ROMANS IJ" ADOLESCENTS
(histoire de su cuiivuision). Ces uu\iages débo.v. ... d« lyrisme et ne conviennent pas toujours à tous leslecteurs.
Madame Marie de Harcoët, de son vrai nom Madami^ F., (Brest, 1855), fille d'un savant hydrographe, mariée à un officier de marine, femme-auteur distinguée, éiTidite et très chrétienne, ce vraie bretonne au cœur fier et à l'âme religieuse », dont tous les volumes sont de bons livres en même temps que de bonnes actions : L'orpheline de RocJmivelen ; La hnitquc Hoffelman •; L'épreuve de Paule ; Une femme forte ; Lliérifier de V oncle Pierre ; Les pupilles de Madeleine ; Maître Benjamin ; La boîte aux lettres de r Enfant-Jésus (suivi de deux autres nouvelles) ; Le manoir de Rochglass ; Le sermeiit de MorcelU' ; La. fée eu Val André (roman social dédié au corn le de Mun) ; nouvelles diverses, pniiies daîis Ln Pou pi- p Modèle.
Robert Havard de la Montagne, joui-oiaJiste, critique littéraire. Il offre dans L'âme qui se donne, roman actuel et réconfortant, et dans Leurs fils, des récits captivants d'où se dégagent d'éloquentes leçons.
Y. d'Isné, pseud. de AP'® Inès Yvon, « un idéal de bonté et de dévouement », ainsi ({ue nous l'écrit un': de ses amies.
Les soirées de Vahhé Jean : Le set^ret du docteur , Un petit voyage ; En passant ; Envers et contre tout : Une française au XX'' siècle, sont des tableaux émouvants sur lesquels se détachent de très belles leçons.
Washington Irving (1783-1859), écrivain américain,. très apprécié dans tous les pays de langue anglaise, comme biographe, critique, nouvellier et romancier
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humoristique. Nous citons de lui pour la jeunesse : L'Alhambra de Grenade : Un tour dans les prairies.
Paul d'Ivoi, de son vrai nom Charles Deleutre, né en 1856, dramatiste, journaliste anticlérical et occasionnellement feuilletoniste du Matlu, avantageusement connu pour ses <( voyages excentriques » . Les cinq sous de LaiHirède ; Cousin de Lavarède : Corsaire Triplex ; Le capitaine Nilia ; Le docteur Mystère ; Cigale en Chine ; Massillague de Mar~ seit.le : Les semeurs de iflace ; Le sergent Simplet ; lean Fanjare.
^Marie-Thkrkse Josepha, pseudonyme d'une courageuse apôtre. (Madelone, I)eux-8iciles, 1855).
Les aînées prendront Le roman de Jeanne Delbriac. Les plus petites : Sans brevet : Autour d'une dot ; Mariage mixte (exact) ; Cabri elle Gerfaut ; La ferme au.i l'flas : Mon cousin Jean ; L'abbaye de Walhuei: sans oublier les intéressantes biogiaphies publiées S0U.S le même nom ou sous celui de X. de Préville : Garcia Moreno : Christophe Colomb : Le cardinal Lavigcrie : Le général de Sonis : Pasteur ; Nansen ; Mac-M'thon : Les jeudis de ma filleule : Histoire ■sainte racontée aux enfants.
E\A Jouan, née à Belle-Isle-en-Mer, l'île bien nommée que Saint- Aman d^a chantée, morte en 1910.
Elle n'a fait éditer qu-e (juatre livres destinés a lenfance et à la jeunesse : Téiurratrcs ambitions : La ferme drs étangs ; La meilleure part ; Au bord d'^ V Océan.
De Jussieu, un auteur inoffensif dont on peut lire tftus les r>uvrages.
Thkrkse Alphonse Karr (1835-1887), fille du célè-
br-e littérateur. A lait cJle-iiieiii.j lIl-s romans éducitif'j intéressants : Catherine Tresize ; Les nouis effacés (quatre récits) ; Marguerite la transylantée (cPi-amatique) ; Pas encore (trois récits) .; Une rose blanche au pays de Souahe (épisofie du règne de Grégoire VII) ; Trois mots pour titre (Dieu, famille, amitié), etc. ; des Causeries, des Croquis irlandais et dc> Soirées germaniques. ^
Jel\x De Kerlys. (Euvres : Le gros lot ; Les enfants
d'Ernée ; Les premiers pas ; Les seconds pas ; Trnraujc forcés ; La belle vicomtesse (romanesque) . Ost faiblesse que d'aimer (pas pour tous).
.JîLW Kervall, de son vrai aiom M"'' Eva Gatouil
a dédié à la jeunesse un grand nombre d'ouvragées.
Marthe Lachèse, (Angers, 1842), aimable écrivain dent les délicieuses nouvelles plairont à toutes les jeunes filles : Lucienne ; Madeleine Romain {très édifiant) ; Le vieux musicien ^charmant) ; Maître Le Taniac (un peu romanesque cependant) ; Le mariagde Renée (id.) ; Le Ujs de Jiruges ; L'enfant perdu ; Josèphe : La promesse de Giacomina ; Quérida (Ir roman des bonnes œuvres) ; Marie-Ange ; L'iris bleu . Querelle de fannlle : Une injustice (inférieur) ; La riolonist*' (drjinintique, h;intps et chrétiennes jtensées) ; etc.
Madame de Lalaing raciMite d-m^ ' - - //> l'util r. il ,\ dans M"^" de Ihéval, deu.x liistoires de familles ruinées, au cours desquelles surgissent <les snrritice^ héroïques récompensés par un mariag on.i
^ >^ de beaucoup le plus intéiessant.
r ikhriv-Alëxandri;: Bessot de Lamothe (1824-1897, lehiviste du Gard, destitué lors des décrets (18W)).
"-••- riiin;iiis, publiés pniir l.i pliipiii ' '■''' r
ET ROMANS POl R ÏOLS o.)0
et les Veillées des ClLaumlères, ont eu une grande vogue : ils rappellent Dumas par la verve et Tentraln, Féval par leur coloris très chaud, Balzac par le relief des observations, Verne par l'ingénieux des inventions, et les meilleurs auteurs anglais par ceit;;ines longueurs.
Nous citons parmi ses romans nationaux et histo- ]i(iues : L'auberge de la Mort ; Les aventures d'un ahacien : Le taureau (b's \ ('sges : V orpheline des carrières de Jaumaui : Le jcunuil de Vorpheline de .fauinoui j(guerre de 1X70-71 j ; Les compagnons du désespoir (id. et les déi)ortés) ; Les faucheurs de li ûicrt : Les viarhjrs de la Sibérie ; Marpha (les maiheurs de la Pologne) ; Les Caniisnrds ; Les cadets de la Croix (nffreux détails) ; La fiancée du Vautour blanc (les flibustiers) : Pia la san Pietrina ; Les fils dn.^nartjfr (pontificat de Pie IX) ; Le roi de la /r»/^ (rirlaiide catholique) ; La filleule du baron des Adrets ; etc.
Parmi ses romans d'aventures : Le cap aux ours , Les secrets de VEquateur (2 parties) ; Les secrets de rOcéan (id.) ; Les secrets du Pôle ; Espérit Cabassu : Quinze mois dans la lune, etc.
Parmi ses œuvres diverses : Gabrielle (nouvelle édifiante) ; Histoire d'une pipe (réfutation assez faible de quelques erreurs historiques) ; Légendes de tous les pays (sur les animaux) ; I-^-^ métiers infâmes (contre les libres-penseurs, pour ouvriers) ; Les mystères de Machecoul (Barbe-bleue, etc.) ; Les soirées de Constantinople (récits pour jeunes gens) ; Le gaillard d'arrière de la (ialathée (voyages et anecdotes) ; etc.
(iABRiEL de la Landelle (1812-1886). D'abord lieutenant de vaisseau ,il donna sa démission en 1839 et
o5G ]U)MANS D'ADOLKSi.r.M.v
se lit une excelleiile i L-piilatii^u jm i >.- }....-]• chansons et romans maritimes.
Vumour de Muette ; Lliomine de jeu ; Lea /c/;tmes à bord ; Les grands amours ; Le mouton euru gù ; Rouget et Noirot et les ouvrages édités ch» Dontu, ne se trouvent pas dans les bibliothèques r < tholiques.
Tous Les quarts de jours ; L'Orient et l'Occident (inoffensifs) ; Les épaulettes d'amiral (pour jeunes gens sérieux) ; U esclave de luxe (étrange et vrai); Le premier tour du monde (très mstructif) ; Fortuîic de terre et de mer ; et Les quarts de nuit ; Brest et Toulon ; Parrain et filleul ; Tliomas Coquille ; T blettes navales ; Les aventures de Madurec ; L' enfants de la mer, abondent en descriptions, aventr re.^. combats, scènes de mœurs, et peuvent, av^ quelque précaution, être lus par les jeunes gen ainsi que Les deux routes dr la vie (contre le ph giat) ; Les enfants de Ravinol ; Aventures d'un nr, tilhomme (longueurs) ; Pauvres et mendiants deux croisières ; Philon Binôme (tire des conrin sions trop absolues et peut porter imprudemment ;in jeu).
Quant aux suivants : Aretitures cl embusca(l''> Le dernier des flibustiers ; Les géants de la mer Les passagères ; La meilleure part ; Sans peur te Corsaire..., ils peuvent être mis entre toutes les mains.
Hipi'orATE Langlois, professeur et romajicii^ (1810-1881). (Kuxros : Jean le Solognot (erreur jnci ciaire) ; Un curé (nombreux détails dangereux poi la jeunesse) ; Mémoires d'une pièce de quatre sovs Angéla ; Lady Hesier : Le pdtê de pigeon : Cécih (celui-ci pour persoiines sérieuses)
Savimen Lapointe M81
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médiocre, ami de Bérenger, socialiste. On peut lire .- Il était une pis, contes en prose.*
Marie-Henriette Large a publié, avant d'entrer au Carmel où elle est morte il y a quelques années, des récits charmants et touchants : Mon cousin Rustique ; Jean Moineau. ; ÎA-Bas ; Oiseaux et- fleurs ; Petite Marie ; Tante Salomé ; La poussière d'or ; Tronquette (pour enfants) ; Le cri du devoir ; Le .roman d'une loueuse de chaises.
Daniel Laumonier, (Angers, 1863), un journaliste, qui a publié chez Mame : Avuf-Marip la Providencp : Collier d'or ; etc.
H. de Laval, Doumaza (aventures captivantes d'un coureur des bois) ; Un clérical en voyage (aventures en diligence, etc.) ; Trompe la Mort ; Uolland ou les (ii entures d'un braire sont des livres écrits sans grande prétention littéraire ; mais les traits d'humour dent lis foisomient leur assui-ent auprès de la jeunesse un succès durable.
Madame Julie Lavergne, née Ozanaux (1823-1886). "Tout en remplissant avec un admirable zèle ses de- -Acirs domestiques, elle se permit la joie d'écrire.
Ses 18 volumes parurent de 1877 à 1886 ; ils sont, selon l'expression de leur auteur, « un regain d'automne, sen»blable à ces fleurs qui croissent en août, sur les champs moissonnés et les parent d'un dernier sourire à la veille du jour où va passer la charrue ». Les habitants du Nord, et particulièrement les Cambrésiens, liront avec plaisir ces œuvres charmantes, écrites par celle qui fut presque leur concitoyenne, pour « bercer et divertir les gens qui on- le goût délicat ».
Citons : Les légendes de Trianon (son œuvre de
o5.S ROMANS dauolp:scknts
prédilection) ; Les neiges d'autufi ; Chroniques pansiinnes ; Légendes^ et chroniques de Moiithrimul , Les jours de cristal ; Les étincelles ; L'arc-en-ciel , Contes français ; Fleurs de France ; Légendes 'Xe Fontainebleau ; Le chevalier de Trélon et les Stuarts en France ; Chroniques normales ; Correspondance (J volumes).
Maurice Le Beaumont, pseudonyme d'un-e fenuïieauteur, née à Clermont-Ferrand en 18G0.
Qu'on lise .: Seule G rin galette ; Sans foyer du sillon ; Sans cœur ; Au-dessus de Vahiine , i." pupille du Doyen ; ïe marie mon oncle ; Tm fille du sculpteur ; José-Maria ; Caprice ; Colonel Jolie- Fleur ; etc. Toujours et partout, sous le coloris admirable du style, la fraîcheur ou la magnificence des descriptions qui révèlent le peintre, on retrouve le provincial et le provincialiste qui chérit la terra naU^- ]t', le clocher, la patrie, « ce cœur de la grande ». Toute l'action converge vers le culte du foyej-, vt-rs la vie de famille, dont l'auteur fait un idéal si noble et si chrétien dans sa simplicité !
Jacques Lermont de son vrai nom Madame So4k)- ^ewska (1853-1907), l'une des collahoratrices de P.-J. Stahl. Elle fait éclore de sa plume originale tout un monde de bébés, d'enfants et dé jeunes filles. Nous ne connaissons que Les jeunes filles de Queuebasset : nous savons cependant que Les prisovnier.r de Maman ; Sans joujoux ; Boute en train ; Misi Linotte : Bouton d'or ; Gijpsij ; Entre cousines ; peuvent être également recommandés.
Adam de Liste, de son vrai ;'uoiu M. Gosselin, de ITsle Adam. Le serment ; Le crime de Stilv'nt^^r. imité de l'anglais Aldrich, intéressants <'t écrits, conviennent très bien aux jeunes filles.
Joseph Legueu, ou Gabriel Limare, rédacteur à L'Univers, qu'il illustrait de charniaiits tableautins. Lire : Entre rêveurs ; Un petit tour du inoîide.
Mademoiselle Marguerite Levray, née en 1850, ancienne institutrice, ferveiite chrétienne, charmante iiouvelière.
Nous avons parcoui-u quelqu€^-unes de ses œuvres destinées aux jeunes filles et aux enfants : Agnelle , Les châtelains de Courthenay : Lurpheline des Faurltettes ; La Roche Yvoire ; Fauvette ; Enfant gâtée; Marcel Le Blézec ; La dette de Carmèle ; Isabelle Le Trégonec ; La destinée d'Isabelle ; Georgette ; Truzième ; Une petite sauvage : La mare aux loups : Le faniille de Chanidoré ; Le pardon de Colette • L'héritière de Château Bleu : Le sergent de Régine ; Claire vallée ; Le secret de la tour-au-mouettes : Trait d'union ; Mademoiselle de la Guettière (social") . Ange gardien (la jeune fille d'un industriel sans fui convertit son père) ; Le calvaire de Malauzaij (contre les mensonges et les méchancetés de la vie mondaine) ; Le roc maudit ; Par les rudes sentiers. '
Tout en lisant, nous pensions à ce mot d'un ancien, rappelé par Joseph de Maistre : « Quidam merentur famnm, quidam habent. r Vraiment les livres de M"« Levray méritent une excellente réputation ; il3 ne sont pas d'une littérature transcendante, mais nous savons qu'ils ont fait du bien.
Madame Jeanne de Lias, de son vrai nom M°»® L., née en 1854 à Bagnères-de-Bigorre, débuta dans les lettres sotis le patronage de Frédéric Godefroy, par une nouvelle intitulée La marraine de Cendrillon qu^. parut dans Le Correspondant en 1877 ; donna successivement dans La Semaine des Ffimilles, outre d*^ menues bluettes, L'honneur dWndrée et Ma femme est dévote...
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Après ces derniers essais, elle entreprit di^ x.^iji.ii.-. dont plusieurs ont été publiés par L'Ouvrier et Les Veillées : Le curé de Val cVAure (la constitution civile du clergé) ; Sans haptême ; Le mariage du déyiité ; La dame du percepteur ; La guérilla ; V aïeule murée ; La Pythouisse de Paris (dangers de l'hypnotisme) ; Les hommes de proie (c'est-à-dire les usuriers de village) ; Auœ mains des Boxeurs (édité sous le pseudonyme de Jean d'Aure) ; Un volontaire pinçais au Transvaal (publié sous le nom de Raoul Montis) ; Au pied de la cathédrale (déceptions d'un jeune homme qui entre ensuite dans les ordres).
Henri Wadsworth Longfellow (1807-1882), littérateur américain qui nous a laissé, entre autres romans et poésies, Evangéline (histoire d'une jeune fille canadienne à la recherche de son fiancé), tr;iduit danis tbutes les langues, même en k^hinois ! Prendre l'édition Ardant.
Jean Loyseau, pseud. de l'abbé Paul de Geslin de Kersolon (181G-1888). Ami de Mgr de Ségur et de Mgr Parisis, il eut des difficultés avec Rome et avec l'archevêque de Paris ; fonda L'Ouvrier en 1861 ; Le Clocher en 1866 ; Le Rosier de Marie en 1886.
Ce qu'il y a de remarquable dans cet écrivain qu'on I appelé Platon-Polichinelle et un Sterne catholique, c'est qu'il apprend en riant les choses les plus sérieuses : d'un trait, d'un bon mot, il réfute les saphismes h. la mode, venge la religion des calomnies df.nt on l'abreuve et arrache à des lecteurs ce mot emprunté à sa m;mi^rr. sinon à son v^^'l-ni'^iv.. C'est-y-tapé !
Pas méchant (caustique, contre les l-rancs-Maf.ons) ; Trop belle : Flora (quelques détails) ; Rose Jourdain (beaucoup d'esprit, un peu de gros sel, -e>;aicrér,'itinn<^'^ : ï '"- hmi<! /7n/i/i-<'c • f ,< inc et v,-
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rc\sc.s ; Veillées amusantes ; Lettres sur la rie d'un nommé Jésus (réfutation excellente de Renan).
Marie Ludolph, femme le lettres allemande. Disyaru ; Sa dernière rolonté ; La fille du vagabond.
Je.\x Macé (1815-1895), professeur, homme politique, fondateur de La Ligue de V Enseignement qui est devenue, depuis quelques années, un grand instrument de propagande antireligieuse. Quel que soit l'auteur, L'histoire d'une bouchée de pain : Les serviteurs de VEstomac et autres ouvrages analogues ; Les contes du petit château, sont des chefs-d'ceurve de science vulgarisée, et peuvent être confiés à la j eunesse.
Xavier de Maistre (1763-1852) a utilisé ses loisirs à ccmposeï' quelques petits ouvrages qui le rendent immortel : Voyage autour de ma chambre (fantaisie aimable, quelques frivolités licencieuses, édition corrigée chez Vermot, Desclée, etc.) et trois nouvelle> : Le lépreux de la cité dWoste ; La jennr Sibérienne ; Les prisonniers du Caucase.
Alexandre Manzoni (1785-1873). Voltairien converti, écrivain italien, il doit surtout sa réputation à son roman I promessi Sposi (Les fiancés), qui fut traduit dans toutes les langues et que tout homme cultivé doit connaître. L'auteur y dépeint avec émotion, le contraste entre la pure tendresse de deux fiancés de village et les horreurs de la peste qui ravagea Milan en 1630.
Prendre l'édition Hachette ou celle de Debécourt, 01- mieux celle de Gautier : toutes trois sont débarrassées des longueurs qui encombrent le récit original, et sont inoffensives.
Eugène de Margerie (1820-1900), frère d'Amédée, le
iU)^ ROMANS UADOLKSCKNTS
i-^'gretté prolesseui" des Facultés catholiques de Lili' A signaler pariiii ses œuvres : Aiigèle (imitatio;' des Récits d'une sœur) ; La banque du diable ; Cor,tes d'automne ; Contes et nouvelles ; Contes d'un promeneur ; La rue des Poivriers ; Scènes de la cie chrétienne (3 séries) ; Les si.v chevaux du corbiUmi: Frère Arsène ou la Terreur : Confession de Romain Pugnadorès (contre les mauvais caractères) ; Aventures d'un berger ; Le capitaine Tancreuil ; La l»-'gcnde d'Ali ; etc.
L'auteur émaille ses ouvrages de textes latins . mais tous les bons prédicateurs n'agissent41s.pas d,même ?
Marin de Livorumère, bon écrivain dont les ouvrsu ges sont revêtus tout ensemble de grâce et d'énergie : Petits et grands (délicieux tableau des mœurs féodales bretonnes) ; La dynastie des Fouchard : Im chambre des ojnbres.
Marlitt, pseud. de M"»« Eugénie John (1825-1887), fem.me de lettres allemande, protestante.
Barbe-bleue ; La seconde femme (chef-d'œuvre iw^prochable, au moins dans la traduction) ; Chez /♦ cLUseiller ; La dame aux pierreries ; Elisabeth uujcheveux d'or ; La maison aux hiboux ; La mai>)>3 de Shilling ; La petite princesse des Bruyères ; Le secret de la vieille demoiselle (intéressant, peu flatteur • pour les dévotes haineuses) ; La servante du régisseur (quelques situations équivoques) : etc., ]>euvent être lus à pe i près par tous.
Xavier Marmier (1808-1892) a vitsité les deux mondes et raconté ses Promenades dans de nombreux volumes où abondent 'les nouvelles, les légende^, les études de mœurs et les descriptions.
Ses récits de voyage instructifs, simples, délicate.
pleins d'une sensibilité à demi-voilée, respirent ia ioi sincère de l'auteur ; mais ils ne sont pas écrits spécialement pour la jeunesse et ne doivent pas être laissés tous entre toutes les mains.
Ses quelques romans : Gazida ; Les hasards de t^x rie (peu intéressant) ; Les perce-neige ; Le roman d'un héritier ; Les fiancés du Spitzherg (petit chefd'œuvre) sont inoffenvsifs... Trois jours de la vie d'une reine convient même aux enfants.
Victor Martin. Nous ne connaissons de lui que Le chemin de la Yera Cruz, roman d'aventures très
intéressant.
Le capitaine Mayne Reid' (1818-1883), ix>iuancier aiiglais. Fils d'un pasteur presbytérien, il se rendit en Améri(|ue, se fit trappeur, et prit pail à différente-, expéditions comme capitaine de volontaires.
Ses romans émouvants, parfois exagérés et hyperboliques, ont été publiés chez Vermot, Gautier, l)idot, Ardant, etc. ; ils peuvent être en général lus par tous.
Nous réserveiions cependant aux jeunes gens ti-ès sérieux : Le gantelet, hlanc ; Le doigt du destin : Lrs partisans ; La piste de gnerre La Quarteronne . Oriola, Le roi des Séniinoles : à moins que, pour quel({ues-uns cKentro eux, on ne pi^enne l'adaptation Aidant.
Albkrt Monniot, rédacteur à la Libre Parole. Ses <\cux ouvrages : Coqs ci corbeaux (15 nouvelles pa-
ti'ioticriips) : Soiiroiirs (Viin hleu, sont très intéressai nts.
Mademoiselle Victorine Monniot, morte en 1880. Lt- jeunes filles lisent et relisent ses ouvrages ex- «juis : Marguerite à 20 ans (pages parfois tristes) , /.■■ journal de Margn^'rife (id.)
3H4 M()\l Wv II' \h( Il K^i 1 \ I -^
■ Madame Jiosthj (ni La muralrc flircdcnne (qui se dévoue pour l'éducation des enfants nés d'un premier m.iriage) ; La chambre de la (^rand'mère ; La petite concierge (pour la classe ouvrière) ; Uapkaëlu de Mérans ; Les mémoires d'une mère (un peu choquant) ; Simples tableaux d'éducation (pour parents), etc. ; ont également leur mérite.
R. Monlaur, pseudonyme d'une femme de lettres, •dont \e^ lécentes signatures ont dévoilé le nom . AP^® Reynès (Montpellier, 1870). Ses quelques ii^Tes sont exquis : Angélique Arnauld, étude émouvante sur la vie et l'âme de la célèbre abbesse ; Le Rayon, roman où l'auteur se propose de reconstituer l'état d'àme des premiers auditeurs de .Jésus, le rayonnement divin sous le ciel de Galilée ; Après la neuvième heure, qui nous transporte en Egypte où l'influence et l'amour de Jésus rayorment encpre dans la per.sonne des premiers chrétiens ; Ames celtes^ l'écit de la conversion de la Bretagne, moins prenant que les deux précédents : Ils regarderont vers Lui ; Jérusalem, Quand vous passiez par nos che. mins (descriptions et impressions de voyage encadrant une nouvelle) ; Jérusalem, Les derniers pas (suite du livre précédent) ; Le songe d'Àttù (rappelle la prédication de Saint Paul à l'Aréopage ; le contscr enlie VCime grecque et la grâce de J. C.) ; Le sceau (très moderne, fermeture d'un monast-ère, conversion du député franc-maçon) : Leur ^neille maison (histoire d'une famille et d'une immolation).
Ces œuvres se trouvent dans toutes les mains : parmi les romans à lire, nous \\'>n connaissons gr.ère de plus édifiants.
Georges Montorgueil, ilc sou nom \c.i.....>.c 0. Lel>ègue, journaliste et littérateur. Il ofïre à la jeunesse quelques albums acceptables {Les 3 couleurs :
ET ROM.\-\S POUR ÏOLS 3b5-
France, son histoire ; La tour d'Auvenjne ; Louis XL) et Les trois apprentis de ta rue de la Lune. Ses autres œuvres ne sont pas pour tous.
M™« André Mouezi. On laissera Mal assortis ; Femmes et maîtresses ; Vende de Danielle, etc., et on lira Rosaîk, petite fleur des hois (délicieuse nouvelle bretonne) : Vic-en-sèche (intéressant, pas religieux).
Miss Mulock, romancière anglaise, peintre de la. vie patriarcale. (Euvres jxjur jeunes filles : Miss Tommy ; Le roi Arthur ; Lv chef de famille ; La méprise de Christine ; etc.
:\Iadame Claire de Nanteuii, née Pascalis (Paris, 1843), plusieurs fois couronnée par rAcadémie. Les plus grandes liront : Violette des champs ; Les élans dElodie ; Trois demandes en mariage ; et les autre.s: Alain le Baleinier ; Capitaine ; En esclavage ; Llwritier de Vaubert ; Monnaie de singe ; Le secret df Il grève : Une poursuite (assez confus).
Raoul de Navery (1831-1885), de son vrai nom M"'^ Chervet, née Marie-Eugénie Saffray. Elle compléta son instruction par des voyages, débuta dans la littérature à l'âge de 28 ans, sous le pseudonyme de Marie David, qu'elle abandonna bientôt pour celui (jui la rendit si populaire dans le monde catholique. Sps nombreux récits et romans, puissamment agencés, très dramatiques et toujours moraux, ont été beaucoup lus.
Nous citon^, parmi ses grainls lumans : L'abbé Marcel (dévouement d'un prêtre) Divorcés (qui se leconcilient) ; Le capitaine au.r mains rouges (récit très émouvant de la Révolution et aventures sur mer) ; Les drames de la misère ; Les héritiers de Judas ; Jules Malœuvre ; Le juif Ephraim ; Fara^
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fioi et C"" (quelques longueurs) ; l'atira (suivi du Trésor de Vabhaye et de Jean Canada) ; Les idoles , lean Vivoirier (roman maritime, inférieur aux autres) ; La Ccndnlloïi (poui^ lecteurs orddnaires) : leaîh-Marie ; Madeleine Miller (beaucoup lu ; expories effets de la guerre pour les fiancés et les autres Le magistrat ; Le cloître rouge ; La main qui > ■ cache ; La maison du Sabbat ; Le marquis de Pomcallec (conspiration) ; Le martyr d'un secret (uii prêtre, mais il ne garde pas suffsiamment son s( cret) ; Les mirages d'or (très littéraire) ; Uodyssêe d'Antoine (situations un peu forcées) ; Le pardon du moine ; Les parias de Paris (un des plus mouvementés) ; Les chevaliers de VEcritoire ; La route de V abîme ; Le témoin du meurtre ; Tristan (triste) ; Une erreur fatale (id.) ; La boite de plomb (scènes d^ chiromancie) ; Viatrice (un peu romanesque, îc missionnaire et JBes auxiliaires féminins) ; VaiU) du bagne (influence de la religion dans ce trisumili-eu) ; Zacharip, le maître d'école (pour lecteurs oïd inaires) ; L'aboyruse (manifestation de la justice divine contre les sacrilèges de la Révolution) ; etc..
PaiTni ses recueils de nouvelles : La fille du r
Dagobcrt (17 nouvelles) ; La fleur de neige (2 non
\eiles) ; Le chemin du Paradis (5 récits) ; l^arii
I récits) ; La mai}; mallirurrusc (8 nouvelles) ; etc.
Marie-Alfred Nettement, dont on placera Gen rière (œuvre de début, invraisemblable) ; V épave ; foté d'Histoires et Légendes de son père, Fillusti publiciste et historien.
Le Cal Newmann (1801-18<)0\ On lu l.tN.uLnup . ,illixta, roman chrétien, inférieur cependant à Fabioln.
F. rfe Noce, (Lisieux, 1845), auteur de quelques œuvres clmrmnntes que toutes les mères de familîô
ET ROMANS POUR TOUS 3t)7
-p€'uvent mettre dans leur bibliothèque pour elles et souvent pour leurs enfants : Cœcilla (premiers temps du christianisme à Rome et à Athènes) ; Une vie de jeune ^ille ; Jiilius et Miriam (épisode du siège de Jérusalem) ; Les orphelines du Val André ; La dii- <^hesse de Rosejnvald (Slaves et Germains au X® siècle) ; La devise d'un père ; Vendant d'adoption ; Une famille chrétienne ; Simonne ; La sœur aînée : Hélène de Saint-Aubin ; Histoire d'une famiUe nohle pendant la Hévolution : Mirage et réalité (assez mondain) ; Mon premier voyage (en Orient) ; Djenné o» le triomphe du christianisme ; La charité de Genericrc.
E. de Noviant. (Euvres : T.e comte d'Arhage ; Le
marquis d'Arnage ; Solange de Cresne.
Eugène Nyon (1812-1870). Ses charmantes et spirituelles nouvelles intéresseront tout le monde : Aventures de Claude La Ramée ; Aventures de Joachim ; Les enfants de Mérovée : Indiscrétion d'une jeune mouche ; Moumoute et Carnage ; Paul et Jean {excellent) ; Splendeur et misère d'un dictionnaire grec (très intéressant) ; Grandeur et décadence d'une capcte rose ; Le page de Jacques V ou les Français en Ecosse (le plus souvent demandé dans les bibliothèques) ; Le fils du gouverneur (sous Henri III).
Madame Marie Pape-Carpantier (1815-1878), institul)'ice française, qui a été beaucoup vantée comme auteur de Leçons de choses, et fondatrice de salles d'asile. Nous la signalons ici pour rappeler que son Enseignement pratique dans les salles d'asile a été mis à l'Index en 1863. Ses autres ouvrages sont encore en faveur dans 1-es écoles officielles ; ils sont - 'xr-ellents, mais neutres.
AnRiEN Paul est bien moins connu que son ouvrage.
3<1S ROMWS DArtOf K<' 'AT'^
Lr pilott' W'illis, uiiiverselk'iiiL'Jil aimé pai" !•- ' Ugiens.
SiiAK) Pellico (1789-1851), littérateur italh j ect de carboiiaiisme, il fut conclaniné à la pii.-uji ; pendant ses neuf ans de détention, il composa plusieurs tragédies dont Francesca di Himini et sunout Mes prisons, récit de ses souffrances, plein de résignation et d-e sentiments chrétiens. La meilleure traduction est celle de chez Chaipentier ; celle de Marne est corrigée. Lire aussi liaphaHa et les Lcttre.s.
]\Inic Charles Péronnet sait écrire et conduire ses récits : Au pair ; Taiitv {iaili : L'héritaf/e dp (Inh-r . etc.
L'abbé Henri Perreyve (1831-1865), un rare modèle de ]a complète beauté humaine, selon le, mot du l*. Gratry. Nous citons ici ses Deux Noëls ; et nous signalons aux lettrés délicats tous ses ouvrages : Biographies ; Panégyriqics : Lettres : Tn Ifuirnôn des malades, etc. (1).
Marie Pierre, est comme Myriam, le pseudonyme de !\F« Marie Pesnel, d'Argentan. (Euvres : La seconde femme de Lion ri (religieux, intéressant) , Sous les pommiers (mariages) ; Miss Adda (pour jeunes filles).
Vicomtesse de Pltray, née Oi.iiA de Ségur, (Paris,
(i) A r.npprochcr de ce dernier ouvrage, les remarquables livres de M. le chanoine Decornt, intitulés : Dans la chambre dumalade ; Dans l'âme du malade. Les éloges que nous voudrions décerner à cet auteur- aimé, n'ajouteraient rien à ses mérites ni à ses sucrés. Nous lui dirons seulement avec le poète, dont il sait" ]ini- r lur l(s /-..t'/",C'" *
t( inpora circum l!it'-t \i(tiin- il. li. j.iiii ;; i -<ip«r<' lauros.
ET ROMANS POT 11 TOI S oirS
1835), grande dame du monde, qui se consacre aux bonnes œuvres et à la littérature. Parmi ses ouvrages aimables, originaux, parfois mal ajustés, nous rései-veiions aux aînées Entre parias (une vieille demoiselle, un jeune homme porté au mal, une jeune libératrice, mariage) ; Le trait d'union ; Voiseau bleu (plein d'imprévus) ; Voiseau de passage (mésaventures d'un gendre) ; et nous laisserions tous les antres entre les mains des petites filles (pii s^ les disputeront, comme elles se disputent les meilleurs bonbons. *
M"« G. du Pianty a obtenu un grand succès avec Voncle JUrnasson <'t depuis avec Mademoiselle Chouchou : Le h<,nh('ar de Michel ; Jai cousine Guilule : La faniilU' Grinchu : etc.
Edgar Poë (1800-1849). I^crivain américain dont la \ie fut tourmentée, poignante et douloureuse. Ses œuvres « ^xtraoï-d inaires » donnent des- frissons d'épouvante : Histoires e.vlravrdinaires (2 séries) ; Contes extraordinaires. Os ouvrages sont inoffensifs au point de vue moral. Mais ces peintures saisissantes, C'Cs situations heurtées, ces hallucinations, ces scènes où les héros poussent des cris et gesticulent comme des hystéri(iues pourront produire uup impression très funeste chez certains esprits.
Les noms de Baudelaire et de Mallarmé, leurs traducteuî<s, renseignent ^suffisamment sur leurs tendances.
A. de Poiseux, un des dii minores de la littérature. Il a au moins le mérite d'avoir écrit correctement La pclite chapdlc (bons récits) ; Pauvres gens (recueil d'obsprvatif)ns intéressantes sur l'hospitalité de nuit).
M'-" MAHif: Poitevin, {Paris, 18i5\ Les épreuves
oTO ROMANS D'ADOLKSCK.NTS
dt Geneviève (pour jeunes filles) ; Les Grancogne Léogan. ; Lliéritage de Tantale ; Le père Topi ; Un roman de province, quatre livres qui plairont aux plus grandes par leur pathétique et leurs grâces légères.
Oscar de Poli, né en 1838, zouave pontifical, qui prit part à la guerre de 1870, conférencier royaliste et auteur de nombreux ouvrages. Parmi ses roman.s, nous citons : Le capitaine Phebu6 (pour jeunes gens sérieux) ; Fleur de Lys ; Jean Poigne d'acier ; Petit Capet ; Récit d'un soldat, etc
L'abbé Poulîn, curé d'une des paroisses les plus populeuses de Paris, connu dans la. presse sous le ricm de Parisien, auteur de délicieux tableautins intitules Gens qui pleurent et Gens qui rient.
M'^c Edmond de Pressensé (1826-1901), protestante, mère du député socialiste, lédacteur de VAurore. A écrit poui- la jeunesse une quantité d'ouvrages que les catalogues <( laïques » recommandent beaucoup ; Ic^' catholiques sérieux ne les mettront pas dnns leurs bibliothèques.
Quatrelles, de son nom Er\e.st L'Epine (1826-1893), un désopilant dont le sourire est souvent frondeur e; la pensée réaliste : Arc-cn-ciel ; Colin-Tampon (quelques hardiesses seulement). Lire : A coups de fusils : La dame de Gai-Frodnn : Vih' ' ' ' rnpî. taine Castagnette.
A. Quinton, avocat d'Orléans, jurisconsulte qui a utilisé ses connaissances en droit romain dans Aurrlia (roman historique roulant sur les premiers temp< de l'Eglise) ; Le Dieu Plut us (suite du précédent, pour les jeunes gens sérieux" J lladiateur ; et ses
ET ROMANS POUR TOUS ' ài\
souvenirs, dans Fextraoï'dinaiie Maîtresse et servante.
Elisée Reclus, (1830-1905). Illustre géographe, internationaliste, communard. Nous n'avons pas à apprécier sa Géographie universelle, ni ses autres ouvrages. Nous disons seulement que, même ceux qu'il a édités chez Hetzel et Hachette à l'usage de la 'jeunesse, ne sont pas à recommander, parce qu'ils fourmillent d'erreurs religieuses : Histoire cVune montagne ; Histoire d'un ruisseau.
Paul Rettaudin, un jeune qui débuta au Sillon, et qui, dans ses deux ouvrages, continue d'aller au peupl-e (( avec son Ame d'homme et sa vision d'artiste. ))
Les mémoires cVun petit homme (initiati-on d'un j: etlt riche à In question socijile, mille incidents intéressants) et I^^ Champier (la vie des cités parisien-" n^vS, étude de mœurs populaires) sont bien observés et utiles à lire Son ouvrage de début, Silhouettes d'humhles, recueil de nouvelles, est la mise au point exact de l'état d'âme des petites gens. Un pardon renferme plusieurs récits qui ne sont pas pour tous.
M>"« de Renneville (1772-1822). Ses œuvres. Contes à ma petite fille et à mon petit garçon ; Contes pour les enfants, sont aujourd'hui délaissées.
Bénédict-Henri Révoîi (1810-1882). Après avoir passé quelque temps dans les bureaux du ministère de l'Instruction publique, il partit en 1842 pour les Etats-Unis où il fit un, séjour de 9 ans. Il en rapporta des matériaux qu'il utilisa dans ses livres.
Ses narrations cynégétiques, ses récits de voyages et ses romans d'aventures peuvent être mis entre les mains de la jeunesse. On réservera cependant
ÔIZ ROMANS U ADOLKSCKNTS
J.i S (leur ronvirts : Lr Doclriir n ntrvirnin ; Lis li<ij"nis (hi vourt'dn niondc.
M-'" Jacoî:elink Rivière, di lectrice des Veillées des (liaumièrcs, a publié Le Vièrje <^tendu aux bons jeunes gens par les « araignées roses ») ; lionne maniaii (même loin des vanités du monde, il pousse des fleurs pour les jeunet filles) ; ïal maison des yni.r bleus, trois livres tout vibrants de lumière et d'une allure charmante ; Greffe d'or (les dots n'empêchent. pas les divorces).
Cn\rrEssE de la Rochère, née Eu(iÈME Mistral (Toulouse, 18 LO). Pendant ([ue les aînés liront Madame Bochard : Les récils de la marquise Séraphinc , les plus jeunes se partageront tous les autres ouvrages le i:eiîe charmante nouvcUière : Carolin'' dr Termite (un des meill-eurs) ; Tehaldo ; Vorphelinr â'Ei'inos. etc. ; et les <( vieil.'es tilles » s'intéresseront à Lliéroïne dr soijanle ans
Amonin Rondelet (1S23-18*.)*;. j-. .»i, .s.MiUi de pliilo.'^ophie aux facultés de Clermont-Ferrand, *t ensuife aux Facultés catlioli([ues de Paris, homme d'œuvre.-. Ses livres fort sérieux et didacti([ues ne conviennent qu'aux jeunes gens qui réfléchissant ; J)tt. déc.oiiragr-ment (dissertation) ; Une femme très malheureuse ; Le lendemain de mariaqe : La ressuscitée de Colo qnr ; Mémoires dWntoine (pour ouvriers) ; Ln dranir dans un oninihus (recueil de nouvelles), etc. (IV
Co.MTEssE Lydie Rostopchine (1811-1858), femme de lettres russe, célèbre pai- sa beauté, ses poésies et
(i) Nous nous sommes servi, pour appuyer ou contrôler un certain nombre d'appréci.itions portées sur les livres de cette catc goric, de rexttîknt Rcl>frtoire puMié par le clianoinc Signeriii.
-os romans. Entre autres, Yvonne (excellent) ; tU'Ili -sY/f/c et bonne (un peu exagéré) ; etc.
M"'^' LÉONTiNE Rousseau, née de Vauxe (Clamecy, IfôT). Parmi ses ouvrages, tout le monde a lu Lars- VouKcd on le pirate de la Haltiqne. Tout le monde lira : Dionis : IVichard Wallace. Quant au dernier . Ine lumière danji la nuit, il est fort embrouillé,^ assez mal ajusté et trop peu soigné.
Louis Rousselet, né à Perpignaui en 1845. Œuvres : Le rtiarmcur de serpejits (très dramatique) ; Les deux ')))onstres ; La peau de tigre ; Le tamhinir de Royal- An rergne. *
Rustica, de son vra.i nom ^Fadkmoi selle P. de Puybusque, née en IKiS.
Elle a écrit, pour l'amour de l'art et pour l'amour de Dieu, (pielques œuvres délicieuses : Leçons de ihoses (poésies) ; Violette et Marijnerite : Véronique (nouvelles) ; Le roman de (Gisèle ; Les deux robes : L • bête Hombrée ; Petite Germaine (protestation coTitre la loi des Congrégations) ; Premiers frissons (nouvelles) ; Tentations (id.).
Georges Sagehomme, né à Tournai en 1862. Il a eu la très généreuse pensée d'entreprendre pour les jf-.unes gens, une série de récits d'une inspiration très noble. Citons : Fausse route ; Les histoires de Pierre Lingeon ; Voncle Alphonse ; Sans nul détour ; Vhom. vte qui s'ennuie ; Le roman d'un missionnaire ; VinstHution Palmarol ; Un remplaçant.
Charles Saint-Martin, de son vrai nom Ferdinand Hervé-Bazin (1845-1899), professeur d'économie politique à l'Université catholique d'Angers, écrivain et homme d'œuvres qui a consacré toute sa vie à tant
■rjr. «aintes causes.
^'/'l ROMANS D'ADOLESCENTS
Outre le Traité (Véconomie politique et Les grandes journées de la chrétienté (ju'il a publiés sous son nom, nous citons ici ses quelques romans : Rouget le braconnier ; La mort d'un forçat ; La barque rouge ; Le drame du marché noir.
M"»° Sainte-Marie a publié, sous une forme pas du. tout gnangnan, des récits émouvants et pénétrés d«e sentiments religieux. Citons : Les deux orphelines (protection de la Sainte Vierge) ; L'intérieur d'une famille chrétienne (dévouement récompensé par la reconnaissance des obligés) ; Pauline et M"« de Monotegmart (deoix nouvelles) ; Lff famille de K'^ydal (id.) ; etc.
M^-« Je.\nne Schuitz, (1870-1910), connue sous le nom (le Saint-Hilaire, na fait que des petits chefs-d'œuvre.
Pour les aînées : Ce qu'elles peuvent ; Les fianrailles de Gabrielle ; Jean de Kerdren ; La neuvaine de Colette (un peu passionné, paru dans la Revue des Deux-Mondes) ; La main de Sainte-Modestine (espièglerie sur une fausse relique) ; Cinq miîiutes d arrêt (nouvell-es bien contées).
Pour les enfants : F'nniVr UnDH'lifi ■ Sinir()ti.< M.;delon ; Tout droit.
Walter Scott (1771-1832), célèbre romancier anglais. Il débuta dans la vie littéraire par des poésies, et conquit une des premières places parmi les gloires de son pays par des œuvres nombreuses, romans historiques remplis de coloris et d'humour, où il fait revivre en les modernisant, les mœurs de l'ancien ii'> Ecosse.
Ses roman.si sont moraux dans leur but : mais ils renferment des intrigues étranges, des tableaux passic rmés et des aventures très peu édifiantes. Aus^i
ET ROMANS POUR TOUS ' ôi&
les éditions complètes ne doivent pas être confiées aux Jeunes gens. Certaines éditions corrigées ne lu. sont qu'imparfaitement (par exemple, celle de la Société Saint-Nicolas).
Celles de chez Ardant, Téqui, Gautier : Quentiw Durward ; Louis XI à Péroiine ; L'officier de fortunt-; Lianhoé ; L'astrologue ; Waverley ; Le Monastère : L'abbé (suit^ du précédent) ; Anne de Geerstein ; Kenilworth ; Charles le Téméraire ; Le talisman ou Richard en PalestiJie ; Le pirate ; La jolie fille de Pcrth ; La fiancée de Lammermoor, sont inoffensi- \ es ou à p^u près.
Madame Anaïs Ségalas (1814-1893) a eu son heure de notoriété ; mais qui la lit encore aujourd'hui ?
Ses poésies et ses romans ne conviennent qu'aux grandes personnes : Les rieurs d'aujourd'hui ; Le i magiciennes d'aujourd'hui ; La inc de feu (tableaux inconvenants) ; Les mariages dangereux (4 récits sui' la chasse à la fiancée, la vie conjugale).
Les Contes enfantins qui ont été publiés dans Le Corsaire, Le Musée des familles et La Revue pour tous, etc., pourraient être lus par tout le monde ; Piécit des Antilles ; Le livre des vacances ; etc.
Le Marquis Anatole de Ségur, (1823-1902), père de Facadémicien, écrivain-apôtre dans Soldat ; Les enfants de Paris ; Simples histoires.
Marius Sepet, écrivain français, né en 1845. Ses, travaux historiques {Jeanne d'Arc ; Saint Louis ; Les origines du théâtre ; etc.), lui assurent une bonne place parmi les savants. Lire en outre, En vacances (excursion sur les plages de France).
Emile Souvestre (1806-1854), commis libraire, puis
professeur et écrivain. Ses romans bien écrits, quoique un peu m.onotones, rappellent Dickens par io
'Mi\ HO.MA.NS D'ADOLESCr.NTS
naturel et la description : ils ,soiit, a iciLu.ii.^ rudroits, (rop favorables au protestantisme et à Jean- Jacques Rousseau. Sous cett-e réserve, ils peuvent en f^'énéral être mis entre toutes les mains.
Nous citons : Un philosophe sons les toits (un de îneilleurs) ; Eîi quarantaine (idées protestantes) : Confession d'un ouvrier (excellent) ; Au coin du feu . Ptndant la moisson : Daus la prairie ; Au bord du lac ; etc., etc.
JoHANNA Spyri, femme de lettres suisse, (HirzaI, ISGO), mariée à un avoué de Zurich. Ses récits charmants pour enfants, pleins de bonhomie et d'aimabi-^ abandon, ont été traduite en français : Seul au monde ; Ileidi ; Les enfants de Grilly ; Aux champs J)ans les Alpes ; Encore Heidi ; Sina, nouvelles poui les jeunes filles ; Histoires pour les enfants et Histoi-res comme les enfants les aimeut (2 séries, grand si'.ccès) ; etc.
M""'- Féi.icie-Marie Testas (1810-1892), dii-ectrice d. salles d'asile, mérite ici une bonne petite place avt Les bonnes gens (nouvelles très intéress^ntes^ : U'^rii de Jean Antoine ; La bague enchantée.
yfme myriam Thelcii s'est signalée successivement à l'attention des lettrés par A Vaube (pas pour tous) : T^es aventures d'un bourgeois de Paris, récit du temps des Croisades ; et surtout La Mésangère, dévouement d'une jeune fille qui se sacrifie jusqu'à l'héroïsm • pour soulager les petits miséreux, drames touchanto- édifiants.
Marie Thiéry, née à Paris dans une ambianc*'
t('Ute littéraire, écrivit et rima dans s^cm enfanc.\ f nmme l'oiseau chante, Ello fit paraîtra en 189ri nu h-ih.im, ., , .uv, Mamf^
ET ROMANS POUi TOI S oit
-lieux volumes de contes pour ia jeunesse. Elle publia depuis au Gaulois qui là prit pour collaboratrice, au Petit Journal, aux Débats, à UEcho de Paris, etc., etc., de nombreuses nouvelles et des romans psychologiques, très fièrement écrits ; RameUc (mœurs béarnaises) ; La loi (Vaiuour ; L'heure est Dieu ; Par Vamour ; Le Mystère (VArlacq. Ces livres ne sont pas pour les jeunes filles, non plus que Monsieur Marcel, auqu-el le Jury du Concours de la Presse a déceiné le prix destiné aux romans humoristiques.
Nous citons seulement pour tous : ]{ève et réaliir : LCpreure ; Les Palmarieu : Le violon de Jacques (enfantin).
M""" Jew Thiéry, bello-siieur de la précédente, s'^st consacrée exclusivement aux livres pour jeunes filles, petites ou grandes. Citons : Les rovian d'un voleur : Tjidée de Suzy ; Monsieur le Neveu ; Château dp cartes : Le roman d.un vieux (jarron : Les victi- 7n.es (contre le divorce ; l'un des plus beaux romans à. thèse qui ait pary. ces dernières années) ; Choc en. rrtour : A (fraude vitesse (leçon vécue d'e prudence) ; Lui OU' moi (histoire d'un divorce, par pour tous).
LrciKN Thomin, né en ISiô, dans une famille de propriétaires ruraux, Saint-Quentin-les-Chardonnets (Orne). Frappé de paralysie dès son enfance et immobilisé dans un fauteuil roulant, il lut avidemeni tous les livres à sa portée et bientôt il se mit à -écrire.
Collaborateur à VA mi des Campagnes, au Fouet, e: à diverses publications de propagande chrétienne, unique rédacteur et illustrateur pendant six ans de La Lanterne d'Arlequin, enfin romancier, toujours "il a mis au service de la défense religieuse ses con-
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viciions énergiques et la variété de ses talents. U e?T, mort en 1907.
On jjourrait di\aser ses œuvres en séries. S(ju6 aurions d'abord les victimes des sociétés secrètes : Le polgjiard du Vésuve ; Le manuscrit de Raoul ^ Le secret fatal ; L'esclave blanche ; La couleuvre blonde ; La couronne ducale, romans auxquels on pourrait rattacher Les tigres de la Neva ; Le carnet sanglant ; La route de la 'Sibérie ; La bombe nihiliste ; Les chevaliers de la dynamite.
La seconde série s'appellerait la vie rurale, avec : Lci, mémoires d'un instituteur ; La ferme de VOs:raie ; Richesse infâme.
Enlin, la troisième comprend les romans d'actualité demandés par les journaux : Les drames de Vlrlande ; Les mystères de Montligeon ; Le secret du vieil Islandais ; Perdu sur les flots ; Traître au tzar (histoire d'un officier dévoyé par les doctrines des révolutionnaires).
Toutes ces œuvres n'ont pas, sans doute, le vernis que prennent certains écrivains dans la fréquentation des salons et des théâtres ; mais elles ont le charme de la vérité et de la vie.
TIb, de son vrai nom M"^^ Soyez, de Lille, a fait preuve d'un talent plein de promesses en publiant Infelice et Cœur fier.
Rodolphe Toppfer (17^K)-18-4G), français d'adoption, né à Genève. Fils de peintre, artiste lui-même, il dut abandonner les beaux-arts, à cause d'une infirmité des yeux. Il se voua à renscicrnomont et à la littérature.
C'est pour ses é.t.w-> i^u li tTii\a la plupaii dî ses ouvrages : Bibliothèque de mon oncle (Xavier de Maistre recommandait ce livre à ceux qui lui dc^ irandaiont an second Voyage autour de ma chayn-
bre) ; Le presbytère (très original, n'est pas à conseiller) ; Rose et Gertrude (donnée qui touche au scandale) ; Nouvelles genevoises ; Voyage eai zigzag (excursions scolaires).
Tous ces récits sont piquants, humoristiques-, gracieux, bonhomme et pleins d'inattendu ; mais ils renferment trop de légèretés, et d'hostilité contre la religion, pour être confiés sans danger à la jeunesse.
Jean des Tourelles, pseudonyme de r-kbbé Dc- Jahaye, curé de Beaugency (Loiret). Un vrai joaillier littéraire, qui a publié sous le titre d'Histoires (in. temps présent, quelques recueils délicieux : Sur le vifj Tons d'après nature : Envolez-vous ; Au gre du vent ; Sous Vorage (la situation actuelle et se^ auteurs) ; En hiver ; A tour de bras ; A pleines mains; En tirailleurs.
Guillaume Trébutien (18C0-1870), érudit normand dont le nom s'attache surtout à ceux de Maurice et dEugénie de Guérin. Il a publié en effet les Reliquiœ de ces deux belles'âmes rêveuses, sous les trois titres suivants : Eugénie de Guérin, Journal et lettres ; Lettres d'Eugénie de Guénn ; Maurice de Guérin, journal, lettres et poèmes. Ces trois œuvres d'art •et d'édification ont été unanimement louées ; La troisième ne convient cependant qu'aux lecteurs sérieux.
Sophie Ulliac-Trémadeure (1794-1862) a parfois écrit •sous le (pseudonyme de Dudrezène. Elle a voulu morr.Iiser : nous croyons cependant que certains de ses ouvrages ne doivent pas être confiés à des lecteurs trop jeunes, parce qu'ils manquent souvent d'inspiration religieuse et parfois de rései've. Etienne et Valentin (suivi de deux nouvelles, dont la dernière xA'ive des détails inconvenants) ; Les secrets du foyer (contre l'ivrognerie, scènes de ménage) ; La pierre
3S0 l'.OMANS DADOLLSCKMS
(le louche t^œuxre de conviction, dit iauteui) ;Suii~ roiirs (Viinr i^icille femme mémoires de rauteiii\ pa:t de religion, descriptions mondaines) ; Les vendangea (pour tous) ; Emilie (id.) ; .Xonvelles (id.) ; Les jeunes artistes (id.) ; Le cheval du lancier (id.)-
]{ENK Vallery-Radot, (Paris, 1853), gendre de Pasttur et Jincien secrétnire de M. Buloz. De ses quelques ouvrages : L'étudiant d'aujourdliui (pas pour la jeunesse) ; Le voyage de 3/'''^ Rosalie (pour tous) , etc. ; il resteia surtout Le Journal d'un volontaire, ccuronné par l'Académie et universellement conn'i parmi les grands jeunes gens.
Valentine Vattler, (1835-1891. Martine ; Les si.r crphclines (su:te du précédent) ; La vie en plein atr (liés bien) ; Vincft millions de rente , Le bouquet de Un. (histoire de deux ;hii()iii»mi\ bretons. 'suixi»' (V-mties nouvelles).
Pat I. Verdun, pseudonyme d'un vaillant écrivain ([ui i^e sert de sa plume comme d'une épée pour défendre la vérité, la justice et la patrie. Né en 18G1, honmie d'œuvres, directeur des Soirées ru familh' (magazine éducatif poui» patronages).
Nous recommandons, outre ses pièces et son grand ouvrage de mystique, Le diable dans la rie dex saints et ilans les missiu)is, les romans intéressants (jui ^suivent : M. Petitpot est franc-maçon ou Le députa, de y augirard (blagues antimaçonni(jues) ; Les Martyrs d'Arménie ; L'homme auj: cent million^! (roman judiciaire saisissant) ; Rère d'or : Le maître de l'avenir (Jésus-Christ et sa doctrine contre leî^ erreurs socialistes) ; La grande ambitieuse (contre les sociétés .secrètes) ; La mère abandonnée ; L'honneur du travail ; Cœur de héros (Garcia Moren«»"i ; T.> srrrrt dr Jack Véventrrnr . Lu jolir Itrodcii^'
ET ROMANS POUR TOIS 'AHl-
(contre le divorce) ; Sans mevt' ; Pour la Patrie (grand succès, aventure poignante d'un inventeur accusé de trahison) ; Vu lycée sous la troisièîne République (pages très réalistes). Ces ouvrages, hormis le dernier, sont tout désignés pour les bibliothèques de patronages et de cercles catholitpies.
Jules Wernej né à Nantes en 1828, mort à Amiens iMi 1905. Son premier ouvrage Cinq semaines en ballon inaugura un genre nouveau, le roman scientifl- ([ue et géographique ; pendant i-0 ans, il a déployé, dans une séria de romans piquants, ingénieux, empoignants et instructifs, toutes les ressources d'une imagination intarissable, et il restera l'un des vulgj-.risateurs les plus populaires de la science anmsanto et des voyages fantastiques.
Il a exploré toutes leé. contrées, il a décrit les continents, les mers et les vastes espaces stellaires, il n étudié la civilisation et les i-aces ; il fut chimiste, mécanicien, astronome, géologue, botaniste, zoologiste, et quand il cessait d'observer, son génie luî permettait de créer les formes futures auxquelles devaient atteindre l'expérience et l'ingéniosité des hommes ; il fut instnictif et précurseur, en même temps que compilateur, conteur et vulgarisateur.
On a loué chez l'écrivain, outre l'imagin. ti ii et la science, la bonhomie, la bonne humeur et la netteté précise avec laquelle il dessine ses figures. Il e.sT; seulement regrettable qu'il n'ait jamais mis les» influences de sa vogue prodigieuse au .service de la religion : ses livres sont en effet toujours neutres et laïques. Certains catholiques le lui ont amèrement reproché et l'ont proscrit, de leur bibliothèque à l'égal d'un malfaiteur. D'autres plus indulgents lui font une place de choix.... Il nous semble ne mériter
Ni cet cXccs d'honneur, ni cette indignité.