‹ RomaniaChapitre 66 sur 98 · Voy. Revue Critique, 1893, Il, p · texte numérisé non relu

Voy. Revue Critique, 1893, Il, p

2. N'ÿ auraitil pas là une simple traduction d'une locution provençale ct française faisant calembour, dans laquelle naturellement le calembour se serait perdu et dont le sens se serait fortement altéré ? En provençal, faire panier signifie « tromper, jouer un tour », probablement par allusion au verbe ur, dérober, Voy. des exemples de cette locution dans Rambaut dé Vaqueiras (Lex. Rom., IV, 410) et Guiraut de Borneil, Cardailhuc, per um sirer v. 57. La locution se trouve aussi en ancien français (par ex. dans le Saint Nicolas de Bodel, p. 169) où elle ne peut guère s'expliquer que par un emprunt au provençal. Il faut reconnaitre pourtant que les Locutions « faire jonchière » C= tromper) en anc. français (voy. plus haut, p. 125, note 1) epagnol, « dar (recibir) calabazas » (= infliger (éprouver) un échec, semblent reposer sur la même métaphore et ne peuvent s'expliquer par le même jeu de mots.

3. Elexeusado doit être « le privilégié dispensé des taxes ». Laloc ficrait, en parlant de l'homme du peuple, astreint à les payer sources de la fortune du privilégié », par extension, « se mêler d'af ne Le regardent pas ».

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ridicule contradiction en s'amusant d’une plaisanterie qu’il ne comprend plus! Mais nous n’avons déjà que trop insisté sur ces considérations : nous ne voulons ici que proposer, pour trois expressions de ce genre, une explication qui nous paraît assurée.

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