Féraut (p. a6) : Très tvradas i a farquier
3. Féraut développe un peu ici et fait intervenir Ogier le Danois.
pluribusque victoriis au c tus, inita adversus cum hostili congressione, novisaoe cum omni exercitu suo contritus, miserabiliter interiit (1. II, ch. ix). •
J'ai fait ici une méprise déjà relevée avec raison par M. Hosch. Pr*vatus n'est pas un nom propre ; c'est une mauvaise leçon de l'édition, pour prefaius. Ce qui est curieux, c'est que la même erreur a été commise par l'édition de 1 5 1 1, où on lit privatus. Cette mauvaise correction, dans laquelle l'éditeur de 1 5 1 1 et moi nous sommes rencontrés, s'explique par ce fait que le prince de Vienne, rappelé par le mot prefatus, a bien été mentionné précédemment dans l'abrégé, au chap. vin, mais sans être nommé : il y a seulement « princeps Viennensis ». L'éditeur de 1 5 1 1 a cru, comme moi, que sous cette forme [prevatus], évidemment fautive, se cachait le nom du personnage. J'ai cru que c'était Féraut qui, par un souvenir des chansons de geste, avait de son chef donné à ce prince de Vienne le nom de Girart, en quoi je me trompais, car ce nom est donné par la vie originale. Mais je me trouve avoir deviné juste en supposant que les noms de Garin, duc de Lorraine, et autres, étaient une interpolation de Féraut :
Guarins dux de Lorena e le comps Hengeliers
I son e Bereoguiers qu'era comps de Bretayna (p. 88).
Dans la vie originale comme chez Féraut les hérétiques d'Arles s'adressent à Sevus, consul de la cité (le Sevi de Féraut, p. 85), et, portant des accusations calomnieuses contre Honorât, ils le chargent de transmettre leurs plaintes à Girart, prince de Vienne. Honorât est expulsé;
sed... eodem die et anno revoluto quo fuit Honoratus ab Aralato exulatus, dictus Girardus, ante illustris et fortunatus, meritoria pusillanimitate complexus, in prelio contra Ludovicum regem Franchorum corruit eminenter, et, disperso suo exercitu, cum uxore et liberis, diu per latebra clamitans, vix evasit. Ludovicus vero, ipsius Girardi urbes demoliens, munitiones confregit, distraxit opes et destruxit patriam et parentes.
Je ne pourrais, sans dépasser les limites que l'intérêt du sujet comporte, poursuivre plus loin cette comparaison, qui ne nous révélerait plus rien d'important. Je me borne à dire que la suite des miracles est semblable, sauf deux ou trois interversions sans conséquence, dans la vie originale et dans la version de Féraut. Nous avons vu (Romania, V, 248-9) que des interversions plus considérables existaient dans l'imprimé. En somme, comme l'a remarqué M. Stengel1, la seule addition de quelque importance que Féraut se soit permise est celle du miracle de la dame de Cipières (ch. cxix). Mais le poète nous avertit lui-même que