V. 3258 et
Dezid^ que vos mereçi, yfantes, en juego 0 en vero,
0 en alguna rrazon ?
Par l'interrogation le passage gagne singulièrement en force. V. 3260 ielas âel coraçon. Cf. v. 278J.
V. 5263 Ya appartient à ta proposition principale et doit être précédé d'une virgule ou pJutôt d'un point d'interrogation renversé à la manière espagnole.
^'A que las firiestes a cinchas e a espolones,
[E] solas las dévastes en el rrobredo de Corpes
A las bestias fieras e a las aves del mont ? V. 3276 et 3277
Non gelas devien querer sus ftjas por barraganas
O, quien gelas diera^ por pareias o por veladas. car l'interrogation n'est pas à sa place. V. 5285
Ca non me priso e[n] ella fijo de muger nada. V. 3306-3308
Pero Verra uez conpeço de fablar :
(Detienes le la lengua, non puede delibrar,
Mas quando enpieça, sabed, noi da vagar.) V. 3316-3318
^Miembrat quando lîdiamos çerca Valençta la grand ?
PedJst las feridas primeras al Campeador leal, Vist un morOy fustel ensayar, antes fuxisle que a [e]) te alegasses. cf. V. 5^0.
Passe por ti, con el moro me off de aîumar.
Selon Batst, Liîeraturbktt fiir germ, und rom. Philologie 1880, p. ^43,
por ti appartiendraii à la proposition suivante et passé serait corrompu.
Le sens est à mon avis irréprochable si l'on traduit : « je m'avançai à ta
place, je passai devant toi n .
Mas non vesùd el manto nin el brial.
La conjecture de M. Baist, Zdtschrift fur romanische Philologie t88o, p. 475. — il veut lire visud — affaiblirait singulièrement le sens de ce vers qui signifie ou bien : « Heureusement que ie n'étais pas ton valet »> ou bien v heureusement que je n'avais pas à mettre tes habits », ou bien aussi « on fit mal de t'habiller si bien ». Si une conjecture était nécessaire, je lirais vesîisted (jamais plus tu n'as remis etc.).
V. 5567 Hyo îlo tidiaré = yoî h îidiaré ou mieux yod lo lidiarè. Cf. V. ? Î44 Esîoî îidiaré, v. 2926 elbs = ed los et 561 3 Etlos yf antes. V. j|86 Le vers serait bon si Pon lisait
Non dizes a ami go verdad ni ha senor.
La préposition s'est fondue avec Va à^amigo.
Assi comrao acaban esta rrazon,
Affe dos cavalleros entraron por la cort.
Al uno dizen Oiarra e al otro Yenego Simenez.
El uno es yfante de Navarra ,
E cl otro yfante de Aragon.
Il y a dans ces vers une lourde bévue. A les lire on croirait que
Oiarrd et Yenego Simenez sont Tun infant de Navarre et Fautre infant
d'Aragon f quand ils ne sont que leurs ambassadeurs. Cf. Chronica del
Cid, c. 250, qui nous renseigne sur les deux prétendants, don Sanche
d'Aragon et don Ramire de Navarre.