‹ Romania (volume 4)Chapitre 92 sur 283 · Corr. de cort. — 2. Forme catalane · texte numérisé non relu

Corr. de cort. — 2. Forme catalane

3. Voyez mon introduction à la Chanson de la Croisade albigeoise, p. ex, note 2.

4. Voy. Weil et Benlœw, Théorie générale de l'accentuation latine , p. 6-7 ; Thurot, dans les Notices et extraits des mss., XXII, 394-5 ; Leys d'amors, I, 60, 64.92.

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Les rimes de Terramagnino présentent d'autres singularités ; ainsi primiers rime avec vers 437-8 ; talon est réduit à tala pour rimer avec a, 269-70, et comensamen perd son n final pour rimer avec/* (fidem), 645-6. Ces licences ne suffisant pas toujours à procurer la rime, l'auteur a recours, non-seulement aux chevilles les plus invraisemblables (par ex. vers 446, 504), mais à des barbarismes véritablement inouïs ; ainsi proat devient proerf, v. 1 28, pour rimer avec cert, qui lui-même n'est qu'une cheville; rctrar, v. 783, probablement sous l'influence de l'italien ritrarre, prend la place de retraire; cas s'allonge en cars9 v. 174, et genre se réduit à gen, v. 67, pour rimer, l'un en ars9 l'autre en en. Je ne sais quelle espèce de cheville peut bien être le ges des vers 1 16 et 59 5, le us du y. 42.

Remarquons, pour terminer ce qui a trait à la versification, que lorsque Terramagnino se trouve dans le cas de faire rimer un de ses vers avec un vers de troubadour cité comme exemple, il s'attache à donner à son vers la mesure du vers cité. Ainsi les vers 223 et 226 sont de dix syllabes parce qu'ils riment avec deux vers cités qui ont cette mesure.

Il n'y aurait pas grande utilité à dresser le vocabulaire d'un aussi mauvais écrivain. Notons seulement anar pris souvent substantivement pour désigner la manière d'être, la façon aller d'un mot déclinable, 36 (note), 241, 268, cf. van, 74, vai, 243 ; — chanz> 7, 131, 146 ; chantar, 150, au sens de c langue des troubadours ». — dauc, 247, iro pers. de l'ind. prés, de </4r, cf. estauc à'estar; — variar, 246, 268, 308, 334, décliner, et variâmes 232, déclinaison. — J'ai signalé comme probablement corrompu le mot enpuygir (il y a exactement dans le ms. eoratgen peeygir) du vers 20. Je ne sais s'il y a lieu de rapprocher cette forme bizarre du mot empegir qui dans le glossaire provençal-italien de la Laurentienne est traduit par embiensiere*. La traduction m'est aussi obscure que l'original.

Paul Meyer.

(i4 suivre.)

1. A cet endroit il faudrait plutôt, pour le sens, non pour la rime, ver au singulier.

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