‹ RomaniaChapitre 92 sur 98 · CHRISTINE DE PISAN ET GUILLAUME DE MACHAUT · texte numérisé non relu

CHRISTINE DE PISAN ET GUILLAUME DE MACHAUT

Christine poème :

Voldrà mon non et mon surnom de voir, Il le porra clerement percevoir Ou derrenier ver du livret et veoir.

Maiz qu'il dessemble Les premieres sept sillabes d'ensamble Et les lettres d'autre guise rasemble, Si que nulle n’en oublie ne emble :

Ainsi pourra Mon nom savoir qui savoir le voldra ; Maiz ja pour ce mieux ne m'en prisera.

Maiz nonpourquant ja pour ce ne sera Que je ne soie Loyaux amis, joyans et pleins de joi Car se riens plus en ce monde n'avoie Fors ce que j'aim ma dame simple et coie Outre son gré, à ge assez; qu'amours m'a honnouré Et richement mon mal guerredonné Quant a ma dame ainsi mon cuer donné Ay atousjours.

met, elle aussi, son nom au dernier vers de son

Et a la fin Du dernier vers, de cuer loyal et fin, Me nommeray, et Dieu pri au defin Que bonne vie et puis a la perfin Son paradis IL vous ottroit, et a tous les gentilz Vrais fins amans, loïaulz et non faintis, Que vraye amours tient subgiez et creintis?.

Le poème de Machaut semble plus long à cause de l’introduction des personnages allégoriques et de leurs plaidoiries. De plus, Christine a déployé dans son poème la grâce et la facilité qui caractérisent — malheureusement pas toujours — ses descriptions et ses dialogues.

Ces emprunts évidents de Christine au Jugement de Guillaume permettent de croire qu’elle doit au même poète quelque chose et pour la forme et pour le fond de son Livre du dit

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