‹ Romania (volume 4)Chapitre 2 sur 283 · Ib'id., p. xij · texte numérisé non relu

Ib'id., p. xij

3. Ucber aie beiden wiederaufgefundenen Niederlandischen Volksbûcher von der Kœniginn Sibille und von Huon von Bordeaux, p. 198-199. Ce mémoire de M. Wolf a été publié dans les Mémoires de l'Académie impériale de Vienne, section d'histoire, t. VIII (i8j7), où il occupe les pages 180 à 282.

4. C'est le Huyge van Bourdeus que M. Ferdinand Wolf a réimprimé en 1860 dans la Bibliothek des litterarischen Vereins in Stuttgart dont il forme le tome LV.

5. c Anno dcccx... Mortuus est etiam hoc anno Sewinus, dux Bu rdegal ensis, cujus fratres fuerunt Alelmus et Ancherus. Hujus Sewini filii, Gerardus et Huco, gui Karolum filium Karoli casu interfecit, Almaricum proditorem in dueïlo vicit, exul de patria ad mandatum régis fugit, Alberonem virum mirabi-

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dont s'arme M. Guessard, est précisément contraire à sa thèse, car, si elle se rapporte à une chanson de geste relatant déjà la liaison du duc de Bordeaux avec Auberon, elle mentionne deux oncles paternels de Huon, Aleaume et Anchier, qu'on ne retrouve pas dans la plus ancienne version connue de Huon de Bordeaux. Il y a plus : l'un de ces deux oncles, Aleaume, figure dans la version néerlandaise1, où il joue le rôle attribué par le poète français au vieux Géreaume2 qui, ici, n'est plus un parent de Séguin de Bordeaux et de Huon, mais seulement un de leurs vassaux et le frère de Guirré, le bon prévôt de Bordeaux 3. Ce fait nous semble de nature à faire prévaloir l'opinion de M. Wolf contre celle de M. Guessard, et si quelqu'un des lecteurs de la Romania s'étonne avec le savant académicien qu'une version française délaissée depuis un siècle et demi ait pu parvenir vers l'an 1 400 à l'auteur d'un poème néerlandais 4, nous répondrons que sans doute cet auteur ne travaillait pas sur une version française, mais que, probablement, il rajeunit un poème néerlandais du xme siècle qui avait bien moins de chances de nous parvenir que l'œuvre nouvelle dont on a seulement conservé de courts fragments.

Mais le poème français que connaissait Aubri de Troisfontaines, — nous partageons complètement sur ce point le sentiment de M. Guessard, — ne saurait remonter plus haut que le règne de Philippe-Auguste :

lem et fortunatum reperit, et cetera sive fabulosa sive historica annexa, t (Chronicon Alberici.) — M. Schener-Boichorst, dans l'édition qu'il a donnée d* Aubri (Monumenta historiae Germanica, tomus XXIII scriptorum, p. 726) a imprimé à tort, d'après le ms. de Paris. Alelinus et Ancerus ; le texte du ms. de Hanovre Adelmus et Ancherus aurait du lui indiquer la leçon véritable. Au reste, le nom Anccrus n'est pas connu dans l'onomastique du moyen âge ; on y trouve au contraire le vocable Anchier, dont les écrivains latins du XIIIe siècle faisaient Ancherus, bien que sa forme véritable fût Anscharius ou Ansgarius qu'on rencontre dans les auteurs du IX9 siècle.

1. Aleaume, ou Allâmes comme on lit dans le Huyge van Bourdeus du XVIe siècle, se dit fils du comte palatin (palsgravc) et neveu de Séguin {Huyge van Bourdeus, édit. Wolf, p. 17), mais il y a là une confusion évidente, bien commune du reste dans nos vieux poèmes où les titres d' t oncle t et de c neveu t sont aussi prodigués que possible et, la plupart du temps, sans vraisemblance aucune. Au reste, deux lignes plus bas, Huon présente Garin comme le fils de la tante (moyen-sone) ou le cousin germain d'AIeaume, alors qu'à la page précédente le même Garin est donné (p. 16) comme le frère du duc Séguin, et par conséquent l'oncle d'AIeaume. L'âge d'AIeaume devait d'ailleurs bien plutôt permettre d'en faire Tonde que le cousin germain de Huon.

2. Protestons en passant contre l'identification de ce nom Géreaume, Gcriaumes dans le poème du XIIIe siècle, avec celui de Jérôme qu'on trouve non seulement dans les réimpressions modernes du roman en prose, mais aussi dans le sommaire de l'édition de MM. Guessard et Grand m ai son. Géreaume est un nom d'origine germanique formé de racines qu'on retrouve, par exemple, dans les noms Girard, Gerbert, Aleaume, Guillaume, etc.; sa forme latine est Gerelmus et non Hicronymus.

3. Huon de Bordeaux, édition Guessard et Grandmaison, page 91.

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