‹ Romans, contes, anecdotes et mélangesChapitre 9 sur 47 · X-iORSOC · texte numérisé non relu

X-iORSOC

•RSQCE Théodore rentra, Florio s'occupait à composer uq requiem pour un marchand de TÎn en gros qui venait de perdre sa femme, et qui Jüi avait promis une bonne feuillette de vin ponr son salaire. L'enthousiasme , l'espérance , la jalousie, respiraient dans les traits de Théodore. Floriorle laissa parler , en exécutant à chaque pause une phrase de sa musique : ilen résulta une plaisante scène de mélodrame dialogué.

Lorsque Tliéodore , transporté de joie , pressait le portefeuille sur son coeur, Florio exécutait des accords funèbres. Si Théodore se plaignait

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de sa pauvreté qui lui ôlait loiue espérance, Fîoiio exprimait par iiii allegro Fespair de la béatitude céleste. Mais elle m'aime, s'écria Théodore. — Amen , cîiaiîta Floiio. — • L'assesseur de la cl-ambren^est qu\m SOL. — Alleliiiah !

Mais je t'en conjure , reprit Théodore , vois ce portei'euilîe. — Il n'y a que du papier blanc. — Et ia broderie? — Elle représente le serpent d'Esculape ; examine-la de plusprès.

— Mais ces branches de oi} rtlic ? — - Ce peuvent être tout aussi bien des feuilles de saule. — Insensé que tu es î tu ne penses qu'à ta bouteille.— Et toi , lu te laisses comme un nigaud enflammer par deux beaux yeux.

Ces branches de myrtlie, continua Théodore, n'autorisent-eiles pas en njoi la plus douce espérance? — Je ne comprends rien^ répliqua FJorio^

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