Pour la forme pu I ver a, cf. l'it. pvlvora
6a G. PARIS
soufre. — L; : p u 1 s 0 pou{l)s ' , puisât pousse. — Lm : u I m o a donné cu{l]mej oumcj formes fréquentes dans la vieille langue et les patois et conformes à celles de toutes les langues romanes ; on trouve aussi ourme et enfin de bonne heure orme, par un changement d7 en r antérieur à la vocalisation de 17». Aune ne vient pas du lat. ulna, mais de l'anc. haut alL alina^, alL Elle.
5" Devant les nasales, fl est inutile d'en donner d'exemples : le son 6 est devenu ô et a fini par absorber la consonne nasale suivante î. Dans les mots féminins où l'é était suivi de mm, mn, nn, ces paires de nasales se réduisant à une, Vd précédent a perdu sa nasalité et a reparu sous la forme ô et non 6 : summa somme; columna colonne y no minât nomme j su m ma somme. Su mina 4 Somme; nonna nonne, gunna gonne. — Humble est, comme ordene, imagme et plusieurs autres, un mot savant introduit fort anciennement dans la langue vulgaire : il a d'abord été hamele {RoL)\, humte; le h s'y est intercalé plus tard; quant à la nasalisation de l'iï, elle est relativement récente. — Vu û^empramter (cf. pr. emprumpt, roum. imprumut) prouve qu'imprômûtuare était devenu en lat. vulg, împrOmûtare; au reste ce verbe a dû présenter à une certaine époque des formes fortes très différentes des formes faibles, qui plus tard se sont assimilé les premières.
Gaston Par[S.
[A suivre.)
1 , L'addition de 17 dans notre graphie de ce mot est d*autant plus malencontreuse qu'elle le sépare de ses congénères, pousser^ poussif, etc.
3. Orme rentrerait par là dans l'analogie des mots réunis plus haut, p. 57, n. 4.
3. Je noie le changement d'ô en i dans chaknge pour c Aa/o/i^f , de ca lu mn ia, atteste déjà par te Roland. Cette forme doit venir des formes faibles du verbe chûlongier, devenu chakngia, par un affaiblissement de Vô aïone en c dû sans doute à l'analogie avec des mots comme bljsungur^ iaidcngicr, car phonétiquement il me paraît sans exemples {voUnticrs pour volontiers en anc. fr. remonte, comme l'il, volcntkn^ au latin vulgaire, où on avait essayé de rapprocher le mot de volcnte).
4. Le fleuve appelé par César Sa m ara reçoit le nom deSumina ou Soin en a à partir du VI* siècle (voy. Longnon, Géographie de Grégoire de Toars^
5 . S il en est ainsi, on a par là la preuve que vers le X« siècle au moins on prononçait en France Va (bref ou long) du latin û, en appliquant au latin, comme on le fait encore, la prononciation du français. — L'it. ûmiU, le pr. ùmil, l'esp. pg. humxldc sont également des mots savants. M- Fœrster voit dans l'u de ces mots une « élévation » de Vu tonique sous l'action de Tj final.