Le n* 2230 (D 9) de Bernard
H. Farmer, de Tusmore (Oxon.), je trouve, sous le n° 91 $4. 3, un ouvrage ainsi intitulé : « De Deo, creaturis, articulis fidei et sacramentis, in sennone t gallicano, rhythmice, pergain. fol. • Cette rubrique s'applique assez bien â la Lumière as lais. Le ms. contient en outre un Sidrac, comme le ms. de Dublin mentionné ci-dessus. Malgré cette coïncidence ce sont bien deux mss. distincts. Des onze mss. de Farmer décrits par Bernard, il en est un qui est aujourd'hui dans la bibliothèque de feu sir Th. Phillips, le n* 91 59. 9 de Bernard, actuellement 8336 à Cheltenham, qui contient le traité de Gautier de Biblesworth 4. J'ignore ce que sont devenus les dix autres mss.
Dans la Description raisonnit d'une collection choisie d'anciens mss.... réunis par les soins de M. J. Techener, 2* partie (1864), figure sous le n* 218 un exemplaire de la Lumière as lais, auquel fait suite une traduction française du Spéculum Ecclesia de saint Edmond de Pontigny *. J'ignore le sort de ce ms.
Dans le catalogue des livres de feu E. de Coussemaker (Bruxelles, 1877), est décrit (n° 1 173) un exemplaire de la Lumière as lais faisant suite à une traduction en prose de l'Apocalypse 3. Ce ms. a appartenu à Charles de Croy, prince de Chimay.
L'ancien inventaire de la bibliothèque de la cathédrale de Peterborough contient, sous la cote B XVI, un article ainsi conçu :
Amours ou estiz venus*. — humer as lais, gallice. — Spéculum Edmundi, gallice. — Pater noster, gallice. — Contemplationes pro diversis horis diei, gallice. — Contemplatio de Passione Christi, gallice. — Disputatio inter spiritum et animam, gallice ».
La bibliothèque de la cathédrale de Peterborough fut mise à sac en 1643 par une troupe de partisans de Cromwell*. La destruction, à laquelle échappa pourtant l'inventaire dont je viens de transcrire un article, doit avoir été à peu près complète, car non-seulement aucun des mss. portés sur l'ancien inventaire et suffisamment décrits pour que l'identification en soit possible dans la plupart des cas, ne se retrouve à Peterborough, mais même il ne m'est pas encore arrivé d'en reconnaître un seul dans aucune bibliothèque, ni en Angleterre ni à l'étranger.
La copie de la Lumière as lais que renferme le ms. F 30 de Saint John's est Tune des plus mauvaises que nous possédions de cet ouvrage. Les fautes les plus grossières y fourmillent. Je me suis contenté de faire, soit dans le texte, à l'aide de [ ] et de ( ), soit en note, les corrections les plus nécessaires, non pas
1 . M. Kervyn de Lettenhove a cité quelques extraits de ce ms. dans le t. I de son Froissart (pp. 95-6 et 5 54-6), mais il a eu tort d'attribuer à Gautier un ouvrage, • le cnastel de leal amour », qui n'est sûrement pas de lui.
2. On a de cette traduction bien d'autres exemplaires, bien que le rédacteur de la notice considère celui-ci comme unique.
3. Début : « Seint Pol le apostle dit... » On en a une infinité d'exemplaires, par ex. Bibl. nat. fr. 375, 403 (le prologue manque), 9574, 9575 ; Musée brit. Old. roy. 1 5 D. II (qui contient aussi la Lumière as Lais); Lincoln Coll., Oxf., \6X etc.
4. Petit poème dont il existe plusieurs mss. : Cambridge, Univ. libr., Gg. 1. 1 fol. 1 14 ; Tr. C, 0. 2. 14 ; Mus. brit. Harl. 27?, etc.
5. Gunton, The historj of the Church of Peter burgh, London 1686, p. 224.