NOTICE SUR UN MS. DE LA BIBL. SAINTE-GENEVIÈVE
du ms. II. 6. 24 de l'Université de Cambridge *, et j’en ai indiqué la source.
8. (Fol. 32 b) Ci s'ensuient moralités de philosophes. Talant m'est pris que ge racontaise le talant au filosofes de celle clergie qui est apellée moralitez, qui est espandue par plusors livres.
C'est la version du Moralium dogma philosophorum, publié sous le nom de Gautier de Lille, mais dont l’auteur, comme l’a montré M. Hauréau, est Guillaume de Conches 3.
4. Exposition du symbole des apôtres et du Pater. Premiers mots du Credo, à la suite du texte latin :
(Fa. 43 d) Nos creons la sainte Trinité, le Pere et le Fils et le Saint Esprit. Nos ervons que li Peres et li Fiz et li Saïnz Esperiz sunt uns Diex tous poissanz et pardurables. Nos creons que [li] Peres o le Fil o le Saint Esperit fist le ciel et la terre et totes choses de neant.…
Début de la paraphrase du Pater, après le texte latin :
(Fal. 45 b) Entre totes les paroles qui furent onques establies ne dites en terre, si est la plus sainte, la plus hauste (sie) et la miaudre la paternostre. Car ceste noméement establi Diex meïsmes et comanda a dire a ses apostres, et par les apostres la comanda a dire a toz les ereient à lui.
Cette exposition du Credoet du Pater est de Maurice de Sully. Elle se trouve en tête de ses sermons français; voy. l'édition de Boucherie, pp. 8 et suiv. L'exposition du Pater se rencontre, copiée à part, à la fin du ms. 10574-10585 (fol. 114 et 115) de la Bibl. roy. de Belgique, exécuté dans le nord de la France à la fin du xmi siècle.
5. (Fol. 584) Le sermon de Maurice de Sully pour le troisième dimanche après Pâques qui est publié plus loin. On remarquera que le sermon n’est pas copié tout entier. Tout le début (près de deux pages de l'édition de Boucherie, pp. 89-91) fait défaut. Le copiste a commencé avec l'exemple.
1. Notices ek extraits des mss., t. XXII, 2e partie, p. 57. — Je n'ai pas signalé le ms. de la Bibliothèque Sainte-Gencviève, que je ne connaissais pas, nile ms. de la Laurentienne (Florence) Ashburnham 34 (ancien Libri 126) fol. 1-17. Dans ce dernier le récit s'arrête à la mort de Henri II (1189).