NIGOLES
Entrayguks. Saint-Amans.
toliiy fou, dzolxis, joÛSy /o/u/t, foliirdo, foùrty foûrdo.
bistiâu, bistioû, kâu, kouit,
domontâuetdcbon- tablier, tau,
talon, jaloux,
étourdi, au propre
et au figuré1, bétail, petit bétail, chou,
petit chou,
domontoûy Prodâu,
Prodoù, eskdiWy
petit tablier, nom de lieu et nom
propre, nom propre, échelle, petite échelle.
La disparition de / est bien due à la fusion avec u du son provenant de / vocalisée. En effet, dans le cas où ce son ne se trouve pas dans le voisinage d'un u, il persiste :
palum, *palencum, "palitia, *in salatam, *salatam, suff. dim.,
pal, pâu, pieu, bâton,
polenk, pouink, palanque,
— poiAso, palissade,
cnsolâdo, ensouâdo, salade,
souodllo, petite oseille (rumex
acctosdla9L\nnè)y
♦solam (fémin. refait sur le pluriel de sol u m, comp. Fit. suola, Fesp. sucla), suàloy sàaOy aire d'un four, plante des pieds.
Il faut de plus remarquer ici l'action de / vocalisée sur ô : de même que nous l'avons vue exercer son influence sur ?, i, de même elle empêche la diphthongaison de Vô. Ainsi encore :
m 51 a m, muôlo, môuo, meule,
d o I e t, duôl, dôu, et subst. verbal lu
duôl, lu dôUy le deuil.
Mais on voit bien clairement la différence du traitement de l'u venant de /, si l'on compare les dérivés d'un même mot : "dextralem, dcstrâl, destràu, fém., hache,
i. M. Bugge, Romania, IV, 355, cite btlorda, dans Bridel, c maladie des vaches provenant d'un ver dans la tête •. Je trouve folûrt,Joùrt employé de même pour désigner une brebis, un mouton qui a le tournis : ûno fido foûrdo, en mutû foûrt.
id. suff. dimin.y destrolito, id. suff. dimin. -onem, destrolû^
dcstrouito, fém., petite hache, destrouy petite hache,
ustâu, maison, ustouddo, l'ensemble des gens
de la maison, ustoù, petite maison,
ustoûnét, petite maisonnette,
sôuj aire à battre les
grains.
6 y 3 atones devenant u, Ton a :
"in-solare, «ûd, étaler les gerbes sur Taire,
*solatam, sulâdo, sûâdo, tout ce qui recouvre Taire, ou le sol en général : suddo de blat, suâdo de heu.
De même dans les dérivés de diminutifs en : -olus :
kâlli et Jtd/i, (kâlyo rare), caille,
hospitale, id. suff. -atam,
id. suff. -onem, id. suff. dimin., solum,
ustàly ustolâdo,
UStOlÛy
ustolunà,
SUÔly
"quaquila1, id. suff. -olum,
kolyuôl,
id. suff. -atam,
volabat, transcolat,
kolyôu, fém. ko- bigarré, arlequin, lyôuo,
kolyûâdo, subst., arlequinade, grosse plaisanterie.
On voit l'application constante de ces lois dans la conjugaison : volât, buôlo, bàuo, il vole ;
mais partout où Vo n'étant plus accentué devient u> l vocalisée disparaît:
bulâbo, bûâbOy il volait,
prétérit buîlt, bûà, il vola,
treskuôlo, treskôuo, il disparaît,
rebiskuôlOy rebiskôuo, il revient à la vie,
imparf. treskûébo} prétér. trcskûit, rebiskûdbOy rebiskûk, *rotulat, redàuo, il roule; — rikôuo, il recule; — trontôuo, il chancelle; — imparf. redûâbo, rikûâbo, trontûâbo, prétér. rtdûèt, rikûit, trontûà.
Plusieurs de ces formes ont été refaites évidemment sur l'analogie de volât, bàuo. Par exemple, à côté de trescôuo, de transcolat, dans le simple on a le changement de d en u, même sous l'accent : calât, kriOy il filtre, et recelât, rekuo, il transvase.
Dans les troisièmes personnes du pluriel du présent de l'indicatif et du subjonctif (toutes refaites par analogie sur la je et la 4e conjugaison, et actuellement terminées en u) on peut observer, au moment même où elle s'accomplit, cette fusion de u venant de / avec Pu de la désinence :
Entraygues. Saint-Amans.
g e lare, dzold, joud, geler,