LB MEURTRE DE LA MIE
« Uuiiie^-nuti ma chemise blanche, A l.t iiu-iiiir jr veux aller.
Tu veux pas aller A la messe.
Tu veux aller voir ta maîtresse.
(^>u'ave/-vous donc, cruelle mère?
( :4r t()U)ouri vous m'en parlez.
- Je voudrais que le cœur de ta mie.
Je voudrais qu'il soit crucifié.
- Que me donnerez'vous, mère, Pour aller vous le chercher ?
Cent écus dans ma boursette, (lent ôcus je te donnerai.
Ont (Vui n'est pas grand chose l'iiur tuer ce que l'un aimait.
'Vm\%, v<t-t-en donc vers ta mie, Ttiui ww (trur me l'amener. *
«>. KUh |0 H4Unt n'a pris son épée, \ \\u M mio «'m est allé.
lu.
h'v'ii v<< h4p|irr A U porte, \ U juii w \W «a nu' :
« «Mil v%\ sv i\\\\ frjppe à ma porte,
Qui m'empêche de dormi?
— C'est mon tendre coMir, la belle, Qui désire de te voir. >
Il l'a prise par sa main blanche:
« Allons, mie, nous promener. >
Mais quand ils furent dessous une [ombre:
« Allons, mie, il fant mourir I
— N'aurais-tu donc le courage De me faire mourir ici ?
— 0 courage que courage !
Allons, mie, te faut mourir i »
Mais le galant n'en tire son épée^ Dans son cœur il l'a plongé I
f O tenez, ma cruelle mère, Ce que tant vous désirez !
— C'est pas le cœur de ta mie, Non, c'est le cœur d'un animau *.
— C'est bien le cœur de ma mie, C'est pas le cœur d'un animau.
Tout garçon qui tue sa mie Ne doit pas rester au pays.
I I v« I liiiih |in|iuljires offrent d'autres exemples de cette terminaison en «ii, \\\ .tM.titlu-i \ lit ^t'IdJt entre à l'auberge que tient sa femme, qui ne le reconnaît
• NiiltUt, avez-vous de l'argent?
l'oui de l'argent, j'en ai pas guère.
riMiHHKcrai mon blanc manteau \<\ U kidr de mon chevau. »
Um\% m Ndcl, uiif hrrKère questionne sa camarade sur l'enfant Jésus. • K«l il chaud, bergère, est-il chaud?
V\\\% froid que la glace, doux comme un agneau, l4HMh dr la vie n'ai vu son égau. 1 \\\\\% U \\* \mt\\\\ \n pay&ans disent fréquemment: « Voici votre journau ■ )^\\\\\ * \«M«i \\A\t |«iurnal ».
^^^^^^^^^ CHANTS POPULAÎRES DU VELAY ET DU FOREZ ^^I^^^^^^H
^^V Donnez<moi ma chemise blanche
N'en fut pas rentré-z-à la porte, ^^^H
^^M Et aussi mon manteau gris.
^^H Je m'en vais à la guerre
Les gens d'armes n'ont entré. ^^^H
Si l'ont pris, ils Tont mené, ^^^^|
^^H Ou dans Tètrange pays. »
A ta potence ils l'ont monté *. ^^^H
^^F Tai-t-une belle-mère^
— J'ai-t-un grand mai de tête, ^^^H
^^H Qa*elle ne m'aime pas guère :
Il me faudrait un prêtre, ^^^H
^^B Tous les jours s'en va dire à son fils :
Un prêtre de bonne confession, ^^^^|
^^M « Quand est>ce que tu la feras mourir?
Pour me donner l'absolution. ^^^H -^ Ta confession, Rosine, ^^^^|
^^M — Mais attendez, ma mère,
^^H Mais attendez pas guère,
Ta confession est faite : ^^^^|
^^H Mais attendez le dimanche matin,
Mon couteau sera ta confession^ ^^^H
^^H J'accomplirai votre dessein. *
Et mon épé* l'absolution ! • ^^^H
^^B La belle les écoute.
Tout venant de le faire, ^^^^|
^^M Mais elle s'en redoute,
Rencontra ses trois frères, ^^^^|
^^M Mais si s'en va se promener^
En lui disant : « D"où viens-tu main- ^H
^^B S'en aperçoit de son fossé 3.
Que tes pieds en sont pleins de sang ? ^H
^^M S'en va trouver son père^
^^M S'en va trouver son père :
^ S'il faut que tu le saches. ^^^H
^^H « Père, vous m'avez donné-l-un mari,
Je reviens de la chasse, ^^^H
^^H Peut-être il me fera mourir.
J'ai tant tué des petits lapins blancs, ^^^H
Que mes pieds en sont tout en sang. ' ^^^H
^H^ — Retourne^toi, ma itie,
^^H Retourne-toi bien vite,
— Tu n'as menti, faux traître, ^^^^|
^^H Retourne-toi dans ton même logis,
Tu n'as menti, faux traître, ^^^^M
^^M Le soir, j'irai parlepz-à lui. >
Je le connais dans ta pâle couleur ^^^^|
Que tu viens de tuer ma soeur 1 ^^^^|
^^M Tout en montant en chambre^
^^H Toujours son cœur lui tremble.
Il faut que tu périsses, ^^^H
^^H • Prenez, Rosine, vos plus beaux
[I faut que tu périsses, ^^^^|
^^M [habits blancs,
Toi et ta cruelle mère aussi, ^^^H
^^H Car fait beau temps parmi les champs.
Car tous les deux vous étiez compfî's^. » ^^^H
^^M 1. Appris à Saint-Didier-la-Séauve^ d ^^H Cf. de Puymiigre, Chants, populaires du
lit à Saint-Étienne par Julie Damou, — ^^^B pdys niesiin, p. 8^, l'Amant barhre. ^^Ê
^^m 2. C'cst-à-dirc de la fosse qu'on avait creusée pour l'y enterrer. Explication ^H
^^H de la chanteuse.
^^H j. Chamalières. Mariannette Vincent. ^^
— C'est une de ces chansons de f'tle- ^M
^^H de-France qui plaisaient tant à Gérard de Nerval ; on la truuve en Velay et en ^H