Infra, vers 2J-26, i- Loc. laud. 6. Fol
par Wackernagel ' et Bartsch ^. Vient enfin la traduction provençale en vers qui fait l'objet de cette notice, traduction que j*ai trouvée au mois d'octobre dernier dans un ms. de la bibliothèque de l'université de Bologne dont je vais donner la description.
Ce ms. porte le n' 2856 ; il faisait autrefois partie de la riche bibliothèque du monastère de S. Salvatore de Bologne, réunie à celle de Tuniversité depuis 1867, et il y portait le n" 878. Au premier et au dernier feuillet se voit l'estampille rouge : BiBUOTHÈCiyE nationale. R. F,, qui montre que le ms. a été à Paris de 1796 à 1815 K Enfin, sur le verso de la couverture, on lit cette note qui nous fait remonter encore un peu plus haut : « Ego D. Johannes Aloysius M ingarelli^ emi hune Ubrum die 8 marîii anno 1781. » Le ms, est sur parchemin et compte 23 feuillets, il est de petit format (180 sur 119 mill.) ; Pécriture est très soignée et très fine — 40 lignes en moyenne à la page — et me semble appartenir à la seconde moitié du xiii' siècle. Les initiales des chapitres sont alternativement bleues et rouges et les titres en rubriques 1.
La première rubrique nous donne le nom du traducteur : ulncipitcirurgia magistri Rogerii Sdlernitan£nsis translata in lingna romana a magisiro Raimundo AniUer. » Il y a quelque doute dans la lecture de ce dernier nom, une piqûre de vers se trouvant dans le parchemin entre Va et les deux /. Les deux / sont traversées par une barre horizontale que j'inierprête par er ; les auteurs de rinventaire des mss. de la bibhoihèque de Bologne y ont vu une abréviation suspensive et ont lu Raimundo a VilL.., ce qui me paraît peu probable. On pourrait hésiter entre Aviller et Anilter; je préfère cette dernière forme parce qu'elle semble plus satisfaisante pour un nom propre : on sait qu'il y a un troubadour bien connu appelé Guillem Anelier.
Quoi qu'il en soîl, Raimond Aniller est parfaitement inconnu d'ailleurs, et c'est à notre ms. seul que nous pouvons demander quelques renseignements sur lui. La qualification de maître nous dit assez qu'il