‹ Romans, contes, nouvellesChapitre 8 sur 11 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

gardiens du culte du foyer, pour les caractères frémissants de noble ardeur. Son ironie se fait jour aussi, et tandis quil semble révérer certains personnages, il les persifle avec une malice presque cruelle.

C'est quil ne peut taire tout à fait ses déceptions devant les médiocres réalités de l'existence, ses aspira^ lions vers un idéal qui le tourmente. Il fait plier ce qu'il appelle son « idéalisme blessé » devant sa raison, il l'oblige à s'incliner devant les lois inéluctables de la vie.

C'est dans cet ejffort intelligent et sensible pour capter la vérité humaine dans ses manifestations les plus variées, en ayant volontairement rejeté tous les avantages des artifices littéraires, c'est dans cette croyance à la vie propre de ses personnages, dans cette crédulité ingénue du véritable artiste à ses fictions, que résident la profonde perspicacité psychologique, la saveur attachante, la poésie sensible de l'œuvre de Monsieur René Boylesve.

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