‹ Romans nationauxChapitre 239 sur 247 · LE HAVELET TOUT PROCHE DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

LE HAVELET TOUT PROCHE DE L'ÉGLISE

— A douze heures.

— A midi, aujoard'hui^ la marée monte.

Il a la marée contre.

— Mais il a le vent pour.

— Boy, dit mess Lethierry braquant son index sur la cheminée de la machine, vais^ tu ça? ça se moque du vent et de la marée.

Le boy mit les lettres dans sa poche, rea* saisit le brancard de la brouette, et reprit sa course vers la ville. Mess Letbierry appela . Douce ! Grâce !

Grâce entre-bâilla la porte.

— Mess, qu y a-t-il ?

— Entre, et attend».

Mess Lethierry prit une feuille de pa*> pier et se mit à écrire. % Grâce, debout derrière lui, eût été cnriense et eût avancé

la tête pendant qu'il écrivait, elle aurait pu lire, par-dessus son épaule, ceci :

« J'écris à Brème pour du bois. J'ai ren- « dez-vous toute la journée avec des char- « pentiers pour Testimat. La reconstruc- « tion marchera vite. Toi, de ton côté, va « chez le doyen pour avoir les dispenses. « Je désire que le mariage se fasse le plus i^tdt possible, toot de suite serait le • mieuiL. Je m'occupe de Durande, occupe- « toi de Déruchette. »

Il data, et »igna : Lbthibrry.

Il ne prit point la peine de cacheter le billet, le plia simplement en quatre et le tendit h Grâce.

— Porte cela à Gilliatt.

— Au Bû de la Rue ?

— Au BA de la Rae.

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