Que sa prouesse lui mérita le prix du tournoi
3. L'auteur du roman prétend qu'un sage clerc, laissé en Bretagne par Alexandre, tenait registre de tous les exploits accomplis par les chevaliers du temps de Perceforest, et que cete « chronique » est la source de son livre.
Par sermens grans devant le roi s’aloie ; 100 Et quant il est devers lui aloiés, Au bien servir tout son pouoir desploie, Et le conscil de sa moullier emploie 103 Si qu’au bien fait ou il s’est emploiés Li mauvais ont envie.
IX. Tant bien servi li preus Margons au roi, Et tant le vit gentil home et de foi, 107 Qu'il le retint de son estroit conseil :
Onques par lui n’eurent li bon anoi, Et li mauvais en reurent juste loi ; 110 Li traïtour en furent en esveil :
Nabons et Meleans eurent pesteil Coment au roi le feront despareilt.
113 Margons aloit souvent en un recoi Veoir sa rose, en refusant pareil?; Chiere faisoit de matineus souleil :
116 Li traïtour en furent en esfroi; Au roi en font partie.
X. «Rois,» dist Nabons, «soigniés pour vostre honour+: Grans peris est de privé traïtour 5.
120 Voici Margon, qui vous doit conseillier : Souvent s’en va en un secret destour, La regarde ne savon quel doulouré :
102 À femme — 103 À est— 104 À B Les
IX. 106 A Et tant vit au g. h. foy — 108 À B neurent sinon a. — 109 À Car, Bom. en — 110 À trastres — 112 À B dispareil — 114 B Voir — 116 A B traystres — 117 Ben ont fait