Zcitschrift f. rom. Phil., II
Après avoir décrit le ms. de Dublin, je donnerai quelques extraits de la vie de Saint Honorât qu'il renferme, en les comparant avec le texte de la vie latine imprimée. Pour cette comparaison je me servirai, non, comme précédemment, de l'édition de 1 501, qui n'est plus à ma disposition, mais de l'édition de 1 5 1 1 , dont un exemplaire a été récemment placé sur les rayons de la Réserve à la Bibliothèque nationale (n° H 1 584 de l'inventaire) ».
L'édition de 1 5 1 1 est un in-40 de 45 ff. numérotés en chiffres romains. La première page contient l'adresse au lecteur qui a été imprimée d'après l'édition de 1501, Ro mania, V, 240 2 . L'explicit, copié mutatis mutandis de celui de l'édition de 1 501 qui a été reproduit dans la Romania V, 239, est ainsi conçu :
Impressum parrhisiis auctore deo : ad laudem ipsius • monastid ordinis decus. Qui taltbus ab initio : ipsa scilicet christi predicatione : & deinceps per ornma tempora : fandatoribus ac reparatoribus claruit floruitque. Cura autem et impensis Joannb parvi in vico ad sanctum Jacobum ducente ad intersignium Liliî Aurei, commorantis Arte et solertia ioannis marchant. Anno salutis 1511, quarto kalendas Augusti.
Cette édition n'est pas de tout point conforme à celle de 1 501 . N'ayant plus cette dernière à ma disposition je n'ai pu comparer l'une à l'autre, mais pour l'un des passages que j'ai cités dans mon précédent article j'ai trouvé dans l'édition de 1 $ 1 1 une variante considérable qui sera indiquée en son lieu (ci-après, p. 497, note).
En même temps je ferai connaître un texte qui, si j'avais su l'apprécier en temps opportun, aurait pu depuis longtemps me fournir les mêmes notions que le ms. de Dublin. Ce texte est une traduction catalane de la vie latine. Le ms. qui contient cette traduction est à Paris, c'est le n° 1 54 du fonds espagnol (plim 7696 de l'ancien fonds) de la Bibliothèque nationale. Les douze premières colonnes du ms. ont été éditées par Bruce Whyte dans son Histoire des langues romanes*, mais, n'ayant de ce livre qu'un souvenir confus et en somme très peu favorable, je n'avais pas eu la pensée d'y rechercher des renseignements sur saint Honorât. Ainsi se vérifie une fois de plus l'adage qu'il n'est si mauvais livre dont il n'y ait quelque chose à tirer. Je n'ai connu la vie qui occupe la presque totalité du ms. esp. 1 54 que par une indication de M. Morel- Fatio s, et, comme lui, je crus d'abord qu'il s'agissait d'une mise en
1. C'est l'édition que mentionnent les Bollandistes, voy. Romania, V, 238.
2. Dans l'exemplaire de M. Denis le premier feuillet était refait assez grossièrement. Au lieu de relinque sue, ou (selon la correction que je proposais) de sive relinquas, lisez relinquasve.