‹ RomaniaChapitre 11 sur 98 · Ibid. 1, 1 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid. 1, 1 et suiv

8. L'une est publide dans les Denkmeler de Bartsch, p. 270 et suiv.; l'autre est encore inédite en grande partie, mais on peut voir les extraits que j'en ai donnés dans le Bulletin de la Société des anciens textes, 1875, P. 77 et suiv. IL a existé une troisième version, dont Raynouard possédait un manuscrit qu'il cite dans son Lexique roman (voy. Romania, XIV, 107), mais ses citations sont trop brèves pour qu'on puisse juger de la versification.

9. Celle publie par Noulet (voir Romania, 1V, 482), et celle dont j'ai cité le début et la fin ici-même, XIV, 525.

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temps ou plus anciens, était abandonné. C'est qu'ils sont l'œuvre d'écrivains médiocres, mal habiles à construire de longues et élégantes périodes, et qui, d'ailleurs, connaissaient trop peu la poésie des cours pour en subir l'influence !. Cette dernière observation ne peut guère s'appliquer À l’auteur inconnu de Blandin de Cornouailles, qui devait avoir la tête farcie de récits romanesques. Mais, comme écrivain, il n’est guère au dessus des pieux rimeurs qui ont traduit des légendes religieuses. Chez des auteurs qui faisaient les vers pour ainsi dire machinalement, la préoccupation de la rime dominait. On pensait à trouver la seconde rime du couplet avant de concevoir une nouvelle idée et de commencer une nouvelle phrase,

Les poèmes que nous allons maintenant passer en revue appartiennent à une littérature plus distinguée. Dans tous l'antique couplet est plus ou moins brisé, soit que la poésie du Midi de la France ait eu, comme celle du Nord, ses réformateurs, soit plutôt que le contre-coup de la réforme introduite dans les pays de langue d’oui par des trouvères illustres se soit fait sentir dans les pays de langue d’oc. Mais disons bien qu’en général le sentiment de la construction originelle du couplet se maintient mieux dans le Midi que dans le Nord.

Nous venons de voir que les légendes pieuses, composées pour le peuple, conservaient généralement l’ancienne forme du couplet. La règle n’est pas sans exception. Le couplet est brisé de temps en temps dans la vie de saint Georges? qui paraît tre de la fin du xnir siècle, et dans la vie de saint Alexis 3 qui est de la même époque.

Les deux poèmes en vers octosyllabiques de Daude de Prades (premier tiers du x siècle), les Oiseaux chasseurs + et

1. On pourrait aussi supposer que ces pièces religieuses étaient destinées à être chantées, comme la vie de saint Jean-Baptiste mentionnée plus haut, et il est certain que le rythme musical devait contribuer à maintenir l'indépendance des couplets. Mais ces poèmes sont trop longs pour avoir été chantés. Je crois qu'ils ont été faits pour être lus ou récités.

2. Publide par M. Chabaneau, Rev des L. rom., 3e série, VI, 246; 4° série, 1, 140.

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