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FINIS

Gaston Paris.

551 À auec— 555 AB du ch.; À ferda — 557 A les traystes, B les traitres — 558 A pouston, B pouchon

1. M. Godefroy n'a d'exemples que du part. feodé, et ils ne sont pas plus anciens que le xve siècle ; mais enfrader (eféoder) se trouve dès le xine siècle (toy. Du Cange), et la formation de feoder sur le bas latin féodum était bien naturelle.

LE T DE LA 3e PERS. SING. DU PARFAIT PROVENÇAL

On sait que le provençal termine en -« toutes les 3° pers. sing. du parfait dans la première conjugaison et dans la conjugaison faible des verbes en —er, -re : amet, « il aima », et vendet, « il vendit ». On trouve même quelquefois partit, « il partit », mais cette forie est plus récente et due, sans conteste, à l'influence analogique de amet, vendet*.

Dans sa Grammaire des langues romanes, M. Meyer-Lübke dit: « En provençal, { ne persiste que dans la 3° pers. sing. du parfait en -edit où le d et le 1 se sont attirés avant l’action de la loi des finales », et il renvoie à « la vraie explication du -{ provençal » donnée par M. Neumann au tome VIIL p. 368 de la Zeitschrift für romanische Philologie*. Malgré cette double autorité, je ne crois pas que ce soit là la « vraie explication ». On sait que le d latin, devenu final en roman par la chute d’une voyelle, n’a laissé aucune trace en provençal : pedem > pe, gradum > gra, etc. D'autre part, partout ailleurs que dans les parfaits, let latin final a également disparu : movet > mou, tenct> ten ou #, etc. Faut-il admettre que deux phonèmes essentiellement caducs sont arrivés, en s'appuyant lun sur l’autre, à étayer leur caducité ? L’explication de M. Neumann repose sur la série d'évolution -edit > -edet > -ed't > +. Je suis porté à croire, au contraire, que le premier accident phonétique qui ait atteint -edet, c’est la chute du t final. J'imagine qu’on a dû avoir la série -edit > “-edét > *-ede > *-ed > -e, absolument comme credit>*credet > “crede>“cred >cre.

1. Les formes ame, vendee, partic sont postérieures et dues à l'influence de la conjugaison forte.

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