. Adultère se sera change en abultero par étymologie populaire: ab a semblé exprimer la déviation, l'abus. 11 est vrai qu'on rencontre, quoique assez rarement, ûoufrc, jaufiV^ à côté d'tfvo«fr«, <ii'0ij//r£; ces formes peuvent représenter aduUero, adulterio^ en face des formes Issues d'abultero, abullerio : les doubles formes de ce genre sont fréquentes dans les cas d'étymologie populaire. Aoutrc peut aussi venir à'avoutn par la chute du v.

9. Voui avait le sens général de t statue, imagfe » et aussi • idole ». De là le verbe cnvouttr (voy. Litlrél, qu'on écrit sans raison envoûter.

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