‹ Romania (volume 2)Chapitre 91 sur 282 · LB MEURTRE DE LA MIE · texte numérisé non relu

LB MEURTRE DE LA MIE

« Uuiiie^-nuti ma chemise blanche, A l.t iiu-iiiir jr veux aller.

Tu veux pas aller A la messe.

Tu veux aller voir ta maîtresse.

(^>u'ave/-vous donc, cruelle mère?

( :4r t()U)ouri vous m'en parlez.

- Je voudrais que le cœur de ta mie.

Je voudrais qu'il soit crucifié.

- Que me donnerez'vous, mère, Pour aller vous le chercher ?

Cent écus dans ma boursette, (lent ôcus je te donnerai.

Ont (Vui n'est pas grand chose l'iiur tuer ce que l'un aimait.

'Vm\%, v<t-t-en donc vers ta mie, Ttiui ww (trur me l'amener. *

«>. KUh |0 H4Unt n'a pris son épée, \ \\u M mio «'m est allé.

lu.

h'v'ii v<< h4p|irr A U porte, \ U juii w \W «a nu' :

« «Mil v%\ sv i\\\\ frjppe à ma porte,

Qui m'empêche de dormi?

— C'est mon tendre coMir, la belle, Qui désire de te voir. >

Il l'a prise par sa main blanche:

« Allons, mie, nous promener. >

Mais quand ils furent dessous une [ombre:

« Allons, mie, il fant mourir I

— N'aurais-tu donc le courage De me faire mourir ici ?

— 0 courage que courage !

Allons, mie, te faut mourir i »

Mais le galant n'en tire son épée^ Dans son cœur il l'a plongé I

f O tenez, ma cruelle mère, Ce que tant vous désirez !

— C'est pas le cœur de ta mie, Non, c'est le cœur d'un animau *.

— C'est bien le cœur de ma mie, C'est pas le cœur d'un animau.

Tout garçon qui tue sa mie Ne doit pas rester au pays.

I I v« I liiiih |in|iuljires offrent d'autres exemples de cette terminaison en «ii, \\\ .tM.titlu-i \ lit ^t'IdJt entre à l'auberge que tient sa femme, qui ne le reconnaît

• NiiltUt, avez-vous de l'argent?

l'oui de l'argent, j'en ai pas guère.

riMiHHKcrai mon blanc manteau \<\ U kidr de mon chevau. »

Um\% m Ndcl, uiif hrrKère questionne sa camarade sur l'enfant Jésus. • K«l il chaud, bergère, est-il chaud?

V\\\% froid que la glace, doux comme un agneau, l4HMh dr la vie n'ai vu son égau. 1 \\\\\% U \\* \mt\\\\ \n pay&ans disent fréquemment: « Voici votre journau ■ )^\\\\\ * \«M«i \\A\t |«iurnal ».

^^^^^^^^^ CHANTS POPULAÎRES DU VELAY ET DU FOREZ ^^I^^^^^^H

^^V Donnez<moi ma chemise blanche

N'en fut pas rentré-z-à la porte, ^^^H

^^M Et aussi mon manteau gris.

^^H Je m'en vais à la guerre

Les gens d'armes n'ont entré. ^^^H

Si l'ont pris, ils Tont mené, ^^^^|

^^H Ou dans Tètrange pays. »

A ta potence ils l'ont monté *. ^^^H

^^F Tai-t-une belle-mère^

— J'ai-t-un grand mai de tête, ^^^H

^^H Qa*elle ne m'aime pas guère :

Il me faudrait un prêtre, ^^^H

^^B Tous les jours s'en va dire à son fils :

Un prêtre de bonne confession, ^^^^|

^^M « Quand est>ce que tu la feras mourir?

Pour me donner l'absolution. ^^^H -^ Ta confession, Rosine, ^^^^|

^^M — Mais attendez, ma mère,

^^H Mais attendez pas guère,

Ta confession est faite : ^^^^|

^^H Mais attendez le dimanche matin,

Mon couteau sera ta confession^ ^^^H

^^H J'accomplirai votre dessein. *

Et mon épé* l'absolution ! • ^^^H

^^B La belle les écoute.

Tout venant de le faire, ^^^^|

^^M Mais elle s'en redoute,

Rencontra ses trois frères, ^^^^|

^^M Mais si s'en va se promener^

En lui disant : « D"où viens-tu main- ^H

^^B S'en aperçoit de son fossé 3.

Que tes pieds en sont pleins de sang ? ^H

^^M S'en va trouver son père^

^^M S'en va trouver son père :

^ S'il faut que tu le saches. ^^^H

^^H « Père, vous m'avez donné-l-un mari,

Je reviens de la chasse, ^^^H

^^H Peut-être il me fera mourir.

J'ai tant tué des petits lapins blancs, ^^^H

Que mes pieds en sont tout en sang. ' ^^^H

^H^ — Retourne^toi, ma itie,

^^H Retourne-toi bien vite,

— Tu n'as menti, faux traître, ^^^^|

^^H Retourne-toi dans ton même logis,

Tu n'as menti, faux traître, ^^^^M

^^M Le soir, j'irai parlepz-à lui. >

Je le connais dans ta pâle couleur ^^^^|

Que tu viens de tuer ma soeur 1 ^^^^|

^^M Tout en montant en chambre^

^^H Toujours son cœur lui tremble.

Il faut que tu périsses, ^^^H

^^H • Prenez, Rosine, vos plus beaux

[I faut que tu périsses, ^^^^|

^^M [habits blancs,

Toi et ta cruelle mère aussi, ^^^H

^^H Car fait beau temps parmi les champs.

Car tous les deux vous étiez compfî's^. » ^^^H

^^M 1. Appris à Saint-Didier-la-Séauve^ d ^^H Cf. de Puymiigre, Chants, populaires du

lit à Saint-Étienne par Julie Damou, — ^^^B pdys niesiin, p. 8^, l'Amant barhre. ^^Ê

^^m 2. C'cst-à-dirc de la fosse qu'on avait creusée pour l'y enterrer. Explication ^H

^^H de la chanteuse.

^^H j. Chamalières. Mariannette Vincent. ^^

— C'est une de ces chansons de f'tle- ^M

^^H de-France qui plaisaient tant à Gérard de Nerval ; on la truuve en Velay et en ^H

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