II. II faut créer son moi chaque jour : Un homme libre
III. Il faut trouver à son moi une direction en harmonie avec l'univers : Le Jardin de Bérénice.
Les romaiis de l'énergie nationale (Les déracinés . L'appel au soldat ; Leurs figures) marquent cependant une évolution, que Les Bastions de VEst, Au service de VAllemagne, Les amitiés françaises. Le voyage de Sparte, etc., ont accentuée et qui font espérer que Barrés, se souvenant do sm mère. fîniT-.i par s'agen(5uiller.
Cet auteur obscur, compluiUL' v\ piuiuuu, eorapie de nombreux amis et aussi de nombreuses victimes : tel jeune homme qui l'a lu, l'a appelé son « assassin adoré ». Hélas ! et holà ! même pour certaines grandes personnes.
— Il y a dans cette courte notice — qui a paru dans nos éditions précédentes — des expressions qui, pour être comprises de tous et échapper à de fausses interprétations, devraient être expliquées ou au moins paraphrasées. C'est l'inconvénient ordinaire de la concision : brevis esse volo, ohscurus fio. Nous maintenons cependant notre texte, en raison de la célébrité qu'il ;i valu à notre ouvrage, depuis qu'on en a lu des extraits à la Chambre des Députes (Séance du 17 janvier 1910).
Nous mentionnons seulement les ouvii-j^o que i>i Barrés a publiés depuis cette époque : Colette Baudoche : ce livre eût été un livre de lecture merveilleux pour tous les jeunes français, si quelques lignes malsonnantes ne leur en interdisaient l'usage.
La Colline inspirée, raconte l'histoire de trois prêtres dévoyés, les frères Baillard. Ils ont entrepris la restauration de l'antique monastère de Notre Dame de Sion, en Lorraine. L'un d'eux s'éprend des rêveri^îs d'un illuminé et trébuche <lans le sacrilège. Chassés de la sainte colline, dispersés un moment, ils reviendront mourir aux lieux où ils ont vécu leur rêve. Œuvre étrange, attachante, amère, troublante pour les âmes chrétiennes et pour les consciences délicates.
linliii, La grande pitié des églises de h raiice, nobles pages dans lesquelles Barrés retrace les principaux épisodes de sa campagne en faveur de nos églises menacées ; grande riciiesse d'aperçus, fresque d'histoire politique, galerie de portraits inoubliables, plaidoyer admirable malgré certaines pages discutables.
Georges Beaum«, né dans l'Hérault en 1861. II inaugura son œuvre par des romans très passionnés ou naturalistes, pleins de clialeur -et de coloris firettc ; Le péché ; Cyniques (scènes brutales rappelant La Terre de Zola) ; Les amoureux. Même note pour Monsieur le député, paru en 1910.
Les vendanges : Les jardins ; Une race ; etc., évoquèrent dans de.s pages ardentes l'âme d'une race et d'une terw, le î^anguedoc, avec ses vignes, ses oliviers, ses cigales sonores et son ciel d'or et d'azur.
Parmi ses œuvres, Les Quissera ; Au pays des Cigales (15 nouvelles) ; Corbeille dor (16 nouvelles) ; fje maudit (lecueil de nouvelles) ; Jacinthe ; Les trois npôtres (inférieure) ; La Borgne (œuvre dfimagina^ tjon ; un bnita! qui martyrise sa fenmie) ; Cyprien Galissart, lauréat du conservatoire (sain et agréablement sentimental) ; Le bonheur de Simone, peuvent »Hre lus par des personnes d'âge convenable.
f.es deux Uivales : Rosière et moi ; Petite prinrusse : Mademoiselle Cécile : Le maître d'école ; La bourrasque sont de celles dont on dit qu'elles peuvent être mises entre toutes les mains.
Anhhé Beaunier, (Evreux, 1869), écrivain de talent qui s'est fait une bonne place dans la presse et le roman. Nous citons parmi ses ouvrages : Les Dupont- Lf terrier (histoire d'une famille durant l'affaire Dreyfus) : Picrate et Siméon (deux types : un cul-de-jatte et un cocher ; assassinat par amour) ; Le roi Tobol livre curieux et très bien écrit) ; Les souvenirs d'vv