‹ Romania (volume 4)Chapitre 51 sur 283 · T FINAL NON ÉTYMOLOGIQUE EN LANGUE D'OC I · texte numérisé non relu

T FINAL NON ÉTYMOLOGIQUE EN LANGUE D'OC I

htlti 7, 14 ; vcdtz 9 ; hueltz 4 ; vieylltz 88 ; conceylltz 199 ; vassayltz 192; filltz 193.

Autres textes : Donat provençal : cavaltz 41 a ; baltz 41b. — Ms. Chigi LIV 106 1 : olts 1 5 a ; /jute 54 a. — Se/ite (sensum) se lit dans la vie de sainte Douceline (Bartsch Chrestom. 301, 2); antz (annos) est dans la vie de sainte Marguerite, publiée par M. Noulet, et se rencontre aussi assez fréquemment dans des documents purement gascons. Je citerai encore cartz (carnes) dans une pièce datée de Lodève 1610 (Revue des /. r. I, 204).

Us latine étant ainsi devenue, dans les mots que je viens de noter et dans quelques autres, d'abord z puis tz, on s'explique facilement que le t7 ainsi une fois introduit, ait pu être parfois conservé, du moins dans quelques dialectes, au régime singulier et au sujet pluriel. Pour l'ancien français j'ai cité, dans le travail rappelé plus haut, Fescant, dant (dominum), tirant y romant2. J'ai cité également, pour le provençal, le jornt auvergnat que mentionne M. Meyer. La même forme (moins complète, il est vrai, en ce que Vn n'y figure plus) et d'autres pareilles se rencontrent dans divers textes de Provence des xiv% xvc, xvie et xvue siècles. Ainsi :

jort (Meyer, Recueil 185, 186, 192 (Tarascon, La Cadière) ; Rev. des soc. sav. 1876. p. 465 (Draguignan) ;

jourt (Bellaud, Bugado prouvençalo) ;

fourt (Bugado) ; . cart (Bellaud, Bugado) ;

dant sa damnum {Derniers troubadours, p. 105).

C'est dans le même cas que ce dernier mot que se trouvent probablement les formes lyonnaises rapportées par M. Meyer, ant et engint, le z se plaçant après nh comme après nn.

Nous expliquerons de la même manière, c'est-à-dire par la réduction à t du z final de noelz, belz, les formes limousines noeut, bet (corr. beut!) que M. Meyer nous fait connaître ?. De ce dernier cas on a un exemple plus ancien dans aut = auz — alz du Versus Sancte Marie 4, contenu dans le ms. lat. 1 1 39, forme que nous offre également l'ancienne tra-

passant, reste en général fidèle, en ce qui concerne le z final, à l'ancienne orthographe, le développement en tz y étant assez rare, sauf dans la dernière partie, qui est, paraît-il, d'une autre main.

1. Die provenzalische B lumen lèse der Chigiana... von E. Stengel.

2. Cette dernière forme est le résultat d'une méprise. Le z de romanz, bien qu'il appartienne tout entier au radical, aura été considéré comme contenant une s flexionnelle ; de là romant au cas oblique. La même méprise explique sent qu'on lit au v. 3223 de la Croisade albigeoise, si, comme je le pense, ce mot y représente sensum. Cf. sentz parmi les exemples rapportés plus haut.

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