ROMANS I) ADOLESCENTS
Leroux. Elle s"est révélée brillante écrivam dans Le cninc de Kéralain ^ Fille et fiancée ; Heure maudite : Marthe de Bellesmoiit ; Naguère ; Aujourdliui, Tonte Lardetle : Le secret de la folle ; Mad/ime Snnplette ; Au lendemain d'un divorce ; Beau séjour.
. Loris de Beaurepaire, (Epernay, 1828), lieutenantcclonel. Ses deux livres, Jérôme le trompette ; Manjo /'" Guérillero ; romans militaires intéressants, ]>euvent être lus à \ww près par tous.
Mistress Beecher Stowe (1811-1896), la célèbre romancière américaine. Tandis que son mari, le docteur Stowe, menait la campagne de Fabolitionisme dans les réunions publiques, elle défendit la même cause par la plume et fit paraître La case de Voudra Tom. C'est un ardent plaidoyer contre l'esclavage, un livre plein de larmes -et plein de feu, qni se vendit à plus d'un million d'exemplaires et fit le tcur du monde. Au point de vue littéraire, c'est un chassé-croisé d'épisodes : aussi n'intéressera-t-iî guère les jeunes gens. Ceux qui voudraient cependant le lire choisiront de préférence l'édition Barbou, Ardant, ou toute autre corrigée ; ils liront ensuite La fiajicée du ministre et Pussy-Willow ou fleur des champs et fleur dr serre.
L'abbé Bélier, directeur de La Croix de Beims, .i cfnquis dCmblée la sympathie des lettrés par La Meuse, charmante histoire d'un enfant, qui se déroule au milieu de paysages les plus pittoresques nf les plus délicatement décrits.
Mlle Berthem-Bontoux ;i i< i sa place marquée, avec ses trois volumes de première valeur : De ci, d^. là (recueil de nouvelles) ; La double montée (deux âmes exquises, descriptions de la Suisse, joli livre) ;
Billets à ma filleule (pour les grandes jeunes filles, sages conseils).
Alfred de Besancenet (1832-1904)^ eut son heure d'éclat parmi les astres de 3« grandeur de la pléiade catholique. Amour de grande dame et Les contes d un chamyenois (3 nouvelles) ne conviennent pas à de- lecteurs trop jeunes.
Les reliques d'un chouan ; Les tnartyrs inconnus ; sans Dieu ; Un mariage sous la Terreur ; Jenny les luis rouges ; Alsace et Lorraine ; sont pour tous.
Andrk Besson, poète et vaillant publiciste, à qui i!(us devons trois recueils de nouvelles vivantes et vécues : En cheminant ; Fusains ; Vers Vaube ; des T€cueils de vers et un ouvrage de défense religieuse, Dîpu d'abord.
G.\BRiEL de Eeugny d'Hagerue, (Racquinghem, l^Ml). Nous laissons à ceux ([ui ont de la barbe au menton Les mémoires d'un commis-voyageur ; et iuix plus jeunes : Claude lîurget ; Le fils du docteur : Lucy ; M"^ de la Hoche gantier ; Nelly ; Le roman (Vun jésuite ; Yi'onne de Montigneul ; Pauvre Lady... Tous les gens de goût réserveront à cet écrivain aimable et ^ain, un coin de prédilection dr. ns leur bibliothèque.
Lucien Biart (1828-1897). Né à Vei^ailles, il s'embarqua très jeune pour l'Amérique où il s'occupa de zoologie et de littérature.
Les ouvrages suivants, bien écrits, mouvementés et pour la plupart illustrés, plairont certainement aux jeunes lecteurs : A la frontière indienne ; Entre deux océans : Entre frères et sœurs ; Lucîa Avila ; Monsifur Pinson ; Le Pensativo ; Le secret de José ; La terre tempérée ; Pierre Uobinson et Alfred Vendredi ; Voyage dans un parc ; Le fleuve d'or : Jeanne de
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Maurice (belles situatioons, q^uelques passages exaltés) ; Conquête d\ine patrie (au Mexliui»' .mi ]'.<](> La vallée des Colibris.
Les personnes plus âgées se réseivertjui J.es en» ntes du docteur Bernagius (fonds sceptique, peu moral; ; Aîitonia Bczarez (jalousie d'amour au Mexique).
La Bibliothèque de ma fille, chez Gautier, réunit uri certain nombre de volumes, déjà anciens pour ia plupart, mais toujours charmants par leur parnr- * leur contenu.
La Bibliothèque rose illustrée, chez Hachette, se compose de deux séries de livrer : les uns sont destinés aux enfants de 4 à 8 ans, les autres de 8 à ! l ans. Cette collection déjà ancienne s'enrichit les jours de nouveaux ouvrages : après avoii fianchement chrétienne, elle se contente aujourd'hui dêlre incolore au point de vue religieux.
H. de la Blanchère (1821-1880), manque généralement d'inspiration religieuse et n'a guère d'oeuvres remarquables. Citons : Autour d'un lac (récit d'aventures) ; Le yèrc Branchu ; Le trésor de Montcalni (histoire émouvante chez les Peaux-Rouges) ; Voncle Tchle et Aventures de la Ramée qui sont des de pêche et de chasse pour les enfants.
Pierre Bien doit être un ancien soldat d'Afrique. L'anneau impérial est un épisode de la persécution sous Maximien, genre Fabiola ; Le doigt du coinmissaire et La fille de la Pétroleuse, quoique un peu décousus, .sont intéressants ; Le troupier Louis Latcur es^ d'un style un peu tourlourou.
\i >rEi.i.A Blandy, née en 1837. Toutes ses r»nixres appartiemit
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liant du cliemin ; Bénédicte (excellent) ; La dette de Zééna, qui intéressent plutôt les aînés. Nous citons en outre : La part du cadet (un peu embrouillé) , L^ petit roi (très gentil, mais pas religieux) ; Taule Marise ; La Benjamine ; Castevert ; Dernière chanson ; Mon ami et moi ; Le bouquet d\ilgues ; D'une rive à Vautre ; etc.
Le baron Asper de Boaça (1808-1878), philologue,, poète et romancier. Son Calby ou les massacres de septembre, est bien vieux, sans doute : mais il i vieilli, comme les choses qui durent, en prenant des années, sans prendre de rides au moins aux yeux de ses nombreux admirateurs.
Julie Borius, alias A. Verley, née à Brest en 1862. Elle a signé de ses deux noms, un grand nombre de romans bien faits et bienfaisants : Une dette de cœur; En roulotte ; Notre aînée ; Le pardon du grand père; Une perfection ; La place de L'absent ; Sur un piédestal ; Un vieux manoir ; Tous jeunes ; Miss Fantaisie ; Dernier rayon ; Les chambres de Fernande ; Petite Françoise ; Dans la bonne voie ; etc.
luA BARONNE SÉBASTIEN de Bouard, née en 1858, à Thionville, dans une famille bretonne (Ouffroy de Vérès) dont quatre membres furent condamnés à mort par contumace en 1832, pour avoir pris part à l'insurrection de Vendée sous les ordres de la du chesse de Berry.
Nous énumérons toutes ses œuvres : Anne de Kerlandy (lettres d'une jeune fille du monde) ; Andréa (récit des premiers temps du christianisme) ; La fiai}cée du comte de Vandeilh (scènes de la Révolution) : Reine de Chanteneuil (scènes de la vie réelle) ; Frère Ange (récit des temps de la Ligue, roman historique) ; Les fiertés de Rosema (roman breton, le cœur
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et le devoir) ; Nùblcsse oblige ; Le prhice Alex (contre le divorce) ; T.e bonheur de Florence Daily (dans le dévouement) ; Le prix iVune dtne (recueil de nouvelles) : Le tntcnr de GeneiHère (id.) ; Les femmes de France (étude historique) ; et plus de 100 nonv-'lles de propagande catholique.
Bathild Bouniol (1815-1877) fut, dans ses li\T€S, tt)ntôt martial, tantôt rusticjue, toujours intéressant et chrétien : A foînbre du drapeau (recueil de nouvelles militaires) ; La caverne de Vaugirard (nouvelles populaires) ; Les combats de la vie (4 volumes) ; Les marins français ; Je politique : Quand les pommiers sont en fleurs : Les épreuves d'une mère : La f<i mille du vieux célibataire ; Les deux héritages.
Madame Bourdon (Mathilde Lippens, Madajne Froment, puis} née à Gand en 1817. Résida pendant quelques années à Lille, où son second mari était magistrat ; après la retraite de celui-ci, elle vint se fixer à Bailleul, où elle conquit toutes les s\inpathi^s par sa charité et son exquise amabilité ; elle y mouru^ le 22 décembrel888. Ses ouvrages essentiellement moralisateurs, se trouvent (l;ins toutes les bildintlir- <pies catholique-
Andrée d'Effauye ; Henriette de iirehault ; Lupni<isie : Léontine : Le divorce : Mémoires d'un agent de change ; Tiivalité : Les béatitudes ; Quelques heures de solitude ; Types féminins semait donnés ;ni\- nln-^ grandes des jeunes fillt -
PaiTni ses œuvres qui jx-nvent. eue mes j»ar tou'^, nous citons : Anne-Marie (scènes de la Révolution, triste) ; Antoinette Lcmire ; Marthe lUondel : Parente pauvre (toutes trois pour les ouvrières) ; Dénisr ; Le droit d'aînesse (qui devient un devoir de dévouement) ; Fabienne et son père (triste) ; La famille Tlei/del ; La femme d'un officier (dans le mariage,
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les qualités avant la t(;rtune) ; Lr jerme aux ifs (contre les vanités) ; Lliéritagr de Françoise ; Le lait de chèvre (une écei-A-elée qui se corrige) ; Le ménage d'Henriette (beaucoup lu) ; Le pain quotidien ; Souvenirs d'une institutrice (trop d'argent et éloge de C( rinne) ; Le Val Saint-Jenn ; La vie réelle (un des meilleurs) ; Abnégation (recueil de nouvelles) ; Catherine Herveij (id.) ; Nouvelles variées ; Seule dans Paris (id.) ; Viviane (id.)... etc.
Les enfants liront : Agathe ou. la /''* Communion.
W^'' MÉLANiK Bourotte, née î\ VigneuUes (Meuse) «n 1832, poète et romancière : Au village (peu saillant, pour les ouvriers) ; Confidences de Claudine (3 his^toires, pour personnes sérieuses) ; Tout du long : Lej conquêtes rurales d'un commandant (littéraire) , La maison du roi ; La maison forestière .{\ous deux pour enfants).
Louis Boussenard, (1847-1910). Ses romans d'aventures (une vingtaine dé volumes) sont' intéressants, mais ils manquent totalement d'esprit chrétien. Tels sent, en effet, nombre d'auteurs modernes ; ils promènent leurs observations à travers toutes les magnificences de l'univers, sans saluer ni même rencontrer le divin Créateur ! Lire sous cette rései-ve : Tour du monde d'un gamin de* Paris ; Sans le sou : Les Français au pôle Nord : Les étrangleurs du Bengale ; L'enfer de glace ; L'île en feu : Voyages et aventures de M"^ Friquette : Le défilé d'enfer ; Aventures d'un homme bleu ; Les chasseurs de caoutchouc ; Aventures d'un héritier à travers le inonde ; Aventures d'mn*gamin en Océanie ; Les secrets de M. Synthèse, etc.
Mary-Elisabeth Braddon, de son vrai nom Mistrésô John Maxvell, romancière anglaise, née en 1837. Ses
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romans écrits avec facilité et émotion tiennent Je lecteur en haleine jusqu'à la dernière page et se distinguent par l'honnêteté des sentiments.
Les grandes personnes liront avec intérêt : Aurora Fioyde (son chef-d'œuvre) ; L'allée des Dames ; La fiuime du docteur ; Un fruit de la mer morte.
Quant à ceux-ci : Le secret de Lady Audley (uu grand isuccès) ; Le capitaine du \ autour ; La chanteuse des rues ; Henry Dumbard ; Les oiseaux de proie ; L'héritage de Charlotte (suite du précédent} . Uintendant Ralph ; Lady Liste ; Le locataire de sir Gaspard ; Le testament de John Marchemont ; Lu trace du serpent ; Le triomphe d'Eléonor ; Vid-eif, etc., ils conviendraient à toutes les catégories de lecteurs, sauf quelques pages passionnées et quelques quolibets inspirés par Tanglicanisme de l'auteur.
Alfred de Bréhat, de son vrai nom Alvrejj Guézenec, (1823-1866). La jeunesse lira avec profit et intérêt les instructives Aventures d'un petit parisien et Les aventures de Chariot. Les hommes et dames âgés se réserveront : L'auberge du soleil d'or ; Lf.^ chasseurs de tigres ; Les chauffeurs indiens ; L" cousin aux millions et les autres.
Le Père Bresciani, (1798-1862), S. J., ancien rédacteur à la Civilta Cattolica. La plupart des romans qui appartiennent à isa collection, racont-ent les menées ténébreuses du parti révolutionnaire et maçonnique contre le pouvoir temporel du Pape. Bien qu'ils aient perdu un peu de leur actualité, ils jouissent encore auprès du public catholique d'un certain succès. Lire : Le juif de Vérone C'LioneUo ; La République romaine ; Dom Giovanni ; Edmond ; Ubaldo et Irène ; Victorin : Le zouarr pontifical : Ricarito h: Franc-Maçon.
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Jacques Bret, (Angers, 1850), pseudonyme de M™« Hervé. Ses œuvres furent autrefois très goûtées par les lecteurs du Correspondant. On relira avec plaii>ir : La dernière bataille du général Berger ; Elien ; Livadia ; Messieurs de Cisay ; Vieille Cigale, quand on aura dix-sept ou dix-huit ans.
Charles Buet (1846-1897), écrivain catholique, s'est signalé par des brochures politiques, des drames et •des romane d'histoire et de mœurs d'une réelle tenue.
Ses romans historiques sont assez exacts, entraînants par leur style, le jeu des passions et le dramatique un peu sanglant des récits. Citons : Le crimi de Maltaverne (où le prêtre cependant ne garde pas assez énergiquement le secret de la confession) , L'honneur du nom ; Hauteluce et lilanchelaine (suite du précédent) ; Madame la connétable .- Le roi Charlot ; Les cheimliers de la Croix-Blanchr ; Lliôtellerip du prêtre Jean ; Le capitaine Curule d'Acier . Les gentilshommes de la cuiller : Morogh à la hache ; La mitre et Vépée ; Philippe Monsieur (suspect ad point de vue moral) ; Le maréchal de Monf- NKii/eur (suite du précédent).
Parmi ses romans de mœurs, Le Péché (roman ]»svchologique où s'étale toute la h'ideur du vice, auquel Dieu seul peut remédier, à l'exclusion des épreuve- les plus douloureuses) ne convient qu'aux grandes personnes (1). Il en est de même des Contes ironiques et des Contes moqueurs. Quant à La princess-- Gisèle qui a paru sous son nom et qu'il faut bien ^n' attribuer (bien que la dédicace porte la date du 1') juillet 1835), c'est un roman licencieux.
(i) Il ne faudrait pourtant pas recommander ce livre comme lecture snirituelle aux victimes du péché ; elles seraient portées à conclure que la conversion est impossible, ou du moins trop difficile.
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Les autres ouvrages jjeuvent être mis entre toutes^ le^ mains : Aiihanon cinq liarda ; Histoires à dormir debout (cinq récits intéressants ; peintures du vice trop saillantes) ; Les roi.s du pays d'or ; Scènes de la rie cléricale (très bien tracées) ; A bord du Mariotis : Histoires cosmopolites ; Les mystères de ViUeblaiiche ; La tour Griffe d'or ; Sous le soleil d'Afrique (recueil d'histoires) ; Légendes des bords du lac d'Annecy ; L'enfance d'un saint ; Médaillons et camées ; Les premiers explorateurs au Soudan.
Charles Buet est aussi Fauteur du Prêtre, drame tiré de son roman Le crime de Maltaveme, qui a ét'i souvent représenté sur nos théâtres d'œuvres.
Fernand Gaballero, pseudonyme de Cécilia Bœhl de Faber, romAaiUcière espagnole (1797-1877), dont la vi-c tut très éprouvée et dont la mort fut pleurée dans toute la péninsule.
Dans ses romans pleins de grâce et de délicatesse, catholiques et moraux, elle s'attache surtout à décrire la belle Andalousie, ^wec ses mœurs • ' légendes.
Nous citons pai'irii ceux ([ui uut été traduits -n français : Un ange sur la terre ; Clémencia ; Les dettes acquittées ; Fleur des champs ; Rien n'est parfait ici-bas : Un été à Bornos : La mouette (histoiri^ d'aJUGur, très populaire en Espagne) ; Nouvelles anda la uses ; et rums notons ([ue ces trois derniers ne sont pas à mettre entre toutes les main^.
M™" E.MiUE Carpentier (1837-1888) a ipublié, dans Il Bibliothèque rose, différentes nouvelles qui honorent cette collection si mêlée et parmi lesquelles nous remarquons .Maison fermée (exeellent) ; Snuvons-le : Les jumeauj' de Lusignan : La tour du preux : Les vaillants cœurs (enfance de personnages historiques) ; Les mémoires de Barbe bleue, etc.
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Henri Carrère. Trois œuvres délicieuses : Ma chère Denise : Guérison (paru dans Le Mois) ; La rraie lumière.
Henry Carton de Wiart, .Bruxelles, 1869), député belge. La cité ardente (Liège nu XV^^ siècle ; mœurs, guerres, passion chaste) ; Le.s vertus hourgeoises, (vertus méconnues par l'étudiant qui en comprend la nécessité après bien des défiiites ; pas pour tous)
M"'** Marte Cassan, née Raynaud. A signaler parnd les œuvres de cette îeininc-auteur, morte en 1902: Comment on. devient viitlionnaire (aventures à la Guyane française) ; Les nouveaux jeudis de Germaine et de Marinette (lettres de petites filles) ; Jacques (poui* eidants) ; En. disf/nire ; Lr noltiire de Lozers.
Henri Gauvain (1^47-1899), ancien trésorier géné^ rai. Il est connu du public <iui lit, pour ses romans exceptionnellement dramatiques et très bien conduits. Nous ne recommandons pas Le mari de sœur Thérèse et La mort d'Era : ils sont du reste bien moins connus que Le chariot d'or (épisode historique du temps de Charles VII) ; Le grand i^aincu (Montcaim dan,s la guerre d'Amérique) ; Le rai de Garu^ (au temps de Charles-Quint) ; Maximilien H elle r (hisio:re très dramatiqu-e, un misanthrope qui se rattache à la vie par le dévouement) ; Les proscrits de 93 . Lr/ main sanglante (dramaticpie et captivant ; assassinats audacieux ; habileté d'un détective).
Paul Celiière^, né en 1836, employé au ministère des finances, se tua en 1883, dans un accès de fièvre chaude. Il reste de lui quelques œuvres qui jouissent encore d^une grande estime : Les deux idoles (série de nouvelles) ; Le roman d'une mère (délicieux ot humoristique, pas religieux, rappelle Dickens) ;
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Quand il pleut (historiettes) ; Les mémorables avenir fur es de Jean-Baptiste Quiès ; Le chef-d'œuvre de papa Schmeltz (quelques pages un peu trop hardies pour jeunes filles) ; Une exilée.
Le P. Gharruau S. J. (Nantes, 1851). Frère et sœur; Mes parents ; Une famille de brigands ; Emilienne; Vers le mariage sont des livres touchants et sincères dont les mères liront plus d'une page à leur?? jeunes filles.
Joindre à cette utile série : Vendéenne (beau récit historique) ; Souvenirs d'un vieuj:. La Termir. VEmpire, la Restauration (1780-1815).
François-René d€ Châteaubriaitd (1768-1848), le célèbre écrivain, le père du romantisme, l'initiateur intellectuel du XIX^ siècle. Le génie du christianisme où l'auteur essaie de réconcilier l'esprit français avec la religion, en lui montrant ses beautés sensibles, est plus séduisant que profond, plus esthétique que convaincant : il renferme du reste des erreurs -et des futilités, à côté de tableaux magnifiques. Atala, René, Les Natchez, Le dernier Abencérage, Les martyrs, types de romans poétiques, sont tron troublants pour être lus par les jeunes gen.<.
Nous les signalons cependant ici, parce qui! a «'i" publié de quelques-uns de ces ouvrages, des éditions corrigées (Vermont, abbé Mullois, etc.) où la richesse d'imagination, l'éloquence passionnée, l'éclat descriptif de l'auteur, restent suffisamment en relief. TJre aussi Vagrs choisies : Uinérui r, dr Piirh 7 ■lérusalem.
M"« Chéron de la Bruyère, nlias Louise Jollivet, (1838-1913), un bon auteur toujours charmant, dont tout le monde peut lire : Cœur d'or ; La jeune ln~ *diemie : L'orgueil des Monstreij : W^^ de Bréa ; Fleur
d'orage (histoire touchante d'une orpheline) ; Vers ■l'abîme (ravages de la politique dans les familles) ; Je le veux ; Fluette (pour les petites) ; Tante Bertine : .Petite nièce ; La mission de Gisèle ; Le cormnan-dant llahat-joie ; Le mystère de Hochebrune (émouvant et chrétien) ; Chassés du nid (édifiant, contre la jalousie) ; Princesse Hosalba (histoire de nègres et de naufrages) ; Fille d'aviateur (dramatique et noble) ; Lf ^ idées de Jacqueline (assez neutre).
Le marquis Gaspard de Cherville (1819-1898), chronic^ueur du Temps^ ancien collaborateur d'Alexan- ^he Dumas, gentilhomme paysan et veneur émérite.
Histoire d'un trop bon chien (un peu trivial) ; Les aventures d'un chien de chasse ; Muguette (quatre nouvelles charmantes) ; Gaspard Vavisé ; Matador ; Le monde des champs ; Récits du terroir ; Contes d? ma campagne ; Les bêtes en robe de chambre : Les éléphants ; Les oiseaux chanteurs, retentissent dr u tayauts » et de gazouillements.
M'"'' Colomb, née Joséphi\e-Bl.4Nche Boucheti protestante, fille d'un médecin, femme d'un professeur (1833-1892). Ses 30 volumes, écrits pour la jeunesse, nianquent souvent d'esprit religieux ; ils sont cependant moraux et beaucoup lus. Le bonheur de Fran- (•(^'isc (très bien) ; Chloris et Jeanneton (mariage) -, Deux mères ; Les Etapes de Madeleine ; Franchise (roman de chevalerie, époque de Louis VII, recommnndable) ; Jean Vinnocent (un des meilleurs) ; Pour lu Patrie ; Le violoneux de la Sapinière ; Sabine ;
Fem.more Cooper (1789-1851), le célèbre romaaieier iiii.éricain. Ses nombreux ouvrages décrivent la vie -..Tivage en Amérique, et les drames de la forêt in- 'lienne, avec un entrain et une puissance d'imagina-
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tioii qui charnuMit piicn-.. !..< l..ci..ii r-. .1, -. des.
La traduction de Delaucoiipret esi complète et ne doit pas être laissée aux jeunes gens : l'adaptatioa Marne, Ardent ou Téqui, débaiTassée de toutes les Tc-ngueurs insipides, propres aux romans anglosaxons, leur fera suffisamment goûter le mérite Je ces œuvres : V espion ; Le tuteur de Daims ; Le der. nier des Mohicans ; La prairie ; Les pionniers : Le lac Ontario ; etc., etc.
M"® JeaNxNE de Coulomb, (Bordeaux, 1864). Vinvisible main ; Croix lumineuse ; Sceptre d'or ; Volonté de roi (légende de Hongrie) ; Le fantôme des Tournoailles ; Rançon d'âme ; Ame dormante (enfant gâtée) ; Les ensoleillés ; L'irrésistible force (la chanté) ; sont des livres traversés de sourires et de frissons, où brillent de beaux caractères, de l)elles leçons et l'éclat des sentiments chrétiens.
Signalons encore parmi les plus récents : Lr^'utpilleur de braises (contre la presse neutre et mondaine) ; Uile enchantée ; Source impure (la i-eligion de l'honneur) ; Sans fer ni poison (une belle-fille qui ?e venge par l'abnégation et le dévouement) ; La pierre philosophale (c est-à-dire la grâce de Dieu) ; Le court circuit (belles descriptions du vieux Poitiers) ; Terre interdite (autour d'un produit industriel volé aux religieuses qui le fabriquaient) ; Le chemin de ronde.
Edmond Coz, de son vrai nom M^*" Boudevîlle, femme d'un officier de cavalerie.
Elle débutv^ par Paganisme, œuvre de forte .^ >■ mentation qui n'est pas de.stinée à la jeunesse, ''t par de nombreux articles histori(|ues... Elle a publia depuis, outre sa collection de placjuettes religieuse'', des romans remplis d'imagination et de leçons :
La ineilleure route (récit drainatic|ue contre les aîliunces cosmopolites en honneur dans les familles françaises) ; Luttes d\une.s (récrivain catholique et l'autre ; affabulation originale) ; L'une et Vautre (deux jeunes filles ; le jeune homme choisit la cb- ({uctte, pour son malheur) ; Sol natal (apothéose de ]a terre qui vivra) ; Fatal orgueil (couronné par TAcadémie, mariage) ; Face au péril (événements de Russie, la monarchie triomphant par l'énergique bonté, très actuel) ; Les derîiiers Montforzal ; Le fils de Sfrnio MorelH : Face au devoir ; etc. etc.
MisTRESS Cummins, romancière américaine, (1827- 18r>f')), (jui obtint un immense succès avec son célèbre rcman social : L'allumeur de réverbères ; Mahc.l Vaughan ; Les cœurs hantés ; La rose du Liban, etc., qui furent traduits dans plusieurs langues. Le premier surtout respire une compassion touchante : cette histoire d'enfant abandonnée (Gertry), chez laquelle le bon vieux True alliune le sentiment chrétien, captivera toujours les lecteurs des deux mondes.
Danrlt, pseudonyine de Emile Driant, né en 1855, ancien commandant de chasseurs à pied, gendre du général Boulangei;, rédacteur au grand journ,»! L'Eclair.
La guerre de demain ; L'invasion noire : La guer- /•; fatale (avec l'Angleterre ; amours d'un lieutenant de vaisseau et d'une irlandaise) ; Ordre du Tsir (roman d'aventures) ; L^'invasion jaune, ont fait du sympatiii(|ue écrivain le .Iules Verne militaire et obtiennent toujours un succès mérité. Ils sont parfois trf)p hardis pour la jeunesse.
Lucien Darville, ancien magistrat, démissioilna pour sauvegarder l'indépendance de sa conscience, et
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embrassa la carrière des lettres. Nous citons parmi ses œuvres, bien écrites et bien pensées :
Les romans historiques : La belle Olonnaise (époque Louis XIII, scène de fiancés) ; Lrs frais lou.ps; de mer (id.).
Les romans de mœurs contemporaines- : Trop fin de siècle ; Trop savante ; Epreuves d'une mondaine : Alsace et Breîagjie ; Les agents des Ténèbres ; Le juge Bahylas (le catholique tracassé) ; La grande victime (Mgr Affre) ; La vengeance du prêtre (durant la guerre d'Extrême-Orient) ; La famille Monval ; Les deux cousines (religieux, actuel).
FR.4NÇ0IS Deschamps, pseudonyme de ^M""*" Louvrier de Lajolais, (Paris, 1852).
Au lys d'argent est à l^rc ])ar les jeunes genr^ .>t-rieux.
Vintrépide Marcel ; Mon ami Jean ; Le roman d'un sot ; Mon amie Georgetfe ; Les grandeurs de Sophie: Mon Jacques ; Les petits J^oussargues sont pour tous.
Marie-CAaire est l'histoire d'une femme qui côtoie Fadultère.
Jacqi'Es Debout, nom de guerre qui désigne un écrivain i)lein de verv'c et d'entrain, M. l'abbé Roblot, missionnaire au diocèse de Meaux. Ses œuvres s^^nt surtout apologétiques et roulent principalement sur l'action sociale ; au point de vue littéraire, ce qui ]es caractérise et parfois les dépare, c'est Texcè** d'imagination, un sentimentalisme (jui confine h J.i mièvrerie, des tirades flamboyantes sur la puissance de l'amour. Lc.9 lettres d'un. inUitant ; T^cs nouvel 1rs semailles : Le n}ondf des vivants ; Le poids du jour, ne conviennent guère à toutes les jeunes filles, Jiiais pourront faire grand bien à certains jeun* s gens.
M. Delly, femme de lettres, prend une place de plus en plus importante panni les écrivains de marque. Vétincelle ; Une femme supérieure ; L'exilée (pour les plus grands) ; Esclave ou reine ; Le roi des Andes ; Magali (aventures pleines de mouvement); La colombe de Rudsay-Manor (une petite âme innocente qui rachète les fautes de ses aïeux) ; Le testament de M. d'Erquoy (les égarés des masses populaires revenant à la lumière) ; Entre deux âmes (dramr. intime de mésintelligence conjugale ; psychologie vraie ; très moral) ; constituent les principales étapes d'un talent qu'il faut estimer et dont on peut beaucoup espérer.
Paul Deschamps paraît eue le pseudonyme d'un prêtre, collaborateur de L'Ami du Clergé. Ses trois livres : Jean Christophe ; Suzanne, ; Uabbé Jacques, sont appelés à faire beaucouj) de bien. Les nobles exemples des héros, le fini des tableaux champêtres et familiers, l'exposé des persécutions auxquelles la religion est en butte depuis 30 ans, font de cette trilogie une œuvre admirable, captivante et édifiante. Pour lire à la veillée, surtout dans les campagnes, il n'y a rien de mieux.
Philippe Deschamps, ancien négociant, qui consacra son temps, son argent et son talent d'écrivain h. populariser l'alliance franco-russe.
Il a publié pour la jeunesse studieuse des récits de voyages <et des biographies.
L'ABBÉ Augustin Devoiile (1808^18..). Ses trente ou quarante ouvrages occupent une très bonne place dans les bibliothèques paroissiales. Beaucoup d'entre eux renferment trop de longueurs, de vulgarités, d'obscurités et d'incohérence pour intéresser les puristes et les lettrés. Les lecteurs ordinaires lui par-
..ill IIOMANS D ADOLESCENTS
dciiiieroiit facilement ces défauts et liront avec bonlioiir ces livres écrits spécialement pour 'e peuple. Nous citons parmi les meilleurs : La cloche de Louvillc ; Les Croisés ; La prisonnière de la tour ; Vengeance ; Le parjure ; Le cercle de fer ; Mémoires d'une mère de famille ; La. dame de Chdtillon ; Le prêtre soldat.
Joseph Divat, de son véritable nom Jean Lionnet,
(1872-1911) auteur de Kctteler, brillant littérateur. 11 a visité le Panama et en a décrit les richesses dans Les Dieux d'or (roman d'amour pur et d'aventures passionnantes).
L\\BBÉ J. Dominique. (i:u\]t'.- ; La barque maudite ; Contes et nonrelles ; L'espiou malgré lui ; Histoire de deux })urcaucrates ; Trois parties d'échecs ; etc.
Arthur Dourliac, de son vrai nom ARiiruR Couiliard, né à Saint-Quentin, &i\ 1848, fit ses études do pharmacie, prit part à la. guerre de 1870, et depuis, se consacra aux lettres. iVIort en mai 1905.
Il s'est tour à tour essayé dans l'étude des m^'uis ouvrières et bourgeoises (Léon de trop) ; des mœurs Aillageoises {Un de plus) ; des mœurs provinciales (Le supplice d'une mère) ; et enfin dans le roman historiqu-e. En tout, 20 romans et environ 150 nouvelles, dont "plusieurs pour personnes d'âg-e raisonn^ible : Trop tnarquise (roman couronné par l'Académie).
Nous permettrions au plui^ jeunes : Deux Dauphins : Un élève de Tintoret : La première garde de Ttoustan : Les apprentis de Varmurier : Droit d'ai^ tifsse ; Cœur dévoué : etc.
Je-An Drauit, de son vrai nom A. Jeandrot, né en
ET ROMANS POUR TOUS Mil
l^W), près de Dreux. Son Chapuzut qu'il mobilise suc- •cessivement dans tous les pays
Où mûrit l'héroïsme et fleurit la gaieté ;
L'odffssée de Claude Tapart : Les petits drames au poste ; Le ivagon de 3^ classe ; Les aventures de lîidrndlle ; Les audiences joyeuses ; Le perroquet du ccnitinier ; -etc., sont des ouvrages désopilants et gaulois qui ne font jamais rougir.
Outre cette série de drôleries, on peut lire Le barbier Gracchus (roman historique) ; La fille du Corsaire (aventures maritimes et robinsonade merveilleuse) ; Les vengeurs du roi (épisode de la conspiration de Batz) ; Le secret du juif-en-ant (scènes de îa Révolution).
E. S. Drieude. Ses nouvelles, un peu confuses et parfois invraisemblables, Lorenzo-; Les solitaires dlsola Doma ; Edmour et Arthur ; Les épreuves de lo piété filiale ; Rosario ; Dont Léo se complètent l'une et Tautre et tendent à démontrer la supériorité de la religion catholique.
Comtesse Drohojowska, née Symon de Latreiche.
Perdus en mer ; Les faux visages ; La fée du logis ; Les roses de Noël ; L'esclave, seront lus avec autant d'intérêt que les biographies d'inventeurs célèbres, de femmes illustres, etc., du même auteur.
Pierre Duchâteau, pseudonyme d'une femme-auteur qui décrit excellemment les intérieurs de fami 11-e et dont les œuvres religieuses et éducatives sont à placer dans toutes les bibliothèques paroissiales.
Nous citons ici : Notre demoiselle ; Deux puissant rrs ennemies ; Vécueil ; Pauvre Jean ; Père Prodigue : Dix-huit cents francs de rente ; T^e gouverne.' mfnf de Monsieur le curé.
'>l^ ROMANS D ADOLESCENTS
NûUî> recoiniiiaiidoiis» aux plus jeunes ; .^^uactii' cVun petit alsacien ; Les 4 fils Aymon ; Le roman or Christian ; Devx rivaux ; Le Uobiîison des vacance f, ; Le filleul de Mutte ; Mignonne ; La fille de m i jille ; Vamhition de Germaine ; Le bas de laine cfc tante Aimée ; V étoile ; Vie d'artiste ; toutes les nouvelles parues dans le Saint-?sicolas et Le Musée </'"v familles.
Miss Maria Edgeworth (1767-1843), romancière anglaise. Ses romans et ses contes, où elle a décrit les misères morales de l'Irlande et de la haute société anglaise ont un but moralisateur, qui s'aperçoit dans chacun de ses livres. Nous recommandons ici les Contes pour les jeunes filles ; Contes de Venfanc*- : Contes d'adolescence ; Contes familiers ; Demain : Les jeunes industriels (8 vol.) ; Récits populaires (adaptation Ardant).
M'"« :Marie Emery, de son vrai nom M'»^ VaiKlefikiusche (Dunkerque, 1816). Œuvres : Lucij (récit émouvant et littéraire qui a paiii dans L'Univers) ; Le pèlerinage de grâce (le schisme de Henri VIII) ; Princesse et esclave (Saint François Xavier auX" Ii des) ; Une saison à Spa (les villes d'eaux) ; etc.
Pierre l'Ermite, pseudonyme de M. l'abbé Loutii^ euréde Saint-Jean l'Evangéliste, Paris, (Mohon, 186:| . écrivain, artiste et apôtre.
Ses nouvelles, croquis et dialogues, qui paraissent chaque dimanche dans La Croix, ont été réunis pour la plupart en volumes, sous des titres affriolants Lisez-moi çà ! ; Et çà ? ; Et de quatre... ; Le soc : Toujours elle. Ils ont la gaieté, la finesse, la ferveur naïve et parfois la drôlerie folichonne des contes du inoyen âge ; ils sont la force et la gloire de leur auteur et ils nuvi-ont l'âme aux plus han^"-^ lo<-orj«»
Ses romans ont aussi leur valeur. Restez chez vous, est un éloquent plaidoyer en faveur de la vie rurale. Le grand Muflo met en scène le type saugrenu du mangeur de curés. La grande amie {li\re couronné par l'Académie française) et L'Emprise nous font assister, au milieu de scènes poignantes, sentimentales, pittoresques et mélo-dramatiques, à la lutte de la terre contre l'usine, de la noblesse terrienne contre la juiverie cosmopolite, du home rustique et bienfaisant contre l'exode incessant qui porie le paysan dans les grandes villes... ; La brisure est le roman de la conquête des âmes.
Marguerite d'Escola. Ce pseudonyme cache une femme de lettres distinguée et qui manie un beau brin de plume. Le pain de chez nous, paru dans L</ Cioix en 1904, prêche l'attachement au sol natal . Les sources claires disent avec I)eaucoup d'esprit lo dévouement dont est susceptible une jeune fille de nos jours. Ces livres sont exquis de sentiments, écrits avec finesse : ils ont, le premier surtout, une saine saveur de terroir. Les jeunes filles — et les autres — auront charme et plaisir à les lire.
Alfred des Essarts (Alfred-Stanislas Langlois,
dit) littérateur français (1811-1893), conservateur de Il Bibliothèque Sainte-Geneviève. Nous citons parmi ses romans : Le chalet d''Hoffma7in (nombreuse? allusions historiques qui le rendent obscur) ; Le champ de roses (le plus vanté) ; La femme sans Dieu (triste, actuel, touffu, pour les jeunes gens sérieux) ; Vendant volé (très beau, quelques détails répréhensibles) ; Le roman d'un vieux garçon ; etc., qui ne doivent être lus que par des jeunes gens formés.
Les autres se contenteront de : La gerbe (10 nouvelles) ; Lectures d'hiver (9 récits) ; Le, marquis de