KARL STEIN A FER^A^D DE TEVENET
Je t'aime et je te plains. Je vous plains l'un et l'autre, car le sort d'Arabelle ne me semble pas moins affreux que le tien. Je plains surtout les deux aimables créatures qui, pour t'avoir ouvert leur vie comme un port, ont reçu le contre-coup de l'orage qui t'a foudroyé. C'est une pitié, c'est un meurtre d'entraîner ainsi dans les désastres de la passion des existences dont le cours n'avait jamais réfléchi qu'un ciel pur et des bords paisibles.
Je ne suis préoccupé que de toi; je sonde ta position, je la creuse en tout sens pour voir s'il ne te reste pas quelque moyen d'évasion etde fuite. Soins