Cor. chaus
2. Ces six vers en italique sont évidemment l'œuvre d'un copiste malhabile qui cherchait à terminer tant bien que mal une phrase incomplète.
NOTICE SUR UN MS. DE LA BIBL. SAINTE-GENEVIÈVE 507 “Li portiers vint 2 la porte, et cum il vit le bon home, si ne le quenut mie, ne li bons hons ne quenut mie lui; si li demanda qui il estoit et que il demandoit. ‘5Je suis, dist li bons hons, moines de leanz; si veil leanz antrer. — "Vos, dist li portiers, n'iestes pas moines de ceanz; vos ne vi ge onques mais. Et se vos en estes, quant en issistes vos? — #’Hui matin, dist li bons hon; si veil leanz antrer. — "#De ceanz, dist [li] portiers, n'issi hui moine. “Donc fu li bons hon tozesbahiz; sili dist : Faites moi parler au portiers (sic). — 1°Vos me samblez, dist li portiers, hon qui ne soit mie bien afn] son sans. Ceanz n'a portiersemoi non.— Vosne vige onques mais, dist li bons hom. — Car vos n'este mie moines de ceanz, dist li portiers !. — #Si sui, dist il. Dont n'est ce mie l'esbaïe (sic) saint cestui? Si noma le saint de l'esbaïe. — Oil, dist li portiers. — Donc sui ge moines de leanz, dist li bons hons. Faites moi venir (6) l'abé et le prieur, si parlerai a aus. ‘Leurs vint li abbes et li priex a la porte, et cum il les vit, si nes quenut mie, ne il ne quenurent pas lui.
Le texte se poursuit jusqu’à la fin du sermon et se termine ainsi (cf. l'édition de Boucherie, p. 93):
Seignor, despisons les deliz de cest sigle, et deservons les biens de l'austre (sic) si con li apostre firent, et Damediex nostres sires nos promet que se nos somes parçonier dou traveil, nos serons parçonier de la joie que si ami avront an sa gloire pardurablement, que cil nos otroit qui vit et regne sanz fo.
Paul Meyer.
1. La leçon développée qu'offre ici le $ 20 ne se retrouve que dans le ms. de Chartres.
chonné » devaient être un des grands éléments de Passion de Greban '.
C'est exactement ce cadre que nous retrouvons part des œuvres méridionales du xv* siècle*. D: comme dans celles du Nord, le représentant le p des démons sur la terre, leur ambassadeur officiel, Partout son échec est complet : mais la punition infligée n’est point partout La même : dans Saint ; et Saint Pierre (5713) il n’est que réprimandé plu grossièrement et renvoyé à la charge; dans Sai Saint Antoine il est longuement « frotté » +, et il e: cile de ne pas voir là un souvenir des scènes analog ban ou de Michel. Satan est donc représenté comr pal lieutenant de Lucifer : celui-ci, dans tous les My: comme dans Saint Jacques, est le chef des légion: ce rôle, qu’il joue avec plus ou moins de grande déjà attribué dans les œuvres françaises et n’apf observation particulière 5.
1. Déjà dans la Passion primitive des Confrères (Jubinal, II but reproche à Satan d'avoir fait pêcher Adam et crucifier Jési souvenir très direct des invectives d’Inferus reprochant à Sata d'empêcher Jésus d'entrer aux Limbes, dans l'Evangile Ch. VID.
2. Sauf dans les Mystères rouergats, où il n'y a pas trace « genre.
3. Ce rôle de messager lui est attribué dans Saint Jacques et dans quatre des Mystères alpins. L'auteur de Suint Eustache, évidemment l'Evangile de Nicodème où nous voyons Satan Jésus-Christ et remis par lui aux mains d'Inferus, s'est dit que € postérieure à la venue de J.-C., Satan ne pouvait plus être le 1 l'enfer; il nous le montre se lamentant sur la perte de sa puis et se bornant à guider les autres diables de ses conseils. point lui naturellement qui est battu, mais Astaroth et Becl: été désignés comme messagers.
Dans Saint Antoine, l'auteur a mis en œuvre ce lieu © façon maladroite et même absurde : bien que tous les démons aux tentations, c'est Satan qui est battu (3281).
4. Dans Saint Jacques il en était certainement de même pièce, car on lui fait nettement pressentir son sort dès Le dél 336).
$. Infernus, dans plusieurs de nos textes (Infert, Unfert da désigne le même personnage que Lucifer (voÿ. Suint André 25