‹ RomaniaChapitre 72 sur 98 · PIERRE CHASTELAIN DIT VAILLANT · texte numérisé non relu

PIERRE CHASTELAIN DIT VAILLANT

scrit de Turin. Après avoir, pendant quelques années, servi le bon roi René, Pierre Chastelain a cherché fortune à la cour de Charles d'Orléans. Dans son poème de l'Embüche, Vaillant — ce qui est significatif — prend René de Sicile, son ancien maître, comme arbitre du débat des deux sœurs. On ne peut pas alléguer des différences de style : ayant à répondre au poème en rimes équivoquées de Michaut T'illevent, Pierre Chastelain a composé lui aussi deux poèmes de même espèce ; et nous savons que ce genre n'était pas étranger à Vaillant. Le fond est le même : les récriminations de la ballade à Jacques Cœur concordent parfaitement avec les plaintes perpétuelles de Pierre Chastelain.

Je me borne à cette simple note sur Pierre Chastelain, dit Vaillant, me réservant de revenir plus tard sur ce personnage original, tour à tour joueur de harpe, changeur, médecin, alchimiste et poète.

Arthur PIAGET.

CESAREO, Sul} ordinamento delle poesie di Petrarca 269

On voit qu'après tous ces travaux il ne restait plus grand'chose à faire, et que la question de la chronologie était déjà décidée. Toutefois nous regretterions que M. Cesareo n'eût pas fait son travail; car non seulement il résume tout ce qu'on avait établi avant lui, mais encore il étend ses recherches au manuscrit Vat. 3196, augmente les preuves, donne des idées personnelles, approfondit les questions ou en soulève de nouvelles, tout en présentant sur le Cangonisre d'intéressantes observations. Quelquefois, il est vrai, M. C. tombe dans des subtilités, provoquées en partie par l’objet luimême qu'il s'était proposé d'examine:

Il divise son travail en quatre parties :

1° Histoire de la question, manuscrits et édition des poésies de Pétrarque, le Vat. 3195 et le Vat. 3196;

2° Contenu du ms. 3196;

3° Fixation de la date de composition d'un certain nombre de poésies, au moyen d'allusions historiques, d'apostilles ou d'indications directes sur l'époque de leur composition ;

4° Conclusion sur la disposition des poésies dans le Cangoniere, c’est-à-dire dans le ms. 3195.

1 ÿ 2, dans la première partie, une certaine contradiction. M. Cesareo, qui au cours de son travail n'est guère ménager du reproche de pédantisme et de subrilité envers MM. Pakscher et Appel, tombe dans la même faute. Il réunit force arguments pour prouver qu'il faut plutôt se méfier de la paléographie pour le ms. 3196; après quoi il se sert de la même paléographie pour sa thèse et fait ce qu'il ne voulait pas permettre à ses prédécesseurs.

Il trouve dans le ms. 3196 cinq types d'écriture :

Modèle, pour le premier, le commencement de la canzone Nel dolce tempo, de l'an 1331. Sur ce type serait faite une série de feuillets contenant des sonnets, pour deux desquels j'ai pu relever les dates dans la liste de M. C. :

Per mirar Policleto (1339-40) Ben sapev” io (1336-37).

26 type: modèle feuille 15 re, les trois premières stances : 1346. D'après ce type sont écrits les feuillets 16 re (1337), 16 vo (1338). 3° type, modèle Famil. XVI; comprend environ neuf feuillets, entre autres

Ponmi ove’l (1342) Valle che de lamenti (1351).

M. Cesareo voudrait rapporter ce type à environ 1353.

4 type, qui, d'après M. Cesareo, flotterait entre les années 1349-1368-1374.

5e type; modèle : les copies de la main de Pétrarque dans le ms. 3195 ; il comprend seulement quatre sonnets, qu'on ne peut pas dater.

Comment peut-on tirer des résultats, pour la disposition des poésies, d’une écriture qui, d'après M. C., était la même en 1349, en 1368 et 1374, autre

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