‹ Romania (volume 4)Chapitre 239 sur 283 · Voy. Ro mania, II, 273-4; III · texte numérisé non relu

Voy. Ro mania, II, 273-4; III

la grammaire de notre langue. Sur tous les points Fauteur est au courant des dernières recherches, sur certains il est même en avance sur les idées courantes. Nous avons eu occasion ci-dessus, p. 464, de citer ses vues sur un point important, et on a pu voir avec quelle netteté M. Nicol sait exprimer une pensée juste.

— La Bibiwteca délit tradizioni popolari siciliane, publiée par G. Pitrè et qui lui a valu une si juste célébrité, était suspendue depuis quelque temps» Elle vient de recommencer avec le premier fascicule d'un recueil de proverbes qui ne comprendra pas moins de trois volumes. La richesse du peuple sicilien eu proverbes est moins surprenante encore que le zèle et la peine qu'il a fallu pour les rassembler : au reste l'éditeur ne travaille pas à son recueil depuis moins de vingt ans. Il a joint à chaque proverbe des rapprochements, sagement limités à l'Italie. Les trois volumes de proverbes seront les tomes VIII, IX et X de la Biblioteca (les t. I et II sont le recueil des Chants populaires, le t. III les Études de poésie populaire, les t. IV-VI l'inappréciable collection de Contes) ; viendra ensuite un volume consacré aux Spectacles et Fêtes populaires , un autre aux Usages, croyances, superstitions et jeux ; le XIIIe et le XIVe contiendront des chants et des contes inédits ; enfin le t. XVe réunira les appréciations émises en Italie et à l'étranger sur les traditions populaires de la Sicile1. Après l'achèvement d'une pareille œuvre, M. Pitrè pourra se flatter d'avoir élevé à sa patrie et à la science un monument dont elles lui seront à jamais reconnaissantes.

— M. Emile Templier, l'un des directeurs de la librairie Hachette, vient de faire don au cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale d'un manuscrit contenant la chanson de Florence de Rome. Ce petit manuscrit, qui est du XIIIe siècle, offre une rédaction différente de celle qui a été analysée dans Y Histoire littéraire d'après le ms. du XVe siècle seul connu jusqu'ici.

— M. F. Vetter achève de préparer une édition des fragments du Tristran de Thomas, qu'il compte offrir à la Société des anciens textes français. Il s'occupera ensuite de publier le fragment du poème de Berol sur le même sujet, qu'il a collationné avec le manuscrit de la Bibl. nationale.

— Dans la collection des grammaires romanes qu'a entreprise la librairie Henninger à Heilbronn, c'est M. Ed. Stengel qui s'est chargé de la grammaire provençale.

— M. de Cihac publiera incessamment la suite de son dictionnaire étymologique de la langue roumaine, qui comprendra les Eléments slaves, magyars, turcs, gras modernes et albanais.

— M. Mercier, professeur à Nantes, fait imprimer un ouvrage, qui doit être sa thèse de docteur ès lettres, sur le Participe passé en français.

— M. Constans, professeur à Nîmes, a soumis à la Faculté des lettres de Paris le manuscrit d'une thèse sur le Roman de Thèbes, dont il se propose de donner plus tard une édition critique d'après tous les manuscrits.

— M. Pio Rajna a presque achevé un ouvrage étendu sur YÊpopà carolingienne en Italie.

1. En souscription et en vente chez Pedone Lauriel, à Palerme.

— Le premier fascicule de l'édition du Poema del Cid, par M. Vollmœller, paraîtra au commencement d'octobre. Cette édition est particulièrement destinée aux cours universitaires. — M. Vollmœller prépare aussi une édition de la Cronica rimada dtl Cid.

— Livres adressés à la Romania ;

The romance of Daude de Pradas on the four cardinal Virtues, edited with brief notes by Austin Stickney. Florence, Wûrtenberger, in- 18, loi p. — Il est assez curieux de voir un poème provençal publié par un Américain en Italie chez un éditeur allemand. Le poème de Daude de Pradas est une paraphrase du traité de Martin de Braga sur les quatre vertus cardinales; M. Stickney l'a imprimé, avec beaucoup de soin, d'après le manuscrit unique de Venise, en joignant au texte des notes et des rapprochements avec l'original latin.

Du rôle historique de Bertrand de Born (1 175-1200), par Léon Clédat. Paris, Thorin, in-8% 122 p.

Bertran de Born, sein Leben und seine Werke, mit Anmerkungen und Glossar herausgegeben von Albert Stimming. Halle, Niemeyer, in-8*, vj-370 p. — Nous espérons rendre prochainement un compte détaillé de cet important ouvrage et du précédent.

De Fratre Salimbene et de ejus chronicae auctoritate disseruit L. Cledat. Paris, Thorin, in-8% 1 18 p. — On connaît l'importance de la chronique de Salimbene pour l'histoire religieuse et littéraire de l'Italie au XIIIe siècle. M. Clédat fait connaître les parties restées inédites de la chronique; il a joint â sa thèse le fac-similé d'une des pages du ms. de Rome.

Registres des Comptes municipaux de la ville de Tours, publiés avec notes et éclaircissements par J. Delaville-Leroolx. Paris, Picard, gr. in-8#, vm-440 p. — C'est ici le premier volume d'une publication considérable, entreprise sous les auspices de la Société archéologique de Touraine. Les comptes de la ville étant rédigés en français, ils intéressent le philologue aussi bien que l'historien. Le présent volume comprend les années 1350-1366; la publication est faite avec grand soin.

La Vita e le Opère di Giulio Cesare Croce, monografia di 0. Guerrtni. Bologna, Zanichelli, in-8°, xiij- 513 p. (prix 10 fr.). — Croce (1 550-1609) est l'auteur de deux livres facétieux, encore aujourd'hui dans toutes les mains italiennes, de Bertoldo et de Bertoldino. Après avoir retracé la vie pénible et besogneuse du pauvre poète bolonais, M. Guerrini recherche les origines de ses deux écrits. Il montre que le Bertoldo est une imitation du célèbre roman de Salomon et Marcolf, et que le Btrtoldino est une suite du Bertoldo où l'auteur, tout en suivant en maint endroit la tradition populaire, a voulu être plus original. Il dit ensuite quelques mots du Cacasenno de Banchieri, faible continuation des deux ouvrages de Croce. Le livre se termine par divers appendices et par un essai bibliographique très méritoire. L'auteur se plaint du manque, à Bologne, des livres les plus nécessaires à de semblables études; cette condition désavantageuse se fait effectivement sentir à plus d'un endroit de son travail ; mais on doit lui rendre la justice qu'il n'a négligé aucune des informations qu'il pouvait se procurer, et qu'il les a mises en œuvre

avec sobriété et jugement. En attendant une investigation plus approfondie, son volume, simplement écrit, sera utile à consulter et agréable à lire. Ce qui en rehausse notablement l'intérêt, ce sont les détails qu'il donne sur la société italienne du temps où vivait Croce.

Herders Cid, die franzœsische und die spanische Quelle, zusammengestellt von A. S. Vcegelin. Heilbronn, Henninger, in-12, x-366 p. — On sait que M. Kœhler a démontré que le Cid de Herder était fait non sur l'espagnol, mais sur une version française des romances castillanes (voy. Rcv. critique, 1867, t. I, art. 44) (cette version, ajouterons-uous, est probablement de Couchut, fantasque écrivain, passionné pour la littérature espagnole et collaborateur de la Bibliothèque des Romans). M. Vœgelin a rendu la chose sensible et permis d'étudier complètement le procédé de Herder et celui de son modèle français, en mettant en regard : i° le texte espagnol des romances avec une version allemande littérale ; 2' le texte français de la Bibliothèque des Romans; 3° le texte allemand de Herder. C'est un intéressant document de littérature comparée.

Der Priester Johannes. Erste Abhandlung, enthaltend Capitel I, II und III, von Fr. Zarncke. Leipzig, Hirzel, in-40, 204 p. — Nous avons ici une édition nouvelle,complètement refondue,de quatre dissertations imprimées en 1 874-75 . Le second mémoire a paru en 1 876 ; l'auteur nous fait espérer le troisième et dernier pour cette année. Nous posséderons ainsi en entier, sous sa forme définitive, un des ouvrages les plus érudits et les plus curieux qui aient été consacrés de notre temps à la littérature du moyen âge.

Œuvres de Ghillebert de Lannoy, voyageur, diplomate et moraliste, recueillies et publiées par Charles Potvjn. Louvain, Lefevre, in-8% xcj-$$o p. (Publication de l'Académie royale de Belgique). — Plusieurs pièces, et non des moins importantes, étaient inédites ; l'édition des autres est ici sensiblement améliorée.

Sechs Bearbeitungen des altfranzœsischen Gedichts von Caris des Grossen Reise nach Jérusalem und Constantinopel, herausgegeben von D' Ed. Koschwitz. Heilbronn, Henninger, in-8°, xix-186 p. — Nous parlerons au long, dans notre prochain numéro, de cette intéressante publication.

Chants populaires messins recueillis dans le val de Metz, en 1 877, par Nérée Quépat. Paris, Champion, in-12, 84 p. — Complément intéressant du recueil de M. de Puymaigre. Les chansons sont reproduites par M. Quépat avec une grande fidélité; beaucoup ont été recueillies, malheureusement, dans une forme très altérée.

Notice sur Jehan Chaponneau, docteur de l'église réformée, metteur en scène du Mistère des Actes des Apôtres joué à Bourges en 1536, par Êmile Picot. Paris, Morgand et Fatout, in- 18, 23 p. — M. Picot montre que Chaponneau fut chargé de rajeunir et d'arranger le grand mystère des frères Gréban, quand on le représenta à Bourges en 1536. Il donne ensuite de curieux détails sur la vie de ce personnage, devenu plus tard un des suppôts, puis un des adversaires de Calvin à Genève.

Étude sur la Chanson de Roland, par A. Angellier. Paris, Boulanger, in- 18, 74 p. — Analyse avec quelques réflexions purement littéraires.

Vita Adae et Evae, herausgegeben und erklaert von Wilhelm Meyer aus Speyer. Munich, Franz, in-40, 66 p. (Extrait des Mémoires de l'Académie royale de Bavière). — Ce texte important, que M. Meyer publie d'après des mss. des IX', Xe et XII* s., est, ainsi que Y Apocalypse grecque de Stth, la traduction d'un roman juif probablement antérieur à Jésus, plus tard interpolé dans les idées chrétiennes et utilisé par Mahomet pour son récit des premiers temps du monde. Telle est l'opinion que l'éditeur rend très vraisemblable dans une savante introduction, où on trouvera plus d'une notice précieuse pour l'histoire des diverses littératures du moyen âge.

Dante-For sehungen, Altes und neues, von K. Wittb. Heilbronn, Henninger, 1877, 1879. Deux vol. pet. in-8° de 511 et 604 pages. — Ces deux volumes renferment la plupart des mémoires et articles que M. K. Witte a publiés sur le poète auquel il a consacré tous les loisirs d'une vie longue et studieuse. Le nombre total de ces travaux divers s'élève â 52. Le plus ancien, qui n'est pas le moins important, remonte à 1824 (t. I, p. 21-65) ; les plus récents datent de ces dernières années. Beaucoup sont des comptesrendus de livres relatifs à Dante, mais ces comptes-rendus ont fourni à l'auteur l'occasion d'exprimer des vues originales, d'indiquer la voie à suivre pour l'interprétation du poète. Peu d'hommes ont contribué autant que M. Witte à faire sortir les études dantesques du domaine de la fantaisie et du caprice individuel pour les faire entrer dans la voie de la critique et du bon sens. A ce point de vue, plusieurs des articles contenus dans ces volumes, alors même qu'ils discutent à fond des questions sur lesquelles tout le monde est maintenant d'accord, ont une importance en quelque sorte historique dans la série des écrits relatifs à Dante. Ajoutons que la plupart de ces mémoires ont été, principalement dans le second volume, revus, corrigés, augmentés de paragraphes entiers par l'auteur. Nous espérons que l'accueil fait à ces deux volumes, indispensables à qui veut entreprendre de Dante une étude approfondie, sera assez favorable pour décider M. Witte à recueillir en un troisième tome ceux de ses opuscules dantesques qui sont encore épars en diverses revues.

SulP uso del pronome personale nelle lingue francese ed italiana. Saggio grammaticale letterario... da Dr Oscar Knuth. Drossen, Knuth, in-18, 80 p. — On aura une idée de la préparation linguistique de l'auteur par cette assertion de la première page : • Le lingue differiscono fra loro per consonanti, i dialetti per vocali. •

Ueber die als echt nachweisbaren Assonanzen des Oxforder Textes der Chanson de Roland. Ein Beitrag zur Kenntniss des altfranzœzischen Vokalismus, von D' Adolf Rambeau. Halle, Niemeyer, in-8°, x-232 p. — La Romanïa consacrera prochainement un article étendu à cet important travail, où on essaie d'établir sur des bases nouvelles la classification des manuscrits du Roland.

Lateinische und romanische Comparation. Von Dr Ed. Wgelfflin. Erlangen, 1879, in-8*, vj-89 p. — Travail intéressant sur lequel nous reviendrons.

Beitrag zur Geschichte der Flooventsage, von Fr. Banoert. Heilbronn, Henninger, in-40, 23 p. — L'auteur conteste plusieurs des conclusions de la thèse d'A. Darmesteter ; nous reparlerons de ce mémoire.

Histoire élémentaire de la littérature française depuis l'origine jusqu'à nos jours, par J. Fleuby, lecteur en langue française à l'université de Saint-Pétersbourg. Paris, Pion, in- 12, viij-508 p. — Sous un très petit volume, cet ouvrage nous parait offrir ce qu'on a encore de plus pratique en ce genre, surtout pour l'usage des étrangers. On pourrait relever des erreurs, des omissions et des disproportions dans les deux parties extrêmes — les plus difficiles — du livre, celles qui traitent du moyen âge et de la littérature contemporaine ; mais l'ensemble est fait avec beaucoup d'intelligence et de clarté.

Ueber Sprache und Quellen des mhtelenglischen Heldengedichts vom Sowdon of Babylon. Von E. Hauskneght (dissertation de docteur de Berlin), in-8°, 50 p. — Le Sowdon of Babylon est un des poèmes anglais imités du Fierabras; il a été publié en 1854 par le Roxburghe Club; M. H. en annonce une nouvelle édition. Dans ce mémoire, il assigne pour date au poème le commencement du XVe siècle, pour patrie la région moyenne de l'Angleterre, pour source un ms. français qui, comme le ms. de Hanovre, contenait le Fierabras précédé de la Destruction de Rome. Dans une première digression il traite du Sir Fcrumbras, l'autre version de Fierabras (sans la Destruction) que la Early English Text Society va aussi bientôt publier ; dans une seconde il combat avec succès l'opinion de M. Grœber sur le rapport de la Destruction et du Fierabras. Nous aurons très prochainement l'occasion de revenir sur toutes ces questions. La dissertation de M. Hausknecht mérite en général tout éloge ; on y remarque certaines négligences, comme ow&ov p. 4$ pour aivôwv.

G. Schleich. Prolegomena ad carmen de Rolando anglicum (dissertation de docteur de Berlin). In-8°, 46 p. — Dans cette dissertation faite avec soin l'auteur cherche à établir que le Roland anglais n'est pas antérieur au XV* siècle, qu'il appartient au sud-ouest de la région moyenne de l'Angleterre, et qu'il a pour source, — sauf un trait emprunté au faux Turpin, — un manuscrit français appartenant à la famille des manuscrits rimés. La première de ces thèses aurait besoin d'être, à ce qu'il semble, plus solidement établie. Il ne reste du poème anglais que 1048 vers ; l'auteur aurait pu les joindre à sa brochure.

Engelsk Filologi. Inledning til et videnskabeligt Studium af det engelske Sprog

af Joh. Storm. I. Det levende Sprog. Kristiania, in-8*, xiv-j^o p. —

Cet excellent ouvrage, où on trouve réunies une grande lecture, une méthode rigoureuse, une rare faculté d'observation et une exposition parfaite, nous intéressera de plus près dans la partie où l'auteur étudiera l'histoire de la langue anglaise, dont il expose ici l'état actuel, tant littéraire que populaire. Nous en parlerons en détail.

Sur la Transitivité du verbe français. Esquisse historique par Axel Klint Stockholm, Normans, in-8% 182 p.

G. Cederschioeld. Clarus Saga, Clari fabella, islandice et latine. Lund, in-40, 38 p. — L'université de Lund a publié cette Saga à l'occasion du jubilé de l'université de Copenhague (4 juin). La Saga a été rédigée par Yôn Halldôrsson, évêque de Skàlholt en Islande de 1322 à 1339 d'après un poème

latin qu'il avait connu dans son séjour en France. C'est jusqu'à présent la plus ancienne version occidentale connue du conte qu'on peut appeler, d'après le nom du héros dans la version de Grimm, c le roi Drosselbart ». On doit savoir gré à M. Cederschiœld d'avoir pris la peine de joindre à son édition une traduction latine, d'après laquelle il sera facile de comparer la Saga aux autres versions du même récit. On ne connaît jusqu'à présent aucun vestige du poème latin qu'a traduit (ou imité) jYôn Halldôrsson ; mais l'existence d'un poème de ce genre composé au moyen âge n'est pas invraisemblable ; on en possède quelques-uns de comparables, comme le Raparias ou VAsinarius. Rappelons en deux mots le sujet : un prétendant, dédaigné par une princesse, l'attire, déguisé, auprès de lui au moyen de joyaux merveilleux, la punit de son orgueil en se faisant passer, une fois que le sort de la princesse est indissolublement lié au sien propre, pour un mendiant malade et en lui infligeant la vie la plus dure, et finalement la fait régner avec lui. Ce conte, qui remonte certainement à une très haute antiquité et a sans doute une base mythique, présente ici quelques traits particuliers et bizarres.

Grammaire romane du XIIIe siècle appliquée au Roman de la Rose par J. Crois- San de au. Orléans, Herluison, 1879, in-12. — Ceci est un tirage à part, i 60 exemplaires, du t. V d'une édition du Roman de la Rose que M. Croissandeau vient de publier, en l'accompagnant d'une traduction en vers. La plupart des remarques de l'auteur sont extraites des ouvrages courants ; les idées qui lui sont propres sont dépourvues de toute valeur. On pourrait attendre, dans un ouvrage de ce genre, un utile dépouillement grammatical du texte à propos duquel il est fait. Il n'y a ici rien de pareil, et la Grammaire de M. Cr. est aussi inutile que sa bizarre édition du poème de Guillaume de Lorris et Jehan de Meun.

Le propriétaire-gérant: F. VIEWEG.

Imprimerie Gouverneur, G. Daupeley à Nogent-le-Rotrou.

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