‹ Romania (volume 4)Chapitre 238 sur 283 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Girart de Roussillon, qui pour d'autres raisons encore ne peut être considéré comme de pure langue d'oc, fait exception : il confond dans les rimes toutes les finales en etz,

3. La même distinction résulte implicitement d'une remarque de M. Chabaneau disant qu'à Nontron au présent de l'indicatif d'avei (habere), 2* pers. du plur., e reste « pur » (c'est-à-dire ouvert) : avi « vous avez, » mais chant ar et, « vous chanterez » (Grammaire limousine, p. 270). Le mérite de M. Thomas est d'être arrivé à constater le fait dans Pancienne langue.

que l'auteur du célèbre contrasta n'est autre que Giacomino de Pouille, et que le nom de Ciullo d'Alcamo doit disparaître de l'histoire littéraire. Le témoignage exprès de Dante, qui cite un vers du contrasta comme spécimen du dialecte sicilien, sera toujours opposé aux conclusions de M. Caix.

XIV. — Revue critique, janvier-juin. — Art. 90. Saga af Tristram, udg. af Brynjulfcon (Vetter). — 119. Stimming, Bertran de Born (Clédat : article important) .

XV. — Jenaer Literatubzejtung, janvier-juin. — 3. Dccamerone, illustrato da Bozzo. — 11. Aucassin et NicolcU, hgg. von Suchier ; Ten Brinlc, Douer und Klang; Vockeradt, Lehrbuch der italienischen Sprache. — 13. Ram beau, DU Assonanzen der Chanson de Roland (article négatif de M. Ottmann). — 19. Vœgelin, Herder's Cid (Tobler). — 25. Stimming, Bertran de Born (Stengel) ; Wœlfflin, Lateinische und romanische Comparution; Tristram Saga, hgg. von Kœlbing; Saga af Tristram, udg. af Brynjulfcon (Lœschhorn).

XVI. — Literàrischbs Gentralblatt, janvier-juin. — 1. Versions nordiques du Mante l mautailli, p. p. Cederschiœld et Wulff. — 2. Partalopasaga ntg. af KlockhofF. — 3 . Le Mystère de la Passion, p. p. Paris et Raynaud. — 7. Meister, die Flexion im Oxforder Psalter ; Neumann, zur altfr. Laut- und Flexionslehre. — 10. Voigt, Kleinere laU Denkmâler der Thiersage. — 11. Rolland, Devinettes ou énigmes populaires. — 18. Aucassin et Nicolete, hgg. von Suchier. — 23. Tristram Saga, hgg. von Kœlbing ; Saga af Tristram, udg. af Brynjulfson (H. P.).

XVII. — Gcettïngische Gelehrte Anzbioen, 1879. — N* 2, Zumbini, Studi sul Petrarca; Ferrazzi, Bibliografia Petrarchesca.

L'Académie des inscriptions et belles-lettres, dans sa séance du 13 juin 1879, a décerné le premier des prix fondés par le baron Gobert à M. P. Meyer, pour son édition, avec traduction, introduction, notes et glossaire, de la Chanson de la Croisade albigeoise.

— Le prix Archon-Despérouse, institué à l'Académie française pour les meilleurs travaux sur la langue française, a été divisé en deux. La moitié du prix (2000 fr.) a été attribuée cette année à M. Chabaneau pour son Histoire de la Conjugaison française (Rom. VIII 143); l'autre moitié a été une seconde fois partagée entre MM. Luchaire (Rom. VIII 304) et de C ha m bure (Rom. VIII 144).

— M. L. Couture a été nommé professeur de langues et littératures romanes à la faculté libre de Toulouse. Ceux qui connaissent les essais qu'il a publiés, principalement dans la Revue de Gascogne, dont il est le rédacteur en chef, sur divers points de la littérature ou de l'histoire du sud-ouest de la France, ne pourront qu'applaudir à cette nomination, sachant à quel degré s'unissent chez M. Couture la justesse des vues et la distinction de la forme. La leçon d'ouverture par laquelle il a inauguré son enseignement, ou du moins ce qu'il a jugé à propos d'en publier dans la Gazette du Languedoc du 1 1 avril, nous a confirmé dans l'excellente opinion que depuis bien des années nous avons conçue de ce professeur à qui on ne peut reprocher qu'une trop grande timidité à aborder les grands sujets. Le cours doit embrasser l'histoire littéraire du midi de la France, de l'Espagne et de l'Italie jusqu'à la Renaissance.

— M. Delius, professeur ordinaire à l'Université de Bonn, justement célèbre par ses travaux sur Shalcspere, a cessé de faire des leçons et est devenu professeur honoraire. Les cours de M. Delius avaient très souvent pour objet les langues ou les littératures romanes.

— Nous avons appris avec regret la mort de M. l'abbé Bellanger, dont nous avons apprécié ici le livre sur la Rime. M. Bellanger est mort à 32 ans, à Angers, où il était professeur à l'université catholique, d'une maladie de poitrine dont il souffrait depuis son enfance. Les qualités de son esprit et de son caractère l'avaient fait aimer de tous ceux qui l'avaient connu.

— M. Long, archiviste des Hautes-Alpes, qui se proposait de publier un mystère en dialecte du Queyras qu'il avait découvert aux archives de Gap, est mort, jeune encore, il y a quelques mois. Souhaitons que cette publication, dont l'intérêt linguistique est incontestable, soit reprise par quelque philo-

logue compétent. Le successeur de M. Long aux archives des Hautes-Alpes serait naturellement désigné pour cette tâche.

— M. Lionardo Vigo est mort récemment â Aci Reale. Nous nous réservons de donner une courte notice sur ce savant et poète distingué.

— La Société des anciens textes français va imprimer une édition critique de la Vie de saint Grégoire, donnée par M. A. Weber d'après les cinq manuscrits connus. Elle a actuellement sous presse : le t. IV des Miracles de Notre-Dame publiés par MM. Paris et Robert, la Vie de saint Gile, publiée par MM. Paris et Bos, trois versions de YÊvangile de Nicodlme, par les mêmes éditeurs, une Chronique normande du XIV* s., publiée par M. Luce, la chanson à' Elit de S. Gile, publiée par M. G. Raynaud, le Voyage du seigneur d'Anglure à Jérusalem, publié par MM. Bonnardot et Longnon, le t. II des Œuvres d'Eustachc Deschamps, p. p. M. le marquis de Queux de Saint-Hilaire, V Amant rendu cordelier, de Martial d'Auvergne, publié par M. A. de Montai glon, sans parler du t. II du Mistere du vieil Testament , offert par M. le baron de Rothschild aux membres de la Société. — La Société a tenu le 18 juin sa cinquième assemblée générale; elle a nommé président M. A. de Montaiglon, vice-présidents MM. G. Paris et F. Baudry. — Rappelons que la Société a mis en distribution, au commencement de cette année, les ouvrages suivants : Le Débat des Hérauts de France et d'Angleterre, suivi de The Debate between the Her aides of Englande and Fraunce, compiled by John Coke, édition commencée par L. Pannier et achevée par P. Meyer (cet ouvrage complète l'exercice 1877), Ie 1 des Œuvres d'Eustachc Deschampsy publiées par M. le marquis de Queux de Saint-Hilaire, et le t. III des Miracles de Nostre-Damc (ces deux ouvrages appartiennent à l'exercice 1878 qui sera complété par les Voyages du seigneur d'Angleterre).

— Le c Congrès bibliographique international, tenu à Paris, du 1er au 4 juillet 1878, sous les auspices de la Société bibliographique », a publié un compterendu de ses travaux. On y remarque un rapport de M. Sepet sur c Les études relatives à la littérature française du moyen âge depuis 1867. » Ce travail, où on peut relever çà et là un peu d'optimisme ou de partialité, est d'ailleurs bien fait et bien disposé. L'auteur a su donner des détails précis sans aridité, et faire lire avec intérêt un exposé qui, moins habilement présenté, n'aurait été qu'une sèche nomenclature.

— Le compte-rendu de la réunion des philologues Scandinaves qui a eu lieu à Copenhague en 1876 contient une étude de M. J. Storm c sur la quantité des voyelles dans les langues romanes et le développement de cette quantité depuis le latin. > Cet intéressant travail touche le même sujet que les récentes études de MM. Bcehmer et Ten Brink, et sera ici en même temps l'objet d'une appréciation.

— Le dernier volume (t. IX) de la nouvelle édition de YEncyclopadia Britannica contient, p. 629-36, sous le titre de French languagc, un article dû à M. H. Nicol, bien connu par d'excellents essais sur différents points de philologie française4. C'est un résumé très condensé et très précis de l'histoire et de

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